à Besançon
Chilpéric
à Genève.
Gondomar I«f
à Vienne.
* Sigismond 516-524.
* Gondomar II 524-534.
Ce n'est qu'après la mort de Gondowic, ou, pour préciser davantage, lorsque l'un de ses fils, Gondebaud, se fut emparé de la totalité de l'héritage paternel (500), que la Bourgogne reçut un monnayage caractérisé par des marques spéciales, susceptibles d'être reconnues de tous.
On possède une série de solidi (fig. 99) et de trientes d'or, au nom et aux types d'Anastase, dans le champ desquels figure, au revers, un monogramme donnant très clairement les lettres essentielles du nom de Gondebaud. Une grande partie de l'or de ce prince serait, suivant Ch. Lenormant, frappé à Dijon; l'initiale du nom de cette ville termine parfois, en effet, la légende
Fig. 99.
immobilisée de Texergue, mais cette forme CONOD pour CONOB est le résultat d'une altération plutôt qu'une modification voulue.
On possède de Gondebaud des monnaies d'argent dont deux types importants ont déjà été signalés :
1° D. N. ANASTASIVLV. Buste impérial à droite. — Monogramme surmonté d'une croisette (fig. loo).
Fig. 100.
Fig. loi.
2° PAX ET ABVNDANTIA. Monogramme identique à celui de la pièce précédente. — Victoire à droite, tenant une couronne; dans le champ des lettres LD (fig. loi).
Les lettres LV qui terminent la légende de la première pièce et LD qui figurent au revers de la seconde désignent, les unes et les autres, l'atelier de Lyon. Les Ostrogoths, à la môme époque, indiquaient :^oma par RM, Ravcnna par RV, Mediolanum par MD; l'abréviation d'un nom par la mention de ses deux premières lettres, moms ancienne et moins parfaite, sera celle que nous verrons surtout en usage chez les Mérovingiens ^ La série de Gondebaud se complète par une petite pièce de
bronze sur laquelle se voit au droit une tête à dr.. If 2/^i \ sans légende, et au revers un monogramme ana- ^^s^i-^ logue à celui des monnaies d'argent, accompagné
(^1^ (fM
Fis '02- des lettres LD (fig. 102).
La loi des Bourguignons, connue sous le nom de loi Gombette, est le seul document écrit qui vienne nous instruire sur la circulation monétaire de ce peuple. Voici les termes de cette loi, dont les transcriptions sont évidemment altérées : De monctis solidorum pracipimus custodirc ut omnc atirum, quodcumquc pensaverit, accipiatur, prater quatuor mondas, Vaknliniani, Genavcnsis et Gothium, qui a tempore Alarici régis adacrati sunt, et Ardaricanos. Il en résulte que les monnaies d'or étaient prises au poids, à l'exception de quatre espèces : les pièces frappées à Genève, celles des rois wisigoths qui ont été altérées depuis le règne d'Alaric, enfin deux espèces au sujet desquelles on n'est pas fixé : les Vakntiniani et \qs Ardaricani^.
1 . De Ponton d'Amccourt, Excursion mim. dans la Bourgogne du vue siècle. {Annuaire^
t. II, p. 1I5-)
2. « Les variantes des ms. font hésiter sur la leçon Valcntiniani ou Vahntiani; si cette dernière était la vraie, il ne s'agirait pas de monnaies de Valentinien, comme l'a admis M. de Pétigny, mais de monnaies de Valence. » Ch. Lenormant a proposé