‹ Traité de moraleChapitre 103 sur 233 · Chap. XV de l'édition de · texte numérisé non relu

Chap. XV de l'édition de

3. Var. Ces mots : Kl la 'perfection de son Tire, n'étaient pas dans l'édition de 1084. Mais la nhraso s'y continuait ainsi : Il ne peut a inor que pai^ l'amour du bien, que par sa volonté.

A. Vrtr. L'homme ne peut trouver son bonheur en lui-même : il ne peut le trouver qu'en Dieu, puisqu'il n'y a que Dieu capable d'agir en lui et de le rendre heureux. (1084.)

5. Soit ! Mais pour être heureux et pour avoir le liirii-ètrr. il faut an moins conserver ['être et l'être personnel 1

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lui rendre une exacte obéissance *. C'est le dernier des crimes que de mettre sa lin dans soi-même. C'est la folie du Sage des Stoïciens, dont le bonheur ne dépendait point des Dieux. Convaincu de son impuissance et de celle des créatures, il faut tendre vers le Créateur de toutes ses forces *. Il faut tout faire pour Dieu. Toutes nos actions se doivent rapporter à celui de qui seul nous tenons la force de les faire : aulren)ent nous blessons l'Ordre, nous oiïensons Dieu, nous commettons une injustice. Cela est incontestable. Mais nous devons chercher dans l'amour invincible que Dieu nous donne pour le bonheur, des motifs (lui nous fassent aimer l'Ordre : car enlin, Dieu étant juste, on ne peut être solidement heureux, si l'on n'est soumis à l'Ordre, et celui-là hait son àme qui aime l'iniquité ^. Que ces motifs soient de crainte ou d'espérance, il n'importe, pourvu qu'ils nous animent et qu'ils nous soutiennent. Les meilleurs sont les plus vifs et les plus forts, les plus solides et les plus durables.

XVII. 11 y a des personnes qui se font mille suppositions extravagantes, et qui faute d'avoir une idée juste de la divinité * supposeront, par exemple, que Dieu a eu ^ dessein de les rendre éternellement malheureux. Et dans cette supposition ils se croient obligés d"aimer plus que toutes choses ce fantôme de leur imagination : ce ([ui les embarrasse extrêmement ^. 11 est visible néanmoins qu'il y a contradiction dans cette supposition ou d'autres semblables, car l'Ordre veut que tout mérite suit récompensé. Or c'est une action méritoire s'il en fut jamais, c'est le plus grand sacrihce qu'on puisse faire que de choisir une éternité malheureuse pour plaire à Dieu : et selon la supposition celte action ne pourrait être récompensée. Il est donc clair que Dieu, qui a l'Ordre pour sa loi inviolable, ne peut ordonner que l'homme choisisse d'être malheureux, si ce n'est pour un temps, afin qu"il puisse le récompenser, et dédomma-

1. Var. Ici se plaçaient dans l'édition de 1684. ces deux lignes, qui dans l'édilion de 1697 ont formé, comme on l'a vu, le début du chapitre xv : Il y a de la dilTérence entre les motifs et la un, on s'excite par les motifs à agir pour la fin.

2. Var. Ces deux phrases, depuis : c'est la folie des stoïciens..., n'étaient pas dans l'édition de 1684.

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