‹ Traité de moraleChapitre 24 sur 233 · Var. A Texéculion de son ouvrage. (16S · texte numérisé non relu

Var. A Texéculion de son ouvrage. (16S

3. Var. Nous pouvons connaître l'ordre par l'union avec le Verbe. L'ordre immuable peut denc être notre loi, il peut nous conduire. (1684.)

4. Il Ne demande jamais que les choses soient comme tu veux; tâche de les vouloir comme elles sont, et sans peine tu couleras ta vie. — Ne souhaite de voir arriver que ce qui arrive, de ne voir vainqueurs que ceux qui sout vainqueurs en effet, et ainsi rien ne te troublera. » (Épictète, Manuel, Xlll et XXXIll.)

5. Var. Ces cinq derniers mots n'étaient pas dans l'édition de 1684.

i2 TRAITÉ DE MORALE.

nécessaire ' le demande, et non point parce que l'ordre de la nature est un effet de la puissance de Dieu. Un homme qui est dans la persécution, ou plutôt qui souffre les douleurs de la goutte, est obligé de souffrir avec patience et avec humiiiié, parce qu'étant pécheur, l'Ordre immuable - veut qu'il souffre, et pour d'autres raisons qu'il n'est pas nécessaire de dire ici. Mais si l'homme n'était point pécheur, et que l'Ordre ^ ne demandât point qu'il souffrît pour mériter sa récompense, certainement il pourrait, et devrait même chercher ses aises, et fuir toute sorte d'incommodités, quoique persécuté, s'il était possible dans cette supposition ^ par la rigueur des saisons et par les misères que le péché a introduites dans le monde. Et même l'homme ^, quoique pécheur, peut se mettre à couvert de la pluie et du vent, et éviter l'action d'un Dieu vengeur : parce que l'Ordre veut que l'homme conserve sa force et sa santé, et principalement la liberté de son esprit pour méditer ses devoirs et rechercher la vérité; et que la pluie et le vent étant des suites des lois générales de l'ordre de la nature, il ne paraît pas clairement que Dieu veuille positivement qu'on souffre cette incommodité particulière. Car ce serait un crime énorme que d'éviter la pluie dans le temps que Dieu ferait pleuvoir exprès pour nous mouiller et pour nous punir: de même (jue de manger un fruit, c'a été un crime épouvantable au premier homme, à cause de la défense expresse et de la désobéissance formelle. Mais, si la vertu consistait précisément à vivre dans l'état où l'on se trouve en conséquence de l'ordre de la nature, celui qui naît au milieu des plaisirs et dans l'abondance, serait vertueux sans peine : la nature lui étant heureusement favorable, il la suivrait avec plaisir. Cependant la vertu doit présentement être pénible, afin qu'elle soit généreuse et méritoire. L'homme doit se sacritier soi-même pour posséder Dieu : le plaisir est la récompense du mérite, il n'en peut être le principe, comme je le ferai voir dans la suite **. En un mot la

1. Var. T.CR mots : et nceossaire, n'étaient pas dans l'cdilinn do IfiS-i.

2. Var. r.e mot : immuable, n'était pas dans l'édition de 1681

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