‹ Traité de numismatique moderne et contemporaineChapitre 100 sur 157 · RUDOLSTADT · texte numérisé non relu

RUDOLSTADT

Albert VII,

fondateur de la

ligne de Rudolstadt.

*Chrétien-GuntherII, •Antoine-Gunther I, * Louis-Gunther, 1642-66. 1642-66. 1642-81.

* Jean-Gunther IV, . 1

1666-69. ♦Chrétien-Guillaume, Arnstadt.

1666-1721, créé prince en 1697.

♦Antoine-Gunther II,

1666-1 716, créé prince en 1709.

Gunther I, Henri, 1721-40. 1740-58.

(Auguste).

♦ Chrétien

Gunther III,

Gunther II, 1794-1835.

Ligne de Rudolstadt. — Cette ligne possédait les villes de Rudols-

l'empire d'allemagne

tadt, de Blankenbourg, de Kônîgsée, de Frankenhausen, et diverses terres qu'elle tenait en fief de la Bohême, de la Saxe et de Télectorat de Mayence. En 171 1, le comté de Schwarzbourg-Rudolstadt fut élevé au rang de principauté en faveur de Louis-Frédéric I.

Après la mort d'Albert VII, fondateur de la ligne, ses trois fils régnèrent en commun. L'un d'eux, Charles-Gunther, mourut en 1630 et son frère Albert-Gunther le suivit dans la tombe en i6?4. Le survivant hérita de leurs biens et à sa mort laissa le comté à son fils Albert-Antoine (1646-17 10), dont voici les successeurs:

Louis-Frédéric I, 17 10-18.

Frédéric -Antoine, 1718-44.

* Jean-Frédéric, 1 744-6 7 .

* Louis- Gunther, 1767-90.

* Frédéric-Charles, 1 790-93 .

•Louis-Frédéric II, 1793-1807.

Les comtes de Schwarzbourg monnayèrent fréquemment en commun, et parfois ce monnayage en participation réunit des membres des deux lignes. En 1571, le cercle de Haute-Saxe interdit aux comtes de faire frapper leurs espèces ailleurs que dans l'atelier officiel de Saalfeld. Cette prescription ne fut pas strictement observée, et quand plus tard le cercle voulut tenir la main à l'exécution de sa décision, la maison de Schwarzbourg demanda et obtint de pouvoir fabriquer ses monnaies, non à Saalfeld, mais à Cobourg. Vers 1600, les comtes s'adressèrent à l'atelier d'Erfurt, mais durant la kipper^eit ils ouvrirent de nouveau dans leurs possessions diverses keckenmûn^en, à Schwarzbourg, à Kônigsée, à Leutenberg, à Clingen, à Gchren, à Sondershausen, dans le moulin dit Bleckhammerà Friedebourg, etc.

Le monnayage de la ligne de Rudolstadt fut beaucoup moins actif que celui de la ligne d'Arnstadt. Outre les monnaies ordinaires, la série comtale comprend d'intéressants sterbethaler,

i). — Comté de Mansfeîd ' .

Le comté de Mansfeîd se composait de fiefs relevant de la Saxe électorale et de l'archevêché de Magdebourg; il comprenait dans son ensemble une vingtaine de lieues carrées, situées au sud de la principauté d'Anhalt et de l'évêché d'Halberstadt, dans la partie orientale du Harz, si abondante en mines d'argent.

Les armes des comtes de Mansfeîd étaient : d'argent à six losanges de gueules posés 3, 3, aboutés et accolés. Ils écartelaient des fasces

I. L F. G von Haagen, Beschreibung der thàUr des gràflichen und fûrstîichen Hauses Mansfeîd. Nuremberg, 1758, in-4. — Le même, Mûnibeschreibung des gràfl. und fûrstl, Hauses Mansfeîd, Nuremberg, 1778, in-4.

de Querfurt, de Taigle d'Arnstein et du lion chargé d'une bande d'Heldrungen. La généalogie et, partant, la numismatique de la maison de Mansfeld sont aussi compliquées que celles de la maison de Saxe. En 1474, la famille se divisa en deux grandes lignes, appelées Tune vorderortische Unie, l'autre hinterortische Unie. Cette dernière s'éteignit en 1666. Les comtes de Manfeld de la yorrferorrf^cAe //n/e furent élevés en 1715 à la dignité de princes d'empire, et s'éteignirent à leur tour en 1780. Chaque ligne se divisa en plusieurs branches. (Voyez le tableau généalogique, p. 307).

Le monnayage en commun, qui était de règle dans la maison de Mansfeld, et auquel participèrent fréquemment des membres de diverses branches, fait de cette numismatique un écheveau, à première vue inextricable, qu'il est dans tous les cas impossible de suivre de près dans un traité général. Parfois cinq personnages, frères et cousins, oncles et neveux, participent à la signature d'une même monnaie. L'exposé de toutes ces combinaisons dépasserait certainement le cadre de ce livre, aussi nous bornerons-nous à donner de la maison de Mansfeld un tableau généalogique sommaire, en marquant d'un astérisque les comtes dont il existe des monnaies individuelles ou collectives.

La série monétaire des Mansfeld est extrêmement riche, mais elle paraît, dans son ensemble, assez monotone, le type se composant uniformément de l'image de saint Georges à cheval terrassant le dragon. Ce saint était le patron de la maison de Mansfeld : SANCTVS GEOR- GIVS Pktronus DOM^^orum DE MAN?/èW, comme l'indiquent de fréquentes inscriptions. Cette image du protecteur attitré des cavaliers a depuis longtemps attaché aux monnaies des Mansfeld une sorte de vertu talismanique qui les a fait adopter comme bijoux.

Les premiers thalers sont de 1521, les premiers ^orm^ d'or, de i $97. L'atelier principal du comté était placé à Eisleben. Les membres de Y hinterortische Unie avaient créé à Hettstâdt une officine, qui fut interdite en 1572 par le cercle de Haute-Saxe. Pendant la kipper^eit, des ateliers ouverts à Mansfeld et à Eisleben émirent des pièces de bas aloi. Plusieurs comtes de Mansfeld ont inscrit sur leurs monnaies leurs devises personnelles. Nous citerons les plus caractéristiques : BEATVS QVI SPERAVIT IN DOM sous Albert VII, |N SPE ET SILENTIO FORTITVDO MEA sous Josse, BEY GOTT IST RATH VND THAT sous David, puis sous Henri et sous François-Gundacker, COMMISI DOMINO ET IPSE FACIET sous Henri II, PATIENTIA VINCIT OMNIA sous Frédéric-Christophe, ESPOIR ME CONFORTE sous Jean-Georges II, FORTITER ET CONSTANTER sous Jean-Georges III, ZV GOTT AL- LEIN MEIN HOFFNVNG sous Phih'ppe-Ernest.

l'empire d' ALLEMAGNE

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