VI. — LA WESTPHALIE
§ L — Ville de Dortmund'.
Au xV siècle, l'atelier de Dortmund a frappé une énorme quantité de gros, appelés gros au saint Reinold, parce qu'ils représentent la tète du patron de la ville (SANCTVS REIN0LDV5 MARTIR), de face au-dessous de trois llcurcttes. Au revers de ces gros, on voit, dans un trilobé, l'écus-
I. Mcyer (Adolf), Die Mùnim der Stadt Dortmund. Vienne, s. d. (1885), avec un supplément, 1888.
son à l'aigle impériale. Les fractions sont le demi, le quart et le heller, ce dernier sans légende. Les variétés de coin ne se comptent pas. On n'a aucun renseignement historique sur ces émissions.
§ IL — Duché de Westphalie et d'Angric.
Aux ateliers (p. 657) de l'archevêque Sigefroid de Westerbourg (1275-97), il faut ajouter Nieheim, et à ceux de Wigbold (1 297-1 304) la ville de Lugde. A la fin du xV^ siècle, le nom d'Hermann IV de Hesse (1480-1 508) figure sur quelques deniers frappés à Werl.
§ IIL — Ville de Socst.
Soest était le chef-lieu du duché de Westphalie, et les archevêques de Cologne y avaient leur atelier principal. Mais depuis 1444, la ville relevait des ducs de Clèves et frappait, à son propre compte, des deniers au buste de saint Patrocle, tenant l'épée. Le revers de ces pièces (MON* N' SVSATIENSIS) est réservé à l'écu communal {clef droite).
§ IV. — Evêcké de Paderborn.
A Paderborn, les types de l'évêque assis, du buste de saint Liboire, de l'édifice tourelé, restent en faveur jusqu'au commencement du xv'' siècle, c'est-à-dire sous les évêques :
*Henri III, comte de Spiegel (1361-80). *Rudbert de Juliers (1390-94). *Simon II, comte de Sternberg (1380-89). * Guillaume de Berg (1400-14 15).
et se combinent avec les armes du prélat ou de la ville dans laquelle la monnaie a été frappée. Aux ateliers de Warburg (armes : lui lis), de Brakel, etc., énumérés p. 648-49, il faut ajouter Hofgeismar (p. 65 1) et Lemgo.
§ V. — Abbaye de Corvei.
Le chapitre consacré à la numismatique de Corvci (p. 655-56) a besoin d'un supplément. Il s'agit de la monnaie de Rudbert de Horhauscn (1306-37), publiée par Menadier (Deutsche Mûn^en, t. I, 57), et d'un denier de Henri IV von Spiegel (1 359-60), au buste de l'abbé et à la tète de saint Gui.
§ VI. — Seigneurie de Lippe ^
Les dernières monnaies médiévales sont frappées sous le long règne de Bernard VII (1451-1511). Après un chômage de 66 ans, paraissent simultanément le stin>er avec \q demi-stuver ci la. mite. Le prince s'y appelle nobilis (dominus) Bernardus de Lippa; son atelier est Lemgo» et presque toutes ses pièces sont datées, de 1492 à 1 509. Son type principal est l'écu à la rose dans un trilobé, mais les imitations du type d'Osnabruck (saint Pierre et les trois tours) ne sont pas encore abandonnées. L'apôtre saint André figure en pied sur le stuver àQ 1508, et en buste sur un pfenjiing de Bernard. Les p/ennings concaves n'ont que l'écusson à la rose, avec ou sans les lettres LIP.
§ VIL — Comté de Waldeck.
Henri IV (1569-97) a frappé un denier d'argent figurant l'écu triangulaire des comtes et, au revers, une tête de face dans un trilobé cantonné des lettres KOR qui indiquent l'atelier de Corbach. Sur les pfennings concaves, on voit tantôt l'écusson de Waldeck, tantôt ceux de Waldeck et de Corbach.
§ VIII. — Ville de CorbachK
L'an 1 327, Henri II, comte de Waldeck (1 505-44), engagea ses droits monétaires à la ville de Corbach (p. 65 5) qui semble les avoir exercés assez longtemps. A l'avers des deniers frappés au nom de la ville, l'écusson comtal {étoile à huit rais) conserve sa place, mais la légende change ; on écrit MONET'* CORBEKE. et le buste bénissant de saint Kyllian de Wurzbourg, patron de l'église de Corbach, est gravé au revers. A côté de ces pièces, il existe un groupe de monnaies muettes, présentant les mêmes types.