‹ Traité de numismatique moderne et contemporaine (volume 2)Chapitre 101 sur 193 · L EMPIRE D ALLEMAGNE · texte numérisé non relu

L EMPIRE D ALLEMAGNE

qu’en 1555 de menues espèces, dont la plus grande est le demi-gros ou pièce de deux blancs. Les fortes pièces d’argent n’apparaissent que sous Philippe IV, qui frappa dès 1625 des patagons ou écus à la croix de Bourgogne, identiques à ceux des Pays-Bas espagnols. Le monnayage finit vers 1652.

Le type des monnaies divisionnaires de billon et de cuivre se compose généralement des armes de Franche-Comté :

d’azur billeté d’or an lion couronné du même (fig. 23 3).

b). — ■ Ville impériale de Besançon. ■

Le 8 mai 1534, Charles-Quint accorda à la ville de Besançon le droit de frapper des monnaies d’or et d’argent, mais à la condition d’y faire figurer son effigie en même temps que les armes municipales : d’or à l’aigle éployée de sable, lampassée de gueules, soutenant dans chacune de ses serres une colonne de gueules posée en pal. L’atelier entra en activité en 1 337.

Pendant toute la durée du monnayage, qui comprit en or des pistoles, doubles et quadruples pistoles, des ducats, des demiducats (fig. 234) et des florins, en argent des ^34

thalers et leurs subdivisions, les types restèrent conformes à l’ordonnance impériale. L’effigie de Charles-Quint y figure toujours soit en buste, soit en pied et tenant le globe et le sceptre. La monnaie bisontine la plus récente signalée par Poey-d’Avant est de 1673. L’année suivante, Besançon tomba au pouvoir de Louis XIV.

c). — Baronie de Franquemont .

En 1 3 58, Charles-Quint érigea la terre et le château de Franquemont (Freiberg) en baronie d’empire en faveur de Nicolas de Gilley (1538- 63). Celui-ci ouvrit un atelier monétaire. Les produits de ce monnayage, copies des liards de François I et des pièces divisionnaires de Besançon, furent décriés en 13^3 et 13^4 par Charles-Quint et par le roi de France Henri IL Les légendes habituelles des monnaies de Nicolas de Gilley sont: N. GILLEI ■ B • NVMISMA ou B • VON ■ GILL • FREI (Freiberg), et sa devise: NIL VLTRA ARAS. Les armes de sa famille: à un arbre

ar7'(2c/2é 5/?zojt7/e, se voient sur quelques pièces. 1 . ■

d). — Comté de Montbéliard.

Le comté de Montbéliard appartenait aux comtes, puis ducs de Wurtemberg*. Au commencement du xviii*^ siècle, il passa à une branche cadette; celle-ci s’éteignit en 1723 et Montbéliard fit retour à la branche aînée. Voici la chronologie des souverains de Montbéliard depuis le commencement du xvi^ siècle :

Ulric, 1498-1526.

Georges, 1526-34.

Ulric, rétabli, 1534-30.

Christophe, 1550-53.

Georges, de nouveau, 1553-58.

* Frédéric, 1558-1608.

De 1 520 à 1526, Ulric, dépossédé du Wurtemberg, se trouva réduit à la possession du comté de Montbéliard. Il ne paraît pas toutefois qu’il

y ait monnayé. L’atelier de Montbéliard fut établi sous Frédéric, en 1585. Le numéraire qui y fut fabriqué sous son fondateur et sous les ducs suivants se compose presque exclusivement de pièces de billon et de cuivre. De 1710 à 1717, Léopold-Eberhard émit en très grand nombre des liat'ds de cuivre, copiés de ceux de Louis XIV ; ces pièces portent au revers l’inscription française: LIARD DE MONTBELIARD (fig. 235). L atelier de Montbéliard fut définitivement fermé en 1717.

e). — Seigneurie de Vauvilkrs.

Nicolas II du Châtelet (1525 seigneur de Vauvillers, y ouvrit en 1 5 5 3 un atelier monétaire dans lequel il frappa des écus d’or à ses armes, des demi-thalers et une nombreuse série de pièces divisionnaires copiées de celles de Metz, de Besançon, de Liège, etc. Ces monnaies furent décriées en 1554 par un édit de Henri II ; les émissions furent toutefois poursuivies jusqu’en 1558. Sur ses éciis d’or Nicolas II s’intitule: NICOL-A- CASTELLETO-SVP-VVSIS ; sur les pièces de billon le nom est le plus souvent écrit en français: NICOLAVS DV CHASTELLET ; parfois le seigneur n’est pas nominalement désigné : MON ETA DNI DE VAVVILLER.

Jean-Frédéric, 1608-28.

* Louis-Frédéric, 1628-31.

Léopold-Frédéric, 1631-62.

Georges, 1662-99.

* Léopold-Éberhard, 1699-1723.

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