‹ Traité de nosographie médicale (volume 2)Chapitre 22 sur 125 · UES CAI SES MORBIFIQUES ET UE LEUR MÉCANISME. LV · texte numérisé non relu

UES CAI SES MORBIFIQUES ET UE LEUR MÉCANISME. LV

morbifiques est précisément cette partie de la médecine qui mérite le nom de pathogénie.

C'est d’après leur manière d’agir sur les divers éléments de l’économie vivante que les agents pathogéniques doivent être classés. Par conséquent , leur classification se confond avec celle des maladies elles-mêmes dont nous nous occuperons plus loin (i).

(i) À la connaissance de l’action des agents pathogéniques se rattache étroitement celle de l’action des matières organiques qui concourent à l’alimentation, à la réparation des pertes incessantes de l’économie animale. Cette action a , dans ces derniers temps , été l’objet de recherches utiles. Toutefois, les expériences des modernes ont plus particulièrement porté sur les réactions chimiques des matières inorganiques. Telles sont , entre autres, les expériences de M. Minlhe : « Le point de départ de mes expériences , dit-il , a surtout été l’étude de l’action des sels inorganiques les uns sur les autres, envisagés au point de vue de l’art de formuler, c’est-à-dire que je n’ai point étudié l’action réciproque de ces divers composés, comme on le fait en chimie générale, en opérant leurs réactions dans des vases inertes, mais bien en les plaçant dans les mêmes circonstances où ils se trouvent quand ils réagissent dans le sein de l'économie vivante de l'homme, alors que le fait chimique qui nous occupe s’accomplit en présence de matières organiques , en présence de sels , d'acides ou d’alcalis. »

Parmi les résultats les plus intéressants des travaux de chimie animale entrepris dans ces derniers temps, qu’il nous soit permis de citer encore ceux relatifs à l'assimilation et aux excrétions , tels que nous les trouvons indiqués dans le précieux ouvrage de M. Mi allie.

L albumine, la fibrine, la caséine, le gluten, l’amidon modifié ou dextrine , le sucre de raisin ou glucose , les corps gras , l’alcool, certaines huiles essentielles , le phosphate calcaire , les oxides de fer, etc., constituent autant de substance assimilables ou destructibles par l’oxigène ou les alcalis contenus dans le sang. Toutes ces substances étant décomposâmes en produits ultimes, on ne saurait les rencontrer dans les divers émonctoires de 1 économie vivante que lorsqu’il y a viciation dans nos humeurs. C’est ainsi, par exemple, que, chez, les diabétiques, l’absence dans le sang des alcalis libres ou carbonates en lesquels réside la cause de 1 assimilation des matières saccharoïdes, rend possible la présence du sucre dans tous leurs liquides excrémcntiliels et autres.

Les substances non assimilables se divisent en deux grandes espèces.

Les substances de la première espèce ne sont pas précipitables par l’albumine et les alcalis contenus dans le sang (alcalis et carbonates, sulfates,

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