‹ Traité de numismatique du moyen âge (volume 4)Chapitre 11 sur 183 · Mélanges de tiuin., t. I, 369 (Garicl · texte numérisé non relu

Mélanges de tiuin., t. I, 369 (Garicl

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royales, si bien qu'un gros tournois, contrefait par le duc de Bretagne, lui a été indûment attribué (Poey d'Avant, pi. 13^, 1).

La monnaie d'or fait sa réapparition avec Philippe le Bon (1419-67), qui crée le Philippus d'or au type du cavalier, où il reprend le vieux titre, depuis longtemps tombé en désuétude, de DVX ET COMES BVRGÔDIE. En revanche on ne voit plus le moindre gros dans sa série monétaire ; deniers au lion de Flandre ou à l'écu en bannière ; blancs et demi-blancs à décor héraldique, parfois imités des pièces anglo-françaises; doubles (DVPLEX TVRONVS BVRG) etc., forment une suite de billons assez variée. Deux ateliers étaient chargés de la fabrication des monnaies noires :

rig. IS77

AuxonneetSaint-Laurcnt-lcs-Chalon.On a Ôlqs ansernes cld^sangrognes de Philippe pareilles à celles de Jean sans Peur; une maille porte la légende OBOLVS DE AVXONA; nous faisons reproduire ici (fig. 1 577) le den ier d e Sa i n t- La u re n t .

Depuis que les ducs de Bourgogne possédaient les Pays-Bas, leur pays d'origine tenait le second rang. On ne connaît de Charles le Téméraire (1467-77) que \c Jlorin au type du Saint-André, et il n'est pas facile de rencontrer des exemplaires où le titre de comte de Flandre manque. Les grands blancs de Charles (fig. 1578) portent l'écu à cinq quartiers, surmonté d'un briquet et accosté de deux petites croix de

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Saint-André; les blancs ont l'écu à sept quartiers; toute la monnaie noire est aux armes bourguignonnes en plein champ. On sait, et J\L de i Barthélémy l'a démontré, que les espèces frappées en b'rance, l'or 1 excepté, n'ont jamais été sujettes aux ordonnances qui réglaient celles \ des i^ays-Bas.

LES FIEFS FRANÇAIS

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§ XIV. — Archevêché de Reims.

Les monnaies des archevêques de Reims ne s'arrêtent pas au commencement du xiv"^ siècle (p. 482). Cette série se termine par un gros{^g. 1 579),

Fig. 1579

très rare, de Jean III de Craon (1355-74), aux armes personnelles du prélat.

§ XV. — Comté de Vertus.

La petite ville de Vertus en Champagne, érigée en comté-pairie (1361), fut donnée en dot à Isabelle de France, mariée au duc de Milan Jean- Galéaz Visconti (1 385-1402), qui mit le titre de COMES VIRTVTVM sur toute une série de monnaies milanaises: VAmbrosino (ou pegione), le sesino au type de la guivre, le soldo au saint à mi-corps, un autre soldo au heaume couronné, et un danaro qui porte les lettres GZ dans le champ.

§ XVL — Comté de Porcicn.

La seigneurie de Porcien (aujourd'hui Château-Porcien), dans les Ardennes, fut érigée en comté par Philippe le Bel (1303) et donnée à

Fig. 1580

Gaucher II de Châtillon (1 303-1 329), connétable de France. GAV- CHIER COMES DE PORCHIENS se lit sur un denier dt billon (fig.

1 580), qui porte en plein champ la salutation AVE MAREA (sic) au-dessous d'un petit oiseau. La pièce est copiée sur le parisis royal que les seigneurs de Looz imitaient dès la fin du xm*^ siècle. D'autres billons de Gaucher ont le type chinonais. Nous avons restitué à la seigneurie de Florennes les monnaies à la légende MONETA MOREII, faussement lue MONETA PORCI.

§ XVII. — Comié de Relhel '

Jeanne de Rethel épousa en 1 290 Louis I-"" de Flandre (1290-1 52^), I

fils aîné du comte Robert III, qui fit frapper monnaie à Rethel même j

et, depuis 1293, à Arches. Son esierlin à la tète couronnée de face, 1

de même que son gros d'argent et son denier de billon, au peigne cham- j

penois, portent la légende REGITESTENSIS. En i>J7, Louis III de j

Mâle ordonna au monnayeur André du Porche la frappe de wow/0/25 j

d'or (LVD' CO : R) à la croix cantonnée de quatre aigles, et de gros j

d'argent (MONETA FLAND' Z R') au lion debout. A sa mort (1584), 1 Rethel passa dans la maison de Bourgogne.

§ XVIIL — Seigneurie de Neufchâleati.

Le fief français de Neufchâteau appartenait depuis 1281 à la Lor- j raine (p. 561). En 1 5 14, Gaucher II de Chàtil Ion (i 514-1 529), comte de Porcien et connétable de France, épousa la veuve de Thibaut II, | qui lui apporta à titre de douaire la ville de Neufchâteau. Il y fit frapper I toute une série de monnaies : gros d'argent au cavalier lorrain, esterlins 1 anglais au buste de face et doubles deniers. Sur le gros, il s'appelle CONESTABILIS FRANCIE. Les doubles deniers, l'un également au type du cavalier, l'autre au prince debout, ont au revers le type lorrain j de répce en pal, et leurs légendes désignent l'atelier : M: NV CASTELLI. MONETA KOVI CASTRL Une plaque de Marie de Blois, tutrice J de son fils Jean de Lorraine (1346-1548), porte la légende: MONETA ^ KOVICHAST, et le nom du même atelier figure sur un denier de Jean (1 546-1 ^89).

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