‹ Traité de numismatique du moyen âgeChapitre 47 sur 206 · VI. — LES BOURGUIGNONS · texte numérisé non relu

VI. — LES BOURGUIGNONS

Après Gondebaud, la Bourgogne passa d'abord à son fils aîné Sigismond, puis au puîné Gondomar IL L'un et l'autre ont laissé des monnaies où leur nom est indiqué de la même manière que l'avait été celui de leur père. Le monogramme de Sigismond est aussi indubitable que celui de Gondebaud; nous le voyons paraître sur des soîidi et des tricntes d'or (fig. 103) et des deniers d'argent^ au nom de l'empereur Anastase.

Fig. 103. Fig. 104.

Gondomar II signe d'un simple G des trientes d'or (fig. 104) qui reproduisent le nom de Justin 2, mais son monogramme complet, Gundomarus, figure sur une petite pièce de bronze déchifi"rée par M. de Lagoy.

A côté du monnayage royal, Ch. Lenormant était tenté de reconnaître à la Bourgogne plusieurs monnayages de villes, telles que Genève et Valence. Le décri, inséré dans la loi Gombette, des premières de ces monnaies, et peut-être des secondes, est un argument en faveur de cette supposition qui demanderait toutefois à être appuyée davantage. Les monnaies de Genève, dont Gondebaud interdisait le cours, pourraient, en effet, avoir été battues par son frère Chilpéric, qui avait choisi cette ville comme résidence.

de corriger Ardaricani en Armoricani et d'y voir les imitations de monnaies romaines frappées en Armorique.

1. Cf. ce denier d'argent, encore inédit, dans le Catal. des Monn. de Bourgogne léguées par M. Ernest Gariel à la ville d'Auxerre. Paris, 1885, p. 2, no 8.

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