‹ Traité de numismatique moderne et contemporaine (volume 2)Chapitre 153 sur 193 · ET LE GRAND-DUCHÉ DE LUXEMBOURG · texte numérisé non relu

ET LE GRAND-DUCHÉ DE LUXEMBOURG

Sources. Maurin de Nahuys, Histoire iimiiisiiiati.jiie du royainue de HoUaude sous le règue de Louis-Napolèon. Amsterdam, 1858, in-4. — L.-W.-A. Besier, Muut-Kahiuet van’s Rijks uiuut te Utrecht. Catalogus der goudeu en^ilveren specien geslageu iu het tijdvak vau het Bataafsch Gemeenehest, het Koiiiugn'jk Holland eu het fransch Keiierrijk. Utrecht, 1885, in-8. — M. de Nahuys, Les mouuaies du royaume des Pays-Bas, dans la Revue belge de numismatique de 1889. — R. Serrure, lui mounaie en Belgique. Verviers, 1882, in-8. — Documents officiels.

§ I. — Le raya unie de Hollande sous Louis-Napoléon (1806- 18 10).

En 1805, une commission, formée de membres du gouvernement de la République batave, se rendit à Paris pour demander à Lempereur Napoléon I de donner pour roi à leur pays son avant-dernier frère le prince Louis-Napoléon, connétable de France. La demande fut agréée et Louis-Napoléon fut proclamé roi de Hollande le 5 juin 1806.

Un décret du 26 décembre 1806 ordonna la fabrication de nouvelles monnaies, conformes au système en vigueur en Néerlande et comprenant, en or des pièces de 10 et de 20 gulden ou florins, en argent des pièces de 2 A florins ou de 50 stuivers, des florins et des demi-florins. Ce même décret détermine les types, qui devaient comprendre, à l’avers, l’elfigie du roi, au revers, les armes du royaume : écartelées au i^^^et au 4^ au lion de Hollande, au 2^ et au U à l’aigle de lempire français. A côté de ces pièces dites standpenningen ou monnaies constituant l’étalon légal, on continua l’émission, comme negotiepenningen ou monnaie de commerce, des anciens ducats d or et d’argent ; leur type fut modifié par le décret du 1 1 février 1 808. L'avers dut porter dorénavant l’effigie de Louis-Napoléon, mais le revers conserva l'antique image du chevalier armé aveè la devise:

EENDRAGT MAAKT MAGTj Tunion fait la force. Un nouveau décret du 23 janvier 1809 substitua à ce revers les armes du royaume.

Les dispositions monétaires de Louis-Napoléon restèrent partiellement inexécutées. On ne mit réellement en circulation, sous son règne, que les ducats d’or et les pièces d’argent de 50 stuivers (fig. 376). Les autres espèces ne furent frappées qu’à titre d’essai.

Le 17 septembre 1806 un décret avait prescrit la suppression de tous les ateliers provinciaux des Pays-Bas et la création à Amsterdam d’une officine nouvelle destinée à centraliser la fabrication du numéraire. Cet

Fig. 376

atelier d’Amsterdam ne fut jamais organisé et la centralisation du monnayage se fit au profit de l’atelier d’Utrecht. Seule l’officine de Hoorn continua en 1807 à émettre des dûtes de cuivre pour les Indes Orientales.

En 1810, Napoléon I, mécontent de son frère, qui prenait trop à cœur les intérêts de ses sujets, annexa la Hollande à la France. Le système monétaire français fut substitué au système en usage en Néerlande, et l’atelier d’Utrecht forgea jusqu’en 1813 des pièces qui ne se distinguent que par un différent des espèces fabriquées dans les autres ateliers de l’empire.

§ IL — Royaume des Pays-Bas.

A la suite du congrès de Vienne, ouvert le novembre 1814, le royaume des Pays-Bas fut formé par la réunion de la Belgique aux provinces septentrionales de la Néerlande. L’acte d érection du royaume porte la date du 16 décembre 1814; le trône fut déclaré héréditaire dans la maison d’Orange-Nassau :

* Guillaume I, 1815-40. * Guillaume III, 1849-90.

* Guillaume II, 1840-49. * Wilhelmine, 1890-

La première loi monétaire du royaume fut promulguée le 28 septembre

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