Traite de Nomographic
Réduire à de simples lectures sur des tableaux graphiques, construits une fois pour toutes ('), les calculs qui interviennent nécessairement dans la pratique des divers arts techniques, tel est le but que se propose la Nomo graphie .
Si, à chacune des variables qui sont liées par une certaine équation, on fait correspondre un système d'éléments géométriques (points ou lignes), cotés au moyen des valeurs de cette variable, et que le lien établi par l'équation entre ces variables se traduise géométriquement par une certaine relation de position facile à constater entre les éléments géométriques correspondants, l'ensemble de ceux-ci constitue un abaque de l'équation considérée.
C'est la théorie des abaques, c'est-à-dire celle de la représentation graphique cotée des lois (2) mathématiques définies
( l ) Ce caractère, absolument fondamental pour la Nomographie, la distingue du Calcul graphique proprement dit, dont les principes ont été pour la première fois présentés avec quelque généralité par Gousinery, sous le nom bien choisi de Calcul par le trait (1840). Calcul auquel se rattache notamment la Statique graphique, et dans lequel, pour une opération effectuée sur des données particulières, on substitue à un calcul numérique le tracé d'une épure. On doit chaque fois, pour un choix différent des données, recommencer cette épure. Les abaques, au contraire, fournissent, à la fois, le résultat d'une certaine opération pour tous les états possibles des données compris à l'intérieur d'un certain champ de variation. On peut dire que l'abaque synthétise en quelque sorte les constructions géométriques correspondant à une infinité d'états différents des données.
(2) En grec : vdfjioç.