‹ Traité de numismatique du moyen âge (volume 2)Chapitre 80 sur 165 · Voir p · texte numérisé non relu

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L*EMPIRE d'aLLEMAGNE I267

§ XIX. — Fille d'ErfurtK

Les dernières bractéales archiépiscopales (de Mayence) sont celles d'Henri III de Virnebourg (1^28-46), reconnaissables à son blason de famille. Puis, en i^p, la ville d'Erfurt obtint définitivement le droit monétaire et continua pour son propre compte la frappe des bractéates à la légende MARTIN', en remplaçant parfois l'écusson à la roue par deux roues ou deux moitiés de roues, et en y ajoutant la mitre et la crosse, plus rarement Tépée. Après 1450, le mot ERFORDet le différent monétaire de la rose deviennent stationnaires sur les bractées municipales. En même temps, on frappe une pièce à double face, le gros (GROSSVS NOVVSou MONETA NOVA ERFORDENSIS), au revers du Saint-Martin à cheval dans un quadrilobe. Le millésime y figure depuis 1468.

Une longue série de petites bractéates d'Erfurt est connue sous le nom de/reip/en?îings (pfennings de libération). Elle se rattache à une taxe imposée aux tenanciers des terres archiépiscopales et fut frappée simultanément à Heiligenstadt et à Erfurt, où on les trouve jusqu'en 1660. Leur type est la roue, la mitre et la crosse, leur légende invariable: MARTINL

§ XX. — Vicedominat d' Heiligenstadt,

L'archevêque de Mayence, Jean de Nassau (i 597-1419), a frappé des gros à la roue qui portent quelquefois la légende MONETA NOVA HEILGENSTA. La môme inscription se lit sur les gros, grands et petits, de ses successeurs Thierry d'Erbach (1434-39), Thierry d'Isenbourg (1459-61, 1476-82), Adolphe de Nassau (1461-75).

§ XXI. — Ville d'Iéna\

L'an 1448, le duc Guillaume de Saxe permet à la ville de frapper des pfennings au type de la grappe de raisin (armes d'iéna); mais dans sa

1. Sources, p. 707. — Posern-Klett, p. 53. — Schlumberger, Bractéates d* Allemagne, p. 248.

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