‹ Traité de nosographie médicaleChapitre 95 sur 119 · GANGL10NN1TE PULMONAIRE · texte numérisé non relu

GANGL10NN1TE PULMONAIRE

d iode (i), et sans doute aussi de ce sel marin dont on a récemment préconisé les effets.

L’usage du lait, de celui d’ânesse surtout, coupé ou non avec les eaux-bonnes ou autres eaux hydro-sulfureuses , qu’il serait bon de prendre sur les lieux, des voyages dans les pays d’une douce température, où n’existent pas de grandes variations atmosphériques (Madère, Pise, Nice, Hières, Pau, etc. ) ; un régime doux, des vêtements bien chauds, etc., tous ces soins et beaucoup d’autres analogues constituent d’excellents palliatifs, modèrent les symptômes, et prolongent l’existence des malades. Malheureusement la plupart de ces moyens ne sont pas à la disposition de tout le monde.

En dernière analyse, quelque triste qu’il nous soit de le confesser, les divers moyens qu’on emploie, dans les cas de phthisie au dernier degré bien confirmée, et non partielle ou circonscrite dans un point très limité des poumons, peuvent bien enrayer la maladie, la rendre stationnaire pendant un certain temps , mais non la guérir d’une manière complète et radicale. On en obtiendrait, je crois, des résultats plus décisifs, s’il était possible de condamner l’organe malade à un repos absolu; mais il faut respirer sous peine de la vie.

Et ce n'est pas assez d’avoir à lutter contre le mal local, déjà si rebelle en lui-même , il faut encore , dans l immense majorité des cas, rencontrer une constitution (pii répugne aux moyens les plus actifs dont vous pourriez disposer, qui laisse une telle prise aux causes déterminantes

(i) Laünnec, qui attachait une certaine confiance à cet agent, avait fait suspendre une grande quantité de plantes marines aux murs et aux lits d’une petite salle consacrée aux phthisiques.il n’obtint aucun résultat notable de celte pratique. Atteint lui-même de phthisie pulmonaire, il est mort sur les bords de la mer, où il croyait que la respiration d’une atmosphère en quelque sorte iodurée lui procurerait du moins quelque soulagement.

606 PMLEGMASIKS ET IRRITATIONS EN PARTICULIER, que celles-ci détruisent incessamment votre ouvrage , en sorte que vous en êtes bientôt réduit à rester spectateur désolé des progrès du mal (i).

Page 1