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Joseph-Wenceslas, 1780. Marie-Isabelle, ép.*François-Gundacker, prince de Colloredo, 1780-1800.
j). — Comtés de Stoîberg et de W erniger ode.
Le comté de Stoîberg s'étendait à l’ouest de celui de Mansfeld ; celui de Wernigerode, au sud de l’évêché d’Halberstadt. Leur étendue était d’environ onze lieues carrées. Les armes de Stoîberg étaient : d’or au cerf passant d’argent, tangué de gueules ; celles de Wernigerode : d’argent à deux truites affrontées de gueules.
Botho le Jeune, 1511-38.
Stolberg.
* Wolfgang, 1538-52.
Rochefort.
* Louis, 1544-74.
Voir page 198.
Wernigerode.
* Henri X, 1538-72.
* Wolfgang- Ernest, 1552-1606.
* Botho,
*Jean, * Henri XI, 1606-12. f 1615.
* Albert- Georges, 1538-87.
Kônigstein.
* Christophe le Vieux, 1538-81.
Voir page 177.
* Wolfgang-
Georges, Ortenberg.
1612-31. Louis-Georges, 1587-1618.
*Henri-Vollrad,
Wernigerode.
* Christophe II, 1572-1638.
* Henri- Ernest I, 1638-72.
* Stolberg.
* Jean-Martin I, 1638-69.
* Louis-Chrétien, 1672-1710.
Ilsenbourg.
* Ernest, 1672-1710.
Gedern.
Frédéric - Charles, 1710-67, prince en 1742.
(Chrétien - Charles).
Charles-
Henri,
SCHWARZA.
Henri-
Auguste,
Wernigerode.
^Chrétien-Ernest,
Henri-Ernest II, 1771-78.
Shrétien-Frédéric,
Frédéric-
Guillaume,
Ortenberg.
* Christophe- Louis I, 1669-1704.
Stolberg.
Rossla.
Christophe-
*Juste Chrétien,
Frédéric,
Frédéric-Botho,
‘ Christophe- Louis II, 1738- 61 .
* Charles- Louis, 1761-1815.
Henri, Jean-
1768-1776. Guillaume, 1776-1826.
Au commencement du xvH siècle, les possessions de la maison de Stolberg furent partagées entre les fils de Botho le Jeune (151 1-38), qui,
l’empire d’allemagxe
par son mariage avec Anne d’Eppstein, avait acquis les terres de Kônigstein et de Rochefort dans le cercle du Haut-Rhin.
Comme leurs voisins les Mansfeld, les comtes de Stolberg monnayèrent fréquemment en commun ; c’est ainsi que l’on possède des thalers aux noms réunis des cinq fils de Botho le Jeune. Les plus récentes de ces monnaies communes sont celles que firent frapper Charles-Louis de Stolberg-Stolberg et son cousin Henri de Stolberg-Rossla à la fin du xviii^ siècle.
Le type habituel des monnaies comtales se compose du cerf des armes de Stolberg: à partir des premières années du xvii^ siècle, le cerf est souvent posé devant une colonne couronnée. A côté des monnaies ordinaires viennent prendre place, dans la série de Stolberg, un certain nombre de thalers commémoratifs exàl ausbeutethaler .Vd.vm\ les premiers, nous citerons la pièce frappée en 1760 dans l’atelier de Zellerfeld pour célébrer le cinquantième anniversaire de l’avènement de Chrétien-Ernest de Stolberg- Wernigerode, puis V eintrachtsthaler de 1719 qui célèbre la bonne entente des deux frères Christophe-Erédéric et Juste-Chrétien par lechronogramme suivant : Vis VnIta ConCorDIa fratrVM fortIor; cette concorde est rappelée sur Y ausbeutethaler frappé en 1722 avec le métal des mines de Strassberg, un des rares puits d’extraction mentionnés sur les monnaies minières des comtes de Stolberg.
k). — Possessions des seigneurs, comtes, puis princes Reuss L
Au xiii^ siècle, Henri' I, fils cadet d’Henri, seigneur de Plauen et d’une princesse russe, adopta le surnom : der Reusse, Riithenus, et le transmit à ses descendants, qui tous s’appelèrent Henri Reuss. Les domaines des seigneurs, puis princes Reuss comprenaient les terres de Greiz, de Géra, de Schleiz, de Lobenstein, etc., non loin des confins de la Saxe et de la Bohème.
Les armes de la maison de Reuss étaient : de sable au lion d’or, armé et lampassé de gueules, couronné d’or; les comtes écartelaient de Cranichfeld : d’argent à la grue d’or.
On ne possède pas de monnaies des Reuss antérieures au commencement du xvii^ siècle. A cette époque, Henri le Moyen (1604-29) et Henri le Jeune s’adressèrent au kreisconvent de la Haute-Saxe pour faire valoir leurs droits monétaires, mais ils ne les firent pas admettre sans difficulté. Depuis lors les comtes, puis princes Reuss des diverses lignes monnayèrent en tous métaux et parfois en commun. Le classement de ces
I. Cf. la Xumismatische Zeitung de Leitzmann, 1850, p. 124 et suiv.
diverses monnaies est fort difficile à cause de Thomonymie des princes; souvent la marque du mün\mehter est le seul indice que Ton possède pour déterminer Tattribution exacte des espèces.
Le tableau suivant résume la généalogie des branches de la maison de Reuss que nous ne croyons pas indispensable de donner en détail :
Vidlh ligne.
Henri Reuss, seigneur de Plauen, t 1535-
Ligne moyenne,
éteinte en i6i6.
Burg I, Grei^.
éteinte I
en 1640. I
Oher-Grei'{, Untergrei:^.
encore I
existante.
Géra, Saalbourg.
éteinte |
en 1802. Schlei^Il, encore existante.
Burg II, Untergreii,
éteinte éteinte en 1697. en 1768.
Jeune ligne.
Schlei:( I, Lohenstein.
éteinte en 1666.
Lohenstein, Ehersdorf, éteinte encore en 1806. existante.
Ces diverses branches réunies comptent une cinquantaine de personnages répondant au nom d’Henri, entre lesquels les monnaies se répartissent. En 1616, il avait été décidé au kreistag de la Haute-Saxe que les Reuss ne pourraient faire frapper leurs espèces que dans l’atelier officiel du cercle, à Saalfeld. Cette prescription ne fut pas observée strictement, et dans le cours du xvii^ siècle les comtes ouvrirent des officines à Dolau, à Géra, à Greiz et à Schleiz. Les Reuss frappèrent plusieurs ausbeutemüngen dont quelques-unes mentionnent le puits d’extraction, telles par exemple les pièces de la mine de Silberberg près Klein-Reinsdorf, frappées en 1751 par Henri III d’Untergreiz.
1). — Comte de Barhy.
Le comté de Barby était situé sur la rive droite de l’Elbe, au nordouest de la principauté d’Anhalt. Ses armes étaient : écartelé, au et au 4^^ d’argent à U aigle de gueules, qui est Muhlingen, au 2^ et au 3^ de gueules à la rose d’argent qui est Rosenberg, sur le tout d’a\ur aux deux poissons d’argent affrontés, accompagnés de quatre roses du même. Les comtes de Barby s’intitulaient : cornes barbyensis et mulingensis.
En 1497, l’empereur Maximilien I éleva la seigneurie de Barby au rang de comté, en faveur de Burcard IV (1493-1506). Au xvi^^ siècle la maison se divisa en deux branches :
l’empire d’allemagne
Wolfgang I, 1)3 5-65.
Barby.
Muhlingen.
Juste, 1564-1609.
* Wolfgang II, 1 565-1615.
Wolfgang- Frédéric, 1615- 17.
*Albert-Frédéric, Barby.
1 609-4 1 . J uste-Gunther,
Auguste-Louis,
Les plus anciennes monnaies connues des comtes de Barby sont de 161 1 . Pendant la kipper^eit, les émissions devinrent très nombreuses et, au mün^probationstag àe, la Haute-Saxe tenu le mai 1616, le comte fut mis vainement en demeure de cesser ce monnayage irrégulier, qui continua jusqu’en 1622.
Les comtes de Hohenstein, qui possédaient également les seigneuries de Lohra, de Clettenberg et de Lutterberg, portaient : échiqueté d’argent et de gueules de trois traits sur quatre, pour Hohenstein, d’argent au cerf passant de sable, pour Clettenberg, et coupé au de gueules au lion d’or, au 2^ fascé d’or et de gueules de six pièces, pour Lutterberg.
Voici la chronologie des comtes pour la période intéressant la numismatique moderne :
* Ernest V, 1508-1552. ’ et Ernest VI (1552-62).
* Volcmar-Wolfgang, avec ses frères Guil- * Volcmar-Wolfgang, seul, 1562-80. laume (i 5 52-54), Eberwein (1552-60) * Ernest VII, 1580-93.
Avec Ernest Vil la maison s’éteignit. Le patron du comté de Hohenstein était saint André. C’est son image qui forme le type habituel des monnaies.
Le monnayage de l’abbaye de femmes de Quedlinbourg, qui s’était arrêté pendant le xvF siècle, recommença au début du xviF. On possède des monnaies des abbesses dont les noms suivent :
m) . — Comté de Hohenstein ' .
n). — Ahhaye de Ouedlinhourg 2,
* Dorothée de Saxe, 1610-17.
* Dorothée-Sophie de Saxe, 1618-45.
*Anne-Sophie de Birkenfeld, 1645-80.
1. Cf. Nîimismatische Zeitung de Leitzniann, 1845, P- Si et suiv.
2. A. Düning, Uebersicht i'iber die Mïuiigeschichte des kaiserlichen freien weltlichen S lifts Ouedlinburg. Quedlinbourg, 1886, in-4.
Le monnayage de Dorothée de Saxe commença, suivant M. Düning, en 1615, et comprit dts thalers et des groschen. Les documents font aussi mention de pièces d'or qui n’ont pas été retrouvées. Sous Dorothée-Sophie de Saxe, les émissions furent nombreuses et comprirent ducats, des thalers, des schreckenberger de 4 groschen ou 12 kreutzer, des dreier, des groschen et des pfennigs. De 1637 à 1674, batelier de Quedlinbourg paraît avoir chômé; il fut réorganisé par Anne -Sophie de Birkenfeld, dont il existe des tJialers et demi-thalers, des gulden, des dreier et des groschen. Quelques pièces portent le buste de l’abbesse, d’autres son monogramme entouré de la curieuse devise : BES- CHAW DAS ZSEL SAGE NICHT V!EL, considère le but et parle peu.
Le monnayage cessa définitivement en 1677. C'est en vain qu’Anne Dorothée de Saxe-Weimar (1684-1704), puis Anne-Amélie de Prusse (1753-87), tentèrent de le recommencer. Le musée de Quedlinbourg possède les coins qui devaient servir à la fabrication des monnaies de cette dernière abbesse, mais son frère Frédéric le Grand, roi de Prusse, lui interdit de les utiliser.
Le patron de l’abbaye de Quedlinbourg était saint Servais. Les armes abbatiales étaient : de gueules aux deux couteaux de table d’argent emmanchés d’or et posés en sautoir.
o) . — VÏÏÏ& de Stralsund.
La ville de Stralsund avait acquis les droits monétaires de ses souverains, les ducs de Poméranie. Au commencement du xvP siècle, le duc Bogislas X les lui contesta, mais, par un compromis passé à Rostock en 1 504, il fut convenu que la ville se conformerait dorénavant au pied monétaire du duc, et que son atelier chômerait lorsque la monnaie ducale elle-même arrêterait ses fabrications. Les empiètements des ducs de Poméranie durent devenir plus considérables encore par la suite, car nous voyons les députés de Stralsund solliciter en 1596, au kreistag de Leipzig, l’autorisation de frapper de menues espèces, autorisation qui paraît ne pas avoir été accordée par le duc.
'Vers 1611, Stralsund récupéra dans son intégrité son droit monétaire et frappa dorénavant, non seulement des monnaies divisionnaires, mais des thalers, mais même des pièces d’or. Ces émissions cessèrent définitivement avec les monnaies absidionales de 1715.
Le type des pièces de Stralsund se compose de l’écu municipal aux trois ïSijons {strahlen} mouvant du chef, fréquemment tenu par deux anges. En 1628, Stralsund fut vainement assiégée par Wallenstein : des limiers célèbrent la délivrance de la ville.
l’empire d’allemagne
i\ p). — Ville d’Erfurt.
Erfart, la capitale de la Thuringe, avait acheté ses droits monétaires des archevêques de Mayence. Elle en fit usage, avec quelques interruptions, jusque dans le dernier quart du xvii^ siècle. Ses premiers thalers datent de 1548 et portent les légendes MON-REIPVBUCAE CIVITATIS ERFFVRDl et DATE CAESARIS CAESARl ET QVAE SVNT DEI DEO.
Pendant la guerre de Trente-Ans, le duc Guillaume de Saxe-Weimar, gouverneur suédois d’Erfurt, mit la main sur Patelier municipal et y frappa des ducats et des thalers, notamment des pièces commémoratives de la victoire remportée en 1631 à Leipzig par Gustave-Adolphe. La ville put toutefois continuer à émettre, concurremment, ses espèces municipales. En 1630, Erfurt célébra par des thalers spéciaux la paix de Westphalie.
Le type des monnaies d’Erfurt se compose généralement des armes de la ville : une roue.
§ VIL — Cercle de FranconieV
Le cercle de Franconie était situé entre le cercle de Haute-Saxe, le royaume de Bohême et les cercles de Bavière, de Souabe, du Haut et du Bas-Rhin. 11 comprenait en outre quelques enclaves dans la Bavière palatine. La direction du cercle était aux mains des évêques de Bamberg, mais elle leur était contestée par les margraves de Brandebourg-Bayreuth et de Brandebourg-Ansbach. Les diètes du cercle se tenaient habituellement à Nuremberg; la chancellerie et les archives se trouvaient à Bamberg. Les quatre grands ateliers monétaires ou hauptmün^stàtten du cercle étaient placés à Schwabach, à Fürth, puis Wurzbourg, à Nuremberg et à Wertheim.
Dans le cours des xvii^ et xviii^^ siècles, les membres du cercle de Franconie firent, à plusieurs reprises, frapper des monnaies communes ou kreismün^en. Pendant la guerre de Trente-Ans, le duc Bernard de
I. Ch. Wildvogel, Dissertatio de conventihus monetalihus triiim superiorum correspondcntium circulorum Fraiiconiae, Bavariae, Sueviae. lena, 1764-67, in-4. — J--V. Kull, Repertorium '^ur Mmi^hunde Bayerns. Munich;, 1894, in-8. — L. Fikentscher, Die frcinkische Münivereinigungen im XIV iind XV Jahrhundert, dans les Mittheilimgeii der bayerischen ninnismatiscben Geselhchaft, t. II, p. i.
Saxe-Weimar obtint,en 163 3, delà Suède dont il commandait les armées, le territoire des évêchés de Bamberg et de Wurzbourg, sous le nom de duché de Franconie^ pour lequel il fît battre, dans Batelier de Fürth, des monnaies d’or et d’argent. La bataille de Nordlingen, en 1634, mit fin à cette occupation. Les thalers de Bernard de Saxe- Weimar portent un dextrochère tenant une couronne de laurier sous l’œil de Jéhovah, et la légende: QVOD DEVS VVLT HOC SEMPer FIT.
a). — Évêché de Bamberg E
Le territoire, assez étendu, de l’évêché de Bamberg, était compris entre ceux de l’évêché de Wurzbourg et de la principauté de Bayreuth. Ses armes étaient: d’or au lion de sable^ à la bande d’argent brochant sur le tout. L’église de Bamberg était sous le patronage de saint Henri, empereur, et de sainte Cunégonde, impératrice. Voici la liste des évêques de la période moderne.
* Georges III Schenk de Limbourg, 1 505- * Pierre-Philippe de Dernbach, 1672-83
1522. (Wurzbourg).
*Wigand de Redwit^^, 1522-56. *Marquard-Sébastien Schenk de Stauffen-
* Georges IV Fuchs de Rügheim, 1556-61. berg, 1683-93.
* Vit II de Wurzbourg, 1561-77. * Vacance, 1693.
Jean-Georges I Zobel de Giebelstadt, * Lothaire-François de Schoenborn, 1693- 1577-80. 1729 (Mayence).
Martin I d’Eyb, 1 580-83 . * Frédéric-Charles de Schoenborn, 1729-46
Ernest de Mengersdorf, 1583-91. (Wurzbourg).
*Nithard de Thüngen, 1591-98. * Jean-Philippe-Antoine de Frankenstein,
*Jean-Philippe de Gebsattel, 1599-1609. 1746-53.
* Jean-Godefroid d’Aschhausen, 1609-22 François-Conrad de Stadion, 1753-57. (Wurzbourg). * Adam-Frédéric de Seinsheim, 1757-79
* Jean-Georges II Fuchs de Dornheim, (Wurzbourg).
1623-33. * François-Louis d’Erthal, 1779-95 (Wurz-
* François de Hatzfeld, 1633-42 (Wurz- bourg).
bourg). * Christophe-François de Buseck, 1795-
* Melchior-Otton de Salzbourg, 1 642- 53. 1 802 .
* Philippe-Valentin de Rieneck, 1653-72.
En 1 506, l’évêque George s’entendit avec le Wurtemberg et les margraves de Brandebourg pour l’émission de florins d’or à 18 carats et demi de fin et à 71 et demi au marc de Cologne. Ces florins d’or ont encore des légendes en lettres gothiques. Leur type se compose des armes de Févêque et de l’image de saint Henri : S. HEINRICVS IMPERATÈ
I. J. Fleller, Die bainhergischen Miiiiien, chronologisch geordnet iind beschrieben. Bamberg, 1839, in-8.
l’empire d’allemagne
En 1536 une nouvelle alliance monétaire avec les margraves de Brandebourg, la ville de Nuremberg et les landgraves de Leuchtenberg, établit un système monétaire d’après lequel les pfennigs seraient taillés à 41 loth et 656 au marc, les dreier ou groschen à 302 au marc, les ^wolfer à 99 au marc, les sechsunddrei^iger à $6 au marc, les oerter à 34 au marc, les demi-gulden à 17 au marc et les gulden à 8 et demi au marc.
L’évêque J ean- Philippe fit frapper àes ducats d’or avec le métal recueilli dans les territoires que l’église de Bamberg possédait en Carinthie. Ces pièces sont à 23 carats 10 grains de fin et taillées à 67 au marc de Cologne.
En 1624, Jean-Georges II fit frapper des schillings, des dreier et des pfennigs. Les premiers thalers frappés dans l’évêché portent son buste avec les images de saint Henri et de sainte Cunégonde tenant le modèle de la cathédrale. Sous Marquard-Sébastien, en 1690, il fut décidé qu’on ne fabriquerait plus à l’avenir de monnaies divisionnaires.
En 1761, Bamberg adopta le an ^i g- gulden fuss. En 179$, Fran-
çois-Louis frappa avec l’argent des églises des thalers destinés à payer les frais de guerre contre la France; la légende de ces pièces est ZUM BESTEN DES VATERLANDS. Le monnayage prit fin en 1800 et, à la suite de la paix de Lunéville, le temporel de l’évêché fut annexé à la Bavière.
b). — Evêché de Wur:(boiirg L
L’évêché de Wurzbourg, episcopatus ivircehurgensis ou herbipolitanus, fut fondé par saint Boniface. Son patron était saint Kilian. Le domaine temporel de Wurzbourg, enrichi de bonne heure des possessions des anciens ducs de Franconie, s’étendait à l’ouest de celui de Bamberg, entre le comté de Henneberg au nord et le comté de Hohenlohe au sud. Les armes de l’évêché étaient : écartelé, aux et 4^ d’argent coupé émanché de trois pièces de gueules, qui est Wurzbourg, aux 2^ et 3<^ d’agur au pennon écartelé d’agur et d’argent emmanché d’une lance de tournoi d’or, posé en bande, l’étoffe du pennon dirigée vers le chef de Vécu, qui est duché de Franconie. Les évêques prenaient en effet, depuis 1443, le titre de : dux Franciae orientalis.
I. G. -J. Relier, Geschichte des hischôflich wïiiffiirgischen Mün^wesens iinter Lorenz von Bihra, dans V Archiv des hist. Vereins von Unterfranken und Aschaffenburg, 1849, t. X, p. I et suiv. — Rost, Versuch einer voUstàndigen Beschreihung sàinmtlicher luïirffurgischen Münien tmd MedaiUen. Meiningen, 1831, in-8. — Voyez aussi Numismalische Zeitmig de Leitzmann, 1847, p. ^91 1861, p. 62; 1846, p. 145 et 1847, pp. 108 et 170.
* Laurent de Bibra, 1495-1519. * Jean-Godefroid II de Guttenberg, 1684-
* Conrad III de Thungen, 15 19-1540. 1698.
* Conrad IV de Bibra, 1540-1544. * Jean-Philippe II Greiffenklau de Vollrath,
* Melchior Zobel de Giebelstadt, 1544-1558. 1699-1719.
* Frédéric de Wirzberg, 1558-1573. * Jean-Philippe-François de Schoenborn,
* Jules Editer de Mespelbrunn, 1573-1617. 1719-1724.
*Jean-Godefroid I d’Aschhausen, 1617- * Christophe-François de Hutten, 1724- 1622 (Bamberg). 1729.
* Philippe-Adolphe d’Ehrenberg, 1623- Frédéric-Charles de Schoenborn, 1729-
1631. 1746 (Bamberg).
* François de Hartzfeld, 163 1-1642 (Bam- * Anselme-François dTngelheim, 1746-
berg). 1749.
^(Occupation suédoise, 1631-34). * Charles-Philippe Greiffenklau de Vollrath,
* Jean-Philippe de Schoenborn, 1642-1673. 1749-1754.
* Jean-Hartmann de Rosenbach, 1673-1675. * Adam-Frédéric de Geinsheim, 1755-1779.
* Pierre-Philippe de Dernbach, 1675-1683 * François-Louis d’Erthal, 1779-1795.
(Bamberg). * Georges-Charles de Fechenbach, 1795-
* Conrad-Guillaume de Wertenau, 1683- 1802.
L’évêché de Wurzbourg présente une série monétaire aussi riche qu’intéressante. En 1506, Laurent de Bibra obtint l’autorisation de frapper des florins d’or à 18 carats et demi d’or fin, 3 carats et demi d’or blanc et 2 carats d’or rouge. Les commencent en 1523
sous Conrad III. Le type particulier à Wurzbourg se compose de l’image de saint Kilian, à laquelle sont parfois associées les images de saint Colonat et de saint Totnan, les apôtres da la Franconie.
En 1794, sous François-Louis, et l’année suivante, sous Georges- Charles, l’atelier de Wurzbourg reçut les métaux précieux des églises et en fit des ihalers destinés à subvenir aux dépenses occasionnées par la lutte contre la France. Ces pièces portent au revers la légende : PRO PA- TRIA. Le monnayage épiscopal finit en 1803. La même année le territoire de Wurzbourg fut donné à la Bavière.
c). — Évêché d'Eichstedt.
L’évêché d’Eichstedt était beaucoup moins important que ceux de Bamberg et de Wurzbourg. Ses armes étaient: de gueules à la crosse d’argent posée en pal. Le patron de l’évêché était saint Wilibald. Voici la chronologie des évêques :
* Gabriel d’Eyb, 1496-1535. Eberhard II de Hirnheim, 1552-1560.
Christophe de Pappenheim, 1535-1539. * Martin de Schaumberg, 1560-1590
Maurice de Hutten, 1539-1552. * Gaspard de Seckendorf, 1590-1595.
l’empire d’allemagne
* Jean-Conrad de Gemmingen, 1595-1612. François-Louis Schenk de Castell, 1725-
* Jean-Christophe de Westerstetten, 1612- 1736.
1636. *Jean-Antoine II de Fribourg, 1736-57.
Marquard II Schenk de Castell, 1637-1685. *Vacance du siège épiscopal, 1757. *Jean-Euchaire Schenk de Castell, 1685- * Raymond-Antoine de Strasoldo, 1757-81.
1697. * Vacance du siège épiscopal, 1781.
*Jean-Martin d’Eyb, 1697-1704. * Jean-Antoine III de Zehmen, 1781-90.
Jean-Antoine I Knebel de Katzenellenbo- * Vacance du siège épiscopal, 1790.
gen, 1705-1725. *Joseph de Stubenberg, 1790-1802.
Les premiers thalers de Févêché d'Eichstedt furent frappés sous Martin de Schaumbergen 1 570; ils portent Limage de saint Wilibald. Les évêques ne possédaient pas d’atelier en propre, et faisaient battre leurs espèces à Nuremberg.
Le monnayage cesse en 1796 avec les thalers et demi-thalers émis pour subvenir aux frais de la guerre contre la France. Ces pièces portent au revers, autour des armes épiscopales, le chronogramme suivant: VasCVLIs aVLae argenteIs patrIae InDIgentI MInIstraVIt aVXILIa. En 1803, Févêché d’Eichstedt fut sécularisé et donné en partie au duc de Toscane, en partie à la Bavière, qui obtint le territoire entier en 1805, à la paix de Presbourg.
d). — Possessions franconiennes de la maison de Brandebourg.
La maison de Hohenzollern-Brandebourg possédait en Franconie les importantes principautés de Bayreuth et d’Ansbach. La première s’étendait, pour la plus grande part, à l’est du cercle, sur les frontières de la Saxe et de la Bohême. La principauté d’Ansbach s’étendait au sud du cercle entre le comté de Hohenlohe à l’ouest et Févêché d’Eichstedt au sud-est. L’étendue de la principauté de Bayreuth était d’environ soixante-douze lieues; elle comprenait les villes de Bayreuth, de Culmbach, de Hof, de Wunsiedel, d’Erlangen, de Neustadt, etc. La principauté d’Ansbach n’était guère moins étendue que la précédente; elle comprenait les villes d’Ansbach, de Schwabach, de Langenzenn, de Roth, de Fürth, de Gunzenhausen, de Windsbach, de Crailsheim, d’UfFenheim, etc.
A la mort d’Albert, électeur de Brandebourg, en i486, son fils aîné Jean-Cicéron obtint l’électorat et les Marches, et ses fils cadets eurent les possessions franconiennes. La descendance de ces derniers s’éteignit en 1603; leur héritage fut recueilli par la ligne aînée et distribué aux deux fils cadets de l’électeur Jean-Georges. 11 se forma ainsi deux nouvelles maisons de Bayreuth et d’Ansbach. Voici le détail de ces succes-
sions :
* Albert, électeur de Brandebourg, 1471-1486.
Brandebourg.
Bayreuth I.
Ansbach I.
Jean-Cicéron.
*Sigismond,
* Frédéric,
Bayreuth I.
Ansbach I.
* Casimir,
* Georges
le Débonnaire,
duc
Jean-Georges.
* Albert-
de Jâgerndorf,
Alcibiades,
Brandebourg.
Bayreuth II.
Ansbach il
* Georges-
Voy. p. 298.
* Chrétien,
* Joachim-
Frédéric,
Ernest,
(Erdmann-
(Georges-
Auguste).
Albert).
* Frédéric,
* Albert,
* Chrétien,
* Chrétien
(Chrétien
Ernest,
Henri).
Hî
Jean-Frédéric,
* Georges- Guillaume, 1712-26.
Georges-
Frédéric-
Charles,
Frédéric ,
Prusse.
Albert.
* Frédéric- Chrétien, 1763-69.
Chrétien- * Georges- Guillaume-Frédéric, Albert, Frédéric, 1703-23.
* Charles Guill.
Frédéric, 1723-57, jusqu’en 1729 sous la tutelle de sa mère,
* Chrétienne- Charlotte.
* Alexandre,
hérite de Bayreuth en 1769.
Les monnaies des margraves de Brandebourg des lignes de Franconie sont nombreuses tant en or qu’en argent. Les premiers thalers remontent à 1525 et sont frappés en commun par Casimir et Georges le Débonnaire, qui s’intitulent simplement CASI • ET • GEOR * FR^^^ES GERMA^f MARCHfo/ze5 ^RkHdenburgici. La devise habituelle aux margraves de la première ligne de Franconie est SI DEVS PRO NOBIS QVIS CONTRA NOS.
Après l’avènement des secondes lignes de Bayreuth et d’Ansbach, la titulature des margraves devient plus étendue. Chrétien de Bayreuth fait suivre son nom de la formule suivante : Dei gratia marchio branden-
l’empire d’allemagxe
burgensis^ Prussiae, Sietini, Pomeraniae. Casuhiae. Yandalorum, Crosnae, J agerndoy'fae dux. burgravius in Nurnberg, grinceps Rugiae. Ces titres changent peu sous les autres margraves. En 1741, Charles-Guillaume-Frédéric d’Ansbach hérita du comté de Sayn-Altenkirchen: le titre de cornes saynensis prit place, en conséquence, à la fin de l’énumération, sur les monnaies de la branche d’Ansbach.
Les principaux ateliers des margraves, en Franconie, furent : Schwabach, élevé, en 1750 et 1752, au rang d’atelier officiel du cercle: Furth, créé en 1622 par Joachim-Ernest et qui depuis 1624 avait précédé Schwahsich comme kl' eismün^stdtte; Bayreuth: Ansbach;Culmbach: Erlangen, créé en 1 548 par Albert, mais fermé en 1 550: puis diverses officines de la kipper^eit : Weissenstadt, Wunsiedel, Kitzingen, Lauenstein, Lichtenberg, etc.
e). — Possessions de l’Ordre Teiitonique.
Après qu’en 1525, le grand maître Albert de Brandebourg, converti au protestantisme, eut transformé les possessions septentrionales de l’ordre en duché de Prusse, les chevaliers catholiques établirent le siège de la grand-maîtrise à Mergentheim, au centre de leurs possessions franconiennes. Les grands-maîtres suivants furent successivement appelés à présider aux destinées de l’ordre :
*\Valther de Cronberg, 1526-43.
Wolfgang Schutzbar, 1543-66.
Georges Hund de Wenkheim, 1566-72.
* Henri de Bobenliausen, 1572-90.
*MaximilienI d’Autriche, 1590-1618.
* Charles I d’Autriche, 1619-24.
*Jean-Eustache de Westernach, 1625-27.
* Jean-Gaspard I de Stadion, 1627-41.
* Léopold-Guillaume d’Autriche, 1641-62.
Charles-Joseph d’Autriche, 1662-64.
* Jean-Gaspard II d’Ampringen, 1664-84.
* Louis- Antoine, comte palatin de Neu-
bourg, 1685-94.
* François-Louis, comte palatin de Neu-
bourg, 1694-1732.
* Clément-Auguste de Bavière, 1732-61.
* Charles-Alexandre de Lorraine, 1761-80.
Maximilien II d’Autriche, 1780-1801.
Le monnayage de l’ordre teutonique prit fin en 1780. La série monétaire est nombreuse et belle. Les types principaux sont la Vierge, patronne de l’ordre, généralement représentée dans une gloire, le buste du grand maître, ses armes, le grand maître à cheval dans un entourage d’écussons, le grand maître debout.
f). — Comté de Henneherg.
Le comté de Henneberg s’étendait au nord de l’évêché de Wurzbourg sur une superficie d’environ trente quatre lieues carrées. Ses armes étaient parlantes: d’or à la poule (henne) de sable, crêtée de gueules,
posée sur un tertre (berg) à trois coupeaux de sinople. Comme burgraves de Wurzbourg, les comtes écartelaient de : coupé, au d’or à l’aigle à deux têtes issant de sable, au 2^ coupé-émanché d’argent et de gueules.
Uémission des thalers commence sous Guillaume VII (1495-1559), qui fait figurer sur ses pièces son buste et ses armes. Georges-Ernest (1559-83) poursuivit le monnayage jusqu’en 1 569, d’abord dans l’atelier de Schleusingen, puis à Ilmenau.
En 1554, Guillaume VII et Jean-Erédéric de Saxe-Gotha firent un accord, suivant lequel la maison de Saxe devait hériter de celle de Henneberg, si celle-ci venait à s’éteindre. En 1583, cet événement se produisit. L’électeur Auguste de Saxe prit possession des cinq douzièmes du pays pour ses pupilles les ducs de la ligne ernestine ; la seigneurie de Schmalkalde passa à la Hesse; les autres sept douzièmes du comté de Henneberg devinrent possession commune des deux lignes de Saxe jusqu’en 1660, époque où un partage eut lieu.
Quand le comté de Henneberg eut passé à la Saxe, il conserva longtemps ses monnaies spéciales. De 1691 à 1702 les ducs de la ligne ernestine possédèrent à Ilmenau un atelier où ils monnayèrent en commun. Les légendes des pièces sont: D-G-DUCUM SÂXONSÆ MON- COMMUNIS HENNEBERGENSIS. Quelques thalers et gulden rappellent qu’Ilmenau possédait des mines d’argent.
g). — Comté de Scbiuar:(emherg .
Le comté de Schwarzemberg, situé entre les évêchés de Wurzbourg et de Bamberg, et les possessions franconiennes de la maison de Brandebourg, appartenait à une branche cadette de la maison de Seinsheim. Ses armes étaient : écartelé, aux et 4^ palé d’argent et d’agur de huit pièces, qui est Seinsheim, aux 2^ et 3^ d’or à un corbeau (raab) de sable, colleté d’or, posé sur une tête de Turc au naturel et lui enlevant un œil, armes concédées en 1 599 à Adolphe de Schwarzemberg à l’occasion de la prise de Raab sur les Turcs. Voici la chronologie des comtes de Schwarzemberg :
Adolphe, 1599-1600. * Ferdinand, seul, 1698-1703.
Adam, 1600-41. * Adam-François, 1703-32.
* Jean-Adolphe, 1641-83. *Joseph, 1732-82.
* Ferdinand et Marie-Anne de Sulz, 1683- *Jean, 1782-89.
1698. Joseph, 1789-1833.
Jean-Adolphe fut élevé au rang de prince en 1670. Il prend sur ses
thalers les titres de : Dei gratia princeps Schwart\emberg, baro in Hohenlandsberg, dominus in Gimborn (en Westphalie), Murau (en Styrie), Wittingau, Frauenbei'g (en Bohême), etc., et y place son buste et ses armes.
Ferdinand devint, par son mariage, héritier de Sulz. Adam-Frédéric avait obtenu, dès la mort de sa mère, le landgraviat de Clettgau et, en 1725, il fut élevé par Tempereur au rang de duc de Crummau. En 1783, Jean vendit les seigneuries de Gimborn et Neustadt en Westphalie à Louis, comte de Wallmoden.
h). — Principauté de Hohenlohe L
Le comté de Hohenlohe s’étendait entre Lévêché de Wurzbourg, la principauté d’Ansbach, le Wurtemberg et l’électorat de Mayence. Ses armes sont : d’argent à deux léopards de sable, l’un sur l’autre, laquelle passée entre les jambes.
En 1311, les deux frères Albert et Georges de Hohenlohe firent un contrat de famille dans lequel il est dit que si les princes de leur maison veulent exercer leur droit monétaire, ils le feront en commun. Le monnayage ne commença toutefois qu’à la fin du xvF siècle, quand la maison de Hohenlohe se trouvait scindée en deux branches, celle de Neuenstein
et celle de Waldenbourg. En 1^94, les chefs de la famille firent un contrat avec le mün^meister Paul Diether pour la frappe d’un numéraire, et, dès cette même année, nous trouvons des thalers et des pfennigs, suivis l’année suivante de ducats d’or et de diverses espèces d’argent. Ce monnayage dura jusqu’en 1616. La légende habituelle des pièces est: MO-NO COM-DE-HOHENLOE ET-DOM-IN-LANGENB (hg- 229).
Les émissions reprirent pendant la kipperpeit dans les ateliers de Neuenstein et de Weikersheim, et consistèrent en 1621 et 1622 en menues
I. J. Albrecht, MiïnigesclAchte des Hanses Hohenlohe. S. L. (Œhiingcn), 1845, in-4.
monnaies sur lesquelles les comtes ne sont pas davantage désignés par leurs noms. A partir de 1623, les espèces frappées par les membres delà ligne de Hohenlohe-Neuenstein portent le nom du comte qui les a fait émettre. Notre figure 230 représente le thaler en 1781 par Chrétien-Frédéric-Charles de la branche de Hohenlohe-Neuenstein-Kirchberg. Voici le tableau généalogique de la ligne de Neuenstein et de ses divisions :
Wolfgang, 1568-1610.
Weikersheim . Neuenstein .
Langenhourg.
Georges-Frédéric,
* Craft,
* Philippe-Ernest,
Henri-Frédéric,
Neuenstein.
Oehringen.
* Wolfgang-
* Jean-
Jules,
Frédéric I,
Langenhourg. Ingdfingen .
Kirchberg.
Albert- Chretien-Craft,
Frédéric-
Wolfgang, 1699-1743.
Eberhard ,
Weikersheim . Oehrin^en .
* Charles-
* Jean-
Louis,
Frédéric II,
Louis, Philippe. Henri-
Charles-
^7^5 5- Henri, Auguste,
Auguste,
* Louis-
Chrétien- '743-8i. 1743-96.
Frédéric-
Albert-Louis, ‘Frédéric-
"" Chrétien-
Charles,
1765-89. Louis,
Frédéric-
OC
Charles,
Dès 1621, les membres de la ligne de Hohenlohe-Waldenbourg commencèrent un monnayage personnel. Louis-Eberhard créa un atelier à Mainhard; Georges-Frédéric 11 installa des officines à Schillingsfurt et
à Bartenstein; Philippe-Ernest frappa à Kirchberg et à Forchtenberg. Ces ateliers furent toutefois supprimés l’année suivante. Le tableau cidessous indique par des astérisques les comtes et princes de Flohenlohe- Waldenbourg dont il existe des monnaies :
l'empire d’ ALLEMAGNE
Georges-Fréderic I le Vieux, 1 570-1600.
Pfedelbacb.
* Louis-rbei'hard, 1600-50.
W aldenbourg.
* Philippe-Henri, 1600-44.
Schilling sfiirst.
* Georges-Frédéric II le Jeune, 1600-35.
Histias, 1650-85.
* Louis Godefroid, 1685-1728.
Bartenstein.
Chrétien,
Schillingsfiirst.
*Louis-Gustave,
Philippe -Charles- Gaspard, 1675-1729.
* Philippe-Ernest, 1697-1750.
* Charles-Philippe- * Joseph-Antoine, François, 1729-64.
* Charles-Albert, 1750-93.
Charles-Albert-
Chrétien,
Louis-Léopold,
* Charles-Albert, 1796-1839.
En 1623, Louis-Eberhard et Philippe-Henri firent frapper en commun des thalers sur lesquels ils sont nominativement désignés. Le second eut des ateliers à Llntersteinbach et à Waldenbourg. En 1684, Louis- Gustave installa un nouvel atelier à Schillingsfurst, mais l’établissement fut de peu de durée, car ses dernières monnaies frappées en 1692 le furent à Nuremberg.
La devise des comtes, puis princes de Hohenlohe : EX FLAfVlMSS ORIOR, figure sur un grand nombre de leurs monnaies.
Le comté de Wertheim, au sud-ouest de l’archevêché de Wurzbourg, appartenait à une famille qui s’éteignit en 1574. A la mort de la veuve du dernier comte, née Catherine de Stolberg, la sœur de celle-ci, Anne de Stolberg, femme de Louis, comte de Loewenstein, hérita de Wertheim. La succession fut toutefois contestée et, en 1598, l’évêque de Wurzbourg s’empara de la plus grande partie du comté.
Louis de Loewenstein-Wertheim eut deux fils qui créèrent chacun
I. F. Wibel, Müu^geschichte der Grafen von Wertheim uni des Gesammihanses Lôiuensteiii-Wevthdm von der Verleihiing des Mfinxi'echts (1363) bis xjmi Erloschen dessclben (1806). Hambourg, 1880. in-8.
i). — Comté de Wertheim >.
une ligne, la ligne luthérienne ou de Virnenbourg et la ligne catholique ou de Rochefort. Nous avons déjà eu l’occasion de parler de celle-ci à propos de ses possessions ardennaises, le comté de Rochefort et les seigneuries de Chassepierre et de Cugnon. Voici la descendance de ces deux lignes :
Louis, mort en 161 1.
Vinieioiirg.
Christophe-Louis,
Rochefort.
* Jean-Thierry, 161 1-44.
Frédéric-Louis,
Frédéric-Eberhard ,
Louis-Ernest,
Henri-Frédéric, *
Euchaire-Casimir,
* Jean-Louis- * Frédéric-
* Charles-
Volrad, Louis,
Louis,
Jean-Charles,
* Frédéric-
Charles,
* Ferdinand-Charles,
* Maximilien-Charles,
1672-1718, prince depuis 171 1.
Dominique-Marquard,
* Charles-(Thomas),
(Théodore-iVexandre) , mort en 1780.
* (Dominique-)Constantin, 1789-1814.
Les deux lignes de la maison de Loewenstein-Wertheim furent divisées par un long procès de famille qu’avivait la différence de leurs cultes. Un très beau thaler d’Euchaire-Casim ir, frappé en 1697, montre les avantages de l’union et les dangers de la discorde; le champ de l’avers est divisé en deux parties, dont l’une représente un arbre à deux branches unies par une couronne de comte et couvertes de fruits, l’autre un arbre à deux branches desséchées portant chacune une couronne; des devises complètent ce tableau symbolique; d’un côté est écrit: ME CONIUNCTIO SERVAT ; de l’autre: DUM SCINDITUR FRANGOR. Un frappé en 1768 par Jean-Louis- Volrad porte
une devise moins conciliante : SUUM CUIQUE, tandis qu’un thaler de la même année, au buste de Frédéric-Louis, reprend pour son compte les sages principes qui régissaient les Provinces Unies: CON- CORDIA RES PARVÆ CRESCUNT DISCORDIA DILABUNTUR.
Parmi les monnaies que la ligne catholique frappa pour ses possessions allemandes, nous rappellerons le thaler de Maximilien-Charles, frappé en 1711; l’avers porte le buste du comte ; le revers, un lion tenant
l’empire d’allemagne
une pierre, interprétation libre des armes de Loewenstein, et cette légende: |N CASVS PERVIGIL OMNES.
Les armes^de Loewenstein étdÀç.n\.: d’argent au lion léopardé contourné de gueules sur une émanche de quatre pièces d’or mouvant du bas. Celles du comté de Wertheim étaient : d’or à l'aigle naissant de sable, et celles de Virnebourg: d’or à sept crancelins de gueules.
j) . — Comté de Rienech.
Ce comté s’étendait entre celui de Hanau, l’archevêché de Mayence et l’évêché de Wurzbourg. En 1559, l’ancienne maison de Rieneck se trouvant éteinte, une partie de ses possessions passa aux archevêques de Mayence. Ceux-ci en vendirent une part en 1673, à Jean-Hartwig, comte de Nostiz, auquel ils aliénèrent également, en 1674, le droit de vote aux kreistagen de Franconie. Un quart de Rieneck fut donné, en 1684, en hef aux comtes de Hanau.
En 1719, Antoine- Jean de Nostiz-Rieneck fit frapper des ducats d’or, des thalers et demi-thalers d’argent, à son buste et à ses armes. Ce comte mourut en 1736.
k) . — Comté d’Erhach
La terre d’Erbach était comprise entre le Palatinat, l’archevêché de Mayence, l’évêché de Wurzbourg et le comté de Catzenellnbogen. Elle fut élevée en 1 5 32 au rang de comté et obtint en 1 341 le droit de battre monnaie. Les comtes d’Erbach possédaient la moitié de la seigneurie de Breuberg. Leurs armes étaient: écartelé, aux et 4^ coupé de gueules sur argent à trois étoiles de l’un à l'autre, qui est Erbach, aux 2^ et 3^ d'argent à deux fasces de gueules, qui est Breuberg.
La plus ancienne monnaie d’Erbach est de 1 561, la plus récente est de 1691. Voici la généalogie de la maison comtale pendant cette période:
*Eberhard XVI, 1539-64.
Georges VI, 1564-1605.
Frédéric-Magnus, * Louis, * Jean-Casimir, * Georges-Albert I, 1605-18. 1605-43. 1605-27. 1605-47.
* Georges- * Georges- Louis, Albert II, 1647-93. 1647-1717.
1. Paul Joseph, Die Münien des graejïichen Hanses Erhach, dans la Numismatîsche Zeitschrift de 1887.
Les fils de Georges VI monnayèrent en commun; ils ne sont pas mentionnés nominalement sur les pièces, qui portent : IViONETA NOVA ARGENTEA COMITUM DE ERPACH ü ■ \ • ^{reuberg). Lqs gulden àt Georges-Louis portent la devise: HERR NACH DEINEM WILLEN; les thalers et les gulden de Georges-Albert ont la légende: OMNIA CUM DEO ET NIHIL SINE EO, qui est restée la devise de la maison d’Erbach, encore florissante aujourd’hui. En 1806, le comté d’Erbach cessa d’être un état indépendant.
1). — Seigneurie de Biirgmilchling .
La seigneurie de Burgmilchling appartenait, en même temps que celles de Wilhermsdorf etdeTrayss, à la famille de Schutzpar. En 1^97, ou suivant d’autres en 1605, Henri-Hermann Schutzpar (i;9ii6^6j reçut le droit de battre monnaie. On possède de lui des thalers de 1605 à 1611 et des demi-thalers sur lesquels il prend les titres de liber baro in Biirgmilchling et Wilhermsdorf.
Les armes de cette maison étaient : écartelé, aux W etf d'argent à trois feuilles de nénuphar de sable, les tiges réunies en pairie en abîme, qui est Schutzpar, aux 2^ et 3^ d'azur au dextrochère d’or, issant de nuages d’argent et tenant un épieu d’or accompagné de trois étoiles du même.
m). — Ville impériale de Nuremberg E
Les droits monétaires de la ville de Nuremberg furent confirmés en 1464 par Erédéric III, et jusqu’en 1806 cette ville émit une grande quantité d’espèces d’or et d’argent. Les types des monnaies se composent de l'aigle d’empire, des images des patrons de la ville, saint Laurent avec son gril, ou saint Sébald, et des armes municipales : parti, au d’or à la demi-aigle de sable, au 2^ bandé d’or et de gueules de six pièces.
§ VIII. — Cercle de Bavière
Le cercle de Bavière était borné au nord-est par le royaume de Bohème, à l’ouest et au sud par le cercle d’Autriche, à l’ouest par le
1 . Von Hagcn, Beschreihung dcr silheriien Müugen dcr Reichstadt Nïirnherg. Nuremberg, 2c édit. 1769, in-4. — Will, Nüriihergische Miïnfclustiguugen. Nuremberg, 1763-67, 4 vol. pet. in-4.
2. J.-V. Kull, Rcpcrtorium lur Mïinfunde Bayerus. Munich, 1894, in-8. — Mitlheiliingen dcr Bayerischeii Numismalischeu Gesellschafl, années 1882 et suivantes.
l’empire d’allemagne
cercle de Souabe, une partie de l’Autriche antérieure et le cercle de Franconie. La direction du cercle appartenait à l’archevêque de Salzbourg et au duc de Bavière. Les kreistage, tenus d’abord à Landshut ou à Mühldorf, se réunirent dans la suite à Ratisbonne ou à Wasserbourg.
a). — Archevêché de Sal:ibourg L
L’archevêché de Salzbourg s’étendait au sud-est du cercle de Bavière, entre le duché de ce nom, l’Autriche, la Carinthie et le Tyrol. Son territoire ne comprenait pas moins de 180 lieues carrées à la fin du siècle dernier. Les archevêques portaient les titres de légats-nés du Saint-Siège et primats de Germanie. L’écu de Salzbourg était: coupé, au d’or au lion de sable, au 2^ d’argent à la fasce diaprée de gueules.
Le patron du diocèse était saint Rupert. Voici la liste des archevêques depuis le commencement du xvi^ siècle jusqu’à la sécularisation, faite en 1802 au profit de l’Autriche:
* Léonard de Keutschach, 1495-15 19. * Maximilien-Gandolphe de Kuenbourg,
*Matthieu Lange de Wellenbourg, 15T9- 1668-1687.
1540, * Jean-Ernest de Thun, 1687-1709,
* Ernest de Bavière, 1540-1554 (Passau). * Jean-Antoine d’Harrach, 1709-1727.
* Michel de Kuenbourg, 1554-1560. * Léopold de Firmian, 1727-1744.
* Jean-Jacques Khuen de Belasy, 1 560-1 586. * Jacques-Ernest de Lichtenstein, 1745-
* Georges de Kuenbourg, 1586-1587, i747-
* Wolfgang-Thierry de Raitenau, 1 587- * André de Dietrichstein, 1747-1753.
1612. *Sigismond III de Schrattenbach, 1753-
*Marc-Sittich de Hohenems, 1612-1619. 1771*
*Paris de Lodron, 1619-1653. *Vacancedu siège, 1772.
*Guidobald de Thun, 1654-1668. *Jérôme de Colloredo-Wallsee, 1772-1803.
La numismatique de Salzbourg forme une suite ininterrompue, aussi nombreuse que remarquable, tant en or qu’en argent. Tous les archevêques, depuis Léonard de Keutschach jusqu’à Jérôme de Colloredo, ont laissé des thalers qui se distinguent souvent par la beauté de leur type et de leur gravure. Le buste et les armes de l’archevêque, l’image de saint Rupert, le buste de l’empereur, l’aigle de l’empire, l’image de la Vierge, la vue de la ville de Salzbourg, sont les principaux sujets traités par les tailleurs de coins. De nombreuses monnaies commémoratives viennent encore augmenter l’attrait de la série, tels les thalers et
I. G. Zeller, Des Eigstiftcs SaJihurg Miuiirecht nnd Müugiuesen. Salzbourg, 1883, in-4. — Le môme. Die an der fürsthischdfUch-salgbiirgischen Mïui:(e augestdlten oder für dieselhe ihcitig geiuesenen üuswàrtigen Mün^eisenschneider, Graveiire nnd Medailleiire, dans la Xiunism. Zeitschrift de Vienne, t. XX, p. 393 et suiv.
demi-thalers frappés en 1628 à l’occasion de la consécration de la nouvelle cathédrale, sous Paris de Lodron, les thalers de 1682 qui célèbrent le onze centième anniversaire de la fondation du siège, etc. En or, les archevêques frappèrent non seulement des florins et des ducats, mais de nombreux multiples de ducats.
b). — Principauté électorale de Salfjourg.
En 1803, les territoires de l’archevêché de Salzbourg furent donnés pour la majeure partie à Ferdinand, archiduc d’Autriche et grand duc de Toscane, avec le titre de principauté et la dignité électorale. Cette principauté n’eut qu’une durée éphémère, car en 1835 le traité de Presbourg réunit Salzbourg à l’Autriche; Ferdinand reçut en échange le grand duché de Wurzbourg.
Ferdinand frappa comme prince électeur de Salzbourg des ducats d’or, des thalers d’argent et leurs subdivisions, aux dates de 1803 à 1806.
c), — Evêché de Frisingue U
Le territoire épiscopal de Frisingue était formé de trois tronçons, dont deux étaient enclavés dans la Bavière ; le troisième, le comté de Werdenfels, s’étendait entre la Bavière et le Tyrol. L’église de Frisingue était placée sous le vocable de la Vierge et de saint Corbinien. Ses armes étaient: d’argent à la tête de maure couronnée d’or, habillée d’argent et de gueules.
Moins puissants que leurs métropolitains de Salzbourg, les évêques de Frisingue eurent un monnayage beaucoup moins important, qui, après une interruption de plusieurs siècles, ne reprend qu’au xvii^ pour cesser définitivement en 1790. Voici les évêques qui occupèrent le siège de Frisingue pendant cette période; nous marquons d’un astérisque ceux dont nous connaissons des monnaies :
*Vit-Adam de Geebeck, 1618-51. tisbonne, Liège).
Albert-Sigismond de Bavière, 1652-85 * Clément-Wenceslas de Saxe, 1763-68 (Ra.
(Ratisbonne). tisbonne, Trêves, Augsbourg).
Joseph-Clément de Bavière, 1685-94 (Ra- Louis-Joseph de Welden, 1769-88.
tisbonne, Cologne, Liège, Hildesheim). Maximilien-Procope de Toerring, 1788-89. *Jean-François Egcker de Rapfing, 1695- * Joseph-Conrad de Schroffenberg, 1790- 1727. 1803.
* Jean-Théodore de Bavière, 1727-63 (Ra-
L’évèché de Frisingue fut sécularisé en 1803 et donné à la Bavière.
I. H. Riggaiier, Die Mïinxen und Medaillen des Fürslhisthiims Freising, dans Mittheiliunren der haycrischen niimismatischen Gescllschajt , t. I, 1882, p. 96 et suiv.
l’empire d’allemagne
d). — Évêché de Ratishonne E
L’évêché de Ratishonne, en allemand Regensburg, s’étendait à l’est de la ville de Ratishonne, sur la rive septentrionale du Danube. La résidence des évêques était DonaustauL Saint Pierre et saint Wolfgang étaient les patrons du diocèse. Les armes étaient : de gueules à la bande d'argent.
Plus importante que celle de Frisingue, la numismatique de Ratisbonne ne constitue cependant pas une série ininterrompue :
Robert II. comte palatin de Simmeren, 1492-1507.
*Jean III, comte palatin, 1507-38.
* Pancrace Sinzenhofer, 1538-48.
* Georges de Pappenheim, 1548-63.
Vit de Frauenberg, 1563-67.
* David Koelderer, 1567-79.
Philippe de Bavière, 1579-98.
Sigismond Fugger, 1598-1600.
Wolfgang II de Hansen, 1600-13.
* Albert IV de Toerring, 1613-49.
* François-Guillaume de Wartenberg, 1649-
Jean-Georges de Herbestein, 1661-63.
Adam-Laurent de Toerring, 1663-66.
Guidobald deThun, 1666-68 (Salzbourg).
Albert-Sigismond de Bavière, 1668-85 (Frisingue).
Joseph-Clément de Bavière, 1685-1716 (Frisingue, Cologne, Liège, Hildesheim).
Clément-Auguste de Bavière, 1716-19 (Cologne, Munster, Paderborn, Hildesheim).
Jean-Théodore de Bavière, 1719-63 (Frisingue, Liège).
Clément Wenceslas de Saxe, 1763-69 (Frisingue, Trêves, Augsbourg).
* Antoine-Ignace Fugger, 1769-87.
* Siège vacant, 1787.
Maximilien-Procope de Toerring, 1787-
Joseph Conrad de Schroffenberg, 1790-
* Charles de Dalberg, 1804-17.
Les premiers font leur apparition sous Pancrace Sinzen-
dorfer en 1 545 ; ils portent d’un côté les écus accolés de Ratisbonne et de Sinzendorfer sous une mitre, de l’autre la double aigle et le nom de Charles-Quint.
Quand après la paix de Lunéville l’électorat de Mayence fut supprimé, le coadjuteur Charles de Dalberg reçut l’évêché de Ratisbonne comme compensation ; en 1805, le pape éleva ce siège au rang d’archevêché et l’année suivante Charles devint primat de la confédération du Rhin.
e). — Évêché de Passau 2.
L’évêché de Passau, episcopatus pataviensis, avait pour patrons saint
1. Cf. Numismatische Zeitung, de Leitzmann, 1856, p. 45 et suiv.
2. Cf. Numismatische ZeUiing de Leitzmann, 1860, p. 193 et suiv. ; et 1861, p. 5 et suiv.
Étienne et saint Laurent. Ses armes étaient : d’argent au loup sautant de gueules. Son territoire, d’environ dix-huit lieues carrées, s’étendait entre la Bohême, l’Autriche et la Bavière.
Le monnayage, arrêté pendant plusieurs siècles, reprit sous l’évêque Vigile Froechl, qui obtint en 1504 la confirmation des droits monétaires.
* Vigile Froechl, 1500-15 17. Wenceslas de Thun, 1664-1673.
*Ernest de Bavière, administrateur, 1 5 1 7- * Sébastien de Poetting, 1673-1689.
1540. *Jean-Plhlippe de Lamberg, 1689-1712.
Wolfgang I de Salm, 1540-1555. * Raymond-Ferdinand de Rabatta, 1713-
Wolfgang II de Klosen, 1555-1561. 1722.
* Urbain de Trennbach, 1561-1598. * Joseph-Dominique de Lamberg, 1723-
Léopold d’Autriche, 1605-1625 (Mur- 1761.
bach). Joseph-Marie de Thun, 1761-1763.
Léopold-Guillaume d’Autriche, 1625- * Léopold-Ernest de Firmian, 1763-1783. 1662 (Strasbourg, Halbentadt, Olmutz, *Joseph d’Auersberg, 1783-1795.
Breslau, Murbach). Thomas de Thun, 1795-1796.
Charles-Joseph d’Autriche, 1662-1664 Léopold de Thun, 1796-1803.
(Breslau, Olmutz).
Les premiers thalers de Passau remontent à l’administration d’Ernest de Bavière. Le type habituel des monnaies est l’image de saint Étienne.
f). — Duché de Bavière U
Le duché de Bavière était borné au nord-est par la Bohême, au nordouest par les cercles de Haute-Saxe et de Franconie, à l’ouest par le cercle de Souabe, au sud par l’évêché de Frisingue, le Tyrol et l’archevêché de Salzbourg, à l’est par l’Autriche et l’évêché de Passau. Le pays se divisait en Bavière supérieure ou Oberbayern, avec les deux districts de Munich et de Burghausen, et Bavière inférieure ou Niederbayern, avec les deux districts de Landshut et de Straubing. En 1628, le Palatinat supérieur ou Oberpfal^, dont la capitale était Amberg, fut réuni à la Bavière, qui en 1623 avait été élevée au rang d’électorat. Les armes de la Bavière étaient : écartelé, aux et 4^ fuselé en bande d’argent et d'apir, qui est Bavière, aux 2^ et 3^ de sable au lion
I. P. -P. Finaucr, Baierische Miïuyiehistigung . Munich, 1768-69, in-4. — Le même, Miinxi'cihe der Hcrioge in Baiern. Munich, 1777, in-4. — M.-J. von Widmer, Doniiis zuillelshacbensis niiniisinalica. Munich, 1784-85, in-8. — J--V. Kuli, Keperlorium lur Miïnpunide Bayerns. Munich, 1894, in-8. Cet excellent ouvrage fournit toutes les indications bibliographiques nécessaires à l’étude détaillée de la numismatique des diverses régions comprises dans le royaume actuel de Bavière.
l’empire d’allemagne
d’or couronné, armé et lampassé de gueules, qui est Palatinat du Rhin, sur le tout de gueules au globe impérial d’or, pour la dignité de grand maître d’hôtel de l’empire. Voici la chronologie des ducs depuis le commencement du xvi^ siècle jusqu’en 1806, année où Maximilien IV Joseph reçut le titre de roi :
* Albert IV le Sage, 1467-1508. * Maximilien II Emmanuel, 1679-1704.
*Guillaiime IV et Louis de Landshut, * Occupation impériale, 1704-14.
1508-45. * Maximilien II Emmanuel, rétabli, 1714-
Guillaume IV, seul, 1545-50. 1726.
* Albert V le Magnanime, 1550-79. * Charles- Albert, 1726-45, empereur sous
* Guillaume V le Débonnaire, 1579-98, le nom de Charles VII de 1742 à 45.
*Maximilien I, duc, 1598-1623, électeur, *Maximilien III Joseph, 1745-77.
1623-51. * Charles-Théodore, 1777-99.
* Ferdinand-Marie, 1651-79. * Maximilien IV Joseph, 1799-1806.
Le monnayage bavarois reste au commencement du xvC siècle ce qu’il était à la fin du siècle précédent. Le système monétaire, sous Albert IV le Sage, se compose de nombreux florins d’or, de weissgroschen à son buste, de demi-bat^en ou groschl et de pfennings. Les florins d’or portent à l’avers les armes et la légende : ALBERTI AVRVfVi B.AVARIE DVCîS, et au revers l’image de la Vierge, entourée de l’invocation : O MARIA ORA PRO ME. La Vierge était la patronne de la Bavière et, dans la suite, son image fut fréquemment reproduite sur les espèces avec des inscriptions telles que SVB HIS SECVRA SPES — CLYPEVS OMNIBVS IN TE SPERANTIBVS, ou encore PATRONA BAVARIAE.
Au commencement du xvi^ siècle, les ateliers monétaires se trouvaient à Straubing et à Munich. Plus tard, après l’annexion de TOberpfalz, Amberg, sa capitale, fut également le siège d’une officine qui de 1763 à 1795 ^ot un A comme différent monétaire.
Les thalers commencent en Bavière sous Albert V le Magnanime; leur type est d’abord conforme aux ordonnances impériales et porte les armes et l’aigle à deux tètes. Sous Maximilien I, l’empreinte bavaroise de la Vierge se montre pour la première fois sur les fortes espèces d’argent.
Maximilien II Emmanuel, qui s’était déclaré pour la France dans la guerre de succession d’Espagne, fut vaincu en 1704, à la bataille de Hôchstedt, et privé de ses états héréditaires. En 1714, par la paix de Bade, il rentra en possession de la Bavière et de la dignité électorale. De 1704 à 1714 le pays avait reçu une administration autrichienne, et c’est au nom de l’empereur que les monnaies bavaroises furent frappées. L’électeur de Bavière partageait avec félecteur palatin la charge de
vicaire de lempire dans les pays soumis au droit franconien. A la mort de l’empereur Charles VI, les deux électeurs, Charles-Albert de Bavière et Charles-Philippe, comte palatin, prirent le titre et les armes de leur charge sur les monnaies qu’ils émirent, soit seuls, soit en commun, en 1740 et 1741. L’année suivante, Charles-Albert se fît couronner empereur sous le nom de Charles VII, et se mit au nombre de ceux qui prétendaient dépouiller Marie-Thérèse, reconnue seule héritière des domaines autrichiens par la Pragmatique Sanction de Charles VI. Appuyé par la France, l’électeur de Bavière soutint contre l’héritière de Charles VI une guerre qui donna lieu à l’émission de plusieurs monnaies obsidionales. En 1745, Louis-Frédéric de Saxe- Hildburghausen, commandant de la citadelle de Braunau assiégée par les Autrichiens, fit frapper des pièces de nécessité en or et en étain, émises pour 30, 15, 3 et i kreu^er. Ces pièces, de forme octogone et unifaces, portent les armes de Saxe et la légende \udwig Friedrich Herzog lu SacJjsen BRAVNAV MAY i74î (voy. fig. 231). D'autres obsidionales furent frappées, la même année, à Eger, par le général français assiégé par les Autrichiens; ces pièces en étain, émises pour 1 et 3 kreu^er, portent les armes de la ville et, au revers, son nom et le millésime.
g). — Principautés de N entour g et Sidihach E
Lorsque le duc Georges de Bavière-Landshut mourut en 1303 sans héritiers mâles, il laissa, par testament, tous ses biens à son gendre Robert, troisième fils de Philippe, électeur palatin. La validité de ce testament fut contestée par Albert IV, duc de Bavière, et on recourut aux armes. Elles furent contraires à Robert, qui mourut en 1504.
Ses fils, Otton-Henri et
Philippe, durent se contenter des principautés de Neubourg et de Sulz-
bach.
Otton-Henri et Philippe gouvernèrent et monnayèrent en commun. Ils s’intitulent sur leurs pièces; OTTO HEIN • PHILIPCOM. PALAT. RENI — IN -IN-
I. F. Friedensburg, Die ersten Mûnxen dcr Pfa\grafen Otto-Heinrich und Phiîipp, dans la Zeitschrift fïir Niimism., t. XI, 1883, p. iio.
l’empire d’allemagne
FERI-Z-SVPER-BAVA-DVCE-Z-FRAT'. (Voyez tig. 252). Philippe mourut en i $48. Otton-Henri devint électeur palatin en 1 5565 et réunit ses principautés au Palatinat.
En 1558, Otton-Henri donna Neubourg à Wolfgang, duc de Deux- Ponts. Celui-ci le transmit en 1 560 à son fils Philippe-Louis, qui suit :
Philippe-Louis, 1560-1614. * Philippe-Guillaume, 1653.
* Wolfgang-Guillaume, 1614-1653.
Ce dernier devint électeur palatin en 1683, et Neubourg fut joint au Palatinat.
h). — Landgraviat de Leiichtenherg .
Le landgraviat de Leuchtenberg s’étendait au nord de l’évêché de Ratisbonne. Ses armes sont: d'argent à lafasced'agiir. Voici la liste des princes qui se succédèrent dans la possession de ce fief :
* Jean VI, 1487-1531. Guillaume, 1613-18.
* Georges III, 1531-55. Rodolphe-Philippe, 1618-33.
Louis-Henri, 1555-67. Maximilien-Adam, 1633-46.
Georges-Louis, 1567-1613.
Le seul landgrave dont on possède des thalers est Georges III ; la première émission eut lieu en 1541; la dernière, en 1549. Ces pièces portent l’image en pied de saint Georges foulant le dragon et tenant un écu aux armes de Leuchtenberg.
Le monnayage landgravial paraît s’être arrêté en 1 552, dernier millésime relevé sur les espèces. La maison de Leuchtenberg s’éteignit avec Maximilien-Adam, et ses possessions passèrent à Albert VI, duc de Bavière.
i). — Comté de Haag.
Le comté de Haag s’étendait sur la rive gauche de l’Inn, près de la frontière delà Haute et de la Basse-Bavière. Ses armes étaient: de gueules au cheval d'argent. Les droits monétaires furent confirmés en 1541 à Ladislas de Lraunberg, qui fit frapper des thalers en 1549. A la mort de ce comte, survenue en 1 566, le comté de Haag fut annexé à la Bavière.
1. Suivant M. Friedensburg, le type de l’avers de la pièce que nous reproduisons représente les deux jeunes princes debout sous la protection du lion palatin qui symbolise l’électeur palatin Philippe.
j). — Comté de Sternstein.
La seigneurie de Sternstein s’étendait, en trois tronçons, non loin de la frontière de Bohême: elle fut élevée au rang de comté en 1641. Les armes de Sternstein étaient : d’a^iu' an ietCre à trois coupeaux d’or, surmonté de trois étoiles du même.
On possède des ducats d’or de Ferdinand-Auguste-Léopold, prince de Lobkowitz (1677-1715), puis des ducats, thalers et des ^wan^iger frappés en 1794 par François-Joseph-Maximilien, le dernier comte régnant de Sternstein.
k). — Ville impériale de Ratishonne.
La ville impériale de Ratishonne fut, depuis 166^, le siège ordinaire de la diète de l’Empire. Ses armes sont : d’or aux deux clefs antiques d’argent, posées en sautoir et liées d’or.
La série des monnaies municipales de Ratishonne se termine en 1802. Les premiers florins d’or sont de 1512, les premiers ducats de 1 542, les premiers thalers de 1535. En même temps que les ducats, la ville émit des multiples jusqu’à douze ducats et des divisions jusqu’au seizième ducat.
§ IX. — Cercle de Sonahe.
Le cercle de Souahe touchait au nord aux cercles du Haut-Rhin, de Franconie et au cercle électoral; à l’est, au cercle de Bavière: au sud, à l’Autriche et à la Suisse; à l’ouest, au cercle du Haut-Rhin. Le directeur du cercle était le duc de Wurtemberg; les diètes se tenaient à Ulm. La chancellerie et les archives du cercle se trouvaient à Stuttgart.
a). — Évêché de Constance.
Le domaine temporel de l’évêché de Constance comprenait un petit territoire dans le sud du cercle de Souahe et quelques possessions en Suisse. L’évêque résidait à Meersbourg. Les armes de l’évêché étaient : de gueules à la croix d’argent. Saint Étienne était le patron du diocèse. Voici la chronologie des évêques qui se succédèrent sur le siège de Constance :
l’empire d’allemagne
* Hugues I de Hohen-Landenberg, 1496-
Balthasar Merklin, 1530 1531.
* Hugues I, rétabli, 1 331-15 3 2.
Jean II de Lupfen, 1532-1537.
Jean III de Wéza, 1537-1548.
Christophe Metzler d’Andelberg, 1 548-
* Marc-Sittich de Hohenems, 1561-1589.
André d’Autriche, 1589-1600.
Jean-Georges d’Hallwyl, 1601-1604.
Jacques Fugger, 1604-1626.
Sixte-Werner de Prassberg, 1626-1627.
Jean IV de Waldbourg, 1628-1654.
Jean-François de Prassberg, 1654-1689.
Marquard-Rodolphe de Rodt, 1689-1704.
* Jean-François Schenk de Stauffenberg,
Damien-Hugues de Schoenborn-Puckheim, 1740-1743.
Casimir-Antoine de Sickingen, 1743-
* François-Conrad de Rodt, 1750-1775.
Maximilien-Christophe de Rodt, 1775-
Charles de Dalberg, 1800-1802.
Sous le règne de Hugues I,en \ émission &Q quarts de thaler Si\i type de la Vierge et au nom de Fempereur Maximilien marque, dans Févêché de Constance, la transition du moyen âge monétaire à Fépoque moderne. Les tJialers ne se montrent qu’en 1575, sous Marc Sittich de Hohenems.
Le monnayage épiscopal prit fin en 1772, sous François-Conrad de Rodt, et en 1803 le territoire de Constance fut annexé au duché de Bade.
b). — Évêché d’ Augshourg.
L’évêché d’Augsbourg, episcopatus augustanus, dont le patron était saint Ulric, sanctus Udalricus, s’étendait à l’est de la Souabe, sur la rive gauche du Lech. Depuis 1480, Févêque résidait à Dillingen. Les armes épiscopales étaient : parti de gueules et d’argent. Les évêques suivants se succédèrent sur le siège de Constance depuis le commencement du xvC siècle :
* Frédéric III d’Hohenzollern, 1486-
*HenriIV de Lichtenau, 1505-17.
* Christophe de Stadion, 1517-43.
Otton de Waldbourg, 1543-73.
Jean III Egholf de Knoerringen, 1573-
Marquard II de Berg, 1575-91.
Jean-Otton de Gemmingen, 1591-98, *Henri V de Knoerringen, 1598-1646,
Sigismond-François d’Autriche, 1646-
*Jean-Christophe de Freiberg, 1665-90.
* Alexandre-Sigismond de Neubourg, 1690-1737.
Jean-François Schenk de Stauffenberg, 1737-40.
* Joseph de Hesse-Darmstadt, 1740-68.
* Clément-Wenceslas de Saxe, 1768-
Les thalers commencent à Augsbourg sous Henri V de Knoerringen, en 1022. Le type se compose de la Vierge, dans une gloire, avec la
légende: SVB-TVVM • PRÆSIDIVM • CONFVGIMVS, et l’aigle d’empire
Sur les thalers de Jean-Christophe, l’image de la Madone reparaît entourée de l’inscription : PVLCHRA VT LVNÂ ELECTA VT SOL.
Les thalers d’Alexandre-Sigi smond et ceux de Joseph de Hesse portent leurs effigies. Le monnayage d’Augsbourg, réduit à des pièces divisionnaires, prit fin en 1775.
c). — Prévôté princiére â’Eïïwangen.
L’abbaye d’Ellwangen, au nord de la Souabe, fut transformée en 1460 en prévôté, élevée au rang princier vers le milieu du xvi^ siècle. Le duc de Wurtemberg en était avoué et protecteur. Les armes de la prévôté étaient: d’argent à la mitre d’or.
Le monnayage d’Ellwangen, suspendu vers la fin du xv^^ siècle, recommença vers le kipperpeit. On possède des thalers et quelques pièces divisionnaires des prévôts suivants : Jean-Jacques Blarer de Wartensee (1621-54), Henri-Christophe de Wolfersdorf (1687-89) et Antoine-Ignace Fugger (1756-77)-
d). — Abbaye princière de Kempten.
L’abbaye bénédictine de Kempten, située au sud du cercle de Souabe, sur riller, avait pour armes : coupé de gueules et d’apur, au buste de sainte Hildegarde brochant sur le tout, le buste au natiu^el, habillé de sable et couronné d’or. Le monnayage reprend à la fin du xvi^ siècle et se termine en 1748. Voici la succession des abbés à cette époque:
*Eberhard de Stein, 1571-84. 1631-39.
Albert de Hoheneck, 1584-87. * Roman Giel de Giesberg, 1639-72.
Jean-Erhard Blarer de Wartensee, 1 587- * Bernard-Gustave de Bade, 1672-77
1594. (Fulda).
Jean-Adam Renner d’Almandingen, * Robert de Bodmann, 1678-1728. 1594-1607. * Anselme de Reichlin-Meldegg, 1728-47.
* Jean-Euchaire de Wolfturth, 1616-31. * Engelbert de Sirgenstein, 1747-60.
*Jean-Willibald Schenk von Castell,
La série monétaire de Kempten comprend des doubles ducats et des ducats d’or, des thalers et leurs subdivisions en argent. Les premiers thalers furent frappés sous Eberhard; ils portent à l’avers l’image de saint Magnus debout, coiffé de la mitre, tenant une épée et une crosse; le revers porte un aigle à deux tètes. Sous Jean-Euchaire, les thalers portent l’image de sainte Hildegarde: p,eata HILDEGARDIS FVND<^^^f^ \([OttcLsterii CAMPIDONEN^A. Les premiers ducats d’or furent frappés en 163 1 ; à Augsbourg, sous Jean- Wi 11 i bald.
l’empire d’allemaone
e). — Duché de IVurkmberg K
Le comté de Wurtemberg fut élevé au rang de duché par Maximilien I, en 1495, en faveur d’Eberhard VI le Barbu, qui avait acquis, par son mariage, le comté de Montbéliard, et, par achat, le duché de Teck. En 1 504, ces terres s’accrurent encore de la seigneurie de Heidenheim. Les ducs de Wurtemberg portaient : écartelé : an d’or à tr'ois demiramures de cerf de sable posées eu fasce, l’une sur l’autre, les bouts à senestre pour Wurtemberg, au 2^ fuselé en bande de sable et d’or pour Teck, au 3^ d’agur à la bannière d’or chargée d’une aigle de sable posée en bande pour la charge de porte-étendard de l’Empire, au f de gueules à deux bars d’or adossés et posés en pal pour Montbéliard.
En 1519, le duc Ulric se fit chasser par ses sujets et le Wurtemberg fut soumis à l’Autriche. En 1 554, Ulric put rentrer en possession de ses états grâce à l’appui de la ligue de Schmalkalde, mais il dut se reconnaître feudataire de l’Autriche. Ce lien féodal ne fut rompu qu’en 1599. Voici la liste des ducs de Wurtemberg jusqu’en 1806, date de l’érection du duché en royaume au profit de Frédéric II :
* Ulric, rétabli, 1534-50.
* Christophe, 1550-68.
* Louis le Débonnaire, 1568-93.
* Frédéric I, 1593-1608.
* Jean-Frédéric, 1608-28.
* Louis-Frédéric de Montbéliard, ciirator et administrator, 1628-31.
*Jules-Frédéric de Weiltingen, curator et administrator, 1631-33.
*Eberhard III, mineur, 1628, majeur, 1633-74.
* Guillaume-Louis, 1674-77.
* Frédéric-Charles, 1 677-93 .
* Eberhard-Louis, 1677, majeur 1693-
* Charles- Alexandre, 1733-37.
* Charles-Rodolphe, administrator et tiitor, 1737-38.
* Charles-Frédéric, administrator et iiitor, 1738-43.
* Charles-Eugène, 1737, majeur depuis
* Louis-Eugène, 1793-95.
* Frédéric-Eugène, 1795-97.
* Frédéric II, 1797, électeur en 1803, roi, 1806-16.
La première partie du règne d’Ulric (1498-1 5 19) marque le commencement de l’époque moderne. A côté des florins d’or et des dicken ou testons d’argent, nous voyons apparaître en 1507 de superbes thalers, qui montrent à l’avers le duc à cheval et au revers l’écu écartelé avec la légende : DA • GLORIAM • DEO • ET EIVS • GENITRICI • MARIE.
Les monnaies wurtembergeoises de l’occupation autrichienne portent d’abord le nom de l’empereur Charles-Quint : CARL- RO ■ IMP- AR- DVX-AVS'DVX-WIRTEM. puis, de 1522 à 1534, celui de l’archiduc
I. C. Binder, Wi'irttembergische Müniund Medaillenbunde. Stuttgart, 1846, in-8.
Ferdinand I5 auquel Tempereur avait abandonné le pays. Après sa restauration, Ulric reprit ses émissions; ses thalers portent son buste et ses armes, mais la légende du revers, omettant Tinvocation à la Vierge, devient: DA • GLORIAM • DEO ■ OMNIPOTENT!. Le duc avait embrassé le protestantisme.
Sous Chistophe, le monnayage fut peu considérable. Louis le Débonnaire, qui veilla au développement des exploitations minières de ses états, nous a laissé, à côté de ses monnaies ordinaires, des aiisbeiitethaler des gulden forgés à partir de 1573 avec le métal des mines de Sanct-Christophsthal.
L'atelier monétaire de Wurtemberg était placé dans la capitale, à Stuttgart, comme l’indiquent à plusieurs reprises les inscriptions mêmes des pièces. Pendant la kippe?'^eit, des officines existèrent à Tubingen et à Sanct-Christophsthal. Un ausheutethaler de 1625 porte au revers l’image de saint Christophe et l’inscription : STRENA EX ARGYROCO- PEO VALUS S. CHRISTOPH. D’autres monnaies furent frappées jusque dans le cours du xviii^ siècle avec l’argent de cette même mine. En 1728, sous Eberhard-Louis, un ausheutethaler mentionne la mine de l’Étoile des Trois-Rois {Grube ^um heiligen drei konigstern)^ située près d’Alpirsbach.
Les monnaies d’Eberhard III ont généralement au revers sa devise personnelle: OMNI A CVM DEO. Cet exemple fut suivi par ses successeurs; on trouve ainsi : |N DEO SPES MEA, sous Guillaume-Louis, CUM DEO ET DIE. sous Eberhard-Louis, PER ARDUA VIRTUS. sous Charles-Alexandre, PROVIDE ET CONSTANTER, sous Charles-Eugène, FIDELITER ET CONSTANTER. sous Frédéric- Eugène, CUM DEO ET lURE, sous Frédéric IL
Ligne de Wurtemberg-Weiltingen. — Frédéric I, duc de Wurtemberg, eut trois fils qui se partagèrent ses états. L’aîné, Jean-Frédéric, eut le Wurtemberg; le second, Louis-Frédéric, eut le comté de Montbéliard; nous le retrouverons avec sa descendance quand nous nous occuperons de cette principauté; le cadet, Jules-Frédéric, eut la seigneurie de Weiltingen.
Aucun droit monétaire n’était attaché à la possession de la terre de Weiltingen, mais Jules-Frédéric (1608-35) profita des désordres de la kipper^eit pour ouvrir un atelier à Brenz, où il frappa en 1622 et 1623 des doubles gulden, des gulden et des demi-gulden. Le type du revers de ces pièces, composé de deux cerfs tenant un cartouche, leur a valu la dénomination de hirschgulden. Le fils aîné de Jules-Frédéric, appelé Jules-Nemrod, devint par son mariage prince d’Oels en Silésie.
l’empire d’allemagnE
f ) . — Margraviat de Bade ' .
Le margraviat de Bade était situé sur la rive droite du Rhin, depuis Bâle jusqu’aux environs de Germersheim, en deux grands et plusieurs petits tronçons. Les armes de la maison de Bade étaient : d’or à la bande d’agur.
En 1503, à la mort de Philippe de Bade-Hochberg, le margrave Christophe réunit les divers pays badois. On possède de Christophe florins d’or, des dicken ou testons et une série de monnaies divisionnaires. En 1 527, Christophe mourut. Ses trois fils se partagèrent ses états ; l’un d’eux, Philippe, mourut en 1 5 3 3 ; les deux autres firent souche des lignes de Bade-Bade et de Bade-Dur lach. La ligne de Bade-Bade s’éteignit en 1771, de sorte que celle de Bade-Durlach réunit de nouveau entre ses mains tous les pays badois, après une séparation de plus d’un siècle et demi.
Les margraves des deux lignes prenaient les titres suivants : Dei gratia marchio badensis et hochbergensis, landgravius m Sausenberg, cornes in Sponheim et Eberstein, dominus in Roeteln, Badenweiler, Lahr et Mahlberg. Ils écartelaient leurs armes de celles de la plupart de ces seigneuries.
Ligne de Bade-Bade. — Cette ligne possédait le margraviat supérieur. Les possessions touchaient au nord à celles de Bade-Durlach ; elles étaient bornées à l’est par le Wurtemberg et le comté d’Éberstein, à l’ouest par le Rhin. Voici la liste des margraves de Bade-Bade :
Bernard, 1515-36.
* Philibert, 1536-69.
* Philippe, 1569-88.
*Édouard-Fortuné, 1588-96.
[* Ernest-Frédéric de Bade-Durlach, 1 596-1604].
[* Georges-Frédéric de Bade-Durlach,
[* Frédéric V de Bade-Durlach, 1621-22].
* Guillaume. 1622-77.
* Louis-Guillaume, 1677-1707.
Louis-Georges, 1707-61.
Auguste-Georges, 1761-71.
En 1596, Édouard-Eortuné fut chassé de ses états à la suite de ses exactions, qui lui valurent le surnom de faux monnayeur, et réduit au comté deSponheim. Son fils, Guillaume, ne rentra en possession qu’en 1622, après la bataille de Wimpfen.
Les premiers thalers de la ligne de Bade-Bade furent frappés par
I. A. von Berstett, Mün\geschichte des idhringisch-hadischen Fürstenhauses und der miter seinem Scepter vereinigten Slàdte und Landschafteii. Fribourg en Brisgau, 1846, in-4.
Édouard-Fortuné ; les derniers gulden furent émis en 1704 par Louis- Guillaume. L'atelier monétaire était situé à Bade.
Ligne de Bade-Durlach. — Les possessions de la ligne de Durlach comprenaient le margraviat inférieur, avec les villes de Durlach, de Carlsruhe, et le margraviat de Hochberg, dont dépendaient les seigneu-
ries de Roeteln et de Badenweiler et
Ernest, 1515-53.
* Charles II, 1553-77.
* Ernest-Frédéric, 1577-1604.
* Georges-Frédéric, 1604-21.
*FrédéricV, 1621-59.
Frédéric VI, 1659-77.
le landgraviat de Sausenberg.
* Frédéric-Magnus, 1677-1709.
* Charles(-Guillaume), 1 709-38.
[* Madeleine-Guillelmine de Wurtemberg, tutrice, 1738-46].
* Charles-Frédéric, 1738, électeur depuis 1803, grand-duc, 1805-11.
Charles II de Bade-Durlach créa en 1 572, à Durlach, un atelier monétaire dans lequel, dès cette année, il frappa des thalers. Sous le règne de Charles-Guillaume, la Monnaie fut transférée à Carlsruhe, que ce margrave avait fait rebâtir, mais elle fut reportée bientôt après à Durlach, où elle resta.
Sous Frédéric V et Frédéric-Magnus, un atelier créé à Emmendingen, dans le margraviat de Hochberg, frappa des monnaies particulières à ce pays, qui portent la légende: ^ürstlich lAkKQrgr'ciflich HACH- BERGische LANDSWEHRVNG.
g). — Comté, puis principauté de Hohens{oUcrn.
Le comté de Hohenzollern, au sud du duché de Wurtemberg, avait une étendue d'environ cinq lieues carrées; il comprenait la capitale, Hechingen, et le château de Hohenzollern. En 1534, Charles I acquit les comtés de Sigmaringen et de Voeringen. Ses deux fils, Eitel-Erédéric IV et Charles II, firent souche de deux lignes: Hohen^ollern-Hechingen et Ilohens^ollern-Sigmaringen. Ces maisons obtinrent le rang princier, Fune en 1623, l’autre en 1696.
Les deux branches de Hohenzollern portaient : écartelé, aux et /g d’or au lion de sable couronné de gueules, à la bordure componée d’ argent et de gueules , qui est burgraviat de Nuremberg, au 2^ contre-écartelé de sable et d'argent, qui est Hohenzollern, au 3^ d’azur au cerf au naturel arrêté sur une terrasse de sinople, qui est Sigmaringen. En 1504, Eitel-Frédéric II devint chambellan héréditaire de l’Empire, charge à laquelle étaient attachées les armes suivantes : de gueules aux deux sceptres d'or passés en sautoir.
Le monnayage des comtes de Hohenzollern commença vers le milieu
l’empire d’allemagne
du xvi^ siècle. Jos se-N icolas (1556-58) frappa en 1 544 des ^/z^î/er5 à ses armes et au nom de Charles-Quint. Au xvii® et au xvm^ siècles, les émissions subirent une éclipse; elles ne reprirent, dans la ligne de Hechingen, que sous Joseph-Guillaume (1750-98) et sous Hermann-Frédéric-Otton (1798-1810), qui firent frapper des conventionsthaler à leur buste et à leurs armes, dans batelier de Stuttgart.
h). — Comté, puis principauté de Fiirstenberg.
Au xvi^ siècle, la maison de Furstenberg se divisa en^ deux lignes, celle de Ki?i^igthal et celle d'//ez7/g'e;z^erg-, dont Christophe I et Joachim, fils du comte Frédéric III, furent les premiers représentants. Ces lignes se subdivisèrent à leur tour, comme le montre le tableau suivant:
Frédéric III, mort en 1559.
Heiligenberg.
Kingigthal.
Joachim, 7 1598.
Frédéric, fi 1617.
Moesldrch. Stuehliugen .
* Égon VIII,
Donaiieschiiigen.
Ligne éteinte Frédéric-Rodolphe,
Ligne éteinte
en 1744. 1614-55-
en 1698.
Flermann-Egon^
François-Maximilien
prince depuis
Prosper-Ferdinand,
Antoine-Egon,
* Joseph-Guillaume- Ernest, 1704-62,
prince depuis 1716.
* Joseph -Wenceslas,
* Joseph-Marie-Benoît, * Charles-Joachim, 1783-96. 1796-1804.
Les armes des princes de Furstenberg étaient: d’or à l’aigle de gueules, becquée et membrée d’agur, pour F'urstenberg, à la bordure ondée d'azur et d’argent, pour Blumeneck, l’aigle chargée en cœur d’un écu écartelé aux 1^^ et 4^ de gueules à la bannière à trois fanons d’argent, pour Werdenberg, aux 2^ et 3^ d’argent à la bande engrêlée de sable, pour Heiligenberg.
En 1 500, Fempereur Maximilien I accorda à la maison de Furstenberg
le droit de battre monnaie. Ce droit fut étendu au monnayage de Tor, en 1627, par Ferdinand II, et en 1642 par Ferdinand III. Il semble toutefois que les comtes ne firent pas tout d’abord usage de leur prérogative. Les plus anciennes monnaies connues sont d’Égon VIII (1617-33). Les émissions continuèrent sous son fils, Herma nn-Égon, premier prince de Furstenberg, dont il existe des thalers à son buste et à ses armes.
Dans le cours du xviii^ siècle, la série monétaire comprit quelques ducats d’or et de curieux ausbeutethaler dont voici les légendes caractéristiques :
1729 AUSBEUTETHALER VON S. lOSEPHS COBOLD. UND SILBER ZECHE.
1762 AUSBEUTETHALER VON S. SOPHIA KOBOLD UND SILBER ZECHE BEY WITICHEN,
1767 DIE GRUB S. WENCESLAUS BEY WOLFFACH KAME IN AUSBEUTH IM QUARTAL REMINISCERE, I767.
1790 DIE GRUBE FRIED CHRIST. GABS ZUR AUSBEUT IM Q.UARTAL CRUCIS, I79O.
Les dernières monnaies de Furstenberg sont les conventionsthaler frappés en 1804 par Charles-Joachim. Les princes ne possédaient pas d’atelier; leurs espèces furent forgées soit à Stuttgart, soit à Gunzbourg, soit à Munich. En 1806, la principauté de Furstenberg fut partagée entre Bade, Wurtemberg et Hohenzollern-Sigmaringen.
i). — Comté de Helfenstein.
Les comtes de Helfenstein, qui avaient vendu en 1 396 à la ville d’Ulm la terre dont ils conservaient le titre, mais qui possédaient plusieurs seigneuries en Souabe, se divisèrent au xvi<^ siècle en deux lignes : celle de Gundelfingen et celle de Wiesensteig.
Ulric XVI, mort en 1548.
Gwideîfmgen.
* Georges II, 1 548-73.
* Frobenius, 1573-1606, hérite Wildenstein.
Georges - Guillaume, 1606-27.
Wiesensteig.
Ulric XVII, 1548-70.
Rodolphe V, 1570-1601.
* Rodolphe VI, 1601-27.
On ignore l’origine du droit monétaire des comtes de Helfenstein, qui ne furent du reste que trois à l’exercer. Georges 1 1 frappa de 1 363 à 1 369 des florins d’or, des thalers, des demi-thalers, des gehner et des pfennings. Frobenius ne nous a laissé qu’un forin d’or de i6i i. Enfin Rodolphe VI émit, pendant la kippcr^cit, des pièces de 24 krcuger de très mauvais aloi. En 1627, les deux branches de la maison de Hel-
l’empire d’allemagne
fenstein s’éteignirent. Les armes des Helfenstein étaient: de gueules à réléphajit d’argent passant sur un tertre d’or. La seigneurie de Gundelfingen portait : d’or à la bande vivrée de gueules.
j). — Comté, puis principauté d’OettingeiiK
Le comté d’Oettingen se trouvait à l’est du duché de Wurtemberg sur une étendue d’environ seize lieues. Ses armes étaient : vatré de gueules et d’or de quatre tires : en cœur un écusson d’agur : sur le tout un sautoir d’argent. La maison d’Oettingen se divisa au xv^ siècle en plusieurs branches, dont il nous faut mettre le tableau sous les yeux du lecteur :
Frédéric IV.
FJochberg.
W aller stein.
Oettiugen.
Ulric, 1429-77.
Jean, 1429-49.
Guillaume,
* Joachim,
Louis XIII,
* Wolfgang,
Charles. * Louis XIV,
Albert. Waller stein.
* Martin,
* Charles
* Louis XV,
Wolfgang,
Oettiugen.
Waller stein.
Louis XVI,
' Frédéric, 1549-79.
Guillaume, 1579-1602.
* Godefroid,
Spielberg.
Wallerstein.
* Louis-Eberhard,
Guillaume,
Wolfgang,
f en 1660.
-j- en 1598.
Joachim-Ernest,
Jean-Albert,
Ernest, 1602-70.
*Albert-Ernest I,
Jean-François,
* Wolfgang,
1 1 * Ignace, Philippe,
prince depuis
Oettiugen.
Guillaume-
* Charles-
Franç. -Albert,
Joseph-
Antoine,
* Albert-Ernest II,
Ignace,
prince depuis
Philippe -
Charles,
* Jean-
-Aloys I, Antoine-
Ernest,
I. Lcitzmann, Milnsgm der Grafen uiid Fürsten vou Oettiugen, dans la Numismatische Zeilwig, 1851, p. 9 et siiiv.
En 149$, les comtes d’Oettingen, auxquels l’empereur Maximilien I accorda en 1 5 10 le droit de frapper des monnaies d’or, firent entre eux une convention suivant laquelle leur monnayage aurait toujours lieu en commun, l’amé exerçant la direction. Ce pacte de famille fut renouvelé en 1 522, approuvé en i66j par l’empereur Léopold, et suivi jusqu’en 1759, date de la fermeture définitive de l’atelier.
Les combinaisons suivantes de noms propres se rencontrent sur les monnaies d’Oettingen :
Wolfgang d’Oettingen et Joachim de Frédéric de Wallerstein et Godefroid Flochberg, 1495-1520. d’Oettingen, 1572-75.
Wolfgang d’Oettingen, seul, 1519-20. Godefroid d’Oettingen, seul, 1622-23
Joachim de Flochberg, seul. (millésime posthume).
Wolfgang d’Oettingen, Martin de Wal- Louis-Eberhard d’Oettingen, seul, 1623lerstein et Louis XIV d’Oettingen, 1520- 1625.
1522. Albert-Ernest I d’Oettingen, seul, 1673-
Gharles et Louis XIV de Flochberg, 1680.
Martin de Wallerstein et Louis XV d’Oet- Albert-Ernest II d’Oettingen, seul, 1690. tingen, 1522-47. Wolfgang, Ignace et Charles- Antoine
Charles-Wolfgang et Louis XV d’Oet- de Wallerstein, 1694. tingen, et Martin de Wallerstein, 1522-46. Wolfgang de Wallerstein, seul, 1694.
Charles- Wolfgang et Louis XV d’Oet- Ignace de Wallerstein, seul, 1694. tingen, 1522-41. Jean- Aloys I d’Oettingen, seul, 1759.
Les premiers thalers furent frappés en 1541 par Charles- Wolfgang, Louis XV et Martin. Après la kipper^eit, pendant laquelle les comtes firent des émissions nombreuses, leur atelier paraît avoir chômé jusqu’en 1673. De 1673 à 1680, sous Albert-Ernest I, on frappa sans interruption des pièces dont le mauvais aloi souleva de fréquentes critiques, et qui furent même interdites par le cercle de Souabe.
Le type des monnaies divisionnaires d’Oettingen se compose généralement de l’image de saint Sébastien martyr.
k). — Landgraviat de Clettgau.
Le landgraviat de Clettgau, aujourd’hui dans le grand-duché de Bade, passa en 1408 dans la famille de Sulz, dont la race s’éteignit en 1687. La maison de Schwarzemberg le posséda ensuite, et, en 1694, l’empereur Léopold donna aux landgraves de Clettgau le rang de princes. Voici la liste des landgraves :
Rodolphe V de Sulz, 1493-1535.
Jean-Louis I de Sulz, 1535-66.
Alwig VI de Sulz, 1566-72.
Charles-Louis de Sulz, 1572-90.
* Alwig VII de Sulz, 1590-1632.
* Charles-Louis-Ernest de Sulz, 1590-
Ulric, fils d’Alwig VII, 1632-50.
l’empire d’allemagne
*Jean-Louis II de Sulz, 1650-87. * Joseph, 1732-82.
Ferdinand-Guillaume de Schwarzem- *Jean, 1782-89. berg, 1687-98. Joseph, 1789-1806.
* Adam-François, 1698-1732.
Les landgraves de la maison de Sulz avaient pour armes : écartelé, aux et 4^ coiipé-émanché d’argent sur gueules, qui est Sulz, aux 2^ et 3^ d’argent au brayidon de sable allumé de gueules, posé en bande, qui est Brandis, sur le tout, d’azur à trois gerbes d’or, qui est Clettgau.
Pendant la kipper^eit, Alwig VII et son frère Charles-Louis-Ernest profitèrent des désordres monétaires de l’Empire pour monnayer, en invoquant les droits de l’abbaye de Rheinau, dont la famille de Sulz avait jadis possédé l’avouerie. Les thalers d’Alwi g VII portent les armes de cette abbaye et l’image de son patron : SANCTVS FINDANVS. A la suite des protestations de l’abbé de Rheinau, les comtes de Sulz lui abandonnèrent l’atelier qu’ils avaient créé à Thüngen, mais l’abbé n’y fit pas monnayer.
Jean- Louis II fit frapper des en 1675, l’année qui suivit le
mariage de sa fille et unique héritière avec le prince de Schwarzemberg' .
1). — Seigneuries de Tettnaiig et Argen.
Ces seigneuries, situées au nord du lac de Constance, comprenaient les petites villes de Tettnang et de Langenargen. Elles appartenaient aux comtes de Montfort, originaires du Vorarlberg, mais dont le patrimoine primitif, Montfort et Feldkirch, avait été vendu en 1 338 à l’Autriche. Les armes des comtes de Montfort étaient: d’argent au gonfanon de gueules, les annelets d’or.
La maison comtale était divisée en plusieurs branches. Celle de Tettnang s’éteignit en 1574 et son héritage, avec le droit de battre monnaie, fut recueilli par la ligne de Brégenz.
Le monnayage des comtes de Montfort reprit vers 1 520, dans l’atelier qu’ils érigèrent à Langenargen, et fut extrêmement actif. Le mauvais aloi des pièces et les quantités énormes de monnaies divisionnaires que les comtes firent frapper leur valurent à plusieurs reprises les remontrances du cercle de Souabe et de l’Empire.
Les premiers thalers appartiennent à Wolfgang; ils sont parfois datés de 1529, 1536,15 37 ou 1 539, parfois sans date, et portent à l’avers le buste du comte, au revers l’aigle d’Empire et le nom de Charles-Quint. SousUlric IV, qui joint à son titre de comte de Montfort celui de comte
I. Voyez p. 320 les monnaies frappées par les princes de cette maison.
de Rothenfels, les monnaies portent parfois Timage en pied de saint Jean deMontfort: S(anctus) patronus 0\vus \QHknnes COmes De MONTfortQXPri. En 1565, Ulric IV vendit Rothenfels à son beau-frère Jean- Jacques, seigneur de Kônigsegg-Aulendorf, mais en en retenant le titre et le droit monétaire. Avec lui s’éteignit la première ligne de Tettnang; ses possessions passèrent à Jean VI de Brégenz.
Le tableau suivant montre ces successions:
Guillaume I, mort en 135^.
Tettnang T.
Brégenz.
Hugues III, mort en 1519.
Hugues IV, * Wolfgang, mort en 1564. mort en I5/|0.
* Ulric IV, mort en 1574, sans
héritier mâle.
* Jean,
mort en 1547.
Hermann II, mort en 1482.
Hugues III, Georges, mort en 1550. mort en 1544.
Jacques, mort en 1573.
Tettnang II, Wolfgang, Jean VI, mort en 1617.
*Jean VII, * Hugues IV, 1619-25. 1619-62.
* Jean VIII, * Antoine,
1662-86. administrateur,
* Antoine,
* Ernest,
* François-Xavier, Antoine, 1759-80. mort en 1787.
En 1620, les comtes Hugues IV et Jean VII donnèrent à ferme à Jean, seigneur de Bemmelberg-Eroltzheim, l’exploitation de leur atelier de Langenargen, pour un terme de trois ans. Les monnaies émises à cette époque portent les noms réunis des deux comtes : HVGO ET lOAN COMITES IN MONTFORT.
l’empire d’allemagne
En 1728, Antoine de M on tfort afferma son atelier à un français, qui y émit des monnaies d’or de bas titre aux types de celles de France, puis en 1732 la Monnaie fût louée à Frédéric-Louis, prince héritier de Hohenzollern, moyennant un loyer annuel de 4,500 florins, pour servir à la fabrication de carolins d’or.
La Monnaie de Langenargen avait été élevée en 1 570 au rang d’atelier officiel du cercle de Souabe. En 1735, transférée à Tettnang. En
1781, Antoine, dernier comte de Montfort, céda ses seigneuries de Tettnang et d’Argen à l’Autriche, en échange d’une rente viagère. En 1783, l’empereur Joseph II supprima l’atelier de Tettnang et en réunit le matériel à celui de l’atelier autrichien de Günzbourg.
m). — Principauté de Liechtenstein K
La principauté de Liechtenstein s’étendait sur un espace d’environ trois lieues carrées sur la rive droite du Rhin, au nord-est des Grisons. Ses armes étaient: coupé d'or et de gueules, mais les princes les écartelaient de celles d’autres possessions, telles que Troppau, Khuenring, Jagerndorf, Rittberg, etc.
*Charles, 1585, prince en 1618-27.
Charles-Eusèbe, 1627-84.
Jean-Adam-André, 1684-1712.
André-Florian, 17 12-21.
Joseph-Jean- Adam, 1721-32.
Le monnayage des princes de Liechtenstein embrasse une période qui commence en 1614 et prend fin en 1778; il comprend des monnaies d’or et d’argent. Les princes prennent sur leurs espèces les titres de leurs diverses possessions et celui de gubernator domus de Liechtenstein.
n). — Comté de Waldboiirg.
Les seigneurs de Waldbourg furent élevés au rang de comtes en 1628: ils possédaient le titre d’écuyers-tranchants héréditaires de l’Empire, ou Reichs-Erbtruchsess . Leurs armes étaient : d'or à trois lions léopardés de sable, armés et lampassés de gueules, l'un sur l’autre, pour Waldbourg, et d’ a pur à un tertre de sable surmonté d'un soleil d’or, pour Sonnenberg.
Les comtes de Waldbourg paraissent avoir monnayé pendant la kip-
Jean-Charles, 1732-48.
* Joseph- Wenceslas, 1748-72.
* François-Joseph, 1772-81.
Aloys-Joseph I, 1781-1805.
I. Cf. la Numismatische Zeitiing de Leitzmann, 1866, p. 67 et suiv.
per^eit. On possède également des dr^eier de 1657 portant un soleil entre deux palmes, qui semblent leur appartenir.
o). — Comté de Kônigsegg.
Les possessions des comtes de Kônigsegg se composaient du comté de Rothenfels et de la seigneurie de Staufen, du comté de Kônigsegg et de la seigneurie d'Aulendorf. Ces territoires sont aujourd’hui partagés entre la Bavière et le Wurtemberg. Les armes des Kônigsegg étaient : fuselé d'or et de gueules. Au xvn^^ siècle, la maison comtale se divisa en deux lignes: Rothenfels et Aulendorf.
Le droit monétaire fut accordé aux comtes de Kônigsegg en 1675, mais ils n’en firent usage que d’une manière insignifiante. En 1716, Hugues-François frappa un quart de thaler. En 1756, François- Hugues fit battre un ducat à’ ov. En 1759, les quatre fils d’Albert-Eusèbe émirent un thaler commun, sur lequel figurent leurs bustes et leurs armes; la légende rappelle leurs sentiments d’union et la date du privilège impérial en vertu duquel ils monnayaient : VIGORE CÆS. PRIVIL. DE XV OCT. MDCLXXV.
p). — Comte d’Éberstein.
Le comté d’Eberstein se trouvait à l’est du margraviat de Bade. Ses armes étaient: écartelé, aux et /g d'argent à la quiniefeuille de gueules boutonnée d’azur, aux 2^ et 3^ d’or au sanglier de sable passant sur un tertre de sinople.
Berstett signale un grosclien frappé en 1637 par Jean- J ac ques, comte d’Eberstein (162 2-37), et qui paraît être un essai non suivi d’émission effective.
q). — Possessions de la famille Fiigger \
La famille Fugger, qui avait acquis une énorme fortune dans le commerce et qui fut anoblie par Maximilien I, possédait en Souabe les terres de Kirchberg, de Weissenhorn, de Nordendorf, de Kirchheim, de Mickhausen, de Babenhausen et de Wôllenbourg. En 1330, Charles- Quint éleva au rang de comtes les fils de Georges Fugger. Deux d’entre eux furent les souches des deux grandes branches de la maison : la branche aînée ou de Raymond, la branche cadette ou d’Antoine.
Au point de vue numismatique, nous avons à nous occuper surtout de
I. Cf. la Niimismatische Zeituug de Lcitzmann, 1850, p. 36 et suiv., et 1855, p. 7.
l’empire d’allemagne
la branche cadette, à laquelle Charles-Quint donna en 1534 des droits monétaires extrêmement étendus. Voici la généalogie de cette branche :
^Antoine Fugger, f en 1560.
1 1 Marc III, Jean,
Jacques, J en 1598.
f en 1597. t en
1 1 Uinstophe, |
Georges III, Philippe, t en
1615. * Georges IV,
LMaximi- *Jean III,
f en 161 1. -|- en 1601.
en 1643 .
lien II, f en 1633.
f en 1629. 1
* Nicolas, *Marquard,
Jean-
f en 1676. J- en 1655.
François,
f en 1685.
Jean-Ernest,
Otton-Henri,
-j- en 1628,
f en 1644.
* Sigismond- Jean-
Christophe-
* Sébastien,
Joseph, Rodolphe,
Rodolphe,
f en 1677.
J- en 1696. J- en 1693.
f en 1666.
Marquard-
* François-
Eustache,
[branche
Ernest,
f en 1710.
encore exis-
f en 171 1 .
tante].
* Jean-Charles
Alexandre,
[branche encore existante].
f en 1784.
A la fin du xviF siècle, les Fugger eurent un atelier monétaire à Babenhausen sur la Günz. Les deux fils de Jean-François commencèrent à régner sous la tutelle de Sébastien. En 1781, Jean-Charles-Alexandre fit frapper dans l’atelier de Munich un thaler en commun avec Cajetan Fugger, de la branche aînée; les légendes de cette pièce sont: CAI • <S* CAR-COM-DE FVGGER IN ZXWnenherg & NORN^or/ SENfore^ & k\^\hinht7'atores Y-kWUcie.
Les armes de la famille Fugger étaient : écartelé, aux et 4^ parti d’or
et d’azur à deux fleurs de lis de l’iin à Vautre, qui est Fugger, au 2^ d’argent à une femme de profil issant par les genoux, couronnée d’or, habillée de sable, les cheveux épars, supportant de ses deux Jiiains une mitre épiscopale de gueules bordée d’argent, qui est Kirchberg, au 3^ de gueules à trois cors de chasse contournés d’argent, liés et virolés d’or l’un sur Vautre.
r). — Possessions de la famille de Tour et Taxis.
En 1686, Anselme-Erançois comte de Tour et Taxis fut élevé au rang de prince et, par suite de l’acquisition des seigneuries de Friedberg,
Scheer, Dürmentingen et Bussen, il obtint droit de séance au cercle de Souabe. On possède de lui des ducats d’or de 1734 à son buste et à ses armes: écartelé, aux et 4^ d'argent à deux sceptres fleurdelisés d’a^{ur,
passés en sautoir, et une tour de gueules brochant sur les sceptres, qui est Tour, aux 2^ et 3^ d’or au lion de gueules couronné d’or, la queue fourchée, celui du 3^ contourné, qui est Valsassina, sur le tout d’azur au blaireau passant d’ argent. Les comtes et princes de Tour et Taxis étaient maîtres généraux héréditaires des postes de l’Empire. La devise de la maison est : VIRTVS TVRRI FORTIOR.
s). — Vüh impériale d’ Aiigshoiirg.
Les armes de cette ville sont : parti de gueules et d’argent au chapiteau de colonne d'or issant de la pointe de Vécu et soutenant une pomme de pin de sinople.
Les plus anciens florins d’or d’Augsbourg, Augusta Yindelicorum, portent le nom de Charles-Quint et sont datés à partir de 1520. En 1556 apparaissent les premiers ducats d’or. La première émission des thalers et demi-thalers eut lieu en 1623. Le monnayage prit fin en 1782.
Les armes de la ville, la vue d’Augsbourg*, l’aigle d’empire, le buste de l’empereur, sont les types principaux. Depuis 1803, Augsbourg fut réuni à la Bavière.
t). — Villes d’UIm, Ueherlingen et Ravensbourg.
En 1499, 01m, Ueberlingen et Ravensbourg s’entendirent pour la frappe d’un numéraire commun. Ce monnayage, qui eut lieu dans l’atelier d’Ulm, comprit diverses espèces d’argent, dont la plus forte fut le dicken ou tiers de guldenthaler : le type de cette pièce se composait à l’avers de l’image équestre de saint Georges, avec la légende : \honeta NOVA TRIVM CIVlTATî^^^î SWEVIE ; le revers avait les armes et les noms des trois villes: VLIVÎ • VBERLING’ ■ RAVENSPVRG. Les caractères des inscriptions sont encore gothiques.
L’alliance dura jusqu’en 1 302. A cette époque, Ravensbourg cessa de participera l’accord, qui persista jusqu’en 1517 entre Ulm et Ueberlingen.
u). — Ville impériale d'Ulrn.
Ulm sur le Danube obtint en 1 5 52, de l’empereur Charles-Quint, une charte monétaire complète, autorisant l’émission de l’or et de l’argent.
l’empire d’ ALLEMAGNE
mais depuis longtemps la ville frappait monnaie. Le plus ancien thaler est de 1546; le monnayage paraît setre arrêté en 1773, millésime le plus récent que l’on ait relevé sur les kreu\er de cuivre.
Les armes municipales, qui se retrouvent sur la plupart des pièces, sont : coupé de sable et d’argent. Depuis 1810, Ulm appartient au Wurtemberg.
v). — Ville impériale d’Ueherlingen.
Cette ville, située sur le lac de Constance, fait partie du grand duché de Bade depuis 1803. Ses armes sont: d’or à l’aigle de sable chargée en cœur d’un petit écu de gueules au lion d’argent, tenant un glaive du même.
Nous venons de parler des pièces frappées par Ueberlingen en commun avec Ulm et Ravensbourg. Dans les dernières années du xvii^^ siècle, la ville monnaya pour son compte seul, mais ses émissions ne consistèrent qu’en monnaies divisionnaires et en heller de cuivre.
w). — Ville impériale de Ravensbourg.
Ravensbourg, bâtie au pied du Voitsberg, sur le Schuffen, avait pour armes: d'argent à la porte à deux tourelles d’agur, à la herse levée de sable.
Cette ville participa en 1499 à l’alliance monétaire que conclurent avec elle Ulm et Ueberlingen, mais elle reprit sa liberté en 1302. Son monnayage, sans grande importance, comprit quelques thalers, mais il se composa surtout de pièces divisionnaires dont l’émission cessa dans les premières années du xviii^ siècle.
x). — Ville impériale de Hall-siir-U-Kocher.
La ville de Hall-sur-le-Kocher, appelée aussi Hall-en-Souabe, Schwàbisch Hall, Hala suevica, eut un monnayage actif qui embrasse toute la période moderne, pour s’arrêter en 1798. Les premières monnaies datées sont de 1 5 1 3 ; en 1517 apparaissent les demi-thalers et quarts de thalers. Les thalers les plus anciens sont de 154^5 portent à l’avers deux écus accolés, chargés l’un d’une croix, l’autre d’une main avec la légende : MONE NOVA REIPVB • HALE • SVEVICE ; le revers a l’aigle à deux têtes et le nom de Charles-Quint. Les thalers les plus récents sont de 1777, année avec laquelle cesse l’émission des fortes espèces d’argent.
y). — Ville impériale de Rottiueil.
Cette ville, située sur le Neckar supérieur, avait pour armes : d’o?^ à l’aigle de sable. En 1512, Maximilien I lui accorda le droit de frapper des florins d’or et diverses espèces d’argent. Le type des florins d’or, déterminé par la concession, se composait de l’aigle municipale et du globe d’empire.
La ville de Rottweil eut un monnayage peu actif, sauf de 1621 à 1623, pendant la kipper^eit.
z). — Ville impériale de Lindau K
Cette ville s’élève sur deux petites îles dans la partie nord-est du lac de Constance ; elle porte des armes parlantes : d’or au tilleul arraché de sinople.
Le monnayage de cette ville, très peu important, ne se composa que de pièces divisionnaires de billon et de cuivre, frappées dans la seconde moitié du xvii^ siècle.
aa) . — Ville impériale de Wimpfen.
Wimpfen, situé sur le Neckar, fait aujourd’hui partie du grand duché de Hesse-Darmstadt. Ses armes sont : d’or à l’aigle de sable tenant dans le bec une clef d’argent.
Cette ville paraît avoir frappé quelques menues espèces pendant la kipper^eit.
ab) . — Ville impériale de Buchhorn.
Buchhorn, aujourd’hui appelée Lriedrichshafen, est bâtie sur la rive septentrionale du lac de Constance. Ses armes étaient parlantes: parti, au d'or au frêne (buch) arraché de sinople, au 2^ de gueules au cor de chasse (horn) de sable attaché d’or.
En 1703, la ville de Buchhorn ouvrit, sans en avoir le droit, un atelier monétaire dans lequel elle frappa jusqu’en 1704 des monnaies divisionnaires. Cette officine illégale fut détruite par les troupes du duc de Wurtemberg.
I. Trachsel, Monnaies et médailles de ï ancienne ville impériale de Lindau, dans Y Annuaire de la Soc. franç. de niimism., 1888.
l’empire d’allemagne
ac). — Ville impériale de Kaufbeîiren K
Kaufbeuren, qui fait partie de la Bavière depuis 1803, obtint en 1 530, de Tempereur Charles-Quint, le droit de battre monnaie. Ses émissions furent considérables; elles s’étendent sur une période qui commence en 1 540 pour finir en 1623.
Voici, pour les principales monnaies de Kaufbeuren, les dates extrêmes de leur fabrication: florins d’or 1541-47; ducats d’or 1542-43; thaler 1540-48; demi-thaler 1542-47; quart de thaler 1542-43. Les émissions postérieures à 1 548 ne comprennent que des pièces divisionnaires.
Le type habituel des monnaies de Kaufbeuren se compose de ses armes : parti, au d’or à la demi-aigle de sable, au 2^ d’apur à la bande de gueules accompagnée de deux étoiles d’argent.
ae) . — Ville impériale de Kempten.
Kempten, l’antique Campodunum, sur l’Iller, comprenait, comme cité impériale, la moitié de la ville de ce nom, l’autre moitié dépendant de l’abbaye, Ses armes étaient : d'or à l’aigle biceps de sable, chargée en cœur d’un petit écu d’azur au K d’argent.
La ville reçut en 1 510 de l’empereur Maximilien I le droit de frapper monnaie d’or et d’argent. Elle s’empressa d’en faire usage, car dès 1 5 1 1 parurent les florins d’or. La série monétaire, très nombreuse et variée, comprend, outre ces pièces d’or, des thalers, demi-ihalers et quarts de thaler, pwanflger, \ehner, sechsbàtpner , \wolfer, batpen, demi-batpen, groschen, kr eu per, pfennigs et heller, qui s’arrêtent en 1625.
af) . — Ville impériale de Biberach.
En 1551, Charles-Quint donna à cette ville le droit de frapper des monnaies divisionnaires. Aucune monnaie de Biberach n’a été retrouvée, bien qu’on sache par un texte qu’en 1623 il fut battu des pièces de 3 batpen. Les armes parlantes de Biberach sont : d’apur au castor (biber) contoiu'né au naturel, couromié d’or. Depuis 1806, cette ville appartient au Wurtemberg.
ag). — Ville impériale d’Aalen.
Aalen-sur-le-Kocher, annexée depuis 1803 au Wurtemberg, avait pour
I. A. Rehle, Die Mnn:(en der Stadt Kaufbeuren. Ein Beitrag lur Münigesclnchte Schivabens. Kaufbeuren, 1880, in-8.
armes: de gueules à l’anguille (aal) d’argent, posée en pal. On ne possède de cette ville que des monnaies de cuivre unifaces de la première moitié du xvii^ siècle, reproduisant le type des armoiries municipales.
En 1512, Maximilien I, à la diète de Cologne, fit déclarer cercle d’empire sous le nom de cercle de Bourgogne, les états qu’il avait acquis en 1477 par son mariage avec Marie, fille de Charles le Téméraire. Cet arrangement fut confirmé par Charles-Quint, en 1 548, à la diète d’Augsbourg.
La numismatique des Pays-Bas espagnols et des pays formés par leur démembrement, à la suite des troubles du règne de Philippe II, constitue un tout complet et d’une importance telle que nous avons cru devoir l’étudier dans un chapitre spécial'. Il ne nous reste donc à examiner que les séries monétaires de la Franche-Comté et des régions circonvoisines. Quelques-unes des terres que nous groupons dans ce paragraphe n’ont cependant jamais été inscrites dans aucun cercle: nous les rangeons ici, conformément à leur situation géographique, pour ne pas multiplier les subdivisions.
La ¥ vdinche-Comlé, francus comitatus ou comitatus Burgundie, suivit les destinées des provinces bourguignonnes des Pays-Bas. Elle fut successivement gouvernée par les princes suivants, jusqu’à la conquête de Louis XIV, qui la réunit définitivement à la France en 1678.
Philippe le Beau, dont les pièces clôturent la série du moyen âge, frappa dans l’atelier de Dole des florins d’or et diverses pièces d’argent et de billon. Charles-Quint rouvrit l’atelier en 15^0 et y émit jus-