‹ Traité de moraleChapitre 4 sur 233 · X INTRODUCTION · texte numérisé non relu

X INTRODUCTION

rels, le droit et la justice; on en faisait l'objet du Droit naturel, et on estim:iit que la règle en devait élre cherchée dans les lois établies par « le roi dans son royaume. » On mettait de l'autre côté l'ensemble des actes dont l'autorité temporelle ne se préoccupe pas, mais dont l'individu doit compte à Dieu ; et l'on trouvait qu'ici la morale chrétienne avait tout prévu, tout réglé. Ainsi scindée en deux parties presque étrangères l'une à l'autre et dont aucune n'avait d'existence autonome, la morale n'existait donc pas k l'état de science. Ceux mêmes qui, en présence de la volonté divine interprétée tout à la fois par leur conscience et par l'Eglise, apportaient dans l'examen de leurs devoirs les scrupules les plus délicats, ne pensaient point h discuter le fondement de leurs obligations, pas plus qu'ils ne discutaient le droit des princes à régler souverainement les rapports de leurs sujets. Ils s'appliquaient à chercher, pour eux et pour les autres, les moyens les meilleurs de se mettre en état d'accomplir le devoir : ou bien ils étudiaient soigneusement les cas particuliers, pour résoudre les difficultés pratiques qui s'y rattachaient. De là l'importance considérable que la diicction de conscience et la casuistique avaient prise au dix-septième siècle : mais encore une fois, on ne voit pas que la morale y fut généralement considérée comme une science à part, ni même comme une partie importante de la mrtapliysi(|ue.

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