‹ Traité de numismatique du moyen âgeChapitre 32 sur 206 · I. — ROME ET BYZANCE I · texte numérisé non relu

I. — ROME ET BYZANCE I

lé. Ravenne. RA; RAB; RAS; RAV; RAVENN; RAVENNA sur des

monnaies des empereurs : Justinien P^ — Tibère Constantin. — Maurice. — Focas. — Héraclius et Héraclius Constantin. — Héraclius, Héraclius Constantin et Martine. — Héraclius, Héraclius Constantin et Héracléonas. — Constant II. — Constant II, Constantin Pogonat, Héraclius et Tibère. — Constantin IV Pogonat. — Tibère V Absimare.

— Léon ni l'Isaurien.

17. Rome. ROMA; R; RO • CD sur des monnaies des empereurs: Anastase P^ — Justin P^ — Justinien I". — Justin II et Sophie. — Tibère Constantin. — Maurice. — Héraclius Constantin et Héracléonas. — Héracléonas, Tibère et Constant II. — Constant IL — Constant II, Constantin Pogonat, Héraclius et Tibère. — Constantin Pogonat, Héraclius et Tibère. — Constantin IV Pogonat.

18. Sicile, SECILIA; SICILIA; SICL sur des monnaies des empereurs: Maurice. — Héraclius et Héraclius Constantin. — Constantin II et Constantin Pogonat. — Constant II, Constantin Pogonat, Héraclius et Tibère. — Constantin IV Pogonat. — Tibère V Absimare.

— Léon III risaurien.

19. Thessa Ionique. TC; TES; 0ES; 0EC; etc., sur des monnaies des empereurs: Justin I". — Justinien P^ — Justin IL — Justin II et Sophie. — Tibère Constantin et Anastasie. — Maurice Tibère. — Focas. — Héraclius et .Héraclius Constantin. — Héraclius, Héraclius Constantin et Héracléonas.

§ VI. — Les imitations serviles des Barbares.

Lorsque les Barbares s'installèrent dans les provinces de l'empire, l'usage de la monnaie romaine ne leur était pas inconnu. Depuis longtemps, ils avaient appris à se servir d'un numéraire qui leur avait été apporté, non seulement, par le commerce, le pillage et les tributs, mais encore par la solde qu'un grand nombre d'entre eux avaient touchée comme soldats-mercenaires des armées romaines. Les envahisseurs utilisèrent donc tout naturellement, au début, les espèces en circulation dans les régions où ils se fixèrent, et, lorsqu'ils durent pourvoir aux exigences des transactions commerciales, ils se bornèrent, pour la frappe de l'or, le véritable métal étalon, à reproduire, avec toute la fidélité possible, les types impériaux.

Si l'on considère que les Barbares pouvaient, pour la gravure de leurs coins, faire appel à des ouvriers instruits aux écoles artistiques de Rome, on comprendra combien il est diflacile de distinguer, le plus

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souvent, les uns des autres, les sous ou les tiers de sou émis dans les ateliers byzantins et ceux frappés pour le compte des nouveaux maîtres du pays^

Plus difficile encore est la répartition à faire, entre les différents peuples barbares, des pièces d'imitation servile qui leur appartiennent. Feu M. le comte de Salis a appliqué aux séries du Musée britannique un classement souvent cité, mais qui n'a jamais été l'objet d'aucune publication spéciale, sans doute parce que l'auteur sentait lui-même combien il est difficile de traduire par la plume les nuances de style, les infimes détails de frappe que son œil de numismate exercé lui permettait de saisir.

Le système de M. de Salis ^ repose à la fois sur la provenance habituelle des pièces et sur l'analogie de fabrique qu'elles présentent avec des monnaies d'attribution certaine. C'est ainsi qu'on voit classés aux Suèves, aux Vandales, aux Bourguignons, aux Francs, auxWisigoths^etc, des sous d'or et des triens qui ont, avec les pièces de chacun de ces peuples, un certain air de famille. Assurément, ce système est séduisant en théorie, mais, en pratique, on se heurte à d'incessantes difficultés. D'abord, les indications de provenance sont très souvent sujettes à caution; de plus, à une époque où les monnaies étaient sans cesse copiées les unes sur les autres et où produits romains et produits barbares, identiques pour les yeux du vulgaire, circulaient de concert, une pièce imitée dans une région pouvait l'être, à son tour, n'importe où, avec tous ses caractères.

Cette répartition des monnaies d'imitation servile entre les différents peuples barbares restera donc longtemps, sinon toujours, le point le plus obscur de la numismatique médiévale. En ce qui nous concerne, nous nous bornerons à constater que tous les Barbares débutèrent dans leur monnayage par la copie littérale des types romains, et nous ne ferons remonter la numismatique nationale de chacun de ces peuples qu'au moment où, soit par une dégénérescence particulière, soit par l'introduction, dans les coins, de marques spéciales, les produits de leurs ateliers sont nettement caractérisés.

1. P. Ch. Robert, Numisni. de la province de Languedoc. II. Période wisigothe et franque. Toulouse, 1879, ^"'4' P- ^^•

2. Le système du comte de Salis a été utilisé par M. Ch. F. Keary dans son travail : The coinngc oj western Europe from the fall of the western Empire under Honorius to its reconstruction under Charles the Créât. Londres, 1879, in-8.

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