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(quarts de deniers). La plupart de ces monnaies portent l'image de saint Etienne. Sur lesjlon'ns et les gros les plus anciens, le patron de Metz apparaît debout, profilé à gauche, dans un double contour elliptique; | sur les gros plus récents (fig. 1626) "et le^bugnes ({\^. 1627), le saint est 1 agenouillé. Les angevines, dont la légende QVARTVS DENAR indique la \ valeur, ont le plus souvent dans le champ lécu messin : parti d'argent e/^'or(fig. 1628-1632).
§ VL — Évêchê de TotiU.
Jean d'Arzilières (1510-1521) introduit à Toul l'usage de la < grosse monnaie. Toutes ses pièces sont copiées de monnaies étrangères : | un petit gros, de deux esterlins, imite à s'y méprendre le type cambrésien de la tête mitrée de face : un autre reproduit le cavalier de Jean II d'Avesnes, comte de Hainaut. L'esterlin (encore unique) qu'il frappe à j Blénod (MO- NET -A BL-NOD), porte un écu parti à deux lions, comme les pièces de Jean I duc de Brabant. Le double denier montre le cavalier à droite et l'épée entre deux alérions de Ferri IV de Lorraine; j enfin c'est à Renaud de Bar, évêque de Metz, qu'il emprunte le type des deniers qu'il fait forger à Liverdun (MONETA- D' LIBER')-
Les monnaies royales de France servent de modèle exclusif à toutes \ celles que l'on connaît d'Amédée de Genève (1 321-1 330). Cet évoque ! fît frapper dans son château de Liverdun un demi-gros tournois imité J du demi-gros de Charles IV, et un double tournois à la couronne, ana- i logue à ceux de Philippe de Valois. Les légendes du demi-gros de Toul j sont arrangées de manière à simuler celles de la pièce française: j + KASTRO MEVS et FLAN CbO LIB' D'. C'est sous le règne d'Amédée ■ qu'on place les curieux petits deniers au type lorrain (de Ferri I\') du guerrier debout et de l'épée en pal, portant les légendes TOVL-NO CITEL «Sous cet épiscopat, dit M. Robert, les bourgeois de Toul eurent l une guerre acharnée avec cinquante gentilshommes du pays; la noblesse , lorraine et la bourgeoisie messine vinrent grossir les rangs des deux partis; on se battit plusieurs années; enfin les Toulois gagnèrent deux combats décisifs et imposèrent les conditions de la paix. Kn présence j de ces faits, et si l'on considère que les types du guerrier et de l'épée sont précisément ceux de la Lorraine d'alors, il nous semble que l'on , ne doit pas hésiter à reconnaître dans notre spadin une monnaie émise i
I P.-Ch. llobert, Rechercher sur les monuaks des èvêipies de Toul, in-4, 1S44. — Des- j cription de lu collection uumismaliqiie de M. P.-Ch. Robert, in 8, 1886. ^
parles bourgeois dans l'orgueil de leur puissance. TOVL NO CITEI, Tout notre cité! n'est-ce pas leur cri de guerre inscrit sur leur monnaie ? »
Thomas de Bourlémont (i 550-1 5^) est detous les évêques de Toul celui dont le monnayage a été le plus actif si l'on en juge par le nombre et la variété de ses espèces répandues dans le commerce des médailles. Les armes du prélat :/a5ce d'argent et de gueules de huit pièces avec une crosse en pal comme brisure personnelle, y figurent souvent, mais le type le plus ordinaire est Vesterlin anglais. L'évêque imite aussi le gros blanc k la fleur de lis de Philippe de Valois.
Le dernier évêque de Toul, dont on ait retrouvé des monnaies, est Pierre de la Barrière (i 561-1 565). Il Ht frapper des gros et leurs subdivisions, chargés de l'écu épiscopal sur une crosse en pal ; ses armes sont écartelé à trois fasces et au lion. Sur toutes ces pièces, Pierre prend son nom de famille : PETRVS : DE : BARR' : EPS : TVLLI.
§ VIL — Évêché de VerdnnK
Du milieu du xii^ siècle jusqu'au commencement du xiv^, il y a, dans la numismatique verdunoise, une lacune qui sera comblée avec le temps. Les pièces frappées dans l'évêché au xiv*" siècle sont toutes copiées sur les monnaies royales, et d'assez mauvais aloi. « La France, dit M. Ch. Robert, ayant pris pied en Champagne, se trouva voisine du Verdunois et commença à s'occuper de ce qui s'y passait. A la mort de l'évêque Jean III ([297-1505), Philippe le Bel lui fit donner comme successeur Thomas de Blamont. Ce prélat conclut en 1505 avec son protecteur un traité qui mettait le Verdunois, terre d'Empire, en quelque sorte entre les mains du roi de France. »
Le premier prélat dont, jusqu'ici, on ait retrouvé des monnaies, est Henri IV d'Apremont (1512-1350). On a les cinq pièces suivantes portant son nom :
1° Imitation du gros tournois à la couronne de Philippe de Valois. 2° Imitation du f^ros tournois à la Jlcnr de lis du même. 3° Imitation de la vtaille tierce àQ Philippe le Bel. 4° Imitation du denier tournois du même. 50 Imitation du double parisis du même.
Cette dernière imitation est très adroitement conçue; l'inscription RECA'LIS du prototype devient LEG'A-LIS, et la fleur de lis qui
I. P.-Ch. Robert, Monnaies et jetons des évêques de Verdun dans V Annuaire de la Soc. franc, de numisni., 1885 et 1886.
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la surmonte est remplacée par deux feuilles accostant un petit écu à la croix d'Apremont, brisé d'une crosse.
Sur les mailles tierces, on lit €C MON€TA V[ijRD', formule analogue à celle qui se trouve sur les esterlins toulois de Thomas de Bourlémont : ! €C MON€TA NOSTRA. Les lettres €C sont évidemment l'abréviation de i ecce. Les deniers tournois de Verdun, au lieu de TVRONVS CIVIS, i portent VIRDONVS CIVIS et, du côté de la croix, la légende se termine ' par un X parasite pour servir de trompe-l'œil et rappeler l'X de REX. \
Du successeur d'Henri d'Apremont, Hugues de Bar (i 55 i-i 562), nous n'avons que des copies du gros denier blanc, du denier blanc à la queue et du double tournois à la couronne frappés par le roi Jean. ]
Après Hugues, cinq prélats se succèdent à Verdun sans qu'on ait retrouvé trace de leurs monnaies; mais les documents écrits font croire i que l'atelier ne resta pas absolument en chômage : 1
Jean IV de Bourbon, 1362-1372. ji Jean V de Dampierre, 1372- 137 5.
Gui III de Roye, 1 375-1 381. \
Liébaut de Cousance, 1381-1404. «
Jean VI de Saarbruck, 1404- 1420. I
Louis, cardinal de Bar (1420-14^0) et petit-fils du roi Jean, a |
monnayé à Verdun et à Varennes. On possède son gros (GROS' • -j
EPAT • VIRD), son demi-gros (SEM* • GROS' VAREN') et plusieurs pièces J
divisionnaires, au type de l'écu du prélat. Sur les monnaies de grand ï
module, l'écu écartelé de Bar et de France est timbré du chapeau de ]
cardinal. Louis n'y prend jamais le titre d'évéque et s'appelle simplement
LVDOVICVS: CARD' : BARRER' : ADMIST'.
Le dernier évoque de Verdun qui ait frappé monnaie au xv* siècle est [ Louis de llaraucourt (1449-1457), LVDOVICVS ■ EPS • VIRDVNS. | Son gros d'argent, de même que les fractions du gros, portent invariablement, à l'avers, le blason de famille (croix au franc quartier charge' d'un lion), et la croix du revers y est presque toujours cantonnée d'étoiles, au nombre de quatre ou de deux, selon le module de la pièce. Sur sa contrefaçon du denier messin, on lit: QVARTVS D'-