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LES VANDALES

Sources: J. Friedlaender, Die Mûn^en der Vandakn. Berlin, 1849, *""^- ~ ^^- Soetbeer, Beitraege :(îir Geschichte des Geld-und Miin:^wesens in Deutschland dans les Forschtingen :rur deutschen Geschichte, t. I, 1862. — J. Sabatier, Description générale des monnaies byzantines, Paris, t. I, 1862, pp. 212-222. — Ch. F. Keary, The coinage of western Europe from the fall of the western Empire under Honorius to its reconstruction under Charles the Great. Londres, 1879, in-8.

Vers la fin de Tannée 409, les Alains, les Suèves et les Vandales franchirent les Pyrénées et occupèrent l'Espagne. En 418, les Alains, vaincus par les Wisigoths, abandonnèrent la Lusitanie où ils s'étaient d'abord établis, se réfugièrent auprès des Vandales fixés en Bétique et passèrent avec eux, en 428, sous la conduite de Genséric, en Afrique, où les appelait le comte Boniface, gouverneur de cette province pour l'empereur Valentinien III. Les barbares, établis d'abord en Mauritanie, conquirent ensuite tout le diocèse d'Afrique, y compris Carthage dont ils s'emparèrent en 439 et qui devint leur capitale.

Les Vandales furent exterminés en 534 par Bélisaire qui, ayant débarqué en Afrique, défit leur roi Gélimer, à Tricaméron, dans la Byzacène.

Le monnayage des Vandales a été étudié en 1849 par J. Friedlaender et, depuis cette époque, très peu de chose a été ajouté à l'histoire monétaire de ce peuple. Seul, Sabatier, qui a résumé et traduit en partie le mémoire du savant conservateur du Musée de Berlin, a fiiit connaître quelques pièces nouvelles.

Il est diflBcile de donner des indications précises sur le système monétaire des Vandales. L'or ne semble pas avoir été monnayé au nom de leurs rois, et c'est d'une manière tout à fait hypothétique que M. Keary attribue à ce peuple des sous d'or de Valentinien III et d'Anastase I", dont le faire se rapproche, dans une certaine mesure, de celui des pièces d'argent et de bronze d'origine vandale certaine ^ Les fortes sommes

I. L'existence de monnaies d'or des Vandales ne laissait pas de doute pour M. Fr. Ltnormsint (La Monnaie dans l'antiquité, t. II, p. 440-441). « Il n'est pas probable,

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étaient du reste supputées en métal au poids, comme à Constantindple ; nous avons la preuve de ce fait dans Victor de Vita. Parlant des confiscations exercées par le roi Hunnéric contre les catholiques, l'auteur du livre De persecutione Vandalica (lib. VI, cap. ii) dit qu'elles s'élevaient à « auri pondo tricena, argenti pjndo dena et denae librae » .

Les indications de valeur des monnaies elles-mêmes établissent que pour l'argent il y avait des espèces valant xxv fois, l fois ou c fois l'unité ou denarius.

D'après J. Friedlaender, on peut fixer approximativement le poids primitif et normal de ces pièces comme suit :

Pièce de c denarii 26'' 50

Pièce de l denarii i 25

Pièce de xxv denarii o 625

« Mais, dit Sabatier, il est resté trop peu de ces monnaies, et elles sont rarement assez bien conservées pour qu'on puisse tirer de leur poids des inductions précises.

« Les monnaies de cuivre avec les indices xlii, xxi, xii et un précédées de la lettre N désignant l'unité monétaire, probablement le nummium, ne représentent non plus qu'une valeur inconnue, puisque nous ignorons la véritable valeur de cette unité en Afrique ; mais certainement la valeur des monnaies d'argent et de celles de cuivre ne se basait pas sur la même unité, car, dans ce cas, nous trouverions un rapport d'analogie entre elles. En outre, les indices xlii, xxi, xii et iiii, représentent un système irrégulier et bizarre, puisque ces chiffres ne sont pas des diviseurs exacts d'une quantité commune. Le poids de ces monnaies présente la même disproportion ^

On possède des monnaies d'argent et de bronze au nom des cinq

dit-il, que ces princes, possesseurs de la grande ville de Carthage et de son riche territoire dont l'indépendance avait été reconnue par les empereurs dès 442 et qui, d'ailleurs, se montrèrent toujours les ennemis acharnés de l'empire, se soient abstenus du monnayage de l'or. Nul doute qu'on n'arrive à reconnaître leurs espèces de ce métal, qui ont dû commencer à être frappées dès le temps de Genséric. »

I. On possède un grand nombre de grands et de moyens bronzes romains, depuis Auguste jusqu'à Philippe I^^, portant le chiffre XLii en graffito vigoureusement incisé à l'aide d'un poinçon ou d'un stylet. MM. Friedlaender (Zeitschr. f. Numisin., 1879, p. 21) et Dressel (Ballet, di corresp. archeol.y 1879, p. 126) ont démontré que cette espèce de contremarque a été apposée par les Vandales pour légaliser chez eux le cours des bronzes impériaux. Une autre contremarque lxxviii, beaucoup moins fréquente, semble avoir la même origine.

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