I. — ROME ET BYZANCE
Théodose II frappa, le premier, de menues espèces de cuivre ayant au revers, pour tout type, le monogramme du nom impérial dans une couronne. Plus tard, ce type du monogramme s'étendit aux siliques d'argent. Les rois ostrogoths, les premiers rois francs, burgondes et wisigoths frappèrent à la mode byzantine des pièces sur lesquelles leurs monogrammes remplacent ceux des empereurs. Nous groupons ici les marques personnelles qui se rencontrent sur les espèces byzantines, depuis Théodose II jusqu'à Léon III l'Isaurien.
Théodose II.
Fis:. 20 à 22.
Marcien.
Fig. 23 et 24.
Léon I.
Zenon.
Fis;. 26.
Zénonis.
Fig. 27.
Anastase I.
loi
Fig. 28 et 29.
Justinien I.
Fig. 30 à 35.
Maurice Tibère
Fig. 56.
Focas.
ni
Hcraclius I.
Fig. 38 a 41.
Héradius Constantin.
fU
Fig. 42 et 43.
Tibère V Absimare.
IF
Fig. 44.
Léon III l'Isaurien.
A partir de la réforme d'Anastasc, les monnaies de cuivre ne portent plus de légende au revers, à de très rares exceptions près, comme
par exemple, la plus ancienne inscription grecque €N T8T0 NIKA qui se lit sur des bronzes d'Héraclius probablement frappés à Carthage. Le type du cuivre se compose désormais de chiffres ou de lettres numérales indiquant la valeur de la pièce. Ces lettres sont grecques ou latines suivant que les pièces devaient avoir cours en Orient ou en Occident : soit M ou XXXX pour lefoîlis, A ou XXX pour le trois-quarts àtfollis, K ou XX pour le demi-follis, I, X ou V + V pour le decanummium, € ou V pour le pentanummium. Le nummus ou dcnarius seul ne porte pas sa valeur, mais le chrisme, une croix ou le monogramme impérial, A l'exergue, les monnaies de cuivre, comme celles des autres métaux, portent le plus souvent le différent de la ville monétaire suivi d'une lettre numérale grecque. A, B. F, A, € indiquant probablement le numéro de l'atelier d'origine.
Sous le règne de Justinien \" s'introduisit l'usage d'inscrire la date sur les espèces de cuivre, et cet usage se continua jusque sous Léop III risaurien. La date indiquée est généralement celle des années du règne; seule, sur des pièces de Maurice Tibère et d'Héraclius et Héraclius ^Constantin, la date est désignée par V indiction (période de 15 ans à partir de 312 ou 313 de J.-C). Les dates sont le plus souvent écrites en chiffres romains, mais quelquefois les fractions de dizaines sont marquées en lettres numérales grecques ajoutées aux indications latines.
A la fin de la période dont nous nous occupons dans ce chapitre, sous HéracHus et ses successeurs jusqu'à Justinien II Rhinotmète inclusivement, les miliaresia d'argent portent la légende DEVS ADIVTA ROMANIS. L'or continue à porter VICTORIA AVGG., mais Justinien II, qui conserve le type ancien tout en créant la nouvelle empreinte de la tête du Christ, entoure celle-ci de DN- IHS- CHS- REX REGNANTIVM.
§ V. — Ateliers monétaires.
Les monnaies romaines ne portèrent pas, antérieurement au règne de Gallien, de marques particulières destinées à faire connaître le lieu de leur fabrication. C'est sur les pièces de Salonine, femme de cet empereur, que nous voyons apparaître pour la première fois quelques différents spécifiant l'atelier d'origine. Les villes mentionnées sur les espèces impériales sont au nombre de vingt et une : Alexandrie, Amiens, Antioche, Aquilée, Arles, Carthage, Constantinople, Cyzique, Héraclée, Londres, Lyon, Milan, Narbonne, Nicomédie, Ostie, Rome, Serdica, Sirmium, Siscia, Thessalonique et Trêves. Au temps d'Arcadius et