Var. Car il dépend. (16S
4. Comparez plus haut Ire partie, i, 18. « Fais.ant cet honneur à la Raison de la croire sur parole et de se consoler sur ses promesses. ..
ces paroles: Justus meus ex /idc viclt '. Dieu est certainement juste et tldèle : il nous donnera tout le bonheur que nous aurons niérité; notre patience ne sera point infructueuse. Mais quelrjue grand que soit notre d3sir et notre application à la recherche de notre bonheur, il ne sera ^ point cause que Dieu nous en fasse jouir, sans lavoir mérité. Ce désir excessif nous en rendra peut-être indij^nes ^, selon ces paroles admirables de Jésus-Christ : Si qndiiiCun veut me suivre, qu'il renonce à luimême, qu'il se charge de sa croix et vienne avec moi, car celui qui se voudra sauver se perdra ; et celui qui se perdra pour l'amour de moi, se sauvera *.
IX. Or, cette contrariété qui se trouve maintenant entre noire bonheur el noire perfecuon, vient de l'union de l'esprit et du corps, qui s'est changée en dépendance, en punition du péché. Car ce sont les ébraulements involontaires des libres de la partie principale du cerveau qui sont les causes occasionnelles de nos sentiments a'gréables ou pénibles, et par consé- (|UoiU de noire bonheur ou de notre malheur présent ■'. Le corps aïKiuel nous sommes unis n'a pas les mêmes intérêts que la Uaison. Il a ses besoins particuliers: il les demande avec hauteur, et il maltraite l'âme qui les lui refuse. Et la raison au contraire ne fait que des menaces et des reproches, qui ne sont l)oint ni si vifs, ni si pressants que le plaisir et que la douleur actuelle. Ainsi, il faut se résoudre généi'eusement à être malheureux en cette vie pour conserver sa perfection et sa justice: et sacrilier son corps, ou plutôt son bonheur actuel, pour de-* meurer inséparablement uni à la raison, et soumis à la Loi Divine : content de l'avant-goût des vrais biens et ferme dans l'espérance que cette mèuie loi Divine, celte même Raison incarnée, sacriliée, glorlliée dans notre nature, ou notre nature en elle, saura bien nous rendre tout ce que nous aurons perdu pour lui obéir.
X. Ce principe <' que notre volonté, ou le mouvement naturel et nécessaire de notre amour n'est qu'une impression continuelle d(! l'amour de Dieu, (|ui nous unit à sa puissance pour
I. //('h. \. :!S. (Note marp-in.-ilr ilo N[.) •i. \'.ii-. Ccl.i ni! sera. (KiSi.)
:! Vai'. l'ciil-rlro un jour indipnos. (1084.)
4. Mntli. XVI-, t'4. C'psI. le toxtu l.'itin qui ctnil rili'' ilnns rrililinii iIp IG8Î.
."). \';ir. Oc noire liniiliPiir ou cIp nnlrn m;illiriir. ilCiS'i.