‹ Traité de numismatique du moyen âge (volume 3)Chapitre 31 sur 83 · H. Jungk, DU bremischen Mûn^en. Brème. 1875, gr. in · texte numérisé non relu

H. Jungk, DU bremischen Mûn^en. Brème. 1875, gr. in

2. Ces deux ateliers sont ceux de Garrelswcer et de Winsum, en Frise, dont nous parlé, p. 625.

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Pierre, patron de l'église de Brème. Sur une pièce de la même époque, représentant un personnage mitre assis, la légende est: + CON SANQ- TVS PRanxaNSIS aOO SVSn- Le diamètre de ces bractéates varie de 28 à 25 millimètres.

Au XIII® et au xiv® siècles, Brème frappa, comme Minden et Lubeck, d'innombrables petites bractéates muettes de types variés, marquées d'un buste ou d'une tête mitrée de face, d'une clef ou d'une lettre de l'alphabet. Dans la première moitié du xiu* siècle, on tenta un instant un retour vers la monnaie forte et l'on émit, sans doute pour les besoins du commerce avec l'Angleterre et la Westphalie, des pièces copiées des esterlins à la tête de profil, avec sceptre, d'Alexandre II, roi d'Ecosse.

j). Ville de Stade.

En 1272, l'archevêque Hildebald abandonna la Monnaie aux bourgeois de Stade en échange de certains avantages : « ut ipsi in pracdicta moneta jus cudcndi denarios stadenses albos, sive de puro argento per lotonem, prout ipsi expedit civitati, secundum eorum bemplacita libtram habeant facuU tatem. » Les deniers de Stade sont fréquemment mentionnés à la fin du XIII' siècle et au xiv®, mais aucun numismate n'en a encore signalé d'exemplaire. En 1271, l'archevêque Albert confirma le diplôme d'Hildebald.

k). Evécîjé et ville de Luheck.

En II 63 ou II 64, Henri le Lion, duc de Brunswick, transféra à Lubeck l'évêché d'Oldenbourg. Vers la fin du xii* siècle, les évêques de Lubeck frappèrent des deniers bifaces analogues à ceux de Stade et portant: S-IOE-LVBICENS-SVm. Leur type se compose d'un édifice à trois tours et d'une croix cantonnée de lis*. En 1226, le droit monétaire de Lubeck passa à la ville.

1). Comté de Holstein.

Lothaire de Supplingenbourg, duc de Saxe, donne en 1106 le comté de Holstein à Adolphe de Schauenbourg. Au xiii® siècle, la maison comtale se divisa en plusieurs branches qui se partagèrent les domaines. On eut ainsi la ligne de Kiel dont se détacha celle de Sageberg, et la ligne d'Itzehoe qui se subdivisa en trois : Ploën, Pinneberg et Rendsbourg.

I, Grote, Mûn^ett des nôrdlichen Niedersachsens, dans les Blàtterftir Miinikuude, t. III, 1837, p. 266 et suiv.

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Les comtes de Holsteîn possédèrent le droit de battre monnaie. Leur atelier principal se trouvait à Hambourg, où de très bonne heure les autorités municipales intervinrent dans les émissions.

m^. Ville de Hambourg.

En 1189, le conseil de Hambourg obtint des comtes de Holsteinun droit d'inspection sur leur atelier monétaire. Peu d'années après, la ville dut prendre à ferme la fabrication des espèces, car, en 1255, un contrat fut passé entre Hambourg et Lubcck, ensuite duquel leurs monnaies devaient être frappées sur le pied de Lubeck, c'est-à-dire à 15 1/2 loth de fin et à raison de 466 deniers au marc. En 1293, les Hambourgeois prirent de nouveau à ferme l'atelier des comtes de Holstein et, en 1325, ils achetèrent tous les droits monétaires de ces derniers : désormais la monnaie fut purement municipale.

n). Évécbé de Scljwèrin,

En 1167 ou 1170, Henri le Lion créa à Schwérin un évêché auquel l'empereur Frédéric II donna le droit de battre monnaie. On n'a pas encore retrouvé de pièces émanant de ce siège.

o). Comté de Schwérin,

Le comté de Schwérin eut des souverains particuliers dont la race s'éteignit en 1360 avec Otton, à la mort duquel le pays fut réuni au Mecklembourg. Les comtes ont usé du droit de battre monnaie au xni* siècle; plusieurs documents en font foi. On trouve par exemple, en 1279, mention de dcnarii usualis moneiae terrât sverineitsis. La même année, les monnayeurs de Boitzenbourg sont cités dans un texte, et l'on sait que, vers cette même époque, une officine était en activité à Wittenbcrg.

Les armes des comtes de Schwérin se composaient de deux oiseaux en regard perchés sur une branche. On connaît diverses petites bractéates portant deux oiseaux, sans la branche ; leur attribution reste douteuse entre Schwérin et le Brandebourg.

p). Seigtuurie et ville de Rostock,

Rostock avait au xiii* siècle des seigneurs particuliers. En 1301, cette terre passa sous l'autorité du Danemark ; le roi Christophe la donna, en 1323, en fief à Henri, duc de Mecklembourg.

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