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ièce d’argent de 2 fr. »
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Art. 9. Les Hautes Parties contractantes ne pourront émettre des pièces d’argent de deux francs, de un franc, de cinquante centimes et de vingt centimes... que pour une valeur correspondant à six francs par habitant.
Art. 12. Le droit d’accession à la présente convention est léservé à tout autre État qui en accepterait les obligations et qui adopterait le système monétaire de l’Union, en ce qui concerne les pièces d’or et d’argent.
Art. 14. La présente convention restera en vigueur jusqu’au jer janvier iSSo. Si un an avant ce terme elle n’a pas été dénoncée, elle demeurera obligatoire de plein droit pendant une nouvelle jiériode de quinze années, et ainsi de suite de quinze ans en quin'ye ans, à défaut de dénonciation.
La loi du 14 juillet 1866, en même temps qu’elle ratifiait l’Union monétaire latine, décidait l'émission des monnaies divisionnaires d’argent
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dans les conditions prévues par cette convention internationale. Toutes ces pièces portent la tête laurée de Napoléon 111 (fig. 371 ).
En 1868, la Grèce demanda son accession à TUnion monétaire latine; la demande fut acceptée par la France par décret impérial du 4 décembre 1868. Ce décret est la dernière mesure intéressante prise par le gouvernement impérial en matière de monnayage. Depuis i86o, les seuls ateliers monétaires en activité en France étaient ceux de Paris, de Strasbourg et de Bordeaux.
Troisième République. — Trois jours après la proclamation de la République, une décision ministé-
Fig. 371
rielle du 7 septembre 1870 ordonna
de frapper dorénavant les monnaies au type de la République ’. On reprit d’abord, pour l’avers des espèces, les coins créés en 1848 par Oudiné, au buste de la République coiffé d’épis, et on y joignit pour le revers, dans le désarroi du moment, tant dans l’atelier de Paris que dans celui de Bordeaux, les coins de Domard (couronne de laurier et d’olivier, sans légende circulaire) qui avaient été gravés pour les pièces de Fouis-Philippe. Peu de jours après on substitua à ce coin de Domard le véritable revers des pièces d’Oudiné portant : liberté, égalité, fraternité en légende. Dès le début de 1871, on reprit pour la pièce de ^ francs le type d’Hercule s’appuyant sur la Fiberté et la Force, créé par Dupré sous la première République, maison fit subir aux coins quelques modifications de détail dont la plus sensible fut la substitution delà devise: liberté,
ÉGALITÉ, FRATERNITÉ aUX ITlOtS : UNION FORCE.
Pendant la révolution communaliste, la monnaie de Paris fut occupée parles insurgés et, le 10 avril 1871, la direction de l’établissement fut confiée au citoyen Camélinat. Fes seules monnaies émises par la Commune sont des pièces de 5 francs au type d’Hercule; elles se distinguent de celles qui furent frappées par le gouvernement régulier par la présence d’un petit trident au lieu d’une abeille, comme différent du directeur. Fe monnayage communaliste prit fin dans les premiers jours de mai; il comprit pour environ 1,282,050 francs de pièces de 5 francs, dont une
I . Pendant la guerre franco-allemande, de nombreuses villes et administrations émirent des bons-monnaie de papier pour subvenir aux besoins de la circulation. Ces bons sortent du cadre de ce livre. On pourra consulter, pour ce qui les concerne, un intéressant travail de M. Fabre dans V Annuaire de la Société française de niunisniatiqiie de 1896.
grande partie fut fondue après f occupation de Paris par le gouvernement de M. Thiers.
Voici le relevé des pièces frappées parle gouvernement français, depuis la chute de la commune jusqu’à la fin de 1897; nous les classons par métaux et, dans chaque métal, par ordre chronologique d’apparition :
Monnaies d’or.
Pièce de 20 francs, frappée pour première fois en 1871.
Pièce de )0 francs Pièce de 1 00 francs
Le type adopté fut celui du Génie écrivant sur les tables de la loi, créé par Augustin Dupré -, 1 . pour le revers des monnaies constitutionnelles
, jfrappeespourlapre-U xVI ; le coin a toutefois subi quelques
•Pmiere fois en 1878. , , ,
\legeres modifications.
Pièce de 10 francs, frappée en petite quantité en 1889 et 1895. Le type adopté fut le coin de Merley de la République de 1848 : tête de République couronnée d’épis.
Monnaies d’argent.
Pièce de j francs. Nous avons dit plus haut quelles furent les modifications successives de son type. La fabrication des pièces de 5 francs est complètement arrêtée depuis la fin de 1878.
Pièce de 2 francs, frappée dès septembre 1870.
Pièce de i franc, frappée pour la première fois en 1871.
Pièce de yo centimes, frappée pour la première fois en 1871.
Pièce de 20 centimes, frappée, seulement en 1889, pour l’Exposition internationale dej.- Paris, à 100 exemplaires, o' ' ' d ’ (jÜ
Le type des monnaies divisionnaires d’argent est celui de la tête de la République, couronnée d’épis, coins d’Oudiné créés en 1848.
Monnaies de Ironise.
Pièce de 10 centimes, frappée dès septembre 1870.
Pièce de y centimes, frappée pour la première fois en 1871.
Pièce de 2 centimes, frappée pour la première fois en 1877.
Pièce de i centime, frappée pour la première fois en 1872.
Le type des monnaies de bronze est une tête de République, couronnée d’épis, également due à Oudiné (fig. 372).
Pendant cette même période furent prises quelques mesures législatives ou administratives qui ont la monnaie pour objet. Des conventions
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additionnelles entre les états deTUnion monétaire latine^ provoquées par la baisse constante de la valeur de l’argent, sont venues limiter, puis suspendre la frappe des pièces de 5 francs, dont le traité de 1865 avait laissé la frappe libre. Deux décrets, l’un du 25 juin 1871, l’autre du 20 novembre 1879, ont réorganisé successivement l’administration des monnaies et médailles. Depui's 1879, batelier monétaire de Paris est seul en activité en France.
A la suite d’une campagne de presse, tvpes monétaires et l’adoption
réclamant la modification des
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d’empreintes qui fussent propres à la troisième République, la direction des Beaux-Arts chargea, en décembre 1895,
MM. Chaplain, Roty et Daniel Dupuis de graver de nouveaux
coins, le premier pour l’or, le second pour l’argent, le troisième pour le bronze.
Les premières monnaies nouvelles, les pièces de ^ocentimes,ontété mises en circulation en 1897. Les pièces de deux francs et d’un franc (fig. 37^), celles de 10, 5, 2 centimes et un centime ont suivi en 1898.
Le type créé par M. Roty est une semeuse marchant vers la gauche ; son bras gauche retient le sac rempli de grains: de son bras droit elle lance les semences, tandis que bhorizon s’éclaire des premiers rayons du soleil levant. Le champ du revers est occupé par une branche de laurier.
Sur les monnaies de bronze, M. Daniel Dupuis a conservé, à bavers, un buste de République coiffée du bonnet phrygien: au revers des pièces de 10 et de 5 centimes (fig. 374), la France assise sur des nuages, tient de la main gauche une branche d’olivier etde la main droite le drapeau national dont elle couvre un petit génie assis à côté d’elle. Les nouvelles monnaies d’or, dues au burin de M. Chaplain, portent à bavers une tête de République, au revers un coq fièrement campé (fig. 375). Ces nouvelles monnaies ne portent plus ni différent de batelier, ni différent du directeur de la fabrication.
§ V. — Principauté de Monaco \
Par une ordonnance du 7 mars 1857, le prince Honoré V rétablit l’atelier monétaire de Monaco et décida qu’il y serait frappé des monnaies d’or, d’argent et de cuivre aux mêmes titres et poids que les monnaies françaises. Les seules pièces qui furent fabriquées sont la pièce de 5 francs en argent, et les pièces de 10 et s centimes en cuivre. L’émission de ces monnaies donna lieu à certaines mesures restrictives de la part du gouvernement français. Florestan I,qui succéda en 1841 à son frère Honoré V, ne fit aucune émission, mais son successeur Charles III fit insérer dans le traité conclu le 9 novembre 1865 avec Napoléon III la clause suivante: « Dans le cas où le prince de Monaco voudrait faire frapper des monnaies, il s’engage à recourir exclusivement à l’Hôtel des Monnaies de Paris, et les monnaies ainsi frappées devront être, quant au module, au titre et à la valeur identiques avec celles de France. » En 1878, on a frappé à l’effigie de Charles III des pièces de 20 francs en or, suivies bientôt de pièces de 100 francs. Les coins ont été gravés par Ponscarme. En 1889, Albert I a succédé à son père; des pièces d’or de 100 francs à son effigie, gravées par O. Roty, ont été émises en 1891, 1895 1896.
Ces pièces sont moins destinées à servir de monnaie que de jetons de jeu pour le casino de Monte-Carlo.
I. L. Sudre, Les monnaies des princes de Monaco, dans V Annuaire de la Société française de nnniism., t. V, 1877, p. 413. — C. Jolivot, Médailles et monnaies de Monaco. Monaco, 1885, in-8.