X. — L EMPIRE BYZANTIN
Dominus et font usage indifféremment de ceux de Basileus ou de Despotes, correspondants grecs de Rex et àUmperator. Ces appellations se maintiennent jusqu'à la fin de l'empire et sont géntralement suivies du mot ROMAICON, ROMAION ou ROMEON. Quelques empereurs, poursuit Sabatier auquel nous empruntons ces détails, sont qualifiés de Tépithète PISTOS (Jidelis), comme, par exemple, Michel II le Bègue, Théophile et Basile I le Macédonien, ou de l'adjectif EVSEBES {Pius), comme Léon VI le Sage, Constantin X, etc. Justinien II Rhinotmète prend sur quelques-unes de ses monnaies le titre de serviteur du Christ SERVwj CHRISTI. formule reproduite en d'autres termes sur la monnaie d'or de Théophile, où nous lisons en légende: CVRI6 bOHGH -^O SO ôOVLO, protège ton serviteur.
Par exception, et sans que Sabatier en ait trouvé le motif, un bronze de Michel III le Buveur et Basile porte les légendes, insolites à cette époque, MlbA6L IMP€RATor, et bASILiqS REX. Sur un sou d'or où figurent ensemble Michel III, Théodora et Thécla, Théodora, régente et tutrice de son fils, prend le titre de d6SPVNA.
Basile I, Léon VI et Alexandre, Léon VI et Constantin X, Constantin X et Romain II, Romain I et son fils Constantin, Romam I et Christophores, Basile II et Constantin XI ont pris sur quelques-unes de leurs monnaies le titre ai' auguste, ce mot étant employé comme synonyme de rex ou de basileus. Sur les pièces de Nicéphore II et Basile, on trouve pour la première fois le titre à' autocrate.
Les légendes autres que les noms et titres de souverains présentent sur le numéraire byzantin de cette époque peu de variété. Les plus anciens sous d'or, ceux de Constantin V par exemple, portent encore au revers l'antique légende VICTORIA AVÇ^, et le mot CONOBàTexergue; mais, de très bonne heure, une devise religieuse vient effacer ce dernier souvenir de Rome la payenne.
Nous avons déjà signalé, sous Justinien II, l'inscription IhS CbS REX R6^NANTmM : elle accompagne toujours la face ou Tirnage assise du Christ. Au revers d'un sou à'oràt Nicéphore I Logothète apparaît pour la seconde fois la légende IbS^S XRIST^S NICA, inscrite autour de la croix posée sur des degrés ; cette légende, employée déjà par Constantin VI et Irène, s'est maintenue sur les monnaies d'argent jusqu'au règne de Léon VI le Sage. Sur les bronzes anonymes de Jean Zimiscès, la tête du Christ est accompagnée du mot €MIV1AN0VHA emprunté aux Ecritures.
Ainsi que nous l'avons dit dans le précédent paragraphe, les bronzes et surtout ceux de moyen module frappés à Kherson, en Crimée, continuent à porter les monogrammes des empereurs. Nous en réunissons I. 22
ici les dessins en omettant toutefois le monogramme de Basile II et celui du titre despotes, AECTT^T, qui se trouvent réunis sur le bronze représenté plus haut (fig. 623).
Fig. 6a >
Constantin V Copronyme.
Fig. 626
Léon V et Constantin VII.
Fig. 627
Michel III et Basile I.
Fig. 628
Basile I et Consuntin VIII.
Fig. 650
Léon VI et Alexandre.
Consuntin X.
Fig. 6j4 Constantin X et Romain II.
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Fig. 632 Romain I.
Fig- 63$ Nicephore Focas.
F'g- 633 Romain II.
Fig. 636 Jean Zimiscès.
Fig. 637 Romain II et Basile II.
Fig. 638 Sio:les du Christ.
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Fig. 659 Sigles de la Vierge.
Les deux derniers de ces monogrammes (fig. 638 et 639) accompagnent sur un certain nombre de pièces les effigies du Christ et de la Vierge: leur signification est l'o^ou; XptsTo; et Mr^iYjp 0£oj.
§ III. — Les imitations barbares des monnaies byzantines.
On trouve assez fi-équemment, dans le nord de l'Europe, en Russie, dans les pays Scandinaves, et mcme en Frise, de curieuses monnaies d'ar<^cnt, à légendes complètement altérées, mais simulant le type des millaresia byzantins. La contrefaçon est souvent très grossière, et parfois l'intention du graveur est méconnaissable.