‹ Traité de numismatique du moyen âge (volume 5)Chapitre 12 sur 85 · II · texte numérisé non relu

II

§ LXXXIV. — Archevêché de Reims ^.

Les archevêques de Reims figurent au nombre des plus anciens feudataires jouissant en France du droit de battre monnaie. Nous avons, dans un précédent chapitre, p. 272, signalé des deniers frappés par l'archevêque Adalbéron (969-988) du vivant du roi Lothaire.

Le type de ces p^.eces est une tête de profil. Sur des monnaies analogues aux monnaies semi-royales d'Adalbéron de Laon et du roi Robert, nous trouvons, à Reims, une tête de face reproduite au droit et au revers. Les légendes sont + Â(RCHIE1PIC0 REM et F(RANCO)RVM REX. Bien que ces deniers soient anonymes, on peut sans trop d'invraisemblance les rapporter à l'épiscopat d'Arnoul (982-991 et 996-1021).

On n'a pas encore retrouvé de monnaies de l'archevêque Ebles de Roucy (1021-1033), qui réunit le comté de Reims aux domaines de l'égHse, mais, à partir de son successeur, la numismatique archiépiscopale dispose d'une série rarement interrompue jusqu'au commencement du xW siècle.

*Gui I de Châtillon, 103 5-105 5.

* Gervais deChâteau-du-Loir, 105 5-1067.

* Manassès I de Gournay, 1069-1080.

* Renaud I du Bellay, 1083-1096.

* Manassès II de Châtillon, 1096-1 106.

* Raoul le Verd, 1106-1 124.

Renaud II de Martignc, 11 28-1 138.

* Samson de Mauvoisin, 1140-1161.

* Henri I de France, 1162-1175.

* Guillaume Taux Blanches-Mains, 1176-

* Gui II, cardinal Paré, 120 5- 1206.

* Aubry Humbert de Hautvilliers, 1207-

* Guillaume II dejoinville, 1219-1226.

* Henri II de Dreux, 1227-1240.

Juhel de Mathefélon, 1245-1250.

Thomas de Beaumetz, 1251-1263.

Jean I de Courtenay, 1266-1270.

Pierre I Barbette, 1274-1298.

* Robert I de Courtenay, 1299-1324.

Guillaume III de Trie, 1324-1334.

Pendant toute cette période le type des deniers et des oboles de Reims reste assez uniforme. Il se compose toujours à l'avers du nom de l'archevêque régnant écrit soit en deux lignes, soit en monogramme. Manassès I seul conserve le monogramme de son prédécesseur et signe dans la légende circulaire. Au revers la croix pattée est cantonnée de lis, de globules ou de croissants ; sur une pièce de Manassès II, qui apparaît comme une exception dans le monnayage rémois, le grénetis qui ceint la croix est remplacé par un quadrilobe.

I. Maxe Werly, État acticel de la numism. rcnioisc, dans la Rev. belge de numism.^ 1889.

Nous réunissons dans le tableau suivant les dispositifs que revêtent sur les pièces les noms des divers archevêques (fig. 865 à 878).

Mu

Gui I

Gervais

If

Uanassès II

Renaud I

Raoul

Samson

Henri I

o Guillaume I

o Gui I

Albéric

Henri II Guillaume II

Fig. 86; à 87S

Les légendes des deniers rémois sont très remarquables. Gui I signe ses monnaies tantôt du titre de pracsul, tantôt de celui d'arcbipraesul. Ses successeurs Gervais et Manassès I emploient aussi cette dénomination ; mais elle disparaît après ce dernier archevêque. Au revers de ses pièces Gui I écrit VITA XPISTIANA, sorte d'adaptation du Chrisiiana rcligio qui eut tant de vogue. sous les Carolingiens.

Les deniers de Gervais et de Raoul I portent REMENSIS NVMMVS. NV5T2 REH^SIS, formule dont on chercherait en vain un autre exemple sur les monnaies françaises du moyen âge. Sous Manassès I reparaît une inscription carolingienne: SCE MARI... 5T2ENSIS. A partir de Samson de Mauvoisin, le nom de la cité rémoise, REMIS CIVITAS, forme Finscription habituelle du côté de la croix.

Les droits monétaires des archevêques de Reims sont reconnus dans Tordonnance de Louis le Hutin, en 13 15 : « Item la monnoic l'archcvesquc de Reins : les deniers doivent estre à iiij d. xij (grains de loy, arc^ent le Roy, et de xvij s. viij d. de pois, au marc de Paris; et les maailks de la dicte vwnnoie doivent estre à iij d. xviij crains de loy, argent le Roy, et de XV s. V d. oboles doubles de pois au marc de Paris, et ne porra faire que la x'^ partie de maailks doubles; et ainsi vauldront les deniers et les maailles dessus dictes, autant plus ne mains comme les pcir[isi:(\ peti:^ et les maailles par\isii\. »

§ LXXXV. — Comté de RethelK

La numismatique primitive du comté deRethel est encore peu connue. L'ordonnance de Louis le Hutin réglementant en 13 15 le monnayage des barons dit : « Itetrif la monnoie au conte de Rethel : les deniers doivent estreàiij d. xvj grains de loy, argent le Roy, et de xixs. vj d. de pois au marc de Paris ; item, les maailles de la dicte monnoie doivent estre à iij d. de loy, argent le Roy, et de xvj s. ix d. maailles doubles de pois, au marc de Paris ; et ne pourront faire que le x^ de maailles, c'est-à-dire ix. c. l. de deniers et c l. de maailles doubles ; et ainssi vaudront les deniers et les maailles dessus dictes avalué l'un l'autre à petiz^ tourn\oi:(\ et a maailles tourn\oises\ xx d. mains la livre que peti:(^ tourn[oi:(], c'est-à-dire que les xiij deniers de la monnoie dessus dicte ne vauldront que xij peti:^ tourn[ois]. »

Le comte Louis I (1290- 13 22) frappait ses monnaies au type que voici : + LVDOVICVS COMES. Croix cantonnée de croissants. iV. RE- GIT EST ENSIS- Peigne champenois surmonté de trois râteaux. Les râteaux étaient les armes parlantes du comté de Rethel, qui portaient : de gueules à deux râteaux endentelés d'or.

§ LXXXVL — Évêché de Beauvais^.

Ce fut sous Hugues Capet (987-996) qu'au témoignage des monnaies,

les évoques de Beauvais inscrivirent leur

nom sur le numéraire. L'évêque Hervé

(986-998) fît au roi cette concession

grande d'accoler le nom de Hugues au

sien sur les deniers et les oboles qu'il

forgea: + HVGO REX HERVEVS. Le

type de ces pièces est la continuation du

'^* '^ monogramme de Charles (fîg. 879).

Un intéressant dépôt de monnaies beauvoisines exhumé en 1863 à

Thérines (Oise) renfermait, en même temps que des deniers très mal

frappés d'Hervé, des pièces des évêques Henri de France (1149-

1162) et Barthélémy de Montcornet (1162-1175). On ne trouva

1 . V. Gaillard, Histoire polit, et numism. du comté de Rethel, dans la Rev. belge de numism.y 1851, p. 113 et suiv.

2. Voillemier, Essai sur les tnonnaies de Beauvais, dans les Mém. de la Soc. Acad. de l'Oise, l. III, 1858.

dans ce dépôt aucune monnaie d'évêque du xi*' siècle et de la première moitié du xii* ; ce fait etla dégénérescence excessive des pièces d'Hervé ont permis de supposer que longtemps après son épiscopat ses successeurs forgèrent à son type, et que, pour l'atelier de Beauvais, Henri de France fut le premier qui changea, par l'inscription de son nom, les légendes des deniers.

Le type des pièces ne sort pas cependant de la tradition carolingienne. A Beauvais, plus tard qu'ailleurs, le monogramme de Charles continua à former la marque officielle du signe d'échange ; on le retrouve jusque sur les deniers de Philippe de Dreux (1175-1217), le dernier évêque dont le monnayage ait été constaté par des monuments authentiques.

A l'époque de cet évêque se rattache une sentence arbitrale rendue en 1208 par le baiUi de Beauvais ; ce document donne des renseignements précieux pour l'histoire monétaire locale. Il nous apprend que la monnaie de Beauvais était la propriété du seigneur évêque, et qu'elle ne se forgeait point ailleurs que dans le palais épiscopal ; que deux parties d'argent fin et trois parties de cuivre ou environ formaient le titre des espèces ; que sur chaque livre de pièces frappées, l'évêque prélevait quatre deniers à titre de seigneuriage. Nous y trouvons enfin cette remarque importante que les évêques n'ayant pas usé de leurs droits de fabrication autant que l'exigeaient les besoins de leur comté, la monnaie royale était reçue dans ce fief au même titre que la monnaie épiscopale.

§ LXXXVII. — Comtés de Vermandois et de Valois'^.

En 1077 Herbert IV comte de Vermandois (1045-1080) réunit à sts états le comté de Valois, du chef de sa femme. De leur union naquit une fille, Adélaïde, qui fut mariée à Hugues le Grand, fils d'Henri I roi de France. Ce Hugues devint la souche d'une nouvelle maison comtale :

Hugues, 1080-1 117. Raoul II, 1152-1167.

Raoul I, 1117-1152. Isabelle et Philippe d'Alsace, 1167-1183.

Les premières monnaies des comtes de Vermandois et de Valois sont de grands deniers d'argent, contemporains d'Herbert IV, puisqu'on les a rencontrés dans les trouvailles avec les deniers amiénois aux légendes, PAX-ISIAMVNAI. Ces pièces, frapppées à Saint-Quentin, ville

I . Desains, Notice sur la numismatique de la ville de Saint-Quentin et du comté de Vermandois, dans la Rev. numism., 1837, P* ^^7 ^^ ^uiv.

Fi?. SSo

principale du Vermandois, sont anonymes. Elles portent à l'avers une

figure informe assise sur un trône, sans légende, et au revers le mot MARTI R, placé en une ligne dans le champ, accompagné en inscription circulaire de, 4- CORO-NATVS (tig. SSo).

Hugues (10S0-1117) mit le premier son nom sur ses deniers, dont le type est une sorte de portail. Les légendes donnent + HVGO COMES — 4- VERANVMIV... On n'a pas encore retrouvé de monnaies pour les deux comtes du nom de Raoul qui se succédèrent après Hugues.

En 1167 Isabelle, sœur de Raoul II, lui succéda au Valois et au Vermandois, avec Philippe d'Alsace, comte de Flandre, son époux. Philippe, qui dans son comté patrimonial montra la plus grande attention aux affaires du monnayage, n'eut pas moins de trois ateliers dans ses nouvelles possessions : Crépy, Saint-Quentin et Pcronne.

A Crépy, il charge de la fabrication des Jt*7/;V;.r le financier Simon, que nous allons retrouver exploitant les hôtels monétaires d'Amiens et d'Ar-

Fig. SSi Fir. bS:

ras. Voici le type de ces pièces : + PHILIPVS COMES. Dans le champ, CRE-SPI en deux lignes, il. + SIMON FECIT. Croix pattée avec croissants et S dans les cantons (tig. SSi). Les monnaies de Péronne, PE- RONIÀ, ont pour type une tourelle élevée sur une arcade garnie de créneaux (tig. SS2). Le nom de Philippe y est ccrit sans indication de son titre de comte. A Saint-Quentin, la tête de f^ice du patron local entourée

de son nom, + SCS QVINTINVS. occupe une des faces des deniers et des clvles. Sur l'autre nous trouvons le mot COMES sur une bande transversale coupant tout le champ, et 4- PHI- LIPVS en légende circuLiire (ùg. SS3). C'est, comme on voit, un retour vers l'empreinte des plus anciennes monnaies vermandoises; à Saint-Quentin, comme ailleurs, on voit Philippe d'Alsace développer l'esprit municipal.

A la mort d'Isabelle de Vermandois, décédée sans enfants le 26 mars II 83, son époux voulut retenir sa dot en vertu d'une donation qu'elle lui en avait faite pour sa vie. Mais Hléonore, sœur d'Isabelle, réclama cette succession comme plus proche héritière ; trop faible pour soutenir

Fiç. iS3

ses prétentions, elle eut recours au roi de France Philippe-Auguste. A la suite d'une guerre malheureuse, le comte de Flandre se vit obligé de céder le Valois et le Vermandois à sa belle-sœur. On possède d'Éléonore de A'crmandois (i 183-12 14) des deniers de billon servilement imités des deniers parisis de Philippe-Auguste. L'inscription du champ, destinée à simuler le FRA-NCO des pièces royales, est ALI-ENO.Les légendes circulaires sont CO-VIROMENDI et S. QVINTINVS. nom deTateliermonétaire.

Fléonore de Vermandois eut quatre maris. Le troisième d'entre eux, Mathieu d'Alsace, frère du comte de Flandre, semble avoir du vivant de son frère, et à la suite d'une convention dont la portée ne nous est pas connue, exercé à Crépy en Valois le droit monétaire. C'est en efîet à lui et à nul autre que doit être attribué un denier dont voici le signalement: + MAD COMES FLANDRE. Dans le champ, CRE-SPI en deux lignes, k. 4- SIMON ME FECIT. Croix comme sur le denier battu à Crépi par Philippe d'Alsace^

A la mort de Mathieu d'Alsace, Hléonore se maria en quatrièmes noces avec Mathieu de Beaumont. Ce seigneur frappa à Crépy, comme administrateur des biens de sa femme, des deniers où il prend le titre de MADEVS COMES. Le type de quelques-unes de ces pièces est le même que celui des deniers de Philippe et de Mathieu d'Alsace, mais le nom du monétaire Simon est remplacé par le nom de Crépy, CRISPETVM. Sur d'autres deniers, le mot crespi du champ est remplacé par les trois lettres APO placées entre deux lis; nous voyons dans ces lettres une abréviation du nom d'Éléonore ou Aliénor de Vermandois. Après la mort de cette princesse (12 14), le Valois et le Vermandois furent réunis à la couronne de France.

§ LXXXVIIL — Comté de Soissons^.

La véritable puissance féodale des comtes de Soissons date du xi^ siècle, époque à laquelle leur hef devint héréditaire dans la maison de Ver-

1. On ne s'exrlique pas bien le titre de com^ Flandre écrit au nominatif sur ce denier: en s'attendrait bien plutôt, en effet, à y Virecomitis Flandrie en sous-entendant fidtcr. Peut-être sommes-nous en présence d'une de ces fautes de latin fréquentes dans les légendes monétaires. C'est ainsi que plus tard un ^ro; au chdtel de Jean de Namur, îîis du comte de Flandre et gouverneur du comté, portera i. F. comes flandrie, alors que la légende habituelle et correcte est i:f:coit:flakdrie.

2. L. Maxe Werly, Xumiswatique soissonnaise, dans la Rev. numismatique, 1884, p. 82 et suiv. — Voillemier. Essai pour servir à l'histoire des monnaies de la ville de Soissons et de ses comtes, dans les Me'm. de la Soc, des antiquaires de Picardie, 1863, p. 119 et suiv.

mandois. « Ce fut alors, sans doute, que les comtes devenus presque indépendants prétendirent s'attribuer tous les droits de la souveraineté en exerçant le plus envié de tous, celui de battre monnaie.

Guillaume Buse, 1038-1099.

Jean I, 1099-1118.

Renaud II, 1118-1146.

* Yves de Nesle, 1164.

* Conon ou Canon, 1178-1180.

* Raoul, 1 180-1237.

*Jean II, 1237-1270.

*Jean III, 1270-1284.

♦Jean IV, 1284- 1289.

*Jean V, 1 289-1 297.

Hugues, 1 297-1 306.

*Jean de Clermont et Jeanne, tuteurs,

Marguerite et Jean de Hainaut, 1306-

Aussi longtemps que les comtes de Soissons furent en possession du droit de battre monnaie, le type uniformément employé sur leurs espèces fut le temple, rappelant dans sa donnée générale le temple carolingien. Le plus ancien comte dont la monnaie ait été retrouvée est Yves de Nesle, qui s'intitule + IVO : COMES — + SVESSIONIS.

Yves associa d'abord à son pouvoir Canon, qui devait lui succéder. Ce Canon avait épousé Agathe de Pierrefonds et, probablement lorsqu'il n'était encore à Soissons que comte associé, il émit à Pierrefonds des deniers au type soissonnais sur lesquels il inscrit : + M0N6TÀ CÀROR — + DE PI6R6FONT. Après son avènement au comté, le monnayage au nom de Pierrefonds fut sans doute arrêté, Canon disposant de l'hôtel de Soissons, où il battit des deniers portant + CANON COM ES — h SV ES- SIONIS.

Il est impossible de répartir les monnaies soissonnaises au nom de

Jean entre les divers comtes homonymes qui se succédèrent au xiii' siècle. Nous sommes tentés d'admettre que tous monnayèrent au même coin (fig. 884).

La monnaie de Jean de Clermont, époux de Jeanne, veuve de Hugues, et tuteur de la fille posthume de ce dernier, Marguerite, se distingue nettement de toutes les autres. On y lit en effet lObS D6 CLAROMONTE, ce qui ne laisse aucun doute sur son origine. ■

On ignore la date précise à laquelle cessa le monnayage des comtes de Soissons, encore mentionné dans ^ordonnance royale de 13 15. Voici ce qu'en dit ce célèbre document: « Item, la monnoie au conte de Soissons, quon appelle noires, doivent estre à iij d. xij grains de loy, argent le Roy, et de xxiiij s. de pois, au marc de Paris, et vauldront les deniers dessus di^, avalue^ à parisis peti^ et à maaillcs parisis, les xx noires xij parisis petiz^. »

Fig. 884

§ LXXXIX. — Abbaye de Saint-Médard,

Louis le Débonnaire accorda vers 826 à l'abbaye de Saint-Médard de Soissons le droit de frapper de la monnaie royale, sous la condition que les émoluments seraient consacrés au service qui se faisait en l'honneur de saint Sébastien. Ce privilège fut confirmé par Charles le Chauve, et sans doute aussi par Carloman.

Jusqu'au règne de Robert, les abbés de Saint-Médard, qui depuis Lothaire dessinaient un temple sur les deniers et les oboles dont la fabrication leur était confiée, inscrivirent le nom du roi de France ; mais après ce roi, les légendes deviennent illisibles et tiennent bientôt de la fantaisie. Comment, en efî"et, chercher un sens raisonnable, une explication sérieuse à des assemblages de lettres aussi incohérents que ceux-ci :

VHSVThNV VHRVThNV

3DIÏ)FH3P3DO l3PD33D3D3DDa)

Le temple dégénère à mesure que l'altération se produit. Lorsqu'à la fin du xi^ siècle les monnayeurs abbatiaux veulent sortir de la routine, l'empreinte primitive des deniers leur est tellement sortie de la mémoire, qu'à leurs yeux ce qui reste du temple leur paraît un étendard mal dessiné. Nous les voyons aussitôt rectifier le coin, et cet emblème, désormais destiné à marquer les pièces abbatiales, s'étale sur le champ des

espèces. Les légendes deviennent, + SANCTVS h ME + DA + RD-

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