II
monétaire. Les pièces de Massa parvenues jusqu'à nous sont du commencement du xiv^ siècle. Nous en parlerons dans notre quatrième partie.
Milan (Italie septentrionale) ^ — Le monnayage milanais, interrompu vers le règne de l'empereur Henri V, reprit sous Frédéric Barberousse, pour se continuer sous Henri VI et Frédéric IL Les types sont épigraphiques et se composent du nom impérial ou du nom de l'atelier ME- DIOLA-NVM, écrits en trois lignes; le revers porte les lettres l-P-R-T {imperator) disposées en croix, sous les Frédéric, une simple croix pattée sous Henri VI.
A la mort de Frédéric II, les Milanais cessèrent d'inscrire le nom de l'empereur sur leurs espèces, qui portèrent dorénavant le nom et l'image de leur patron, saint Ambroise.
Modem (Italie centrale). — La commune de Modène {Mutina)^
obtint en 1226 de Frédéric II le droit de : « cudere, facere et hahere monetam sub charactere nostri nominis ». Ses pièces portent en effet dans le champ, à l'avers, les consonnes principales du nom de l'empereur, et au revers, l'initiale de la cité (fig. 1269).
Fig. 1269
Novare (Italie septentrionale). — Suivant M. V. Promis, les évêques de Novare paraissent avoir obtenu une concession monétaire de Frédéric Barberousse; mais sous Henri VI la ville, devenue indépendante, obtint la direction de son atelier, dont elle disposa jusqu'au milieu du xiv^ siècle. Le type monétaire de Novarre se compose des initiales du nom de saint Gaudence, S-T-G, en trois lignes sous un trait abréviatif; les légendes sont + NOVARIA et IMPERATOR.
Padoue (Italie septentrionale). — La république de Padoue monnaya depuis le commencement du xiii^ siècle jusqu'en 13 18. Les légendes de ses monnaies sont + PADVA REGIA et CIVITAS pour les grossi aqui- Uni (fig. 1270); les pièces plus petites, dont le type est une étoile, ont CIVITAS — DE PADVA; enfin les quattrini portent + P-A-D-V- et l'A final dans le champ.
1. F. et E. Gnecchi, Le monete di Milano da Carlo Magno a Vittorio Emanueîe II, Milan, 1884, in-4.
2. A. Crespellani, La \ecca di Modena net periodi communale ed esteme. Modène, Î884, in-4.
Parme (Italie centrale). — La commune de Parme paraît avoir obtenu ses droits monétaires de Philippe, roi des Romains, en 1207. Jusqu'en 1250, les pièces parmesanes portent les noms des souverains de l'empire, Philippe, puis Otton IV et enfin Frédéric II; les types restent purement épigraphiques et se composent du mot REX ou de IP (fm-
Fig. 1270
Fig. 1271
perafo)-) écrit dans le champ. Après 1250, les espèces devinrent autonomes; néanmoins le titre d'IMPERATOR continua à figurer sur un certain nombre d'entre elles. Les grossetti, dont notre figure 1271 reproduit un spécimen, montrent saint Hilaire, S, YLARIVS, assis de face et bénissant^.
Pavie (Italie septentrionale). — Cette ville, où les rois et empereurs monnayèrent jusque sous Henri IV, obtint ses franchises communales de Conrad II, en 1028. Frédéric Barberousse, auquel elle resta toujours fidèle, ouvrit, de nouveau, un atelier dans ses murs. Ses deniers portent en trois lignes: FE-RIC-N, pour Fede- -ricus imperaior (fig. 1272). Ce monnayage fut poursuivi sous Henri VI et sous Frédéric II, qui l'un et l'autre confirmèrent les privilèges de Pavie, toujours de plus en plus étendus. A la mort de ce dernier empereur, Pavie se proclama en répubfique et les monnaies, devenues autonomes, portèrent le nom et l'effigie du patron: SANCTVS SYRVS.^
Pérouse (Italie centrale). — Quoiqu'on ne soit pas d'accord sur l'origine du monnayage de Pérouse, on peut dire, d'après le type des espèces, que leur émission commença vers 1260. L'avers des monnaies est généralement occupé par l'initiale ou la finale de Perusià; la légende du revers se compose du nom du patron: + S. ERCVLANVS.
Pîse (Italie centrale). — Frédéric Barberousse semble avoir accordé
Fig- 1272
1. I. Affo, Delîa ^ecca e moneta parmigiana. Parme, 1788, in-fol. Réimprimé dans Zanetti, Niiova raccolta, etc., t V.