‹ Traité de numismatique moderne et contemporaineChapitre 101 sur 157 · VO · texte numérisé non relu

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j). — Comtés de StoHerg et de Wemigerode,

Le comté de Stolberg s'étendait à Touest de celui de Mansfeld ; celui de Wernigerode, au sud de i'évêché d'Haiberstadt. Leur étendue était d'environ onze lieues carrées. Les armes de Stolberg étaient : d'or au cerf passant d'argent, langue de gueules ; celles de Wernigerode : d'argent à deux truites affrontées de gueules.

Botho le Jeune, 15 11-38.

Stolberg. Rochefort. Wernigerode. * Albert-

* Wolfgang, * Louis, 1544-74. * Henri X, Georges,

1538-52. Voirpagei98. 1538-72. 1538-87.

•Wolfgang- ♦Botho, ♦Jean, •Henri XI, Ernest, t 1577- 1606-12. ti6i5.

KôNiGsrreiN.

♦ Christophe

le Vieux,

Voir page 177.

•Wolfgang-

Georges, Ortenberg. Wernigerode.

1 6 1 ? - 3 1 . i^uis-Georges, * Christophe II,

* Henri- VoUrad, j i

1618-41. • Henri- ♦ Stolberg.

Ernest I, * Jean-Martin I, 1638-72. 1638-69.

* Louis-Chrétien, 1672-1710.

Ilsenbourg.

• Ernest,

Gedern.

Frédéric -

Charles,

prince

en 1742.

(Chrétien -

Charles).

Charles- Henri, 1 767-1804.

SCHWARZA.

Henri- Auguste, 1710-48.

Wernigerode.

♦ Chrétien-Ernest,

Henri-Ernest II, 1771-78.

nu A.' 'c i^A • Stolberg.

Chrétien-Frédéric, christophe- 1778-1824. Frédéric,

• Christophe- Louis II, 1738-61.

Frédéric- Ortenberg.

Guillaume, • Christophe-

1669-84. Louis I,

ROSSLA.

•Juste Chrétien, 1704-39.

• Frédéric-Botho, 1739-68.

Henri,

, ^, . .. , Jean- Charles- 1768-1776. Guillaume,

Au commencement du xvi^ siècle, les possessions de la maison de Stolberg furent partagées entre les fils de Botho le Jeune (1511-38), qui,

l'empire d'Allemagne 309

par son mariage avec Anne d'Eppstein, avait acquis les terres de Kônigstein et de Rochefort dans le cercle du Haut- Rhin.

Comme leurs voisins les Mansfeld, les comtes de Stolberg monnayèrent fréquemment en commun; c'est ainsi que Ton possède des thalers aux noms réunis des cinq fils de Botho le Jeune. Les plus récentes de ces monnaies communes sont celles que firent frapper Charles-Louis de Stolberg-Stolberg et son cousin Henri de Stolberg-Rossla à la fin du xviii« siècle.

Le type habituel des monnaies comtales se compose du cerf des armes de Stolberg ; à partir des premières années du xvii« siècle, le cerf est souvent posé devant une colonne couronnée. A côté des monnaies ordinaires viennent prendre place, dans la série de Stolberg, un certain nombrederta/er^commémoratifsetd'aMiéeî/^eMfl/er.Parmi les premiers, nous citerons la pièce frappée en 1760 dans Tatelier de Zellerfeld pour célébrer le cinquantième anniversaire de Tavènement de Chrétien-Ernest de Stolberg- Wernigerode, puis Yeintrachtsthaler de 1719 qui célèbre la bonne entente des deux frères Christophe-Frédéric et Juste-Chrétien par

le chronogramme suivant: Vis VnItaConCorDI A fratrVM fortIor; cette concorde est rappelée sur Vausbeutethaler frappé en 1722 avec le métal des mines de Strassberg, un des rares puits d'extraction mentionnés sur les monnaies minières des comtes de Stolberg.

k). — Possessions des seignetirs, comtes, puis princes Reuss ».

Au xni« siècle, Henri I, fils cadet d'Henri, seigneur de Plauenet d'une princesse russe, adopta le surnom : der Reusse, RuthenuSy et le transmit à ses descendants, qui tous s'appelèrent Henri Reuss. Les domaines des seigneurs, puis princes Reuss comprenaient les terres de Greiz, de Géra, de Schleiz, de Lobenstein, etc., non loin des confins de la Saxe et de la Bohême.

Les armes de la maison de Reuss étaient : de sable au lion d*or, armé et lampassé de gueules, couronné d'or; les comtes écartelaient de Cranichfeld : d'argent à la grue cTor.

On ne possède pas de monnaies des Reuss antérieures au commencement du xvii« siècle. A cette époque, Henri le Moyen (1604-29) et Henri le Jeune s'adressèrent au kreisconvent de la Haute-Saxe pour faire valoir leurs droits monétaires, mais ils ne les firent pas admettre sans difficulté. Depuis lors les comtes, puis princes Reuss des diverses lignes monnayèrent en tous métaux et parfois en commun. Le classement de ces

I. Cf. la Niimlsmatische Zeitung de Leitzmann, 1850, p. 124 etsuiv.

diverses monnaies est fort difficile à cause de l'homonymie des princes; souvent la marque du mûn^meister est le seul indice que Ton possède pour déterminer l'attribution exacte des espèces.

Le tableau suivant résume la généalogie des branches de la maison de Reuss que nous ne croyons pas indispensable de donner en détail :

Henri Reuss, seigneur de Plauen,

Vieille ligne.

Li^ne moyenne,

éteinte en 1616.

Burg I,

éteinte

en 1640.

Grei^^,

Ober-Greii, Untergreù^.

encore

existante.

Géra, Saalbourg. SchUi^ I, Lobenstein,

éteinte | éteinte

en 1802. Scblei^IIy en 1666.

encore

existante.

Burg II, UntergreiXj

éteinte éteinte

en 1697. en 1768.

Lobenstein, Ebersdorf,

éteinte encore

en 1806. existante.

Ces diverses branches réunies comptent une cinquantaine de personnages répondant au nom d'Henri, entre lesquels les monnaies se répartissent. En 16 16, il avait été décidé au kreistagde la Haute-Saxe que les Reuss ne pourraient faire frapper leurs espèces que dans l'atelier officiel du cercle, à Saalfeld. Cette prescription ne fut pas observée strictement, et dans le cours du xvii« siècle les comtes ouvrirent des officines à Dolau, à Géra, à Greiz et à Schleiz. Les Reuss frappèrent plusieurs ausbeutemûn^en dont quelques-unes mentionnent le puits d'extraction, telles par exemple les pièces de la mine de Silberberg près Klein-Reinsdorf, frappées en 175 1 par Henri III d'Untergreiz.

1). — Comté de Barhy.

Le comté de Barby était situé sur la rive droite de l'Elbe, au nordouest de la principauté d'Anhalt. Ses armes étaient : écartelé, au /«^ et au 4^^ d'argent à l'aigle de gueules, qui est Muhlingen, au 2^ et au 3^ de gueules à la rose d'argent qui est Rosenberg, sur le tout d'azur aux deux poissons d'argent affrontés, accompagnés de quatre roses du même. Les comtes de Barby s'intitulaient : comes barbyensis et mulingensis.

En 1497, l'empereur Maximilien I éleva la seigneurie de Barby au rang de comté, en faveur de Burcard IV (1493-1 jo6). Au xvi« siècle la maison se divisa en deux branches :

Wolfgangl, i)3S-6s.

Barby. Muhlingen.

•Wolfgangll, Juste, 15 64- 1609.

Wolfgang- ♦Albert-Frédéric, Barby.

ir redéric, j ^ ^ Juste-Gunther,

Auguste-Louis, 1641-59.

Les plus anciennes monnaies connues des comtes de Barby sont de 161 1. Pendant la kipper^eit^ les émissions devinrent très nombreuses et, au mûn^robationstag dt la Haute-Saxe tenu le i«^ mai 1616, le comte fut mis vainement en demeure de cesser ce monnayage irrégulier, qui continua jusqu'en 1622.

m). — Comté de Hohenstein '.

Les comtes de Hohenstein, qui possédaient également les seigneuries de Lohra, de Clettenberg et de Lutterberg, portaient : échiqueté d'argent et de gueules de trois traits sur quatre^ pour Hohenstein, d'argent au cerf passant de sable, pour Clettenberg, et coupé au i^^ de gueules au lion d'or, au 2^/ascé d'or et de gueules de six pièces, pour Lutterberg.

Voici la chronologie des comtes pour la période intéressant la numismatique moderne :

*Ernest V, 1508-1552. et Ernest VI (1552-62).

* Volcmar-Wolfgang, avec ses frères Guil- * Volcmar-Wolfgang, seul, 1562-80.

laume (1552-54), Eberwein (1552-60) * Ernest VII, 1580-93.

Avec Ernest VII la maison s'éteignit. Le patron du comté de Hohenstein était saint André. C'est son image qui forme le type habituel des monnaies.

n). — Abbaye de Qvedîinbourg^.

Le monnayage de l'abbaye de femmes de Quedlinbourg, qui s'était arrêté pendant le xvi^^ siècle, recommença au début du xvii^. On possède des monnaies des abbesses dont les noms suivent :

* Dorothée de Saxe, 1610-17. * Anne-Sophie de Birkenfeld, 1645-80.

* Dorothée- Sophie de Saxe, 1618-45.

1. Cf. NumisinaliscJx Zeitung de Leitzmann, 1845, P* ^i et suiv.

2. A. Dûning, Uebersichl ûber die Mûn:(geschicbte des kaiserUchen freien weltlichen Stifts Quedlinburg, Quedlinbourg, i886, in-4.

Le monnayage de Dorothée de Saxecommença, suivant M. Dûning, en 1615, et comprit des thalers et des groschen. Les documents font aussi mention de pièces d'or qui n'ont pas été retrouvées. Sous Dorothée-Sophie de Saxe, les émissions furent nombreuses et comprirent dits ducats, des thalers, des schreckenberger de 4 groschen ou 12 kreutzer, des dreier, des groschen et des pfennigs. De 1637 à 1674, l'atelier de Quedlinbourg paraît avoir chômé; il fut réorganisé par Anne-Sophie de Birkenfeld, dont il existe des thalers et demi-thalers, des gulden, des dreier et des groschen. Quelques pièces portent le buste de Tabbesse, d'autres son monogramme entouré de la curieuse devise : BES- CHAW DAS ZIEL SAGE NICHT VIEL. considère le but et parle peu.

Le monnayage cessa définitivement en 1677. C est en vain qu'Anne Dorothée de Saxe- Weimar (1684-1704), puis Anne-Amélie de Prusse (17 j 5-87), tentèrent de le recommencer. Le musée de Quedlinbourg possède les coins qui devaient servir à la fabrication des monnaies de cette dernière abbesse, mais son frère Frédéric le Grand, roi de Prusse, lui interdit de les utiliser.

Le patron de Tabbaye de Quedlinbourg était saint Servais. Les armes abbatiales étaient : de gueules aux deux couteaux de table d'argent emmanchés d'or et posés en sautoir.

o). — Vi\\t de Stralsund.

La ville de Stralsund avait acquis les droits monétaires de ses souverains, les ducs de Poméranie. Au commencement du xvi« siècle, le duc Bogislas X les lui contesta, mais, par un compromis passé à Rostock en 1 504, il fut convenu que la ville se conformerait dorénavant au pied monétaire du duc, et que son atelier chômerait lorsque la monnaie ducale elle-même arrêterait ses fabrications. Les empiétements des ducs de Poméranie durent devenir plus considérables encore par la suite, car nous voyons les députés de Stralsund solliciter en 1596, au kreistag de Leipzig, l'autorisation de frapper de menues espèces, autorisation qui paraît ne pas avoir été accordée par le duc.

Vers 161 1, Stralsund récupéra dans son intégrité son droit monétaire et frappa dorénavant, non seulement des monnaies divisionnaires, mais des thalers, mais même des pièces d'or. Ces émissions cessèrent définitivement avec les monnaies absidionales de 171 5.

Le type des pièces de Stralsund se compose de l'écu municipal aux trois rayons (strahlen) mouvant du chef, fréquemment tenu par deux anges. En 1628, Stralsund fut vainement assiégée par Wallenstein : des thalers célèbrent la délivrance de la ville.

l'empire d'allemagne 313

p). " Ville d'Erfurt,

Erfurt, la capitale de la Thuringe, avait acheté ses droits monétaires des archevêques de Mayence. Elle en fit usage, avec quelques interruptions, jusque dans le dernier quart du xvii*^ siècle. Ses premiers thalers datent de 1548 et portent les légendes MONREIPVBLICAE CIVITATIS

ERFFVRDI et DATE CAESARIS CAESARI ET QVAE SVNT DEI DEO.

Pendant la guerre de Trente-Ans, le duc Guillaume de Saxe-Weimar, gouverneur suédois d'Erfurt, mit la main sur Tatelier municipal et y frappa des ducats et des thalers, notamment des pièces commémoratives de la victoire remportée en 163 1 à Leipzig par Gustave- Adolphe. La ville put toutefois continuer à émettre, concurremment, ses espèces municipales. En 1650, Erfurt célébra par des thalers spéciaux la paix de Westphalie.

Le type des monnaies d'Erfurt se compose généralement des armes de la ville : une roue.

§ VIL — Cercle de Franconie

Le cercle de Franconie était situé entre le cercle de Haute-Saxe, le royaume de Bohème et les cercles de Bavière, de Souabe, du Haut et du Bas-Rhin. Il comprenait en outre quelques enclaves dans la Bavière palatine. La direction du cercle était aux mains des évêques de Bamberg, mais elle leur était contestée par les margraves de Brandebourg-Bayreuth et de Brandebourg-Ansbach. Les diètes du cercle se tenaient habituellement à Nuremberg; la chancellerie et les archives se trouvaient à Bamberg. Les quatre grands ateliers monétaires ou hauptmûn^stâtten du cercle étaient placés à Schwabach, à Fûrth, puis Wurzbourg, à Nuremberg et à Wertheim.

Dans le cours des xvii^ et xviii^ siècles, les membres du cercle de Franconie firent, à plusieurs reprises, frapper des monnaies communes ou kreismûnj{en. Pendant la guerre de Trente-Ans, le duc Bernard de

I. Ch. Wildvogel, Disseriatio de conventibus tnoftelalibus trium superiorum correspondcntium circuhrum Fraticoniae, Bavariae, Sueviae. lena, 1764-67, in-4. — J.-V. KuU, Repertorium ^ur Mûn:(kunde Bayerns. Munich^ 1894, in-8. — L. Fikentscher, Die frànkiscJx Mûn^ereinigungen im XÎV utid XV Jahrhundert, dans les Miitheilungen der bayerischett numismatischen Gesellschaft, t. II, p. i .

Saxe-Weîmar obtint, en 163 3, de la Suède dont il commandait les armées, le territoire des évêchés de Bamberg et de Wurzbourg, sous le nom de duché de Franconien pour lequel il fit battre, dans l'atelier de Fûrth, des monnaies d'or et d'argent. La bataille de Nordlingen, en 1634, mit fin à cette occupation. Les thalers de Bernard de Saxe-Weimar portent un dextrochère tenant une couronne de laurier sous l'œil de Jéhovah, et la légende: QVOD DEVS VVLT HOC SEMPer FIT.

a). — Evéché de Bamberg ' .

Le territoire, assez étendu, de l'évêché de Bamberg, était compris entre ceux de l'évêché de Wurzbourg et de la principauté de Bayreuth. Ses armes étaient : d*or au lion de sable, à la bande d'argent brochant sur le tout. L'église de Bamberg était sous le patronage de saint Henri, empereur, et de sainte Cunégonde, impératrice. Voici la liste des évêques de la période moderne.

• Georges III Schenk de Limbourg, 1505- * Pierre-Philippe de Dembach, 1672-85

1522. (Wurzbourg).

*Wigand de Redwit:(, 1522-56. •Marquard-Sébastien Schenk de Stauffen-

• Georges IV Fuchs de Rûgheim, 1556-61. berg, 1685-93. •Vit II de Wurzbourg, 1561-77. * Vacance, 1693.

Jean-Georges I Zobel de Giebelstadt, *Lothaire-François de Schoenbom, 1693-

1577-80. 1729 (Mayence).

Martin I d*Eyb, 1580-83. * Frédéric-Charles de Schoenborn, 1729-46

Ernest de Mengersdorf, 1583-91. (Wurzbourg).

*Nithard de Thùngen, 1591-98. * Jean-Philippe- Antoine de Frankenstcin,

•Jean-Philippe de Gebsattel, 1 599-1609. 1746-53.

•Jean-Godefroid d'Aschhausen, 1609-22 François-Conrad de Stadion, 1753-57.

(Wurzbourg). •Adam-Frédéric de Seinsheim, 1757-79

•Jean-Georges II Fuchs de Domheim, (Wurzbourg).

1623-33. •François-Louis d'Erthal, 1779-95 (Wurz-

• François de Hatzfeld, 1633-42 (Wurz- bourg).

bourg). •Christophe-François de Buseck, 1795-

• Melchior-Otton de Salzbourg, 1 642- 53. 1 802 .

• Philippe- Valentin de Rieneck, 1653-72.

En 1 506, révêque George s'entendit avec le Wurtemberg et les margraves de Brandebourg pour l'émission àt florins d'or à 18 carats et demi de fin et à 71 et demi au marc de Cologne. Ces florins d'or ont encore des légendes en lettres gothiques. Leur type se compose des armes de révêque et de l'image de saint Henri : S. HEINRICVS IMPERAT'.

I . J. Heller, Die bantbergiscJjen Mfinien, cljronologisch geordnet und bescMehen, Bamberg, 1839, in-8.

En 1536 une nouvelle alliance monétaire avec les margraves de Brandebourg, la ville de Nuremberg et les landgraves de Leuchtenberg, établit un système monétaire d'après lequel les pfennigs seraient taillés à 41 loth et 656 au marc, les dreier ou groscken à 302 au marc, les :(wôl/er à 99 au marc, les sechsunddrei^iger à 56 au marc, les oerter à 34 au marc, les demi-gulden à 17 au marc et les gulden à 8 et demi au marc.

L'évêque Jean -Phi lippe fit frapper Aq^ ducats d'or avec le métal recueilli dans les territoires que l'église de Bamberg possédait en Carinthie. Ces pièces sont à 23 carats 10 grains de fin et taillées à 67 au marc de Cologne.

En 1624, Jean-Georges II fit frapper des schillings, des dreier et des pfennigs. Les premiers thalers frappés dans Tévêché portent son buste avec les images de saint Henri et de sainte Cunégonde tenant le modèle de la cathédrale. Sous Marquard-Sébastien, en 1690, il fut décidé qu'on ne fabriquerait plus à l'avenir de monnaies divisionnaires.

En 1761, Bamberg adopta le ^wan^ig-guldenfuss. En 1795, François-Louis frappa avec l'argent des églises des thalers destinés à payer les frais de guerre contre la France; la légende de ces pièces est ZUM BESTEN DES VATERLANDS. Le monnayage prit fin en 1800 et, à la suite de la paix de Lunéville, le temporel de l'évèché fut annexé à la Bavière.

b). — Èvèché de IVur:(hourg '.

L'évèché de Wurzbourg, episcopatus mrceburgensis ou herbipolitanus, fut fondé par saint Boniface. Son patron était saint Kilian. Le domaine temporel de Wurzbourg, enrichi de bonne heure des possessions des anciens ducs de Franconie, s'étendait à l'ouest de celui de Bamberg, entre le comté de Henneberg au nord et le comté de Hohenlohe au sud. Les armes de l'évèché étaient : écartelé, aux i^^ et 4^ d'argent coupé émanché de trois pièces de gueules, qui est Wurzbourg, aux 2« et 3« d'azur au pennon écartelé d'aj^ur et d'argent emmanché d'une lance de tournoi d'or, posé en bande, l'étoffe du pennon dirigée vers le chef de Vécu, qui est duché de Franconie. Les évèques prenaient en effet, depuis 1443, le titre de : dux Franciae orientalis.

I . G.-J. Keller, GeschichU des bischôfiich wûr:(burgischen Mûnxwesens unter LoretiTi von Bibra, dans VArchiv des hist. Vereins von Unterfranken und Aschaffenhurg , 1849, t. X, p. I et suiv. — Rost, Versuch einer vollstândigm Beschreïbung sàmmtlicher wûr^purgischen Mûnienund Medailîen, Meiningen» 183 1, in-8. — Voyez aussi Numismatische Zeitung de Ldtzmann, 1847, P* 89; x86i, p. 62; 1846, p. 145 et 1847, pp. 108 et 170.

3l6 PREMIÈRE PARTIE

* Laurent de Bibra, 1495-1519. *Jean-Godefroid II de Guttenberg, 1684-

* Conrad III de Thungen, 1 5 19-1 $40. 1698.

* Conrad IV de Bibra, 1540-1544. * Jean-Philippe II Greiffenklau de Vollrath,

* Melchior Zobel de Giebelstadt, 1 5 44- 1 5 5 8 . 1 699- 1 7 1 9 .

* Frédéric de Wirzberg, 155 8- 1573. * Jean-Philippe-François de Schoenbom, •Jules Echter de Mespelbrunn, 1573-1617. 1719-1724.

*Jean-Godefroid I d*Aschhausen, 1617- * Christophe-François de Hutten, 1724- 1622 (Bamberg). 1729.

* Philippe- Adolphe d*Ehrenberg, 1623- Frédéric- Charles de Schoenbom, 1729-

163 1. 1746 (Bamberg).

•François de Hartzfeld, 163 1 -1642 (Bam- * Anselme-François d'Ingelheim, 1746berg). 1749.

* (Occupation suédoise, 1631-34). * Charles-Philippe Greiffenklau de Vollrath, •Jean-Philippe de Schoenbom, 1642-1673. 1749-1754.

* Jean-Hartmann de Rosenbach, 1673-1675. * Adam-Frédéric de Geinsheim, 1755-1779. •Pierre-Philippe de Dernbach, 1675-1683 •François-Louis d'Erthal, 1779-1795-

(Bamberg). • Georges- Charles de Fechenbach, 1795-

* Conrad-Guillaume de Wertenau, 1683- 1802.

L'évêché de Wurzbourg présente une série monétaire aussi riche qu'intéressante. En 1506, Laurent de Bibra obtint l'autorisation de frapper des Jlortns d'or à 18 carats et demi d'or fin, 3 carats et demi d'or blanc et 2 carats d'or rouge. Les Ma/er^ commencent en 1525 sous Conrad III. Le type particulier à Wurzbourg se compose de l'image de saint Kilian, à laquelle sont parfois associées les images de saint Colonat et de saint Totnan, les apôtres da la Franconie.

En 1794, sous François-Louis, et l'année suivante, sous Georges- Charles, l'atelier de Wurzbourg reçut les métaux précieux des églises et en fit des thalers destinés à subvenir aux dépenses occasionnées par la lutte contre la France. Ces pièces portent au revers la légende : PRO PA- TRIA. Le monnayage épiscopal finit en 1803. La même année le territoire de Wurzbourg fut donné à la Bavière.

c). — Évêché d'Eichstedt,

L'évêché d'Eichstedt était beaucoup moins important que ceux de Bamberg et de Wurzbourg. Ses armes étaient : de gueules à la crosse d'argent posée en pal. Le patron de l'évêché était saint Wilibald. Voici la chronologie des évêques :

•Gabriel d'Eyb, 1496-1535. Eberhard II de Hirnheim, 1552-1560.

Christophe de Pappenheim, 1 5 3 5-1 5 39. * Martin de Schaumberg, 1 560-1 590 Maurice de Hutten, 1539-15 52. * Gaspard de Seckendorf, 1 590-1595.

* Jean-Conrad de Gemmingen, 1595- 161 2. François-Louis Schenk de Castell, 1725- *Jean-Christophe de Westerstetten, 161 2- 1736.

1636. * Jean- Antoine II de Fribourg, 1736-57.

Marquard II Schenk de Castell, 1637-1685. * Vacance du siège épiscopal, 1757. *Jean-Euchaire Schenk de Castell, 1 68 s- * Raymond-Antoine de Strasoldo, 1757-81.

1697. * Vacance du siège épiscopal, 1781.

•Jean-Martin d'Eyb, 1697- 1704. * Jean- Antoine III de Zehmen, 1781-90.

Jean-Antoine I Knebel de Katzenellenbo- * Vacance du siège épiscopal, 1790. gen, 1705-1725. *Joseph de Stubenberg, 1790-1802.

Les premiers thalers de Tévêché d'Eichstedt furent frappés sous Martin de Schaumberg en 1570; ils portent Timage de saint Wilibald. Les évêques ne possédaient pas d'atelier en propre, et faisaient battre leurs espèces à Nuremberg.

Le monnayage cesse en 1796 avec les thalers et demi-thalers émis pour subvenir aux frais de la guerre contre la France. Ces pièces portent au revers, autoyr des armes épiscopales, le chronogramme suivant:

VasCVLIs aVLae argenteIs patrIae InDIgentI MInIstraVIt aVXILIa. En 180}, révêché d'Eichstedt fut sécularisé et donné en partie au duc de Toscane, en partie à la Bavière, qui obtint le territoire entier en 1805, à la paix de Presbourg.

d). — Possessions franconietines de la maison de Brandebourg,

La maison de Hohenzollern-Brandebourg possédait en Franconie les importantes principautés de Bayreuth et d'Ansbach. La première s'étendait, pour la plus grande part, à Test du cercle, sur les frontières de la Saxe et de la Bohême. La principauté d'Ansbach s'étendait au sud du cercle entre le comté de Hohenlohe à Touest et Tévèché d'Eichstedt au sud-est. L'étendue de la principauté de Bayreuth était d'environ soixante-douze lieues; elle comprenait les villes de Bayreuth, de Culmbach, de Hof, de Wunsiedel, d'Erlangen, de Neustadt, etc. La principauté d'Ansbach n'était guère moins étendue que la précédente ; elle comprenait les villes d'Ansbach, de Schwabach, de Langenzenn, de Roth, de Fûrth, de Gunzenhausen, de Windsbach, de Crailsheim, d'Uffenheim, etc.

A la mort d'Albert, électeur de Brandebourg, en i486, son fils aîné Jean-Cicéron obtint l'électoral et les Marches, et ses fils cadets eurent les possessions franconiennes. La descendance de ces derniers s'éteignit en 1605; leur héritage fut recueilli par la ligne aînée et distribué aux deux fils cadets de l'électeur Jean-Georges. Il se forma ainsi deux nouvelles maisons de Bayreuth et d'Ansbach. Voici le détail de ces successions :

* Albert, électeur de Brandebourg, 1471-1486.

Brandebourg.

Jean-Cicéron.

Bayreuth I.

*Sigismond,

Ansbach I.

* Frédéric, 1486-1515.

Jean- Georges.

Brandebourg. Bayreuth II. Ansbach II.

Voy. p. 298. * Chrétien, * Joachim-

1603-55. Ernest,

(Georges- Albert). ♦Frédéric,

(Chrétien Henri).

Bayreuth I.

♦ Casimir, 15x5-27.

♦Albert- Alcibiades,

Ansbach I.

* Georges le Débonnaire,

duc de Jâgemdorf,

iSiS-43-

* Georges- Frédéric,

Prusse.

Albert.

Œrdmann- Auguste).

• Chrétien

Ernest, 1655-1712.

* Albert, • Chrétien, 1634-67. ti643.

* Jean-Frédéric,

Georges- «Georges- * Frédéric- Guillautne, Frédéric- Chrétien, 1712-26. Charles, 1726-35.

♦ Frédéric , 1735-63-

Chrétien- * Georges- Guillaume-Frédéric, Albert, Frédénc , 1 703 -23.

* Charles GuiU.

Frédéric, 1723-57^

jusau*en 1729 sous la tutelle de sa mère, * Chrétienne- Charlotte.

* Alexandre,

hérite de Bayreuth

en 1769.

Les monnaies des margraves de Brandebourg des lignes de Franconie sont nombreuses tant en or qu'en argent. Les premiers thalers remontent à 1525 et sont frappés en commun par Casimir et Georges le Débonnaire, qui s'intitulent simplement CASI • ET -GEOR-FR^^ES GERMA^z fAt<RCHiones BRkHdenburgici. Lai devise habituelle aux margraves de la première ligne de Franconie est SI DEYS PRO NO BIS

QVIS CONTRA NOS.

Après l'avènement des secondes lignes de Bayreuth et d'Ansbach, la titulature des margraves devient plus étendue. Chrétien de Bayreuth fait suivre son nom de la formule suivante : Dei gratta marchio branden--

l'empire d'allemagne

ÎI9

burgensis^ Prussiae, Sietini, Pomeraniae, Casubiae, Vandalorum, Crosnae, Jagerndorfae dux, burgravius in Nurnberg, princeps Rugiae. Ces titres changent peu sous les autres margraves. En 1741, Charles-Guillaume-Frédéric d'Ansbach hérita du comté de Sayn-Altenkirchen ; le titre de cornes saynensis prit place, en conséquence, à la fin de rénumération, sur les monnaies de la branche d'Ansbach.

Les principaux ateliers des margraves, en Franconie, furent : Schwabach, élevé, en 1750 et 1752, au rang d'atelier officiel du cercle; Furth, créé en 1622 par Joachim-Ernest et qui depuis 1624 avait précédé Schwahsichcomme kreismûn^stàtte; Bayreuth; Ansbach;Culmbach; Erlangen, créé en i J48 par Albert, mais fermé en 1 550; puis diverses officines de la ktpperj(ett: Weissenstadt, Wunsiedel, Kitzingen, Lauenstein, Lichtenberg, etc.

e). — Possessions de V Ordre Teutontque.

Après qu'en 1 52 j, le grand maître Albert de Brandebourg, converti au protestantisme, eut transformé les possessions septentrionales de Tordre en duché de Prusse, les chevaliers catholiques établirent le siège de la grand-maîtrise à Mergentheim, au centre de leurs possessions franconiennes. Les grands-maîtres suivants furent successivement appelés à présider aux destinées de Tordre :

*Walther de Cronberg, 1526-43.

Wolfgang Schutzbar, 1543-66.

Georges Hund de Wenkheim, 1 566-72.

•Henri de Bobenhausen, 1572-90.

* Maximilien I d'Autriche, 1 590-1618.

* Charies I d'Autriche, 1619-24.

*Jean-Eustache de Westernach, 1625-27.

•Jean-Gaspard I de Stadion, 1627-41.

Charles-Joseph d'Autriche, 1662-64.

* Jean-Gaspard II d'Ampringen, 1664-84.

* Louis- Antoine, comte palatin de Neu-

bourg, 1685-94.

* François-Louis, comte palatin de Neu-

bourg, 1694-173 2.

* Clément- Auguste de Bavière, 1732-61.

* Charles- Alexandre de Lorraine, 1761-80.

* Léopold-Guillaume d'Autriche, 1641-62. Maximilien II d'Autriche, 1780-1801.

Le monnayage de Tordre teutonique prit fin en 1780. La série monétaire est nombreuse et belle. Les types principaux sont la Vierge, patronne de Tordre, généralement représentée dans une gloire, le buste du grand maître, ses armes, le grand maître à cheval dans un entourage d'écussons, le grand maître debout.

f). — Comté de Henneberg.

Le comté de Henneberg s'étendait au nord de Tévêché de Wurzbourg sur une superficie d'environ trente quatre lieues carrées. Ses armes étaient parlantes : d'or à la poule (henné) de sable, crêtée de gueules^

posée sur un tertre (berg) à trois coupeaux de sinople. Comme burgraves de Wurzbourg, les comtes écartelaient de : coupé, au /**' d'or à l'aigle à deux têtes issant de sable, au 2^ coupé-émanché d'argent et de gueules.

L'émission des rta/er^ commence sous Guillaume VII (1495-1559), qui fait figurer sur ses pièces son buste et ses armes. Georges-Ernest (1559-85) poursuivit le monnayage jusqu'en 1569, d'abord dans latelier de Schleusingen, puis à Ilmenau.

En 1554, Guillaume VII et Jean-Frédéric de Saxe-Gotha firent un accord, suivant lequel la maison de Saxe devait hériter de celle de Henneberg, si celle-ci venait à s'éteindre. En 158^, cet événement se produisit. L'électeur Auguste de Saxe prit possession des cinq douzièmes du pays pour ses pupilles les ducs de la ligne ernestine ; la seigneurie de Schmalkalde passa à la Hesse; les autres sept douzièmes du comté de Henneberg devinrent possession commune des deux h'gnes de Saxe jusqu'en 1660, époque où un partage eut lieu.

Quand le comté de Henneberg eut passé à la Saxe, il conserva longtemps ses monnaies spéciales. De 1691 à 1702 les ducs de la ligne ernestine possédèrent à Ilmenau un atelier où ils monnayèrent en commun. Les légendes des pièces sont: DGDUCUM SAXONI/E MON- COMMUNIS HENNEBERGENSIS. Quelques thalers et gulden rappellent qu'Ilmenau possédait des mines d'argent.

g). — Comté de ScJjwai^emberg.

Le comté de Schwarzemberg, situé entre les évêchés de Wurzbourg et de Bamberg, et les possessions franconiennes de la maison de Brandebourg, appartenait à une branche cadette de la maison de Seinsheim. Ses armes étaient : écartelé, aux i^^ et 4^ paie d'argent et d'azur de huit pièces^ qui est Seinsheim, aux 2^ et 3^ d'or à un corbeau (raab) de sable, colleté d'or, posé sur une tête de Turc au naturel et lui enlevant un œil, armes concédées en 1 599 à Adolphe de Schwarzemberg à l'occasion de la prise de Raab sur les Turcs. Voici la chronologie des comtes de Schwarzemberg :

Adolphe, 1S99-1600. * Ferdinand, seul, 1698-1703.

Adam, 1600-41. * Adam-François, 1703-32.

•Jean-Adolphe, 1641-83. *Joseph, 1732-82.

•Ferdinand et Marie-Anne de Sulz, 1683- •Jean, 1782-89. 1698. Joseph, 1789-1833.

Jean-Adolphe fut élevé au rang de prince en 1670. Il prend sur ses

LEMPIRE D ALLEMAGNE 321

tkalers les titres de: Dei gratta princeps Schwart^emberg, baro in Hohenlandsberg, dominus in Gimborn (en Westphalie), Murau (en Styrie), Wittingau, Frauenberg (en Bohème), etc., et y place son buste et ses armes.

Ferdinand devint, par son mariage, héritier de Sulz. Adam-Frédéric avait obtenu, dès la mort de sa mère, le landgravîat de Clettgau et, en 172J, il fut élevé par l'empereur au rang de duc de Crummau. En 178^, Jean vendit les seigneuries de Gimborn et Neustadt en Westphalie à Louis, comte de Wallmoden.

h). — Prinàpautè de Hehtnloht ' .

Le comté de Hohenlohe s'étendait entre l'évêché de Wurzbourg, la principauté d'Ansbach, le Wurtemberg et l'électoral de Mayence, Ses armes sont : d'argent à deux léopards de sable, l'un sur l'autre, la queue passée entre les Jambes.

En i5[i, les deux frères Albert et Georges de Hohenlohe firent un contrat de famille dans lequel il est dit que si les princes de leur maison veulent exercer leur droit monétaire, ils le feront en commun. Le monnayage ne commença toutefois qu'à la fin du xvi« siècle, quand la maison de Hohenlohe se trouvait scindée en deux branches, celle de Neuenstein

et celle de Waldenbourg. En 1J94, les chefs de la famille firent un contrat avec le miin^meister Paul Diether pour la frappe d'un numéraire, et, dès cette même année, nous trouvons des thalers et des pfennigs, suivis l'année suivante de ducats d'or et de diverses espèces d'argent. Ce monnayage dura jusqu'en iéi6. La légende habituelle des pièces est: MO NO-COM'DE'HOHENLOE ETDOM-INLANGENB (Bg. 219).

Les émissions reprirent pendant la kippen^eit dans les ateliers de Neuenstein et deWeikersheim, et consistèrent en 1621 et 1612 en menues

I. J. Albrecht, Mùnigesclkhle dis Hauses Hoh/iihhf. S. L. (Œîiriiigen), 1845, in-4.

monnaies sur lesquelles les comtes ne sont pas davantage désignés par leurs noms. A partir de jôij, les espèces frappées par les membres delà ligne de Hohenlohe-Neuenstein portent le nom du comte qui les a fail émettre. Notre figure 230 représente le thaler en 1781 par Chrétien-Frédéric-Charles de la branche de Hohenlohe-Neuenstein- Kirchberg. Voici le tableau généalogique de la ligne de Neuenstein et de ses divisions :

Wolfgang, 1568-161C

Weikciilitim.

' Georges-Frédéric,

Neuenstein .

•Craft.

Othringen.

•Jean- Frédéric I, 1641-1702-

Langenboiirg.

' Philippe-Emest,

i6io-ï8.

Henri-Frédéric,

Langenboiirg. higeljingm.

Frédéric II, 1701-65.

Frédéric- Charles, 1765-1805.

Albert- Wolfgang, 1699-1715.

Chrétien- Albert- Louis, 1765-89.

Chrêiien -Craft.

ippe- Henrinri, Auguste, ;-8i. 174Î-96.

Kirchberg.

Eberhard ,

* Charles- Auguste, I7Î7-67- , I .

•Frédéric- '^^,".^- Louis, ^'■^*"<^- ^7^'«^^-,7?7"'ri9.

Dès 1621, les membres de la ligne de Hohenlohe-Walden bourg commencèrent un monnayage personnel. Louis-Eberhard créa un atelier à Mainhard; Georges-Frédéric 11 installa des officines à Schillingsfurt et

à Bartenstein; Philippe- Ernest frappa à Kirchberg et à Forchtenberg. Ces ateliers furent toutefois supprimés l'année suivante. Le tableau cidessous indique par des astérisques les comtes et princes de Hohenlohe- Walden bourg dont il existe des monnaies :

Pjeâelhach.

* Louis-bbcrhard,

i6cx>-50.

Histias, 1650-85.

* Louis Godefroid, 1685-1728.

Georges-Frédéric I le Vieux, 1 570-1600.

Waldenhourg,

* Philippe-Henri,

Schïllingsfurst.

* Georges-Frédéric II

le Jeune,

Barlenstein.

Chrétien,

Philippe -Cliarles-

Gâspard,

•Charles-Philippe- * Joseph-Antoine, François, 1729-64.

Louis-Léopold,

ScJHUiti/sfurst,

*Louis-Gustave,

* Philippe-Ernest, 1697-1750.

•Charles- Albert, 1750-93.

Charles-Albert- Chrétien, 1793-96.

* Charles- Albert, 1796-1839.

En 1623, Louis-Eberhard et Philippe-Henri firent frapper en commun des ihalers sur lesquels ils sont nominativement désignés. Le second eut des ateliers à Untersteinbach et à Waldenhourg. En 1684, Louis- Gustave installa un nouvel atelier à Schillingsfurst, mais l'établissement fut de peu de durée, car ses dernières monnaies frappées en 1692 le furent à Nuremberg.

La devise des comtes, puis princes de Hohenlohe : EX FLAMMIS ORIOR, figure sur un grand nombre de leurs monnaies.

i). — Comté de WeriJjeimK

Le comté de Wertheim, au sud-ouest de l'archevêché de Wurzbourg, appartenait à une famille qui s'éteignit en 1 574. A la mort de la veuve du dernier comte, née Catherine de Stolberg, la sœur de celle-ci, Anne de Stolberg, femme de Louis, comte de Loewenstein, hérita de Wertheim. La succession fut toutefois contestée et, en 1598, l'évêque de Wurzbourg s'empara de la plus grande partie du comté.

Louis de Loewenstein-Wertheim eut deux fils qui créèrent chacun

I . F. Wibel, Mûnigeschichte der Grafen von Wertheim uni des Gesammthauses Lôwensrein- Wertheim von dtr Verleihung des Mim^rechts (1363) bis :^umnrîôschen desseîben (1806). Hambourg, 1880, in-8.

une ligne, la ligne luthérienne ou de Virnenbourg et la ligne catholique ou de Rochefort. Nous avons déjà eu Toccasion de parler de celle-ci à propos de ses possessions ardennaises, le comté de Rochefort et les seigneuries de Chassepierre et de Cugnon. Voici la descendance de ces deux lignes :

Louis, mort en i6iz.

Virnebourg,

Christophe-Louis,

Frédéric-Louis,

Frédéric-Eberhard, Louis-Ernest, 1658-83. 1658-81.

Henri-Frédéric, * Euchaire-Casimir,

*Jean-Louis-

Volrad,

Jean-Charles,

* Frédéric- Louis, 1721-96.

* Charles- Louis,

* Frédéric- Charles,

Rochefort.

* Jean-Thierry,

* Ferdinand-Charles,

* Maxim ilien-Charles,

1672-1718, prince depuis 171 1.

Dominiq ue-Marquard ,

* Charles-(Thomas),

(Théodore- Alexandre),

mort en 1 780.

* (Dominique-)Constantin, 1789-1814.

Les deux lignes de la maison de Loewenstein-Wertheim furent divisées par un long procès de famille qu'avivait la différence de leurs cultes. Un très beau thaler d'Euchaire-Casimir, frappé en 1697, montre les avantages de l'union et les dangers de la discorde ; le champ de l'avers est divisé en deux parties, dont Tune représente un arbre à deux branches unies par une couronne de comte et couvertes de fruits, l'autre un arbre à deux branches desséchées portant chacune une couronne; des devises complètent ce tableau symbolique; d'un côté est écrit: ME CONIUNCTIO SERVAT; de l'autre: DUM SCINDITUR FRANGOR. Un rfwca^ frappé en 1768 par Jean-Louis-Volrad porte une devise moins conciliante : SUUM GUI QUE, tandis qu'un thaler de la même année, au buste de Frédéric-Louis, reprend pour son compte les sages principes qui régissaient les Provinces Unies: CON-

CORDIA RES PARV/E CRESCUNT DISCORDIA DILABUNTUR. Parmi les monnaies que la ligne catholique frappa pour ses possessions

allemandes, nous rappellerons le thaler de Maximilien-Charles,

frappé en 171 1 ; l'avers porte le buste du comte; le revers, un lion tenant

une pierre, interprétation libre des armes de Loewenstein, et cette

légende: IN CASVS PERVIGIL OMNES.

Les armes de Loewenstein étaient : d'argent au lion léopardé contourné de gueules sur une émanche de quatre pièces d*or mouvant du bas. Celles du comté de Wertheim étaient : d'or à l'aigle naissant de sable, et celles de Virnebourg: d*oràsept crancelins de gueules.

j). — Comté de Rietieck,

Ce comté s'étendait entre celui de Hanau, l'archevêché de Mayence et révêché de Wurzbourg. En 1559, l'ancienne maison de Rieneck se trouvant éteinte, une partie de ses possessions passa aux archevêques de Mayence. Ceux-ci en vendirent une part en 1673, à Jean-Hartwig, comte de Nostiz, auquel ils aliénèrent également, en 1674, le droit de vote aux kreistagen de Franconie. Un quart de Rieneck fut donné, en 1684, en fief aux comtes de Hanau.

En 1719, Antoine-Jean de Nostiz-Rieneck fit frapper des ducats d'or, des thalers et demi-thalers d'argent, à son buste et à ses armes. Ce comte mourut en 1736.

k). — Comté d'Erhachi.

La terre d'Erbach était comprise entre le Palatinat, l'archevêché de Mayence, l'évêché de Wurzbourg et le comté de Catzenellnbogen. Elle fut élevée en 1 5 32 au rang de comté et obtint en 1 541 le droit de battre monnaie. Les comtes d'Erbach possédaient la moitié de la seigneurie de Breuberg. Leurs armes étaient : écartelé, aux i^^ et 4^ coupé de gueules sur argent à trois étoiles de l'un à l'autre, qui est Erbach, aux 2« et 3^ d'argent à deuxfasces de gueules^ qui est Breuberg.

La plus ancienne monnaie d'Erbach est de 1 56 1 , la plus récente est de 1691. Voici la généalogie de la maison comtale pendant cette période:

• Eberhard XVI, 1539-64.

Georges VI, 1564-1605.

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