DEUXIÈME PARTIR. -DES DEVOIRS
sa gloire, (lo sa ,i;raii(Unir. do sapuissanco. Ego Domhuis, hoc est nomen menm, gloriam mram alteri non dabo (haie, xxxxi, 8 '.)
VU. Dipu a sdiimis aii\ Anges le monde présent : ils agissent, et c'est Dieu qui fait tout. Dieu a donné à Jésus-Christ, comme chef de l'Eglise, une souveraine puissance sur tontes les nations de la terre. (î'est lui qui nous obtient les vrais hiens -; mais c'est Dieu seul qui les répand ; lui seul agit dans les âmes; lui seul rompt la dureté des cneurs. Jésus-Christ, comme homme, prie, intercède, désire, fait rot'fice d'avocat, de médiateur, de souverain prêtre. Mais Dieu seul opère, Dieu seul a la puissance. Lui seul est la cause et le principe de toutes choses : lui seul aussi en doit être la fin. C'est vers lui que doivent tendre tous les mouvements des esprits : c'est à lui seul que l'honneur et la gloire appartiennent. Telle est la loi éternelle, nécessaire, inviolable, que Dieu a établie par la nécessité même de son être, par l'amour nécessaire qu'il se porte à lui-même, amour toujours conforme à l'Ordre et qui fait même de l'Ordre la loi inviolable de tous les esprits. Quand Dieu cessera de se connaître tel qu'il est. quand il cessera de s'aimer autant qu'il le mérite, quand il cessera d'agir selon ses lumières et par le mouvement de son amour, quand il cessera de suivre cette loi, alors on pourra impunément désirer la gloire ou la rendre à quelque autre qu'à lui. Alors on pourra sans crainte se réjouir et se consoler dans l'amitié des créatures. On pourra aimer et être aimé, adorer et se faire adorer, se montrer au monde pour s'attirer l'estime et l'amour du monde. On pourra s'élever et se mettre en vue comme un objet digne d'occuper les esprits et les cœurs que Dieu n'a faits que pour lui: on pourra s'occuper soi-même ou de soi % ou de la puissance imaginaire des créatures.
VIII. Oui sans doute, rien n'est plus chrétien, rien n'est plus raisonnable que ce principe : Que Dieu seul fait tout, et qu'il ne communique sa puissance aux créatures qu'en les établissant causes occasionnelles, pour agir par elles d'une manière qui porte le caractère d'une sagesse infinie, d'une nature immuable, d'une cause universelle : de telle manière que toute la gloire que mérite l'ouvrage de la créature se rapporte uniquement au créa-