XXXVIII INTRODUCTION
et avait pour subdivisions 4 vierding (ferto) = 16 loth = 32 setin = 64 quentchen = 256 Richtpfennig = 512 heller. Ce poids ne servait que pour l'argent. Pour l'or, on employa le système byzantin : i solidus = 12 millaresia = 24 keratia ou seliqua = 288 follis ou nummi; l'or circulant en Allemagne avant le milieu du xiii^ siècle était uniquement de la monnaie byzantine. Cette circonstance explique l'adoption de ce système.
Dans les ouvrages de numismatique où les monnaies sont pesées, les auteurs se conforment généralement à leurs poids nationaux. H. Grote a eu l'heureuse idée de donner dans sa Numismatische Métrologie des tables de réduction de tous les poids étrangers en grammes. Nous ne pouvons reproduire ici ce travail, mais les numismates qui lisent les ouvrages étrangers feraient bien d'en avoir un extrait sous les yeux.
f) Le titre des monnaies. — Les métaux monnayés sont rarement
employés à l'état pur. Soit pour donner aux pièces plus de dureté, soit
pour leur donner plus de volume, on allie les métaux précieux à des
métaux inférieurs: l'or, à l'argent et au cuivre; l'argent, au cuivre et
u plomb.
Pour l'époque ancienne, en l'absence de^ tout document, une analyse chimique pourrait seule nous donner l'appréciation exacte des alliages auxquels les métaux monétaires furent soumis; mais lorsque les documents écrits apparaissent, les détails de la fabrication en ce qui concerne l'alliage, le titre^, sont constatés par une échelle divisée en degrés de finesse.
Aujourd'hui on donne le degré de finesse d'un alliage en millièmes. Toute simple que nous semble cette méthode, nos ancêtres l'eussent trouvée trop abstraite, eux à qui une conception ne devenait intelligible que quand elle était liée à des représentations concrètes. On identifia donc l'échelle des finesses avec l'unité pondérale et on lui maintint les divisions de celle-ci; comme partout il y avait un poids particulier pour l'or et pour l'argent, partout il y eut une double échelle de finesse.
Pour l'argent, en France et dans la plupart des autres pays latins, l'échelle était divisée en 12 deniers à 24 grains, donc en 288 grains. L'argent employé dans la fabrication était dit argent-le-Roi et était à ^1 de fin. Lorsqu'on trouve dans un document qu'une pièce est frappée à 3 deniers d'argent-le-Roi, cette expression veut dire que la monnaie contient le quart de son poids d'argent-le-Roi.
En Allemagne et dans les Pays-Bas, l'échelle du fin de l'argent se