VIII. — LES FRANCS I7I
mérovingiennes d'argent actuellement découvertes; mais, malgré son puissant intérêt, cette étude est presque entièrement à faire. Plusieurs trésors de deniers ont été exhumés^ et aucun n'a fait l'objet d'un examen approfondi. Nous ne pouvons donc dans ce paragraphe qu'effleurer un sujet dont l'examen demanderait de longs chapitres.
Au point de vue du type, les plus anciens deniers ne se distinguent pas des triens de monétaires. Leur ressemblance avec l'or est telle que les numismatistes sont exposés à confondre avec les pièces d'argent les triens faux du temps, qu'un séjour prolongé dans le sol a dépouillés de leur fragile dorure. « Dans les vingt premières années du viii* siècle,
dit Fillon, l'usage de décorer les monnaies d'une tête commença à être abandonné, et les dix qui suivirent furent à peine écoulées, que le champ fut presque envahi de chaque %• 291. côté par les légendes horizontales. » Les
pièces de cette époque, dont nous donnons ici un spécimen énigmatique (fig. 291), montrent la révolution que subit l'art mérovingien, révolution dont sortirent les types monétaires de la seconde race.
I. Tels sont la trouvaille de Plassac, acquise par M. le Marquis de Lagrange, celle de Savonnières en Touraine, celle faite près de Nice et dont les principaux types ont été légués par M.Morel Fatio au Cabinet des médailles, enfin le trésor exhumé àSaint- Pierre-des-Étieux, sur les limites du Cher et de l'Allier, dont M. Buhot de Kersers s'est occupé sommairement dans les Mém. de la Soc. des Antiquaires du Centre, 1884, t. XI, p. 277 et suiv.