‹ Traité de numismatique du moyen âge (volume 2)Chapitre 79 sur 165 · Blàtterftir Mùnifreunde, 1866, n · texte numérisé non relu

Blàtterftir Mùnifreunde, 1866, n

3. Stenzel (Th.), Beitràge T^ur Mansfeldischn Mïm-^kunde, Dresde, 1878.

1459, Gunther, Gebhard et Busso firent une convention pour la frappe, en connmun, de plusieurs espèces. Lq^ pfemiings de celte alliance ne portent que le nom de la ville : ISLEIB (écu parti des Mansfeld) ou ISLE (casque à deux ailes d'aigle, armes de la cité). Du commencement duxvr siècle on a le gros au saint Georges à cheval, le demi-gros et Iç p/enning concsixt (M au-dessus de Técusson).

§ XIV. — Comté de Siolberg-Wernigerode.

L'an 1467, Henri ¥111(1455-1511) reçoit le droit de monnayer. Les pfennings concaves qui ont pour types un cerf passant (anépîgraphe) ou deux truites (armes de Wernigerode) et une rose, ou un édifice tourelé, avec la légende STALB ou STOLB, sont de cette époque. Un coin plus curieux est celui qui représente le comte assis sur un mur d'enceinte et tenant à chaque main un casque timbré des deux poissons. L'introduction du gros date de 1485 ; cette pièce porte une inscription allemande: GRAVE- HENRICI- IN- STOLBERG. Du même Henri, nous avons le gros aux écus. frappé en commun avec Henri IX et Botho (1502).

§ XV. — Ville de Stolberg.

En i ^82, la commune doit avoir eu la licence monétaire, car elle prend part à une convention avec Nordhausen, Ellrich et d'autres villes voisines. Ses p/ermings concaves figurent une tête de cerf avec la légende STALou STOL.

§ XVI. — Maf[i^rnvials d'Oslerlmid et de Misnie, landgraviat de Thu-

ringe, duché de Saxe^.

Les premiers ^'ro5 de Misnie ont été frappés par le margrave Frédéric le Mordu (1274-1^20). sur le modèle des gros de Prague. Ils sont de très bon aloi et portent d'un côté le lion de Misnie (GROSSVS MARCH MYSNENSIS)-, de l'autre une croix fleurdelisée placée dans un quadrilobe et cantonnée du mot CRVX. La légende marginale est : FRID- Dh

I. Leitzniann, Ntimism. /tilinn;, 1864, p. 41 (bibliographie) et 1868, p. 29. — Zeitschrift fiïr Kum., t. V, 275 (Hrbstcin). — Mittheilungen dcr bayer, num. Ces., ib>c^4, p. 91 (Fikentscher). — Bldlter jiïi MimiJreumU\ 1904, p. 3121 (Buchcnauj.

l'empire d'allemagne 1263

GRA- TVRING' LANGRAV. Mais pour les monnaies d'appoint, pfennings cupulaires et bractéates, on suivit l'ancien système sans y faire la moindre amélioration. Les ^rac/ea/e^ représentent tantôt le prince debout, tenant la bannière et l'écusson, tantôt une tète de face ou deux bustes de face : celui de Frédéric et celui de sa femme Elisabeth de Lobdebourg. Les mêmes bustes se retrouvent sur le /j/èww/wg^ à la légende FRIDS frappé probablement à Eisenach, après 1 308. Pendant la minorité de son fils Frédéric II (1320-29), Elisabeth fit fabriquer ses pfennings unifaces dans l'atelier de Gotha qui travaillait dès le xiir siècle pour les landgraves de Thuringe. Ces pièces portent le mot GOTA en toutes lettres et figurent une tour accostée de €-L. Pour s'orienter dans le dédale des règnes suivants, il est indispensable de jeter un coup d'oeil sur le tableau généalogique :

♦ Frédéric le Mordu

• Frédéric II le Sérieux

• Frédéric III le Sévère

♦Bahhasar

•Guillaume I le Borgne

Osterland.

(1349- Thur

*Frédé

inge.

rie IV

Misnie,

1 1 * Frédéric * Georges

•Guillaume II

le Belliqueux, (i 381-1402).

Électeur. Cobourg.

Sa femme :

le Riche

Os 1er la nd.

le Simple (1406- 1440).

Catherine.

• Frédéric II •Guillaume III

* Sigismond

le Bon le Valeureux (1428-1464). (1428-1482).

Sa femme :

Marguerite

d'Autriche.

1 1 * Ernest * Albert

(1464- 1486), le Courageux Tlmringe. ( 1 464- 1 500), Misnie.

Après la mort de Frédéric 11 (1320-49), dont les gros sont iden-

1264 aUATRIEME PARTIE

tiques à ceux de son père, le pays fut partagé entre les trois fils du défunt. Frédéric III reçut TOsterland et, en 1555, Cobourg; la Thuringe échut à Balthasar, la Misnie à Guillaume I. Toutes les monnaies d'appoint de Frédéric III (1349-81) sont frappées à Cobourg, aussi bien les pfennings au carré en relief (F-K, K-0) que les heller bifaces ou unifaces. On y voit régulièrement soit le lion de Misnie, soit la tête de more, et souvent le mot KOBVRG accompagne le type. Balthasar (1349-1406) frappe deux espèces de gros: l'ancien, au lion debout, et un autre, au casque à cimier. Il eut des ateliers à Hildburghausen (depuis 1 374) et à Eisfeld. Sur des pfennings aux types du lion et de la tète de juif (tète barbue coiffée d'un chapeau conique) on lit MONETA HILPV. ou HILPVRGHV, à moins que les sigles b-l ne suffisent pour indiquer la provenance. Le demi-gros d'Eisfeld porte la légende MO- NETA ESVCA {Eisveldae cusa?); les pfennings de cette officine ont un grand € gothique dans le champ ou les lettres €-S autour de la tète de juif. Quant au gros de Misnie de Guillaume I (i549"'407)» il ne se distingue des autres que par le nom propre (WILH'- Dl- GRA- TV- RING- LANGRAVIS).

Sous le règne de Frédéric le Belliqueux (i 381-1428), le roi iSigismond transforma le margraviat d'Osterland en duché de Saxe et conféra au nouveau duc la dignité de Prince-électeur (1423). La plupart des monnaies de Frédéric sont des gros au casque (I^ écu au lion posé sur une croix fleuronnée) ou à Técu au lion (I^ croix fleuronnée). Mais en même temps, on commence à frapper une longue série de gros portant les noms de plusieurs princes à la fois et ne s'arrètant qu'au milieu du XV* siècle. Voici la liste, probablement très incomplète, de ces associations de noms :

Frédéric le Belliqueux, ( Frédéric II.

Guillaume II (f 142s), \ Marguerite (1457-86).

Frédéric le Simple (f 1440). ..

( Marguerite.

Catherine (t 1442), | Ernest.

Frédéric II le Bon, ( Albert.

Guillaume III. , ., . ,

[ Marguerite (1475-77)-

Frédéric II, 1 Krnest.

' Frédéric le Simple (f 1440)1 ) Albert.

' Sigismond (-1436). ( Guillaume III.

Frédéric II, C Ernest.

' Frédéric le Simple (f 1440), < Albert.

' Guillaume III. ( Guillaume III.

Frédéric II (-r 1464), \ Ernest.

Guillaume III. ( Albert.

L*EMPIRE D*ALLEMAGNË 12(3)

A partir de 14-2$, l'atelier de Cobourg frappe pour Frédéric le Belliqueux une série de gros, demi-gros et pfennings à la tête de more. Lq gros de cette émission (MONETA* NOVA' MAIOR) ressemble aux monnaies contemporaines battues en vertu du traité d'alliance entre Wurzbourg, Bamberg et les burgraves de Nuremberg; il porte d'un côté le casque de Thuringe, de l'autre (FRIDRIC- DVX' SAXON I) les deux écus juxtaposés de Thuringe et de Cobourg. Naturellement, les gros de Misnie se trouvent aussi, et en nombreuses variétés, avec les noms seuls de Guillaume II le Riche, de Frédéric le Simple, de Frédéric II le Bon (avec ou sans millésime), de Margueriteet de Guillaume II I.

L'écu aux épées croisées (armes du Prince-électeur de Saxe) paraît pour la première fois en 1457 sur le pfenning concave de Frédéric le Bon (fig. 1829). On possède du même duc un heller frappé à Colditz {différent: deux croix patriarcales), où sa femme, Marguerite d'Autriche (M-+), autorisée par l'empereur (1463), faisait frapper des pièces semblables, au type de Técu de Landsberg surmonté d'un lion. D'autres pièces portent une F à l'avers, une M au revers. Nous avons déjà cité (p. 1224) le gros (GROSSVS MARCH* MISNENSIS) émis en vertu d'une convention avec Louis I^r de Hesse, et nous aurons à revenir sur les monnaies du duché de Sagan aux trois noms de Marguerite et de ses fils. Guillaume III, qui obtint le gouvernement de la Thuringe en 144$, nous a laissé des bractéates (W'D'G'D'S) avec le chapeau à plumes planté dans une couronne. Des pfennings unifaces, à l'écu au lion, portent le nom d'Ernest; d'autres, au lion et à l'écu de Landsberg, ont été frappés, à partir de 1482, par les deux frères Ernest et Albert. Du même Albert et de son neveu Frédéric le Sage, on connaît un gros (A F DG DVCS SAX TV LA MAR MIS) et des pfe7inings sans revers (F A), dont le différent, une étoile, indique l'atelier de Schneeberg.

A côté de toutes ces pièces, facilement reconnaissables aux noms des princes ou à leurs initiales, il en circulait d'autres sur lesquelles on lit des noms de villes, mais dont les types disent plus ou moins clairement qu'il ne s'agit pas d'émissions municipales (p. 705) ou qu'elles ont été frappées par ces villes avec le consentement du prince. Les pfennings d'Eisenach (IS6NACH ou YS6NAC) montrent le landgrave debout, armé d'une épée et d'un étendard ou d'un bouclier, quelquefois deux lions héraldiques, la tête de juif au béret pointu, l'F (^F) de Frédéric leSimple, ou le W de Guillaume III. Ceux de Gotha (GOTA, GOTHE, IN GOTA) ont une tête de face entre deux lis, la tète de III. 80

Ïl66 QUATRIEME PARTIE

more, deux couronnes. Les landgraves de Thuringe possédaient à Gotha un atelier dès le xiii« siècle. Vers le milieu du xiv% la ville prit, pour quelque temps, la ferme de cet atelier. Plus tard, Ernest et Albert y firent frapper des pfennings, Tun avec un €, l'autre avec un A dans le champ. A Landsberg (LAND), en 1444, on fabriquait des bractéates concaves à lëcu de Landsberg {deux pals). Les bractéates de Weimar (WIMAR), résidence de Guillaume III, ont pour type une grappe de raisin. Sur les jET/èww/'/îg^scupulaires de Weissenfels (WI3NF6L2) on rencontre la tête de more de Gotha et de Cobourg. Les coins de Weissensee (WISSEN. WIZENSE) représentent le prince à cheval, avec sa bannière et son bouclier, mais les armes communales (deux poissons) y figurent souvent, de même que la fleur de lis, le casque ducal, la roue à six rais, la tête de more, un homme assis tenant à chaque main un poisson ou d'autres emblèmes. Wittenberg (WITTENBERC) aussi a ses variétés: deux couronnes posées en sens inverse, le duc debout tenant deux paires de ciseaux (I^ DVX dans une roue à trois rais), ou un W surmontant lëcu aux épées croisées. On le voit, la numismatique saxon ne, malgré son apparente uniformité, est des plus variées et des plus difciles à étudier.

§ XVIL — Seigneurie de SaÏT^a^.

Les margraves de Misnie, copropriétaires de Salza (aujourd'hui Langensalza) avec Tarchevêque de Mayence, ont frappé des bractéates (p. 703) marquées d'une H (pour Hans ou Henri) ou de la parure du casque de Misnie, une tête de juif.

§ XVIIL — Évêché de Naumbourg^,

On attribue à Tévêque Gérard I de Schwarzbourg (1559-72) de petites bractéates qui présentent quatre types diff^érents : deux crosses debout, deux crosses en sautoir, clef et épée croisées, clef épée et crosse croisées. Légende : NVWEB' ou NVWENB'. Sur les bractéates de Pierre (1434-65) il n'y a que lëcu de lëvèché.

1 . Erbstein, Mfmigeschichlliches ithcr Laugensal^a ans dem xiii, xiv und xv Jahrhunderi. Dresde, 1878.

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