Frankfurter Mûnxbîàlter^ t. I
3. Voyez p. 738. — Poscrn-Klett, p. 198. — Grote, Mfinisludien, t. II, 929. — ZeitscJjriJt f. Ntim., t. XVIII, 9 (Fikentscher). — Blàllcr fur Mun:;^frcundc, 1904, p. 3079.
le milieu du xiv« siècle, aux burgraves de Brandebourg. Pour racheter la seigneurie, Elisabeth de Henneberg-Schleusingen (1554-61) dut s'associer aux landgraves de Hesse, Henri II et Otton. On possède de cette corégence, le pfenning ayant pour type une tête de face entourée des initiales €-H-0. deux autres têtes de face étant figurées au revers. Un pfenning représentant le buste d'Elisabeth (non de sainte Elisabeth de Hesse) ne porte que les lettres €-S et peut avoir été frappé à Schleusingen aussi bien qu'à Schmalkalden, peut-être même à Schweinfurt, où les Henneberg avaient un droit monétaire depuis le xiii« siècle.
Henri XI (i?59-i405) épousa la margrave Mathilde de Bade (i 572). Son atelier est mentionné dans une charte de 1 595, et c'est lui qui doit avoir frappé les gros portant sur chaque face un écusson, l'un du burgraviat deWurzbourg (SMALCAL), l'autre à la poule des Henneberg (HENBERG)- Sur ses p/ennings on voit tantôt une H (7/ewrO, tantôt une M (Mathilde), et au revers deux têtes de face; ses demi-schillings n ont pour décor que ses armes et Técu de Bade. Une bractéate à l'S couchée sous une couronne porte la légende SMALCAL.GuillaumeIV(i444-8o) en a frappé de pareilles à son nom (WILHEM) et d'autres, imitées de celles du duc de Saxe (W. D. G. C. I. H.. Wilhelmus dei gratta cornes in Henneberg), qui montrent le chapeau à plumes, passé dans une couronne et paré d'une poule.
Les monnaies frappées à Wasungen se reconnaissent aux lettres WAS ou à un simple W barré. D'autres ateliers des Henneberg (Themar, etc.) sont moins certains.
§ X. — Corégence hessoise à Schmalkalden.
De 1 360 jusqu'à la fin du xvi« siècle, les landgraves de Hesse possédaient, en commun avec les Henneberg, la ville de Schmalkalden. Ils y ont monnayé et, en dehors des pièces frappées à leurs noms, ou plutôt aux initiales de leurs noms, par la comtesse Elisabeth (voir § ix), on leur attribue un p/enning aux lettres €-3, dont Tavers (tête de face) passe pour représenter sainte Elisabeth de Hesse, à tort, car une sainte demande le nimbe et le qualificatif de sancta. Mais les pfennings au lion hessois {revers : deux têtes de face) et au casque hessois leur appartiennent sans contestation.
l'empire d'allemagne 126 r
§ XI. — Comté de Scfnuar:(bourg^.
Ce n'est qu'à la fin du xv« siècle, qu'après un long chômage, les ateliers de Schwarzbourg se remirent en activité. On possède les pièces frappées en commun par les trois comtes suivants:
•Gunther XXXVI, Taîné (f 1503). *Henri XXXI (f 1526).
*BalthasarII (| 1525).
Ce sont des gros, demi-gros t\. pfennings ouvrés à Kônigsee. Les initiales G- B" b indiquent les noms des princes monnayeurs. Les coins du gros (GROSSVS MAIOR) figurent un chevalier debout, casqué et cuirassé, et 1 ccu penché sous un heaume; \t demi-gros (GROSSVS NOWS) porte reçu au lion couronné, et tous les deux sont datés (i490- Le p/enning, uniface, n'a qu'un décor héraldique. Gunther XXXIX (-{-1531) nous a laissé un demi-gros frappé à Arnstadt(GVN: COMESM. SWARCZB. armes soutenues par deux sauvages) et des pfennings unifaces, marqués de la lettre G; du même et d'Henri XXXI, on a des gros et demi-gros à la légende G€ bCO IN SWARTZPVRG; les initiales G- b se retrouvent, tantôt gothiques, tantôt romaines, sMïXeuîs pfennings à revers lisse. Le premier thaler est de i $24.
§ XIL — Comté de Rabenswald^.
On attribue au comte Frédéric, mort en 1312, quelques bractéates d'argent, figurant soit l'écusson de Rabenswald, accosté de deux corbeaux, soit une croix cantonnée de quatre corbeaux. Elles ont été frappées à Wiehe (p. 714).
§ XIIL — Comté de MansfeldK
Le règne descinq fils de Gebhard III dura de 1 382 à 1420; à cette date, le comté fut partagé entre les héritiers, sauf les villes d'Eisleben et de Hettstîidt, qui restèrent indivises. Eisleben était l'atelier principal. L'an
1. Fischer (Ernst), Die Munxen des Hanses Schwar^urg, Heidelberg, 1904.