‹ Traité de numismatique du moyen âge (volume 3)Chapitre 23 sur 83 · Comté d$ Clèves · texte numérisé non relu

Comté d$ Clèves

La numismatique de ce comté n'a pas encore fait Tobjet d'une monographie et nous n'avons pour en parler que des éléments épars '. Les comtes de Clèves ne paraissent pas avoir monnayé avant le xiii* siècle :

Thierry II, ... 1150-1172. •Thieny V. 1260-1275.

Thierry III, ... 1166-1185... *Thierry VII. 1275-1505.

Thierry IV, ... 1188-1191. •Otton, 1385-1311.

Arnould III, 1 191- 1202. Thierry VIII, 1311-1347. •Thierry V, 1282-1260.

Les plus anciens deniers de Clèves connus appartiennent au temps de Thierry V. Ils reproduisent le type des monnaies d'Engelbert I, archevêque de Cologne, et portent le nom de l'atelier de Wesel. Puis viennent quelques imitations, à légendes embrouillées, des pennies anglais d'Henri IH.

En 1298, Albert de Habsbourg confirma à Thierry VII de Clèves le droit de frapper monnaie, dans son comté, sur le pied de Cologne. On possède de ce comte des hôpfchen de type hollandais frappés à Calcar, Tb' COME CLEVE — MONETA CALCAR et à Wesel, MONETA WESEL, de petits deniers anonymes imités des pièces brabançonnes et portant Fig. 109$ le nom de l'atelier de Huissen, HVSN (fig. 1095),

enfin des esterlins à l'écu au lion frappés en commun avec Jean I, duc de Brabant, sans doute à la suite de l'alliance conclue en 1287 par les deux souverains.

Otton (1305-1311), fils de Thierry Vil, poursuivit la fabrication des esterlins à l'écu au lion, dans sa Monnaie de Huissen. Les légendes de ces pièces sont, à l'avers: OT-THO CO-MES, au revers: MON- ETA-CLE-VEN et H-V-S-E. dans les cantons de la croix.

g). Comté de Sayn ».

Le comté de Sayn était situé au sud du comté de Berg. Il appartenait au xii^ siècle à une maison, issue des comtes de Dietz, dont la chronologie est assez embrouillée :

1. R. Chalon dans la Revue belge de numism,, 1856, pi. IV, fig. 3 ; 1860, p. 248 ; 1863, p. 294 ; 1872. p. 224. — Vt« B. de Jonghe, dans le môme recueil, 1891, p. 236. — Van der Chys, De munten der kenen van Braband, pi. XXIII, fig. 13, pièce mal attribuée à Rummen.

2. H. Grote, Die Mûnien der Grafen von Sayn dans les Mûn^studien, t. III, 1863 ; p. 1 5 5 et suiv.

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L^ALLBMAGME 6o^

*Ebcrhard I, 1139-1176. Eberhard II, 1178-1202.

Henri I, 1172-1203. *HenriII, 120J-1246.

Eberhard I nous a laissé une série assez nombreuse de deniers copiés des pièces archiépiscopales de Cologne. Il s'y intitule EVERHARD' CO- MES DE Ml? et s'y représente assis, de face, avec une épée sur les genoux et un faucon sur le poing gauche ; au revers, la légende CAS- TRVM IN SEINE COMIT autour d'un édifice à trois coupoles analogue à celui des prototypes. Â ces monnaies en succèdent d'autres, à légendes incorrectes, où le comte tient une palme au lieu d'une épée.

La première maison de Sayn s'éteignit en 1246 et ses possessions passèrent par héritage à Jean de Spanheim (1246-1277), qui fut la souche d'une nouvelle lignée :

Godefroid I, 1261-1283. Jean II, 1324-1559.

Jean I, 1283-1324.

Le monnayage ne reprend que sous Jean III (13S7-1403), avec lequel nous entrons dans la période du gros.

h). Seigneurie de Heimberg*.

La seigneurie de Heinsberg s'étendait près de la Roer et se trouvait en partie enclavée dans le comté de JuUers; voici la liste de ses seigneurs :

Godefroid I, 1170-1193. Agnès et son mari, Henri de Span-

Adélaïde et son mari, Arnould II heim, 1 228-1 258.

de Clèves, 1192-1202. * Thierry II, 1258-1303.

Tliierry I, 1202-1228. •Godefroid II, 1303-1332.

Le monnayage des seigneurs de Heinsberg commence sous Thierry II, TIDRICDNSDHNS. par la fabrication à'esterlins au type brabançon de l'écu au lion. Ces pièces sont frappées à Gangelt : MON -ET-D-GAN-GLE. De Godefroid II nous avons en assez grand nombre de petites pièces dites kôpfchen, imitées des deniers hollandais de Florent V à la tête de profil ; les légendes de ces pièces n'indiquent pas d'atelier; on y lit GODDNSDE HEINSB. GODEFRID DNS D HESB. et SIG-NVM-CRV-CIS ou IN-NOM-INE-DNI. Avec Thierry III (1332-1361), successeur de Godefroid II, commence dans la seigneurie de Heinsberg l'époque du gros.

I. Ch. Piot, Essai sur Us monnaies des se^neurs de Heinsberg, dans la Revue belge de numism., 1849, p. 260 et suiv.

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