‹ Traité de moraleChapitre 61 sur 233 · Var. Sont causes · texte numérisé non relu

Var. Sont causes

2. Var. La fin de phrase : qui ébranlont..., n'élail pas de l'édition de 16S4.

3. Car notre action personnelle ne consiste trop souvent, d'après M.ilchrannho, qu'à affaiblir et à ralentir en nous l'action divine.

GHAPITRK CINQUIÈME.

De la force Je l'esprit. Nos désirs sont les causes occasionnelles île nos connaissances. Il est difficile de contempler les idées abstraites, et la force de l'esprit consiste dans l'habitude qu'on a prise de supporter le travail de l'attention. Moyens pour acquérir cette force d'esprit. Il faut faire taire ses sens, son imagination etses passions, régler ses études, ne méditer que sur des idées claires. Etc.

I. La foi et la raison nous assurent que Dieu seul est la cause véritable de toutes choses : mais l'expérience nous apprend qu'il n'agit que selon certaines lois qu'il s'est faites ', et qu'il suit constamment. Par exemple c'est Dieu seul qui meut les corps : il faudrait peut-être bien du discours pour en convaincre certaines gens. Mais, cela supposé, comme ayant été prouvé ailleurs -, il est évident par l'expérience, (lue Dieu ne meut les corps, que lorsqu'ils sont choijués. Ainsi on peut dire que le choc des corps est la cause occasionnrlle qui détermine infailliblement l'efrtcace de la loi générale par laquelle Dieu produit dans son ouvrage mille mouvements divers.

II. Il n'y a aussi que Dieu qui répande la lumière dans les esprits : c'est une vérité que j'ai déjà suffisamment expliquée *. Mais il ne faut point chercher ailleurs qu'en nous-mêmes la cause occasionnelle qui le détermine à nous la communiquer. Dieu par une loi générale, qu'il suit constamment et dont il a

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