‹ Traité de numismatique du moyen âge (volume 4)Chapitre 8 sur 183 · I. Revue uiiinism. fr., 1869, p · texte numérisé non relu

I. Revue uiiinism. fr., 1869, p

994 aUATRlÈME PARTIE

que le châtcl tournois et la barre inférieure du châtel tournois. Les !é- ^'endes dans le champ sont très variées, souvent surmontées de la couronne ducale: BRIT. BRTN. BRITONV. etc. DVX (avec mouchetures ou pseudo-lis). Le titre de DVX, sous une couronne, rappelle immédiatement le REX des blancs à la couroivie, émis en 1360 par le roi Jean le Bon (p. 970). Parfois, les lettres DVX sont gravées sur la couronne même. Au revers des coronats de ce genre, nous trouvons des légendes curieuses : la vieille devise des comtes du Mans, SIGNVM DEI VI VI (croix de Bourges), puis TREG[or/s] ClViS, indiquant l'atelier de Tréguier. Nantes, Rennes et Guingamp inscrivent en toutes lettres: Moneta Nanet, moneta Redon, moneta Gingapi sur leurs monnaies, s'ils ne placent pas j^ç ou

^1 dans le champ de la pièce, en imitation du double parisis royal.

Restent les deniers de billon au châtel tournois, ou au mot DVX entre deux mouchetures d'hermine.

Charles de Blois, dans le cours de cette longue guerre de succession, avait été fait prisonnier ( 1 H?) comme son compétiteur, et était resté neuf ans au pouvoir des Anglais, enfermé dans la Tour de Londres.

Jean IV de Montfort (i345-n99), fils de Jean le Captif, n'avait que sept ans lorsque son père fut proclamé duc, et passa sa jeunesse en Angleterre, où sa mère, Jeanne de Flandre, s'était réfugiée en 1 342. La guerre contre Charles de Blois dura jusqu'à la mort de celui-ci, vaincu et tué à la bataille d'Aurai (i 564). Aucun duc de Bretagne n'a monnayé autant que Jean IV, pendant son long règne de 54 ans; M. Caron a classé ses pièces dans l'ordre chronologique de leurs prototypes, et établi que celles qui portent, pour la dernière fois, le titre de comte de Richcmont, datent de l'exil de Jean à Londres (1 370-1 580), plus exactement de 1372, année de son investiture.

Le /ranc-à-c/ieual en or, copié sur celui du roi Jean (1364), porte la légende pieuse : deiis in a(d)iu(oriu(m) meum inlende, qui rappelle la devise anglaise posiii deum adiutorem meum, et se maintiendra sur les monnaies bretonnes jusqu'à la réunion du duché à la couronne. On a plusieurs variétés de gros tournois, copiés également sur ceux de Jean le Bon, notamment celui dont le châtel est surmonté d'un épi, et un autre, aux tourelles tréllées, avec la légende TVRONVS CIVIS. Le gros de Brest porte MONETA BRES t^n toutes lettres. Quatre ateliers : Brest, Guérande, Quimperlé et Vannes, ont fourni des imitations du gros à la queue, dit Poillevilain (1 ?5 5)- D'^Hitres gros en bas billon ont le lion de Montfort l'Amaury, le lion de l'Mandre coilfé d'un énorme casque (lig. iS-\o,d\ec dns michi aiutor, non timebuquid J'aciat michi homo. l^saumo I 17,6), l'écu heaume (lig. 154')» ^^^^ penché, la targe chargée de mou-

LES FIEFS FRANÇAIS

chetures dont le nombre varie de 6 à i $, ou cette même large soutenue parleliondeMontfort(fig. 1542)- Ungrosàl'écarteléde Bretagne-Flandre

Fig. 1540

Fig. 1541

Fig. 1542

est copié sur les pièces franco-anglaises d'Aquitaine. La légende mon(eta) for(tis) Britanie, sur un gros de Vannes, mérite d'être signalée ; elle indique qu'en Bretagne, comme en France, on éprouvait de temps à autre le besoin de relever le titre du métal.

La série des blancs de billon est non moins riche en imitations de la monnaie royale. Nous y rencontrons le grand blanc à la fleur de lis (patte d'oie), créé par le roi Jean (1357-58), celui à la fleur de lis sans nombre (1360), particulièrement recherché lorsqu'il porte la légende MONETA BREST autour de la croix aux douze besants (fig. 1543); le blanc de

Fig' IS43

Fig. IS44

donne, où un grand | couronné (fig. 1 544) se substitue au grand K de Charles V; d'autres avec | : DVX dans le champ (fig. 1 545), ou avec le lion de Montfort habillé d'une mante flottante (fig. 1546) ; enfin l'écu triangulaire aux trois mouchetures, imité du guenar de Charles VI (1388). Sur un des blancs qui ont le mot BREST dans le champ (fig, 1547)» se répète la légende 7non. fort. Britanie, que nous venons de lire sur un gros d'argent.

Nous arrivons aux doubles (moneta duplex) et deniers noirs, où se montre la même tendance de transformer, avec le moins de changements possibles, en monnaies locales les monnaies du Royaume. On trouve ici le châtel tournois (émission du roi Jean, 1361), la grande fleur de lis (1357), la grande moucheture, les trois mouchetures dans le champ

ûûé QUATRIF.MK PARTIE

(copie du double aux trois fleurs de lis), deux mouchetures (copie d'une pièce de Charles VI, 1^80), l'hermine passant (fig. 1548), la couronne surmontant le mot DVX (type du roi Jean, i^S'-J). aveclREX) ou les

Fig- 154;

Fig. 1546

lettres BRTN (type français de 1 550, avec FRAN), le denier avec DVX sur le bandeau de la couronne (type de Philippe de Valois), DVX dans le champ sous trois pseudo-lis, le denier avec | , |0H ou | : DVX dans le champ, enfin la légende bilinéaire BRIlTON imitant le FRA|NCO du double parisis de février 1 359, etc. (fig. i$49et 15^0).

Fig. 1547

Beaucoup de ces pièces bretonnes ont dû être frappées par des ouvriers anglais. On sait que le roi d'Angleterre, avec le consentement du duc, avlitctabli des ateliers à Quimperlé et à Brest. Une charte de 1 5 57 annonce l'arrivée de monnayeurs anglais. La même année, le duc de Lancastre confia à Mathieu de Gournay le château de Brest simul cum moneta, et

FiR. I>4<'

Fig. iS>o

en fait, les Anglais ont conservé cette place jusqu'en 1 597 (Caron, p. 42-

"^^Voici les noms des ateliers de Jean: Brest (BREST ou MONETA BRES), l^ina" (D)' <^uérande (GERA. MONETA GVERAND ou

Li:S FIEFS FRANÇAIS

GARANDE), Jugon (|), Nantes (N ou 'NANT), Quimperlé (KIPER. MONETA KËPE ou KËPERELET), Rennes (R), Vannes (VENET. MONENA VENETA ou VENETENCI)- Comme celles de son concurrent et de son prédécesseur, les monnaies de Jean IV présentent des variétés de coin en nombre prodigieux.

Le 17 septembre 1^74, pendant l'exil du duc en Angleterre, le roi Charles V, dont les troupes avaient pris possession de la Bretagne, ordonna la frappe, par Martin de Foulques, d'une monnaie anonyme où les mots lohannes dux Britantùae seraient remplacés par moneta Britajiniae. 11 ne nous en reste qu'un seul exemplaire, un double noir, portant sur ses deux faces la légende MONETA ■ BRITANIE (trois mouchetures fleurdelisées).. Pour faire une monnaie vraiment bretonne, le roi lui-même était obligé d'imiter un type français.

Avec Jean V (1599-1442), dont les monnaies ne sont pas toujours faciles à distinguer de celles de son père, les types deviennent beaucoup moins nombreux; ils se réduisent à l'hermine enchaînée, à la targe chargée de mouchetures, aux mouchetures sous une couronne (fig. 1 5 $1) ou seules, disposées plus ou moins capricieusement. Dans les documents

F'g- «)iï

l"ig- l>S2

contemporains, on parle de breton<i à neuf hermines ou à trois, avec ou sans capel (chapelet). Sur le breton d'or, c'est-à-dire Vécu d'or au cavalier (fig. 1552), le nom lObTCRGS est écrit avec une seule n\ le florin d'or et le double d'or au duc assis, imitation des monnaies de Louis de Crécy, comte de Flandre, ne sont pas encore retrouvés. On connaît les marques de sept ateliers: Dinan (D), Fougères (F), Morlaix (M), Nantes (N), Redon (1422-1424) et Rennes(R), Vannes (V). Les annelets secrets, placés sous certaines lettres de la légende, font leur apparition sous le règne de Jean V.

Son fils, François I<='" (1442-1450), simplifie encore les types. 11 frappe Vécu d'or, les blanc (fig. i$55) et demi-blanc à la targe, le double et le déniera l'hermine passant; mais il est presque impossible de répartir ces pièces entre lui et François IL Pierre II (1450-1457), frère du précédent, et Arthur III (1457-1458), comte de Richemont, oncle paternel de

Pierre, ne nous ont laissé que d^s, doubles et deniers de billon, à l'hermine enchaînée (fig. 1 554) ou non, presque tous extrêmement rares.

Aprèslamortd'Arthur, le duché échut à son ne\;eu, François 11(1458- 1488), qui, lui aussi, n'est représenté dans la numismatique que par une très petite série de pièces: Vécu d'or au cavalier, le gros à lecusson, le blanc à la targe, puis les doubles et deniers à l'hermine. L'aînée de ses ' filles, Anne de Bretagne (1488- 1 5 14I, lui succéda, et quelques gros de billon f.-appés au nom d'ANNA BRITONVM DVCISSA. aux types accou- j tumés (hermine, écu à six mouchetures), sont les dernières monnaies bretonnes proprement dites. \

Le mariage d'Anne avec le roi Charles VIII eut lieu le 6 décembre 1491. j Plus tard, pendant son veuvage de neuf mois (1498), la duchesse se 1 retira en Bretagne et recommença à frapper monnaie; nous lui devons S une cadière d'or, d'un travail exquis, où, assise et tenant l'épée et le 1 sceptre, elle prend les titres de FRANClorwm) REGINA ET BRITONVM \ DVCISSA. La pièce (fig. 1555I porte, en exergue, la date 1498. Un 1

Fig- «555

blanc de billon, à l'écusson de France-Bretagne, est de la même époque. A la mort de Louis Xll (1514), le duché passa à Claude de France, mariée à François I'*" qui n'était alors que comte d'Angoulème. Devenue reine, ccile-ci en fit don au roi par un acte signé le 20 juin 1515. Nous avons ajouté à la série royale les pièces frappées pour la Bretagne par Louis XII et François l'^'". La réunion définitive du duché à la couronne de France n'eut lieu qu'en 1 j 32. j

LES FIEFS FRANÇAIS 999

§ V. — Vicomte de Limoges.

De la dernière période du règne de Jean III, postérieure à la mort(i 338) de sa femme, Jeanne de Savoie, nous n'avons qu'une seule monnaie limousine, un denier noir de bas aloi, aux armes de Bretagne-Dreux, l'échiquier de Dreux étant réduit à trois cases. Mais on sait que Jean III se rendit coupable d'une contrefaçon du double tourno's royal et qu'en 1338 les coins en furent saisis, par ordre du roi, à Nantes et à Limoges. L'an 1 546, Limoges figure sur la liste des ateliers royaux. Néanmoins, le successeur de Jean, Charles de Blois (1341-1564I, continua d'imiter les espèces royales {gros et denier tournois, double à la couronne), et, même après le traité de Brétigny (8 mai 1360) qui livrait aux Anglais la vicomte de Limoges, il fit copier le gros à la fleur de lis sans nombre, créé en décembre 1360. Un denier de billon faussement attribuée l'atelier de Vannes porte d'un côté l'écu triangulaire de Bretagne, chargé de mouchetures, avec la légende K. DVX BRITANIE, de l'autre: VICEC. LEMOVIC et la croix cantonnée d'un V. Charles de Blois fut tué à la bataille d'Aurai (1364I : l'année suivante, l'atelier de Limoges travaillait pour le Prince noir.

§ VI. — Duché d'Aquitaine.

L'impossibilité d'établir une distinction certaine entre les pièces anglaises d'Edouard I^'' et celles frappées par ses successeurs de même nom, rend très pénible le classement des monnaies d'Aquitaine. Avec Edouard III (1327-77), la lumière commence à se faire. Nous avons mis à la série royale de France (p. 955) toutes les monnaies sur lesquelles il prend le titre de roi d'Angleterre et de France; ici, c'est le titre de seigneur (dominus) ou de duc d'Aquitaine qui nous guide.

La chaise d'or, le léopard et le mouton d'or ayant trouvé leur place dans la suite française, quatre pièces d'or seulement nous restent à signaler : le noble âVQC le demi-noble, attribués à Calais, puis le guicnnois et le florin. Sur le guiennois [Çv^. 1556), on voit le prince debout, au repos ou en marche, sous un baldaquin gothique, l'épéc à la main droite, au bras gauche un bouclier aux armes de France-Angleterre. Deux léopards sont à ses pieds. Le verset gloria in excelsis deo et in terra pax hominibiis entoure la croix du revers, qui porte en cœur l'une des cinq lettres monétaires : BFLPR (Bordeaux, Fontcnay-lc-Comte, Limoges,

Poitiers ou Périgueux, la Rochelle). Lejlorin au lis n'a pour légende que + DVX : AQITANIE, et pour diiïérent une couronnelle ou une tète de léopard. Il est à peu près contemporain du florin au mot Frantia et ne doit avoir été frappé qu'après la paix de Brétigny (i j6o).

Fig. i;;6

Les monnaies d'argent et de billon forment un groupe important, d'une grande variété de types. En argent, nous avons les espèces suivantes :

1-2) Hardi et demi-hardi au buste à nii-corps, et au revers des esterliiis. Le hardi porte deux Icgeudes concentriques : ghria in excchis, (Uc, et dus Aquilanie. Son nom vient du mot anglais /iar//;i«o-.

3-4) Gros et dcini^ros au type tournois, avec un léopard au-dessus ou au-dessous du châtel.

5) Plaque (encore unique), ayant d'un coté les sigles MATD'MME (mater dei,

mcmeulo mei) sous une couronne, au revers la légende BVR CIVIS ARGEN" Tl. comme le gros d'argent de Philippe VI a Parisius civis ar^eiiti.

6) Di;;//'/^, également unique. + CIVJTAS BVRDEGALE. Buste couronné à g.,

entre deux couronnes. 1^ de l'esterlin, mais les besants de deux cantons de la croix sont remplacés par deux couronnelles. 7-8) Esterïin et demi-esterliii au buste couronné vu de trois quarts, avec un léopard au

col, ou à la tête couronnée de face. Sur les premiers, la croix est cantonnée de quatre couronnes (fig. I5S7) ; les autres portent, en toutes lettres, un nom d'atelier a la façon anglaise: CIVITAS AENQIS (tujiu-nsis ? D.\%), etc., légende qui, sur 1 esterïin de Bordeaux (fig. 1358), entoure l'elligic du roi. La pièce de l)ax est de toute rareté.

Dans la série do billon, nous retrouvons le f^nos louniois et son i/c'//i/. mais un peu modifié, le cliàtcl ayant presque toujours cette forme particulière qu'on appelle « chùtel aquitanique » (^lig. 1^59). L'.'s variitls e

LES FIEFS FRANÇAIS

lOOI

sont innombrables. Les blancs ont pour types un léopard couché ou debout (MONETA RVPELLE. de la Rochelle), ou une couronne, ou un léopard sous une couronne. Sur le double tournois (MONETA DVPLEX),

Fig. ISS9

les mêmes motifs, léopard et couronne, se répètent à satiété, et il en est de même du denier tournois et de la maille. Une magnifique suite de piéforts en diminue la monotomie.

L'an 1^62, Edouard III remit le duché d'Aquitaine, érigé en principauté, à son fils Edouard, le Prince Noir (1 562-76;, qui continua le monnayage avec une rare activité. Primogenitus (PO-GNS) régis Anglie, princeps Aquitanie sont ses titres. Il fit frapper les mêmes pièces d'or que son père, l'agnel et le florin exceptés, c'est-à-dire : la chaise et la demi-chaise, le léopard, le noble et \e guiennois de Bordeaux; mais la légende de la chaise n'est plus le Christus vincit de saint Louis, qui se trouve seulement sur le léopard \ elle vient du psaume VII, 12: deus iudex iustus,fortis et paciens. Puis deux monnaies nouvelles complètent la série : le hardi d'or, au buste à mi-corps de face (fig. 1 560), et lepavillon d'or, ce dernier appelé noble aux plumages, parce que deux plumes

Fig. 1560

d'autruche, les armoiries du Prince noir, y accostent la figure debout sous un dais gothique, lia pour légende: dominas adiuior et protector meus, et in ipso speravit cor meum (psaume XX VIII, 8). On constate des dilférences sensibles entre le diamètre, l'épaisseur et le poids des exemplaires qui nous en sont parvenus.

Le type le plus fréquent des pièces d'argent d'Edouard est le buste à mi-corps, tourne à droite et tenant l'épée à la main. Nous le voyons sur

le gros (très rare), le demi-gros et le petit esterlin, dont les revers ont presque invariablement les douze basants, à moins que la croix ne soit cantonnée de léopards et de lis. Souvent le buste est placé sous un dais.

Quant à la monnaie de billon, le nombre de ses variétés est très inférieur à celui de la série royale. Sur \q double, on lit AQVI-TAIE en deux lignes, sous une couronne; le peut guicnnois noir a le champ écartelé, avec deux lis et deux léopards dans les quartiers. Les ateliers du Prince noir, indiqués par le monogramme AG ou les lettres FGLPRT, étaient Agen, Fontenay-le-Comte, Guichc, Limoges ', Poitiers ou Périgueux, la Rochelle et Tarbes.

De Richard II (1377-99), nous ne connaissons que le hardi d'or et son demi, \e double hardi elle hardi d'argent, accompagnés de quelques deniers en bas billon et en cuivre, où le léopard et les armes écartelées de France-Angleterre se maintiennent sans opposition. Les mêmes espèces ont été frappées par Henri IV (1399-141 ?)• On a deux variétés de son hardi (/'or,runeà la légende FRAC! E- DNS- AQI TAN lE autour de la croix, l'autre avec le verset du psalmiste : auxilium meum a domino, et sur cette dernière, les épaules du roi supportent un léopard et un sanglier. Le fait numismatique le plus curieux de ce règne est la reprise du gros tournois aux types du châtel et du léopard couronné. Le Prince noir et Richard II l'avaient laissé de côté.

Le duché d'Aquitaine, réuni à la couronne après l'expulsion des Anglais (145 3), en fut détaché temporairement pour former l'apanage du frère de Louis XI, Charles de France (1468-74). D'admirables pièces d'or, d'un cachet artistique qui manque absolument aux monnaies françaises contemporaines, ont été frappées à Bordeaux sous l'administration

Fig. i>6i

de Char'cs, en première ligne \c fort d'or ou Samson d'or, le plus beau coin de la série féodale |Hg. 1561I. 11 représente le duc debout, armé de

Page 1