LA FRA\XE
torisa l’administration des monnaies à reprendre l’ancien calendrier. Une importante modification du type des espèces impériales eut lieu en 1807; le 5 août de cette année, il fut prescrit d’ajouter une couronne de laurier au buste de l’empereur ; dans les ateliers monétaires de province, cette addition n’eut lieu toutefois qu’à partir du premier janvier 1808.
Le 1 5 septembre 1807, un article inséré dans la loi budgétaire ordonna la fabrication de pièces de billon de 1 0 centimes au titre de deux millièmes de fin et du poids de 2 grammes. Leur type, spécifié dans la loi, se compose d’un N surmonté d’une couronne impériale: deux branches de laurier tiennent lieu de légende; au revers sont gravés la valeur de la pièce, le millésiuie, les différents monétaires et la légende: napoléon empereur. La première émission eut lieu en 1808, la dernière en 1810.
Nous avons vu plus haut la substitution des mots napoléon empereur aux mots Bonaparte premier consul décrétée en 1804. Depuis cette époque, le revers des monnaies d’or et d’argent avait conservé la légende : RÉPUBLIQUE FRANÇAISE. Ce dernier souvenir de la période républicaine disparut en 1808. Un décret du 22 octobre de cette année ordonna de placer au revers des espèces les mots : empire français.
Aux ateliers monétaires de la République vinrent se joindre, sous l’Empire, trois officines nouvelles situées dans des pays annexés par Napoléon I : Rome, qui eut pour différent un r couronné et qui travailla du 25 avril 1812 au 18 décembre 1815, Gênes, qui eut pour marque ce et CL et qui ouvra du avril 1813 au 13 avril 1814, enfin Utrecht, qui marqua ses produits d’un mât et qui fournit du numéraire impérial du 30 novembre 1812 au 13 novembre 1813.
A la numismatique du premier Empire se rattachent les monnaies frappées par Napoléon I comme roi d’Italie, celles qui furent émises dans les états éphémères que l’empereur distribua à ses parents et à ses généraux, enfin les pièces obsidionales. Le lecteur trouvera ces divers monnayages à leur place géographique, mais nous devons mentionner ici les pièces de nécessité frappées dans les villes faisant partie intégrante du territoire de l’empire français. Ces villes sont au nombre de quatre : Zara et Cattaro, situées sur la rive orientale de l’Adriatique, dans les pays annexés en 1 809 à l’empire français sous le nom de provinces illyriennes, puis Anvers et Strasbourg,
Zara avait été prise en 1813 par une armée française et immédiatement déclarée en état de siège. Afin de pourvoir aux premiers besoins, le baron Rouarze. général de brigade, confisqua l'argenterie des corporations religieuses et fit frapper des monnaies des trois valeurs suivantes: once d’argent ou pièce de 4 fr. 60, pièce de 2 onces ou de 9 fr. 20, pièce de 4 onces ou de 18 fr. 40. Ces monnaies furent mises en circulation par arrêté
du octobre 1813. Les pièces sont rondes; elles portent à l’avers l’empreinte de l’aigle impériale, le nom de zara et le millésime; au revers un poinçon central indique la valeur et le poids, trois poinçons latéraux sont les marques particulières de trois orfèvres requis pour garantir le poids et le titre.
Cattaro eut à soutenir en 181 3 un siège contre les Monténégrins et les Anglais; le commandant Gautier, qui défendait la ville, fit couler des monnaies d’argent. Elles ont le type en creux et sont d’une fabrication très grossière; elles valaient 10 francs, 3 francs et i franc (fig. 368^.
Strasbourg était bloquée par les Alliés en 1814. Le 18 mars de cette année, le comte Roederer décida la fabrication, à la Monnaie de cette
ville, de décimes en cuivre portant à l’avers un n dans une couronne de chêne et au revers les mots: un décime 1814, et le différent de l’atelier, en quatre lignes, dans une couronne de chêne.
Anvers se trouva bloquée dans des conditions analogues. Le 10 mars 1814, le général de division Carnot, gouverneur de la place, décida la fabrication de pièces de 3 centimes 369). Un arrêté du 16 mai suivant ordonna l’émission de pièces de 10 centimes au même type. J. -P. Wolschot, fondeur de la marine à l’arsenal, fut chargé de l’exécution de ces monnaies obsidionales.
§ III. — De la première reslanration à la conclusion de P Union monétaire latine (1814-66).
Louis XVIII; restauration. — Le 1 0 mai 1 8 1 4, le roi Louis X VI 1 1 signa une ordonnance modifiant le type des monnaies : « La pièce de 5 francs aura d’un côté l’écu de France suivant le modèle annexé aux présentes, au bas, le millésime, et autour, ces mots : pièce de cinq francs ; de l’autre côté, notre effigie, et autour, ces mots : louis xviii, roi de France; dans la virole: domine yAq salvum recem. Le type sera le meme pour les pièces
Fig. 368
Fig. 369
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d’or et les pièces d’argent au-dessous de 5 francs, sans autre changement que l’expression de leur valeur. » Le roi est représenté en buste, les cheveux longs noués, le buste habillé et revêtu des insignes de l’ordre du Saint-Esprit. Sur l’or le buste est tourné à droite, sur l’argent à gauche. Les coins sont gravés par Tiolier. Le 2 août 1814, le roi ouvrit un concours pour la gravure de nouveaux coins monétaires. A Anvers et à Strasbourg, toujours en état de blocus, l'émission des monnaies obsidionales continua, mais on substitua, sur les coins, l’initiale de Louis XVllI à celle de Napoléon I.
Retour de Napoléon I. — Le retour de Napoléon 1 de l’île d’Elbe (20 mars 1815) fit reprendre les coins impériaux employés depuis 1809 pour la fabrication des pièces de 20 francs et de 5 francs. Pour la pièce de 2 francs, il y eut un coin nouveau présentant de légères différences quant à l’aspect de l’effigie ; l’atelier de Paris fut le seul qui émit des pièces de cette valeur. A Strasbourg, les décimes obsidionaux reprirent l’initiale de Napoléon 1.
Louis XVIII, 2^ restauration. — Pendant les Cent jours, Louis XVIII s’était retiré à Gand. 11 existe des pièces de 20 francs à son effigie frappées en 1815 qui se distinguent par l’absence, sous le buste, de la signature du graveur Tiolier et la présence, au revers, aux côtés du millésime, d’un R et d’un lis comme différents. Nous ignorons où ces pièces ont été frappées. Quelques auteurs affirment, sans apporter la moindre preuve à l’appui de leur allégation, qu’elles ont été faites à Gand ; mais cette ville ne possédait pas l’outillage mécanique indispensable à une fabrication de cette nature. 11 est infiniment plus probable que ces monnaies furent frappées en Angleterre.
Après le retour de Louis XVIll en France, l’émission des espèces à son effigie recommença dans les ateliers du royaume. Le concours ouvert en 1814 pour la gravure de nouveaux coins avait abouti à l’adoption des poinçons de Michaut. Le 9 décembre 1815, le roi ordonna que les nouveaux types seraient substitués aux anciens à dater du premier janvier suivant. Les monnaies portèrent désormais, non plus le buste, mais la tête de Louis XVIll. La légende du revers est supprimée; l’écu de France, placé entre deux branches de laurier, n'y est accompagné que d’une brève indication de valeur, du millésime et des différents de l’atelier et du maître.
Le I I septembre 1816, Tiolier fils fut nommé graveur général des monnaies en remplacement de son père. Le 19 mars 1817, le roi ordonna de frapper des quarts de franc", leur type ne différa de celui des autres
pièces d’argent que par l’omission des deux branches de laurier aux côtés de récu.
Charles X (1824-1850). — Le 10 décembre 1824, un arrêté ministériel institua un concours de gravure pour le type des monnaies du nouveau roi. Le projet de Michaut sortit vainqueur de cette nouvelle épreuve. Le i^’* mai 1825 parut une ordonnance royale dont voici les termes:
« Art. Lr. A dater du 20 mai prochain, dans notre Hôtel des Monnaies de Paris, et, à dater du ler juillet suivant, dans nos autres Hôtels des Monnaies, les monnaies d’or et d’argent seront frappées à notre effigie et porteront pour légende ces mots : Charles x ROI DE FRANCE. Le type actuel du revers des pièces d’or et d’argent, ainsi que la légende du cordon, sont conservés. — Art. II. Quatre millions de francs, dans les diverses pièces de monnaie, seront frappés à notre effigie avec le millésime de 1824. »
Le 8 avril 1850, le roi ordonna qu’il serait fait à Paris des essais de monnayage par le procédé de la virole brisée et de la virole cannelée. « Ces essais auront lieu, dit l’ordonnance, pour la virole brisée, sur la pièce d’or de 40 francs et sur celle de 5 francs en argent, lesquelles porteront en relief sur la tranche : domine salvum fac regem. Les pièces d’or de 20 francs et celles d’un franc en argent seront cordonnées par une virole cannelée. Les espèces provenant de ces essais seront mises en circulation. » L’ensemble des émissions du règne de Charles X comprit en or : des pièces de 40 et de 20 francs, en argent : des pièces de 2 et 1 franc, d’un demi-franc et d’un quart de franc. H n’y eut aucune fabrication de monnaies de billon ni de bronze.
Louis-Philippe I (iS]o-\d>4S). — Le 17 août 1 830, le roi Louis-Philippe signa l’ordonnance qui fixait en ces termes le type de ses monnaies: « Les monnaies d’or et d’argent seront gravées à notre effigie et porteront pour légende ces mots : louis Philippe i roi des français. Le revers portera une couronne formée d’une branche d’olivier et d'une branche de laurier, au milieu de laquelle seront inscrites la valeur de la pièce et l’année de la fabrication. La tranche des pièces de 40, 20 et 5 francs portera ces mots: DIEU PROTÈGE LA FRANCE. Les pièces de 2 francs, d’un franc, de cinquante et de vingt-cinq centimes seront frappées en virole cannelée. »
Sur les premières pièces de 5 francs mises en circulation on omit, par erreur, le chiffre L'* après le nom du roi. Le 9 novembre 1850, le roi écrivit à la Monnaie pour faire au plus tôt réparer cette omission.
Le 8 novembre 1850 une ordonnance royale créa deux pièces d’or nouvelles: celle de ce;Hyhuzc5, du poids de 5 2gr. 2 ei celle de dix /ra?îcs, du poids de 5 gr. 22)8. Le meme jour, le roi ouvrit un concours pour la
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gravure du coin des espèces d’or et d’argent; le prix de ce concours fut décerné au graveur Domard, dont le poinçon « à la grosse tête laurée » servit aux monnaies de Louis-Philippe jusqu’à la révolution de 1848.
Le 24 mars 18^2, l’ancienne Monnaie des Médailles, dont l’administration était restée indépendante, fut mise sous l’autorité de la Commission des Monnaies. Le 16 novembre 1857, les ateliers provinciaux de Bayonne, Perpignan, Toulouse, Nantes, Limoges et La Rochelle furent supprimés. Il n’y eut donc plus que sept ateliers dans le royaume: Paris, Marseille, Rouen, Strasbourg, Lyon, Bordeaux et Lille; les ateliers de Marseille et de Lyon furent fermés temporairement en 1841.
En 1845, les pièces divisionnaires d’un demi-franc et d’un quart de franc reçurent l’indication de valeur de 50 et 25 centimes. Aucune monnaie de bronze ne fut frappée sous le règne de Louis-Philippe, mais le gouvernement préparait une refonte générale des pièces de bronze en circulation, quand la révolution de 1848 vint arrêter les projets, auxquels se rattachent de nombreux essais.
Deuxième République (1848-185 1). — Un décret en date du 3 mai 1848 du gouvernement provisoire mit fin au monnayage de Louis-Philippe et fixa le système monétaire de la République. En voici les principales dispositions :
Art. 1er. monnaies d’or, d’argent et de cuivre seront gravées au type de la RèpuUiqiie et porteront pour légende ces mots : république française. Sur le revers seront gravées d’une manière apparente, au milieu d’un encadrement de feuilles de chêne et d’olivier, la valeur de la pièce et l’année, de la fahrication. — Art. II. Les monnaies nationales sont, jo pour l’or : les pièces de 40, 20 et 10 francs ; 20 pour l’argent : les pièces dey, 2, i fr., yo et
20 centimes ; y° pour le cuivre : les pièces de 10, y, 2 centimes et un centime La tranche
des pièces de 40, 20 et y francs portera ces mots : dieu protège la frange, en relief. Les pièces de 10 francs en or, de 2 et i franc, cinquante et vingt centimes seront frappées en virole cannelée. La tranche des monnaies de cuivre sera unie. »
Le même jour, un décret du gouvernement provisoire ouvrit un concours pour la gravure des coins. Ce concours porta sur la pièce d’or de 20 francs, la pièce d’argent de 5 francs et la pièce de cuivre de 10 centimes. Le tvpe devait affecter un caractère différent pour chaque métal. Un délai de trois mois était accordé pour la remise des projets. Trente et un artistes participèrent au concours, pour lequel les prix suivants furent décernés: Barre, trois accessits pour hor, l’argent et le cuivre; Domard, accessit pour l'argent, prix pour le cuivre; xMerley, qui n’avait concouru que pour l’or, eut le prix; Oudiné, prix pour l’argent, accessits pour l’or et le cuivre. Un troisième décret du gouvernement provisoire, également daté du 3 mai 1848, ordonna la refonte générale des monnaies de cuivre.
de métal de cloche et de bronze, et la fabrication d’une monnaie de cuivre nouvelle au type de la République.
En attendant le résultat du concours, le monnayage commença avec d'anciens types de la première République dus à Dupré. Pour l’or, on prit le Génie écrivant sur les tables de la Constitution: pour l’argent, l'Hercule debout entre la Liberté et l’Égalité; pour le cuivre, la tête de la République coiffée du bonnet phrygien. On frappa ainsi en 1848 et 1849 des pièces de 20 francs, en 1848 et au commencement de 1849 des pièces de 5 francs, enfin de 184S à 1851 des pièces d’un centime.
A partir de 1849, on émit des pièces de 20 francs au type définitif, la tète de la République couronnée d’épis, de Merley; l’année suivante on commença la fabrication des pièces de 10 francs. Pour l’argent on frappa, à partir de 1849, toutes les pièces prévues dans le décret de 1848, au type de la tête de République d’Oudiné. Il est à remarquer que le quart de franc frappé sous les gouvernements antérieurs avait été remplacé par la pièce de 20 centimes, plus conforme au système décimal. Ni la pièce d’or de 40 francs, ni les monnaies de cuivre autres que la pièce d’un centime, ne furent frappées.
Louis-Napoléon, président { \ — Le 3 janvier 1832 le prince-
président fit paraître le décret suivant: « Les monnaies d'or, d'argent et de bronze porteront sur la face l’effigie du président de la République et, en légende : louis napoléon Bonaparte. Sur le revers seront gravés les mots : république FRANÇAISE et, au milieu d'un encadrement de feuilles de chêne et de laurier, la valeur de la pièce et l’année de la fabrication ». La refonte générale des monnaies de cuivre, qui avait préoccupé les esprits dans les dernières années du ^ ^ règne de Louis-Philippe, fut enfin décidée par
la loi du 6 mai 1832. Cette loi ordonna la fabrication de pièces Nun, deux, cinq et dix centimes (fig. 370) composées de 9^ centièmes de cuivre, de 4 centièmes d’étain et d’un centième de zinc, et pesant respectivement i, 2, 3 et 10 grammes.
Napoléon 111, jusqu’à la création de t’Union monétaire latine 6s), — Le 2 décembre 1832, Napoléon III signa un décret portant :« A l’avenir, les monnaies d’or, d’argent et de bronze seront frappées à l’effigie de l’Empereur. Elles porteront d’un côté la légende: napoléon ni EMPEREUR, et de l'autre ces mots : empire français. » Les types ne subirent donc aucune modification.
LA FRANCE
Le 12 Janvier 1854, il fut décidé que le diamètre des pièces d'or de 10 francs, qui était de 18 millimètres, serait à l'avenir de 17 millimètres. Le même décret ordonna la fabrication de pièces d’or de 5 francs, taillées à 625 au kilogramme, au poids de i gr. 6129 et au diamètre de 14 millimètres. Par décret du 16 juillet 1854, il fut décidé que les pièces d’or de 5 francs seraient frappées dorénavant en virole cannelée.
Le 12 décembre 1854, un décret impérial décida ce qui suit:
« Art. Il ne sera plus fabriqué de pièces de 40 francs. — Art. 2. Indépendamment des pièces d'or de 20, 10 et ) francs, il en sera fabriqué à l’avenir de la valeur de cent francs et de cinquante francs. — Art. 3. La pièce de 100 francs sera à la taille de 141 pièces au kilogramme... et au poids droit de 42 gr. 24^0. La pièce de 40 francs sera à la taille de 62 pièces au kilogramme... et au poids droit de 16 gr. 12^0. — Art. 5. Les pièces auront, sur la face, l’effigie de l’empereur avec ces mots: napoléon iii empereur des français et, sur le revers, les armes impériales avec ces mots : empire français. La tranche portera en relief: dieu protège la FRANCE >).
Le 7 avril 1853, une nouvelle modification fut apportée au diamètre des pièces d’or de 10 francs et de 5 francs; le diamètre des premières fut fixé à 19 millimètres: celui des pièces de $ francs, à 17 millimètres.
Après la campagne d'Italie, le graveur de la Monnaie, Albert Barre, présenta de nouveaux coins, dus à son burin, à l’effigie de Napoléon 111 ceinte d'une couronne de laurier. En vertu d’une décision du ministre des finances, en date du 31 octobre 1860, cette modification de type fut définitivement adoptée.
Le 23 mai 1 864, l’Empereur promulgua une loi relative à la fabrication de nouvelles pièces d'argent de cinquante et de vingt centimes, au titre de 833 millièmes. Ces monnaies devaient porter à l’avers la tête laurée de Napoléon 111 et au revers la couronne impériale avec l'indication de la valeur et l’année de la fabrication. Cette fabrication constitue le dernier fait monétaire intéressant avant la constitution de PUnion monétaire latine.
§ IV. — Le monnayage français depuis la conclusion de V Union 'monétaire latine (1866-99).
Fin du règne de Napoléon III. — Le 23 décembre 1863, la Erance, la Belgique, l'Italie et la Suisse conclurent la convention monétaire connue sous le nom d'Union monétaire latine. La convention fut sanctionnée le 27 juin 1866 par le Corps législatif et le 6 juillet suivant par le Sénat, et promulguée le 14 juillet par l'Empereur. Elle reçut sa pleine et entière
exécution à partir du août 1866. Voici les articles principaux de cet acte, l’un des plus importants de l’histoire monétaire internationale au xix^ siècle :
Art. i^r. La France, V Italie, la Belgique et la Suisse sont constituées à Vétat F Union pour ce qui regaule le poids, le titre, le module et le cours de leurs espèces monnayées d’or et d’argent. Il n’est rien innové, quant à présent, dans la législation relative à la monnaie de hillon, pour chacun des États.
Art. II. Les Hautes Parties contractantes s’engagent à ne fahriquer ou laisser fabriquer à leur empreinte dans d’autres types que ceux des pièces de 100 francs, de yo francs, de 20 francs, de 10 francs et de y francs déterminés, quant au poids, au titre et au diamètre, ainsi qu’il suit :