‹ Traité de moraleChapitre 160 sur 233 · II. \:\\\ Ij'lli' iM'MTnIinii rl.'iiri'. (KiS'i.i · texte numérisé non relu

II. \:\\\ Ij'lli' iM'MTnIinii rl.'iiri'. (KiS'i.i

DRUXIÈMP: PAMTIE. — DES DEVOIRS. 173

nous coniluiiv à s;is;ij;vssi' na muis coiironiicr ;is;i loi ', osi ft-coiid (Ml i'oiis('>(|iuMioes; en voici (|iiel(|iies-nnos des plus frénérales '.

1" Tout mouvt'menl d'amour ([ui no tend point vers Dieu est inuiile et vain; car les créatures sont impuissantes. Mais de plus, il conduit au mal on fait de la cause de notre bien celle de notre mal. Ainsi, tout plaisir qui ne vient à l'àme que par le corps est trompeur, puisqu'd détermine vers les corps, substances ineflicaces, le mouvement naturel de notre amour pour Dieu. Le voluptueux se trompe. La nature, qu'il fait injustement servir à ses désirs, n'est point une nature aveugle dont on puisse abuser impunément *.

2« Tout mi>uvement d'amour qui n'est point conforme à l'ordre immuable, qui est la loi inviolable des créatures et mènie du Créateur, est déréglé; et Dieu étant juste, ce mouvement l'obligera tôt ou tard a devenir * notre mal ou la cause de notre misère.

3° On ne peut s'unir à Dieu comme à son bien, si on ne se conforme à Dieu comme à sa loi. Et la converse ^ est vraie : On ne peut se conformer a la loi Divine, et par celte conformité devenir parfait, sans s'unir à sa puissance, et par cette raison devenir heureux, car Dieu est essentiellement juste ^.

XI. Cette vérité peut encore s'exprimer ainsi, selon l'analogie delà foi. Nous n"avons accès auprès de Dieu, société avec Dieu, part à la félicité de Dieu, (jue par la Raison universelle, la sagesse éternelle, le Verbe divin (|ui s'est fait chair, à cause que l'homme est d(;venu charnel, et par sa chair s'est fait victime, à cause que l'homme est devenu pécheur, et par le sacrifice de sa victime, s'est l'ait médiateur, la Raison purement intelligible n'étant plus, dans l'homme corrompu qui ne peut plus ni la consulter ni la suivre, le lien de la société entre Dieu et lui.

Mais il faut remarquer sur toutes choses que la Raison en s'incarnant n'a rien changé de sa nature, ni rien perdu de sa puissance. Elle est immuable et nécessaire : elle est seule la loi

1. Var. Pour nous conformer à sa sagesse ou à sa ici. (1684.)

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