‹ Traité de numismatique du moyen âge (volume 4)Chapitre 3 sur 183 · Demi-auge d'or. Il n'a pas été retrouvé encore · texte numérisé non relu

Demi-auge d'or. Il n'a pas été retrouvé encore

3. Groi /ouriioù d'argent, dit gros à la fleur de lis, au cours de 1 5 deniers tournois ou 1 2 deniers parisis, à 6 deniers de loi argeiit-le-roi,

taillé à 84 au marc. Type : une grande fleur de lis entourée du mot -\- fr.\ncorvm et de la bordure de lis habituelle.

4. Double parisis à 2 deniers de loi argent-le-roi, portant un grand lis dans le

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champ de l'avers, et au revers une croix fleurdelisée à branches égales, ne coupant pas la légende.

La taille des anges d'or et des gros à la Jleur de lis s'affaiblit graduellement. En 1 542, les premiers étaient tombés à 42 au marc, les autres à 120 au marc. Le lo avril 1^45 (n. st.), on recommença la frappe des écus d'or créés en 1 3 36 ; mais ils furent mis en circulation pour la somme énorme de $6 sols tournois. Si Ton se rappelle qu'en i3;?6, ces mêmes écus flf'or avaient été émis pour 20 sols tournois, on pourra se faire une idée de la hausse arbitraire à laquelle les ordonnances royales avaient porté la monnaie courante. « Jamais, dit Vuitry, même au temps de Philippe le Bel, la monnaie n'avait été autant alfaiblie qu'elle ne le fut en juin 1 342. Il résulte de ces variations que le Français qui devait une rente perpétuelle de 10 livres, acquitta cette obligation :

En 1336 avec. 173 fr. En 1340 69 fr. et 57 fr.

En 1337 115 fr. En 1541.. ... 49 fr. ci 43 fr.

En 1338 86 fr. En 1342 54 IV.

et le créancier de la rente vit son revenu diminuer dans les mêmes proportions. Celui qui, empruntant 100 livres en !^:;6. avait reçu L-n espèces d'argent l'équivalent de 17^7 francs, put se libérer en 1342 en ne remboursant que l'équivalent de 347 francs ».

4" période (1 34^1 H^)- — Cette période marque un retour, bien tardif et bien vite enrayé, à la forte monnaie. « Vers le milieu de 1,45, dit Vuitry, la trêve avec l'Angleterre laissa plus de liberté à Philippe de Valois pour s'occuper du gouvernement intérieur. L'affaiblissement de la monnaie était devenu excessif, et la reprise prochaine des hostilités semblait trop probable pour que le roi ne songeât point à s"assurer des ressources. Des états généraux furent convoqués à Paris au mois d'août. Les deux députés de la ville de Narbonne avaient été chargés expressément de se plaindrede lacheriédesvivres causée parlaguerre et par l'altération des monnaies; ils ne furent sans doute pas les seuls qui reçurent ce mandat. Le roi, qui obtint de l'assemblée la prolongation, pour un an. d'une imposition sur la vente des marchandises, se décida donc, en retour de cette concession, à rétablir la forte monnaie. » Comme sous Philippe le Bel, un changement si imprévu ne se fit pas sans produire de profondes perturbations, puisqu'il fallait réduire des quatre cinquièmes la valeur légale du numéraire en circulation. Le 22 août 134^. une ordonnance royale établit sagement trois étapes pour la réduction projetée, mais ce palliatif ne fut qu'un nouveau désastre, et bientôt on se vit forcé d'accomplir la réforme d'un seul coup. Dès le mois d'octobre. Vécu d'or valut i6 sols 8 deniers tournois, le gros à la Jleur de lis, ; deniers tour-

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