‹ Traité de numismatique du moyen âge (volume 4)Chapitre 56 sur 183 · ARCHEVÊQ.UE DE TrÈVES (157I · texte numérisé non relu

ARCHEVÊQ.UE DE TrÈVES (157I

a. Florin au saint Pierre debout.

h. Florin au saint Pierre assis, frappé en vertu de la convention de 1372.

I^ Dans un sexilobe cintré, l'écu parti de Cologne et de Trêves, c. Florin au saint Jean, créé par la convention de 1386. Saint Jean debout,

comme sur les monnaies du comte palatin. F^ Trilobé renfermant l'écus-

son de Trêves, accompagné de trois écussons plus petits de Cologne, de

Mayence et du Palatinat,

Ses monnaies d'argent sont: le gros à l'archevêque debout (fig. 1810) avec une aigle au revers, frappé à Coblence ; une suite très variée de

Fig. 1810

Fi". 1811

gros tournois, les uns au prélat assis (comme celui de Bohémond), d'autres à décor héraldique (fig. 1811), puis surtout les gros au saint

Pierre à mi-corps (fig. 1812) sous un tabernacle, Vesterlin aux douze besants, et plusieurs fractions à la tête mitrée de face ou à la tète nimbée de saint Pierre qui était le patron de Trêves. La grande majorité de ces pièces ''^' '^'■' sortent des ateliers de Trêves et

de Coblence; mais parmi celles qui portent le titre d'administrateur et de vicaire, il s'en trouve qui ont été frappées à Deutz et à Wesel. Godefroid III de Heinsberg a contrefait, dans son ofhcine de (jeilenkirchen, \xx\ florin d'or de Conon.

Werncr de Falkenstein (1 388-1418), nevcudu précédent, continue l'émission au florin au saint Jean, en plaçant entre les jambes du saint tantôt une aigle, tantôt une croix ou un croissant (ou rien); au revers, les écussons des alliés de 1385: Trêves, Cologne, Mayence, Palatinat,

l'empire d'allemagne

Fig. 18/5

avec l'écu personnel de l'archevêque. A Offenbach (OVENB')» dans son comté de Falkenstein, il ouvrit un atelier pour cette frappe. Les Jlorins au saint Pierre (debout ou à mi-corps), aux seules armes de Trèves- Falkenstein, ne sont pas moins fréquents.

Le titre d'eiectus ne se trouve que sur les monnaies d'argent, qui forment une très belle série : gros blancs de Trêves ou de l'alliance, presque toujours à l'image de saint Pierre ; gros au buste de l'apôtre portant la croix et la clef {Petersgroschen), ou au buste de l'archevêque tenant la croix et la crosse ; schillings avec l'épée et la clef en sautoir, etc. (SOLID' NOVVS TRE- VE); e5/er/ms(STERLIN' TREV); enfin, une toute petite fraction aux lettres W E R N dans les cantons d'une croix pattée. Sur un des gros blancs (fig. 1813), le saint porte la tiare papale, et la pièce se distingue par une autre innovation, la formule dei graÇtia), dont le prédécesseur de Werner s'était déjà servi, mais tout aussi exceptionnellement.

Sous Otton de Ziegenhain (1418-30), le trilobé des princes alliés se transforme en quadrilobe, parce qu'il faut y cpser leurs cinq écussons, ceux de Cologne, Mayence, Bavière et Palatinat entourant les armes de Trèves-Ziegenhain. D'Otton, nous avons de rares Jlorins d'or au saint Pierre à mi-corps et à l'archevêque debout. Un de ces derniers {Rev. écusson de Trèves-Ziegenhain dans un trilobé) est encore frappé à Offenbach. Les pièces d'argent, aux types accoutumés, portent soit le titre d'electus, soit celui à.' arc(hie) p(iscopus) . Les premiers pfennings concaves, avec armoiries sur chaque face, remontent à son règne. Ulric de Manderscheid (1430-35), n'ayant pas obtenu son investiture, ne put être admis dans l'alliance; il choisit un coin personnel, récusson de Trèves-Manderscheid, et se contenta du titre d'electus. Son antagoniste, Raban de Helmstâdt (1430-59), évêque de Spire, renonça également à la frappe du florin à l'archevêque debout, car l'atelier de Coblence ne fut en son pouvoir qu'après la renonciation d'Ulric, aune date (143$) où l'alliance rhénane allait être renouvelée. L'écu écartelé brochant sur une croix est le seul type de son Jlorin ; mais sur ses pièces d'argent, on retrouve les trois écussons des alliés, disposés en trèfle, et les premiers millésimes, 1436-38, paraissent sur ses monnaies.

Jacques de Sierck (1439-56) conserve la disposition des écussons en trèfle et continue les millésimes: son successeur, Jean, margrave de

Bade (1456-J50?) reprend, de 1462 à 1476, avec ses allies, le type du Christ assis sur un trône gothique, un livre à la main et l'écusson du prince monnayeur à ses pieds, type que nous avons rencontré à Cologne avant 14^0. Le traité de 1477-87 adopte pour le revers du Jhrin une croix fleuronnée portant en cœur l'écusson de l'archevêque. Le gros de Coblence (GRO'SVS COVELE ou CONFLS), frappé par Jean, imite le gros tournois, mais sa légende est auxilium meiim a domino, tandis que le pfenning blanc, aux trois écussons des alliés, porte moneta nova Renensis. A partir de 1491, les millésimes s'écrivent en chiffres arabes.

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