MARCHE, COURS, DURÉE, TYPE
affecter ces deux espèces de marche. Au reste, comme celte division des maladies en aiguës et en chroniques s’applique surtout aux maladies connues sous les noms de fièvres continues et de phlegmasies , nous ne faisons que l'indiquer ici, nous réservant d’y revenir quand nous nous occuperons de la classe des maladies que nous venons d’indiquer. Nous verrons alors que la transformation commune de certaines maladies aiguës en maladies chroniques peut être prévenue dans l’immense majorité des cas par l’emploi d’un traitement d’une juste et suffisante énergie.
II. On peut dire du cours et de la durée des maladies ce que nous venons de dire de leur marche. Ces trois choses se tiennent si étroitement, qu elles n’en forment au fond qu’une seule ( voyez encore le premier livre de cette Nosographie, consacré aux Pyrexies , et Y Essai sur la philosophie médicale et les généralités de la Clinique médicale ).
III. Lorsqu’une maladie parcourt sans aucune interruption les diverses phases de sa durée, on dit qu’elle présente un type continu. Lorsque, au contraire, une maladie se manifeste sous forme d’accès , qui se succèdent à des intervalles plus ou moins réguliers, on dit qu’elle affecte uu type intermittent ou périodique. Enfin, lorsqu’une maladie, d’ailleurs continue , offre, à des intervalles divers, des exacerbations, des paroxysmes qui constituent comme des accès d’une autre maladie sur-ajoutée à la première , on dit que cette maladie offre un type rémittent.
Toutes les maladies ne sauraient affecter indifféremment les trois types que nous venons de signaler. Toutes celles qui, comme les inflammations parfaitement caractérisées, entraînent dans les parties solides et liquides des organes de profondes altérations, sont essentiellement continues. Les névroses proprement dites sont réellement les seules maladies qui puissent, à rigoureusement parler,
PROLÉGOMÈNES
revêtir le type intermittent. La combinaison d’une névrose avec une phlegmasie peut donner lieu à ce type mixte qu’on appelle rémittent (1).
SECTIOIV CINQUIEME,
DES CAUSES MORBIFIQUES ET DE LEUR MÉCANISME, OU DE L’ÉTIOLOGIE ET DE LA PATHOGÉNIE (2).
ARTICLE PREMIER