Grote, Mûnisliidien, t. IV
sont reconnaissables à ses armes parlantes (deux cors de chasse en sautoir), et qui reprend comme type la roue dans un triangle (p. 641) abandonnée depuis plus de cent ans. Le florin d'or au saint Pierre, frappé par Jean III de Diepholz (1425-57), n'étant pas encore retrouvé, l'époque de la forte monnaie commence sous l'épiscopat de Conrad III de Diepholz (1455-82), dont on possède le blanc à la roue. Cette pièce, copiée sur le raderalbus de Cologne, représente le buste de saint Pierre sous un tabernacle gothique et, au revers, dans un trilobé, les armes d'Osnabruck accompagnées de petits écussons. Conrad IV, comte de Rietberg (1482-1 508) a une série numismatique plus variée : \e florin d'or au saint Pierre assis, un autre (avec son demi) au saint Pierre à mi-corps, plusieurs schillings avec leurs subdivisions (demi et huitième) et deux variétés du jD/èww/wg'. Là où le décor n'est pas héraldique, c'est le prince des apôtres qui sert de type. Le successeur de Conrad, Éric II, a fait frapper les premiers thalers.
§ XV. — Comté de Ravensherg.
Les comtes de Berg, ayant hérité, l'an 1346, de Ravensberg (p. 645), y ont frappé monnaie et ajouté à leur titre de cornes de Monte le nom de leur nouveau fief. Une des pièces les plus anciennes, probablement de l'époque de Gérard deJuliers (i j 48-61), est un heller au lion de Berg et aux armes de Ravensberg. De Guillaume (1361-1408) nous avons des deniers, frappés à Bielefeld (MONETA BIELEV.), au type du buste couronné tenant le globe et un sceptre fleurdelisé ou terminé en croix. Ces deniers lui donnent d'abord le titre de comte, puis, à partir de 1 580, celui de duc. A sa mort, Ravensberg échut à son fils cadet Guillaume III (1408-28), alors évêque de Paderborn, qui conserva le même type monétaire en remplaçant le sceptre par une épée. On lit sur ses pièces : WIL. CO. RAVE ou WILH D MOT CO RAVE; au revers, autour de l'écusson, MONETA NOVA BILVEL.
§ XVI. — Abbaye d'Herford\
Après une interruption d'au moins cinquante ans, le monnayage reprend sous l'abbesse Hildegund d'Otgenbach (1 374-1409) qui fait
I. Grote, Mûnxstudien, t. VIII, 380. — Buchenau, Zdlschritf fur Nunt., t. XIX, 40 (pièces énigmatiques avec GODERA ABBATISS).
1278 aUATRiÈME PARTIE
copier servilement les types des deux derniers archevêques de Cologne qui, en leur qualité de ducs de Westphalie, avaient frappé monnaie à Herford. Les petits deniers de l'abbesse la représentent assise de face, voilée, tenant une bannière ou une croix; au revers, il y a le buste de Tarchevôque de face, bénissant et tenant la crosse. Les légendes sont toujours hors du flan, mais les coins qui ont servi à ces émissions existent encore et permettent de lire: + HILLEGVND. ABBATISSE — MONETA- HERVORDENSIS. Après Hildegund, l'atelier monétaire est fermé de nouveau et le restera, cette fois, pendant plus de cent ans.
§ XVn. — Comté de Rietberg '.
Le comte Otton (1516-30 a frappé un demi-gros ÇB^ CIVITAS RIDBORG, M '9) copié sur ceux de la ville de Schweidnitz en Silésie.
§ XVIIL — Évéché de Minden\
Les légendes des monnaies de Minden sont toujours hors du flan, ce qui rend les attributions presque impossibles. On a pu distinguer deux sortes de deniers frappés par Otton III von dem Berge (1584-98). Sur l'un, on voit les armes de Minden (clefs en sautoir) et du prélat {aile d'aigle) avec, au revers, le buste de saint Pierre (OTTON I S €PIS- COPI 6CLESIE); sur l'autre, le buste de l'évèque bénissant, derrière son blason de famille. Ce dernier porte un nom d'atelier, Petershagen. Le /leller d'Henri 111 de Schaumbourg (147}-! 5 18) se reconnaît aux armes de l'évèque.
§ XIX. — Comté de Hoya\
D'Otton IV (1 385-1428), nous avons plusieurs monnaies intéressantes. Un déniera, l'évèque assis, attribué jadis à Otton II, porte la légende SANCTE SVENOIER (ou SWE-), qui ne peut être qu'une invocation à saint Swidbert; la tête de saint Paul, entre l'épée et l'écu aux pattes
1. Friedensburg, Schïesiens Mûnigeschichte im MilielaUer, t. II, 262.