‹ Traité de numismatique du moyen âge (volume 4)Chapitre 148 sur 183 · LA RUSSIE · texte numérisé non relu

LA RUSSIE

6. Novgorod-Séversk. — Vasili Ivanovitch (f 1523): oiseau et quadrupède.

Fig. 1950 Fi<r. 1951

7. Peri'ièsîav. — Cuivres d'un prince anonyme: oiseau et quadrupède.

8. Rostof. — André Fédorovitch (1351-80) : homme à mi-corps, tenant une hache; devant kii, une tête humaine; masque humain; légendes tatares au revers.

9. Souidal. — Daniel Borisovitch (1412-51): homme debout, tuant un ours; homme à mi-corps, de face, armé d'une épée et d'une hache, etc.

10. Vcrcia. — Michel Andréiévitch (1432-85): deux hommes se tenant par la main ; cavalier en diverses attitudes, centaure ailé (fig. 1932), etc.

Fig. 1952

11. Vladimir. — laroslav laroslavitch, Alexandre laroslavitch et Vasili laroslavitch. Types: oiseau et quadrupède.

12. Vohk-Lamsk. —Ivan Borisovitch (1495 -1505) : cavalier; deux hommes armés de lances et frappant un fauve.

§ VI. — Grand-duché de Moscovie.

Voici d'abord la suite chronologique des grands-ducs

*Ivan Danilovitch, 1328-40.

*Ivan II Ivanovitch, n 5 3-59.

*Dniitri Ivanovitch, 1362-89.

•Vasili Dmitriévitch, 1 389-1425.

* Vasili Vasiliévitch, 1425-62.

■^Ivan III Vasiliévitch, 1462-1505.

* Vasili Ivanovitch, 1505-55.

*Ivan IV Vasiliévitch, 1555-47.

Leur monnayage est très abondant, surtout celui de Vasili Vasiliévitch, mais les types employés ne diffèrent pas de ccu.k que nous venons d enumérer dans les chapitres précédents, et aucun prince ne se sert d'un coin qui lui soit particulier. On y voit le cavalier, dans diverses attitudes, souvent avec le faucon sur le poing; parfois le grand-duc à cheval tuantle dragon ; le prince debout,assisouà mi-corps, tenant la hache

Q.UATRIEME PARTIE

OU l'épée et son fourreau ; Tarchcr tirant sur l'oiseau qui perche sur un arbre; Samson déchirant la gueule du lion ; deux hommes debout se tenant par la main ou portant une croix ; la tête de profil ; puis toutes les autres figures que nous connaissons déjà : sirène, centaure, griffon, quadrupède, aigle bicéphale, oiseau au vol, coq, étoiles et fleurettes, même (depuis Ivan III) des monogrammes. Beaucoup de pièces, frappées sur des flans ovales ou allongés, sont encore indéterminées, les unes à cause de la défectuosité de leur frappe, d'autres parce que le nom propre n'est pas suivi de son patronymique. Des textes arabes ne sont gravés que. sur un petit nombre de monnaies {le sultan Toktamysch khan, qu'il vive longtemps; ceci est l'argent de Moscou, etc.); elles prouvent que les grands-ducs russes étaient tributaires des Mongols de la Horde d'or (depuis 1240) et reçurent leur investiture des Khans tatares. Souvent ces textes sont fictifs et absolument illisibles ; mais la plupart des inscriptions sont russes, écrites en lettres cyrilliennes, et nous font connaître les noms des ducs avec leurs titres : knia^e beliki (grand prince), ospodar bseia ^emli ruskiai (hospodar de tous les pays russes), petchat knia^ia belikogo (sceau du grand prince), etc. Sur une longue série de pièces, on ne déchiffre que des titres, plus ou moins abrégés : gdr (gospodar) bseia rusi, kn^ (kniaz) beliki gor (gospodar) bseia rusi, etc., sans aucun nom propre. La monnaie d'argent porte les mots : denga moskobskaia, celle de cuivre : pulo moskobskoe.

La première pièce d'or russe a été frappée sous le règne d'Ivan III, par des monnayeurs hongrois envoyés, à la demande du grand-duc, par le roi Mathias Corvin. C'es,tun ducat hongrois au type de saint Ladislas debout, tenant la bipenne et le globe crucifère. A l'avers, on lit le nom

Fig. I9J5

d'Ivan; au revers, autour d'un écusson à quatre quartiers, celui du prince héritier, Ivan Ivanovitch. Mais la pièce est d'une grande rareté et on ne doit en avoir fabriqué que des essais. Plusieurs deniers du même sont exceptionnellement remarquables parce que les monnayeurs y ont inscrit leurs noms: Ornistoteles (s/c, en lettres latines), master Aleksandro (en lettres russes), etc.

Pour remédier à l'insuflisance de cet exposé, nous avons fait reproduire un choix de monnaies qui rendent assez bien la physionomie de la nu-

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mismatique russe. La dengaà. légende arabe (fig. 1933) est de Dmitri ; trois autres sont de Vasili Dmitriévitch (fig. 1934-1936); trois (fig.

Fig. 1956

Fig. 1937

Fig. i9}8

1937-1939) et une puldenga (fig. 1940) appartiennent à Vasili Vasiliévitch, et la dernière, celle à double légende (fig. 1941), est

Fig. 1939

Fig. 1941

d'Ivan lïl. La Bohême, la Hongrie et la Scandinavie ont fourni des types aux grands-ducs moscovites.

§ VIL — L'Empire de Bulgarie.

Lesderniers princes bulgares qui ont frappé monnaie avantl'anne.xion du pays à la Turquie sont deux contemporains :

*Jean Stratsimir (1371-97).

*Jean Chisman (1571-95).

Stratsimir écrit ses noms en toutes lettres et met son titre de c^ar blgarom blagovierni (fidèle) ou car bulgarski en abrégé. Il crée des types nouveaux: le Christ à mi-corps, bénissant et tenant l'évangcliairc; puis l'empereur assis de face, nimbé et tenant un sceptre fleurdelisé. Les monnaies de Chisman ne peuvent se confondre non plus avec celles des règnes précédents, car elles figurent le buste de la Vierge des Blacbernes, en prière, avec la tête de l'enfant Jésus sur la poitrine. On attribue au même toute une série d'imitations des pièces byzantines.

§ VIII. — Royaume puis empire de Serbie.

Les successeurs de Ladislas II (p. 896) forment deux dynasties, celle des Nemans (1321-71) et celle des Brankovitch (1371-1476) :

*ÉtitniK' Urosch III Dctclianski, 1 321-51. *Lazare, 1371-89.

*Étienne Douchan, roi 1351-46; cmpe- 'Etienne Lazarévitch, 1389-1427.

reur 1546-35. 'Voiik Brankovitch, 1589-98.

*Éiienne Urosch IV, empereur 1535-67. *Georges Brankovitch, 1427-56. •Voukachin, 1368-71. 'Lazare Giorgicvitch, 1457-58.

*Marko Voukachinovitch, 1571-94. * Etienne Giorgiévitch, 1458-76.

*André Voukachinovitch, 1589-94.

Urosch III a frappé une longue série âe gros à légendes slaves. Le vieu.x type du Christ assis, emprunté aux monnaies de Venise, y est conservé religieusement, de même qu'au revers le Prince assis de face, avec 1 epée nue sur ses genou.\, n'est qu'une reproduction du coin créé par Etienne IV (p. 896). Etienne Douchan, le premier empereur serbe, revient d'abord aux inscriptions latines (DE! GRA- REX. puis MONITA S- INPERATORou IPROMA«/eREX RASclE), puis il emploie la langue serbe pour s'appeler C^b-ZP {Slcphan ^ar). Un de ses gros (fig. 1942)

représente son casque timbré d'un coussinet sur lequel s'élève un décor dont la forme varie à l'infini. Ce motif, caractéristique des monnaies serbes, reste longtemps en faveur et sera imité en Bosnie. Fig. ,g^2 Mais les types plus anciens ne sont pas

exclus, et l'on retrouve souvent le Prince assis tenant le sceptre et l'épéc nue, à côté du Christ vénitien dans un ovale perlé, ou de l'empereur debout près de saint Etienne, son patron . La suite de gros la plus importante est celle qui substitue au saint la figure de l'impératrice Hélène (ELENA IPATX)- Sur d'autres, anépigraphes ou à légendes serbes, on voit lùicnne et sa femme assis de face, ou l'empereur à cheval, comme sur les pièces bulgares, et au revers le buste du

i-ig. 194}

tig >944

Christ bénissant. Il y a aussi quelques gros à décor cpigraphiquc (fig. 1943) et ceux au type de saint Tryphon (lig. 1944) frappés à Cattaro.

Sous le règne de l'empereur Etienne Urosch IV, on ncchango rien aux types et, indifféremment, on emploie des légendes latines (STEFAN VROSIVS. VROSIVS IMPERATOR), serbes ou bilingues. A Cattaro, la fabrication du gros au saint Tryphon ne discontinue pas ; une pièce de

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