‹ Traité de nosographie médicaleChapitre 11 sur 119 · DES ADÉNITES LYMPHATIQUES ET DES LYMPHANGITES INTÉRIEURES · texte numérisé non relu

DES ADÉNITES LYMPHATIQUES ET DES LYMPHANGITES INTÉRIEURES

I. Les inflammations des ganglions lymphatiques des grandes cavités splanchniques (je veux dire les cavités de la poitrine et de l’abdomen, car la cavité du crâne ne contient pas de ces organes) sont assez fréquentes. Elles existent rarement isolées des inflammations des organes dont les vaisseaux lymphatiques vont se rendre aux ganglions dontil s’agit. C’est ainsi qu’on observe les inflammationsdes ganglions bronchiques dans certains cas de bronchite et de pneumonie, et que celles des ganglions mésentériques sont les compagnes accoutumées de cette forme d’entérite, qui, à une certaine période de son évolution, compte au rang de ses caractères anatomiques fondamentaux les ulcérations des follicules agminés ( plaques de Peyer) et des follicules isolés ( glandes de B mimer).

Ces adénites lymphatiques splanchniques suiventen quelque sorte servilement la forme des phlegmasies dont elles constituent les accompagnements, c’est-à-dire quelles sont

DES INFLAMMATIONS DE l’aPPAREIL DE l'iNNERVATION . 2 1 sont aiguës ou chroniques; et, chose bien digne de remarque, c’est que, à l’état chronique, les adénites dont il s’agit sont essentiellement caractérisées par la production de la matière tuberculeuse, fait de la plus haute importance en laveurdecetteopinion, savoir, que le travail tuberculisateur est réellement un mode d’inflammation chronique propre à l’appareil des vaisseaux blancs ou lymphatiques. Il est impossible, en effet, de faire des maladies essentiellement distinctes, et des inflammations chroniques des ganglions bronchiques et mésentériques, et des tuberculisations de ces mêmes ganglions. En raison des étroites connexions qui existent entre les inflammations des organes respiratoires et celles des ganglions bronchiques d’une part, entre les inflammations des organes digestifs et celles des ganglions mésentériques d’autre part, nous n’étudierons ces adénites qu’à la suite des inflammations des organes indiqués. Il en sera de même des phlegmasies des vaisseaux lymphatiques, qui vont se rendre aux ganglions du même nom contenus dans les cavités abdominale et pectorale.

II. I jes deux grands troncs dans lesquels vont se rendre les divers vaisseaux lymphatiques, savoir, le canal thoracique et la grande veine lymphatique droite, sont, sans doute, comme ces derniers, plus ou moins fréquemment atteints de phlegmasie; mais nous manquons malheureusement de recherches cliniques positives sur ce point important de la science. Dans nos généralités sur l’inflammation de l’appareil lymphatique, nous avons exposé le peu de choses que les auteurs nous fournissent à cet égard. C est un difficile et beau sujet d’études nouvelles.

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