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PREUVES DU CLASSEMENT DES MONNAIES DE CHARLEMAGNE

Il n'existe aucune difficulté pour le classement des monnaies de Pépin et de Carloman. Leurs pièces ne sont pas à confondre avec celles d'autres rois carolingiens et, si elles peuvent donner Heu à quelque discussion, ce n'est qu'au point de vue de la localisation des ateliers monétaires.

Il n'en est malheureusement pas de même pour les monnaies de Charlemagne.

Dans le long paragraphe qui précède nous avons donné l'histoire monétaire du règne de Charles I" telle qu'une étude consciencieuse des trouvailles et des textes nous l'a fait concevoir. Il nous reste maintenant à fournir les preuves de notre classement, si logique qu'il soit; car, soit que l'autorité d'A. de Longpérier ait étouffé les idées des numismates de France, soit que le désir de ne pas blesser l'amour-propre si susceptible du maître ait influencé ses contemporains, aucun Hvre publié de son vivant, c'est-à-dire avant 1881, n'a traité la question avec une indépendance d'esprit complète.

De Longpérier ne reconnaissait à Charlemagne que deux types monétaires : 1° celui que nous avons rangea la première partie du règne et qui est la continuation pure et simple du coin de Pépin; 2° le type impérial des deniers à effigie (800-814).

Le vice capital, rédhibitoire, de ce système saute aux yeux, alors même qu'on n'aurait pas la composition des trouvailles pour le faire ressortir. Comment admettre que Charlemagne ait passé sans transition aucune, de l'empreinte grossière et rude employée sous Pépin, au type du buste qui apparaît comme le summum artistique de la gravure monétaire à l'époque carolingienne? « Est-il présumable, écri- « vait de Coster en 1852, que sous un monarque de si haute intelli- « gence, qui aimait et protégeait les arts, la gravure soit demeurée

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