‹ Traité de numismatique du moyen âge (volume 2)Chapitre 89 sur 165 · Sources: p · texte numérisé non relu

Sources: p

2. Voir p. 663-64. — Bode, p. 127 (pi. VII). ^ BlàtUr Jùr MùniJreunde, 1^99, p. 69 (Buchenau).

l'empire d'allemagne 1287

deLunebourg (137^14^4) figure le prince à mi-corps, Tépée haute; celui de Frédéric d'Osterode (1361-1420) a pour type principal un lion debout à gauche, appuyé contre un écu aux plumes de paon qui servaient de décor au casque ducal. Guillaume I«r (1416-82) et Frédéric de Lunebourg (mort en 1478) ont frappé, isolément ou en commun, dts gros deMisniect d'autres grands gros au lion (fig 1841), imités

par Albert III: d'Herzberg (1427-86) et Henri III de Salzderhelden (1427-63). Ce dernier y'a jouta le gros au saint André. Il avait épousé Marguerite de Sagan qui, comme tutrice de son fils, fit frapper un gros célèbre, sur lequel elle s'appelle NATA DE SAGAN.

Philippe 1er d'Herzberg-Grubenhagen ^(i486-i$ii), fils d'Albert III, a créé le petit gT05 d'Osterode (avec un O au revers) et lep/enning de l'alliance rhénane de i $02, dont les types sont un lion couronné et reçu à rétoile. Enfin, Henri I^r, l'aîné, de Wolfenbuttel (1495- 1 5 14) a placé sur ses gros tantôt la Madone {gros de Marie), tantôt saint André, ou saint Longin, patron de la chapelle ducale.

§ VT. — Ville de Brunswic.

Après avoir exercé le droit monétaire depuis 1296, l'atelier ducal lui ayant été remis en gage, la ville reçut son privilège formel en 141 2. Jusque-là, lep/enning au lion léopardé n'avait cours que pour un an et était décrié et refondu l'année suivante. A partir de 141 5, on frappa le p/enning perpétuel, qui ne pouvait plus être démonétisé, à 360 pièces au marc, en prenant pour type, à la place du léopard passant des ducs, le lion courant de la ville. Les divisions de cette pièce d'argent étaient la scher/e f^)' "on encore retrouvée, et le vierling l-\\ mais leur aloi, peu à peu, devint si mauvais qu'à la fin elles ne contenaient plus que du cuivre. Lq gros, à 12 pfennings, parut en 1499, au type de saint Auteur, aussi avec son demi et son quart; puis, après 1 501, on eut les ^ro5 au saint Pierre, au saint Christophe, et tinalement les gros de Marie,

§ VIL — Ville de Hanovre K

Hanovre reçut son privilège monétaire en 1 322 du ducOtton le Sévère et en 1 ^ 5 $ du duc Magnus Torquatus. Les premiers produits de cet atelier sont des pfennings concaves, très variés, figurant tantôt un casque à faucille, tantôt un lion sur un mur d enceinte, et des demi-pfenntngs (scherfe) à la feuille de trèfle (armes de la ville). L'an 1406, Hanovre fit partie d'une alliance avec Lubeck, Hambourg, Lunebourg et Wismar pour la frappe du blanc (witte) ; on possède une de ces rares pièces, portant sur chaque face le casque ducal à plumes de paon, avec les légendes: MONETAHONOVERE — SIT LAVS DEO P AT RL Le premier ^ro5 place le millésime 1482 dans les cantons d'une croix (Jbenedicta sit sancta trinitas) et représente le vieux type du lion sur un mur (MONETA* NOVA- HONOVERENCIS). L'n autre gros, dit à la croix, paraît en 1 501, aux armes communales et avec la devise 5a/ve crux benigna; puis on imite le gros de Marie de Goslar.

§ Vm. — Ville de Hameln\

A l'exception de quelques bractéates du xiv* siècle, au type du fer de moulin ressemblant à une H, nous n'avons pas de monnaie antérieure au schilling et à ses fractions, émis en 1436. Le gros à la croix (laudate dnm omnes gentes) est du commencement du xvi'' siècle.

§ IX. — Ville de Gœttingue,

C'est du duc Otton le Quade que la ville tient son privilège (i 368). La

monnaie la plus ancienne est un pfenning du xiv^ siècle, ne portant qu'un G dans un cercle en relief. Le petit gros de 1428 est aussi reconnaissable à ses deux G gothiques (fig, 1842); on en a continué la frappe pendant plus de cent ans. Après 150$,

Wà

.mww

Fig. 1842

1. Bode, p. 129 (pi. VIII). — Martin (J.-R.)» Cataîog und Bcschreihung einer An^ahl Mûnien der Sladt Hannover (Hanovre, 1881). — Zcitschrift fur Num., t. XIII, 151- 157 (iMenadicr).

Page 1