‹ Traité de numismatique du moyen âgeChapitre 99 sur 206 · VIII. — LES FRANCS I · texte numérisé non relu

VIII. — LES FRANCS I

viRiACO vico. Virey (Aube). — Aegulfus.

viRiLiACO VICO. Ferly (Aisne). — Teodericus, Fredericus.

VIRISOND vie, VIRISVNT VICO. — BcrulfuS.

[viva], vivario civi. Viviers (Ardèche). — Jaco. On a des triens de

Viviers, sans nom de monétaire, signés par Clotaire II et Dago-

bert l" (fig. 184 et 189).

VODINCV. — Aenonus.

voDVARBiLio. — Vindocharius.

VONGO vicvs ? — Protasius.

voROCio VICO. — Ebroaldus.

vosoNNO VI. Vosnon (Aube). — Eudolinus.

vvLTACONNO. Foultegofi (Deux-Sèvres). — Marculfus, Teudomeres. WREDO VICO. — Leobolenus.

WAiGAS. Wassy (Haute-Marne) ? — Aigulfus, Teudocindus. vvicco, vvicvs, VICVS. Oueniovic, aujourd'hui Etaples (Pas-de-Calais).

— Anglus (Angius, Ancus, Unccus), Domolenus, Donna, Dutta,

Ela, Ifiscus, Lep...?, Sassanus \

§ IV. — Le type des monnaies.

Sources: G. Combrouse, Monétaires des rois mérovingiens. Paris, 1843, in-4. — '• M. Deloche, Description des monnaies mérovingiennes du Limousin, dans la Revue numism. de 1857 ^ 1862. — P.-Gh. Robert, Etudes numismatiqucs sur une partie du nord-est de la France. Metz, 1852, in-4. — P.-Ch. Robert, Numismatique de ta province de Languedoc. II. Période zuisigothe et franque. Toulouse, 1879, in-4. — De Ponton d'Amécourt, Excursion numismatique dans la Bourgogne du vue sikh et sur les frontières deVAustrasie, dans V Annuaire de la Soc. franc, de numism., t. I, 1866, p. iio. — De Ponton d'Amécourt, Recherches sur les monnaies mérovingiennes de Touraine, dans le même recueil, t. III, 1 868-1872, p. ZG. — De Ponton d'Amécourt, Description raisonnée des monnaies mérovingiennes de CJmlon-sur-Saônc, dans le même recueil, t. IV, 1873-1876, p. 37. — De Ponton d'Amécourt, Notes sur les monnaies aux types de la boucle perdue, de l'orant et de l'étoile, dans le même recueil, t. V, 1877-1881, pp. 34, 17$ et 178. — De Ponton d'Amécourt, Recherche des monnaies mérovingiennes du Cenomannicum. Mamcrs, 1883, in-8. — De Ponton d'Amécourt et More de Préviala, Monnaies mérovingiennes du Gévaudan, dans V Annuaire de la Soc. franc, de numism., t. VII, 1883. — P.-O. Van der Chys, De munten der frankisch-en duitsch-nedcrlandsche vorsten. Haarlem, 1866, in-4. — Yoycz passini les travaux de MM. de Ponton d'Amécourt, B. Fillon, A. de Longpéricr, P.-Ch. Robert, E. Cartier, Lecointre-Dupont, Duchalais, M. Prou, etc.

Uétude du type a une importance capitale pour le classement des monnaies mérovingiennes. Le type est la base de toute attribution; la

I. En terminant cette liste, nous devons adresser nos rçmercîments les plus sincères

légende n'est ici qu'un accessoire : elle précise le lieu de l'émission, mais n'indique presque jamais dans quelle région ce lieu se trouve.

Nous avons donc, dans ce paragraphe, à donner des règles générales qui permettent de localiser une monnaie d'après son type. La tâche est loin d'être facile, car les groupes géographiques qu'on peut indiquer ne sont jamais susceptibles de recevoir des limites absolument définies. Il en est des types des monnaies mérovingiennes comme des divers dialectes d'une langue : entre les centres de deux dialectes se trouve une région dont les habitants empruntent des formes à l'un et à l'autre de ces dialectes ; entre deux régions s'inspirant de deux écoles artistiques distinctes se trouvent un certain nombre d'ateliers, sans caractère propre, prenant tel détail à une école, et tel détail à l'autre. Comme l'a fort bien dit M. d'Amécourt, « mille phénomènes de localisation apparaissent à l'observateur exercé » mis en présence d'une monnaie mérovingienne. « L'œil, le nez, la bouche, le diadème et ses ornements, le manteau présentent des variétés infinies qui toutes certifient l'origine de la pièce. Si l'on prend la peine de tracer au compas, sur une carte de France, autant de cercles qu'on a remarqué d'indices communs à plusieurs ateliers, chacun de ces cercles embrassant toutes les vii'les sur les monnaies desquelles le même détail artistique apparaît, on obtiendra, par l'enchevêtrement de ces innombrables cercles, tous les arcs de segments communs à plusieurs nuances qu'on aura observées; on pourra, à la simple inspection du style d'une monnaie, déterminer mathématiquement sa localisation, et c'est alors que la légende viendra confirmer l'attribution ^ »

Les indications que nous allons fournir n'ont donc rien d'absolu ; ce ne sont que des points de repère plus ou moins certains. Au surplus, sur bien des questions, même d'importance capitale, la science n'est pas encore fixée; et un manuel perd son caractère d'utiUté générale s'il enregistre trop d'hypothèses.

à M. A. de lîarthélcmy qui a bien voulu nous permettre de consulter le copieux inventaire dressé par lui des légendes monétaires mérovingiennes. Cette bienveillante communication, faite au moment où notre travail était déjà en épreuves, nous a puissamment servi de moyen de contrôle et nous a fourni une quinzaine de noms échappés à nos recherches. Parmi ces noms nous en rappellerons deux qui viennent augmenter le nombre des villa ci pngi: viiGosTii villa et dvbeiia pago.

Nous profiterons de cette note pour rectifier une erreur qui s'est glissée dans notre texte. Parmi les monétaires de dj:onanii;, le nom Arobaius est à supprimer; ce nom qui se retrouve dans la plupart des nomenclatures dues à nos devanciers, n'ust qu'une mauvaise lecture de Jkrlehidrus. -

I. Cf. Comptes rendus de là Soc. franc, dcnumisni., t. I, p. 209.

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