‹ Traité de numismatique du moyen âge (volume 4)Chapitre 74 sur 183 · III · texte numérisé non relu

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dans la paume du heller désigne l'atelier de Dillenburg. Mais de Burkhard d'Ellerbach (i 375-1404) on possède une espèce de gr-os tournois, très beau de facture et dont les légendes sont moitié allemandes, moitié latines: BVRKART BISCOF I AVGSPVRG-MONETA IN DILINGEN. Christophe de Stadion n'a frappé qu'une pièce carrée (i 520) sans revers.

§ IX. — Duché de Bavière^.

Pendant tout le moyen âge, la Bavière reste fidèle au système denarial, bien qu'un de ses ducs, l'empereur Louis IV, ait frappé pour les Pays- Bas deux espèces de monnaies d'or et les plus beaux gros tournois. Voici la liste, compliquée par de nombreuses corégences, des souverains du duché :

*Rodolphe I" (1294-1317). *Jean II (1375-97).

•Louis IV, empereur (i 294-1 347). * Ernest l^^ fi 397-1438). *Louis V (1347-61). . 'Guillaume (1397-1435).

Mainhard (1361-63). 'Adolphe (mort vers 1441).

♦Etienne II (1363-75). 'Albert III (1438-60).

'Etienne III (137 5-1402). 'Jean IV (1460-63).

'Frédéric (1375-76). 'Sigismond 1er (1460-1501).

Le denier au buste de moine (atelier: Munich) se maintient jusqu'au commencement du xvi« siècle. L'écu aux fusées paraît sous le règne commun de Rodolphe et de Louis IV (1294-13 17); l'aigle éployée n'appartient qu'à ce dernier, élu roi des Romains (1314). En dehors de ces types, on ne voit que des lettres initiales placées sur un carré en relief, leguadratum supercusum. L'L gothique de Louis V (1 347-61) est entourée de quatre trèfles; l'S d'Etienne II (1363-75) est inscrite, avec quatre rosaces, dans un quadrilobe, seul emprunt fait aux monnaies des pays voisins. A la première année de Jean II (1 375-97) il faut attribuer les sigles f f T; (Frit:^^ Stephan, Mans) qui rappellent sa corégence avec Etienne III et Frédéric. Une 5 et un W se rapportent à Etienne III (137S-1402) et Guillaume (1397-1435), S-E E-W E-A à Ernest (1397-1438) gouvernant le duché tantôt avec Etienne III, tantôt avec son frère Guillaume ou son neveu Adolphe. Ce n'est qu'en 150O que

I. Sources: p. 758 et (Rigg.uicr), Mi\laiUcn uml Mûtf^en des GesammllMiises If'itUhfrac/; (Munich, 1897-1901), in-4". — Kull, Repertoi iiiin iler Mim^kunde Bayeius (^Munich, 1894), un chef-d'œuvre comme il n'en existe malheureusement pour aucune autre série numismatique.

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le premier ^or/n d'or bavarois, au type du duc agenouillé devant la Vierge à l'enfant, vient mettre fin à cette désespérante monotonie.

§ X. — Les Collatéraux du Duc de Bavière^. i) Duché de Basse-Bavière.

Henri I*'" (1255-90), fils du duc Otton II, résidait à Landshut. Ses pfennings épais ont pour type principal une panthère marchant à gauche. Mais ses fils Otton III (1290-1512), Louis III (1294-96) et Etienne I^"" (1 290-1310) firent une alliance monétaire avec l'évêque de Ratisbonne, et leurs pfennings portent les bustes juxtaposés de l'évêque et du duc dans une bordure à pignons. Ce type (voir p. 763) reste stationnaire sur les pièces de leurs successeurs jusqu'à la réunion du pays à la Haute- Bavière (1340).

2) Margraviat de Bavière-Brandebourg .

Le fils aîné de l'empereur Louis de Bavière, Louis I^"^ de Brandebourg (1323-61), n'a frappé que des deniers et oboles au type du margrave debout, tenant deux épées nues, ou deux lis, deux étendards, etc., ou entouré de quatre symboles (couronnes, fleurs de lis, têtes d'aigle, étoiles, etc.). Ses frères, Louis II le Romain (1351-65) et Otton VIII (1365-73), ont conservé les mêmes coins, mais sur les monnaies de ce dernier, les quatre lettres OTTO remplacent souvent les symboles ou occupent les cantons d'une croix. C'est à Otton que l'empereur Charles IV (1 373) donna en gage une partie de la Bohême septentrionale. Le denier à la tête de face et à l'écu de Bavière cerné de la légende CLIPEVS BAVWARIE (sic) est une monnaie silésienne, que nous retrouverons plus loin à sa place.

3) Duché de Bavière-Ingolstadt.

Etienne III (1 375-141 3), qui avait obtenu Ingolstadt lors du partage de 1392, nous a laissé une longue série de pfennings, les uns à la panthère debout (armes de sa capitale), d'autres au lion couronné (armes de la ville de Wasserburg) ou à l'écu bavarois (armes de Sulzbach). Son

I. Riggauer, /. c, p. 464 et suiv. — Kull, Repertorium, p. 133.

coin le plus facile à reconnaître figure un carré en relief, le quadratum supercusum (p. 762) avec l'initiale S {Stephanus). Plus tard, en 1402, après l'admission de son fils Louis VII le Barbu à la corcgence, les lettres SL se substituent à l'S. et il existe des p/ennings semblables, frappés par Louis VII seul (141 3-47), qui n'ont qu'une L sur le carré en relief.

4) DuM de Bavière- Landshut '.

Frédéric I^^'et son corégent Otton V(i}76-79), l'ancien margrave de Brandebourg, ont frappé de nombreux pfennings aux légendes + OTTANI et + FRIDREICH. l'avers figurant un buste de face, coiffé d'un chaperon et posé sur l'écu de Bavière. Resté seul, après la mort de son oncle, Frédéric l'^'' (i 379-93) ne conserva de ce type que l'avers, en plaçant le buste entre les lettres F-L. F-S, pour indiquer les ateliers de Lauf et de Sulzbach, et en mettant au revers deux bustes de face, encadrés chacun dans une bordure à pignon. Parfois, le buste de l'avers est remplacé par l'écu aux fusées bavaroises. Sur d'autres pièces, de même valeur, on voit une f gothique entre deux croisettes et, sur la face opposée, le casque de Landshut. Cette lettre gothique, sous Henri IV le Riche (1393-1450), devient un ^ entre deux croisettes ou deux étoiles. Si la monnaie est frappée à Œtting, elle porte au revers un chien sous un arbre, tandis qu'un petit écusson à trois fusées est l'indice de l'atelier de Braunau, une panthère celui d'Ingolstadt. Les mêmes types (casque, chien et écusson) se retrouvent sur \qs pfennings deLouis IX le Riche (1450-79), marqués d'une L(ou l), parfois de l b {Ludivig Ifer^og) entre deux roses ou deux étoiles. De l'atelier d'Ingolstadt, on ne connaît qu'une pièce uniface (L au-dessus de la panthère héraldique). L'attribution d'un pfenning semblable (i entre deux annelets. I^ chien sous un arbre) à George le Riche (1479-1 503) est moins certaine.

§ XL — Ville de Schongau.

L'an 1331, Louis de Bavière donne le droit de monnayage. On attribue à la ville un pfenning h l'aigle accostée des lettres C-S {civitas Schongau). Le lieller à la main ouverte marquée d'un S appartient à la Silésie.

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