‹ Traité de numismatique du moyen âge (volume 4)Chapitre 99 sur 183 · VIII. — LE BRANDEBOURG ET LA POMÉRANIE · texte numérisé non relu

VIII. — LE BRANDEBOURG ET LA POMÉRANIE

§ L — Margraviat de Brandebourg^.

Le monnayage des trois princes de la maison de Bavière :

*Louis ler (1323-51). *Otton VIII le Paresseux (1365-73).

*Louis II (1351-65).

est presque exclusivement anonyme et continue le vieux type du prince debout (p. 722) tenant à chaque main un attribut, soit deuxépées droites ou deux flèches, soit des arbrisseaux, des tiges fleuries, des étendards, lances, clefs, croix, anneaux, cornes de cerf, etc. Très rarement, on y lit un nom propre. M. Bahrfeldt distribue entre Louis I et Louis II les deniers à la légende LODEVIC ou LODEVICH autour d'un casque. D'autres deniers portent les lettres OTTO, tantôt autour de la figure du margrave debout, tantôt dans les cantons d'une croix.

Les types restent les mêmes sous le gouvernement de la maison de Luxembourg :

Charles IV, empereur, tuteur de son fils Sigismond, empereur (1378-88, 1411-15).

Wenceslas (1373-77). J^^" ^^ (1378-99)-

Wenceslas, empereur (1377-78). Josse (1388- 141 1).

mais il est impossible de classer une seule pièce à tel prince plutôt qu'à tel autre. L'avènement des Hohenzollern ne change rien à cet ordre de choses. A Frédéric I^'" (1415-40) on ne peut attribuer qu'un petit p/enning anonyme, appelé vinkenauge (œil de faucon), au type de l'aigle de Brandebourg (I^ casque); cependant, le même a frappé unjlorin d'or au saint Jean et à l'aigle, qui porte la légende : FRIDERIC MARGR BN'GN* (Brandenburgensis) . Une longue liste de pfennings creux forme presque toute la série monétaire de Frédéric II (1440-70), avec les quadruples, appelés quadrini dans les chartes et valant 4 vinkenatigen. Ces derniers se reconnaissent au mot PREMISLOV ou au casque de le ville de Prenzlau. Legros (fig. 1843) ne faitson apparition qu'en '4^5- ^^ porte, lui aussi, l'aigle éployée, libre ou dans un écusson, et au revers une croix cantonnée de quatre écus, dont l'un est parfois remplacé par un diff"érent d'atelier (GROSSVS* NOVVS' BRA* D'BVRG). Souvent, un écu à quatre quar-

I. Sources: p. 716. — E. Bahrfeldt, Das Mûn^wesen der Mark BranJeiibiirg tinter den Hohenzollern bis :^Hm grossen Kurfûrslen. Berlin, 1895, in -4, 2 vol.

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