Maximilien-Procope de Toerring
Jean-Georges de Herbestein, 1661-63. ^9*
Adam-Laurent de Toerring, 1663-66. Joseph Conrad de Schroffenbcrg, 1790-
Guidobald deThun, 1666-68 (Salzbourg). 1803.
Albert-Sigismond de Bavière, 1668-85 ♦Charles de Dalberg, 1804-17. (Frisingue).
Les premiers Ma/er^ font leur apparition sous Pancrace Sinzendorfer en 1 54$ ; ils portent d'un côté les écus accolés de Ratisbonne et de Sinzendorfer sous une mitre, de l'autre la double aigle et le nom de Charles-Quint.
Quand après la paix de Lunéville Télectorat de Mayence fut supprimé, le coadjuteur Charles de Dalberg reçut l'évèché de Ratisbonne comme compensation ; en 1805, le pape éleva ce siège au rang d'archevêché et Tannée suivante Charles devint primat de la confédération du Rhin.
e). — Évécfjé de Passau a.
L'évêché de Passau, episcopatus pataviensis, avait pour patrons saint
1. Cf. Numismalische Zeitung, deLeitzmann, 1856, p. 45 et suiv.
2. Cf. Numismatisçhe Zeitung de Leitzmann, 1860, p. 193 et suiv. ; ei 1861, p. 5 et suiv.
Etienne et saint Laurent. Ses armes étaient : d'argent au loup sautant de gueules. Son territoire, d'environ dix-huit lieues carrées, s'étendait entre la Bohême, l'Autriche et la Bavière.
Le monnayage, arrêté pendant plusieurs siècles, reprit sous Tévêque Vigile Froechl, qui obtint en 1504 la confirmation des droits monétaires.
* Vigile Froechl, 1 500-1517. Wenceslas de Thun, 1664-1673.
* Ernest de Bavière, administrateur, 1517- * Sébastien de Poetting, 1673-1689.
1540. •Jean-Philippe de Lamberg, 1689-1712.
Wolfgang I de Salm, 1540-1555. * Raymond-Ferdinand de Rabatia, 1713-
Wolfgang II de Klosen, 1555-1561. 1722.
* Urbain de Trennbach, 1 561 -1598. * Joseph-Dominique de Lamberg, 1725- Léopold d'Autriche, 1605-1625 (Mur- 1761.
bach). Joseph-Marie de Thun, 1761-1763.
Léopold-Guillaume d'Autriche, 1625- *Léopold-Ernest de Firmian, 1763-1785.
1662 (Strasbourg, Halbentadt, Olmutz, •Joseph d'Auersberg, 1783-1795.
Breslau, Murbach). Thomas de Thun, 179 5- 1796.
Charles-Joseph d'Autriche, 1662-1664 Léopold deThun, 1796-1803.
(Breslau, Olmutz).
Les premiers Mfl/er5 de Passau remontent à l'administration d'Ernest de Bavière. Le type habituel des monnaies est Ti mage de saint Etienne.
f). — Duché de Bavière » .
Le duché de Bavière était borné au nord-est par la Bohème, au nordouest par les cercles de Haute-Saxe et de Franconie, à l'ouest par le cercle de Souabe, au sud par Tévêché de Frisingue, le Tyrol et larchevèché de Salzbourg, à Test par l'Autriche et l'évêché de Passau. Le pays se divisait en Bavière supérieure ou Oberbayern, avec les deux districts de Munich et de Burghausen, et Bavière inférieure ou Niederbayern, avec les deux districts de Landshut et de Straubing. En 1628, le Palatinat supérieur ou Oberp/al^^, dont la capitale était Amberg, fut réuni à la Bavière, qui en 1623 avait été élevée au rang d'électorat. Les armes de la Bavière étaient : écartelé, aux i^^ et 4^ fuselé en bande d'argent et d'azur, qui est Bavière, aux 2^ et 3^ de sable au lion
I. P.-P. Finaucr, Baierische MûtiTftelustigung . Munich, 1768-69, in-4. — Le même, Mun:(reiJ}€ der Her\oge in Baiern. Munich, 1777, i""4- — M.-J. von Widmer, Domus wittelshachensis itumismatica, Munich, 1784-85, in-8. — J.-V. Kull, Repertorium ;ur Mùn:(kutide Bayerns. Munich, 1894, in-8. Cet excellent ouvrage fournit toutes les indications bibliographiques nécessaires à Tétude détaillée de lanumismati(juedcs diverses régions comprises dans le royaume actuel de Bavière.
l'empire D ALLEMAGNE 331
d*or couronné, armé et lampassé de gueules, qui est Palatinat du Rhin, sur le tout de gueules au globe impérial d'or, pour la dignité de grand maître d'hôtel de Tempire. Voici la chronologie des ducs depuis le commencement du xvi*^ siècle jusqu'en 1806, année où Maximilien IV Joseph reçut le titre de roi :
•Albert IV le Sage, 1467-1508. *MaximiIien II Emmanuel, 1679-1704.
•Guillaume IV et Louis de Landshut, •Occupation impériale, 1704-14.
1508-45. •Maximilien II Emmanuel, rétabli, 1714-
Guillaume IV, seul, 1545-50. 1726.
• Albert V le Magnanime, 1550-79. • Charles- Albert, 1726-45, empereur sous
•Guillaume V le Débonnaire, 1579-98. le nom de Charles VII de 1742 à 4$.
•Maximilien I, duc, 1598-1623, électeur, •Maximilien III Joseph, 1745-77.
1623-51. * Charles-Théodore, 1777-99.
•Ferdinand-Marie, 1651-79. •Maximilien IV Joseph, 1799- 1806.
Le monnayage bavarois reste au commencement du xvi« siècle ce qu'il était à la fin du siècle précédent. Le système monétaire, sous Albert IV le Sage, se compose de nombreux ^Zor/n^ d'or, de «^emgroschen à son buste, de demi-bat^en ou groschl et de pfennings. Les florins d'or portent à l'avers les armes et la légende : ALBERTI AVRVM BAVARIE DVCIS. et au revers l'image de la Vierge, entourée de l'invocation : O MARIA ORA PRO ME. La Vierge était la patronne de la Bavière et, dans la suite, son image fut fréquemment reproduite sur les espèces avec des inscriptions telles que SVB HIS SECVRA SPES — CLYPEVS OMNIBVS IN TE SPERANTIBVS. ou encore PATRONA BAVARIAE.
Au commencement du xvi^^ siècle, les ateliers monétaires se trouvaient à Straubing et à Munich. Plus tard, après l'annexion de l'Oberpfalz, Amberg, sa capitale, fut également le siège d'une officine qui de 176^ à 1795 eut un A comme différent monétaire.
Les thalers commencent en Bavière sous Albert V le Magnanime; leur type est d'abord conforme aux ordonnances impériales et porte les armes et l'aigle à deux têtes. Sous Maximilien I, l'empreinte bavaroise de la Vierge se montre pour la première fois sur les fortes espèces d'argent.
Maximilien II Emmanuel, qui s'était déclaré pour la France dans la guerre de succession d'Espagne, fut vaincu en 1704, à la bataille de Hôchstedt, et privé de ses états héréditaires. En 17 14, par la paix de Bade, il rentra en possession de la Bavière et de la dignité électorale. De 1704 à 17 14 le pays avait reçu une administration autrichienne, et c'est au nom de l'empereur que les monnaies bavaroises furent frappées.
L'électeur de Bavière partageait avec l'électeur palatin la charge de
332 PRKMIERE PARTIE
vicaire de l'empire dans les pays soumis au droit franconien. A la mort de l'empereur Charles VI, les deux électeurs, Charles-Albert de Bavière et Charles-Philippe, comte palatin, prirent le titre et les armes de leur charge sur les monnaies qu'ils émirent, soit seuls, soit en commun, en ly^o et 1741- L'année suivante, Charles-Albert se fit couronner empereur sous le nom de Charles VII, et se mit au nombre de ceux qui prétendaient dépouiller M a rie -Thérèse, reconnue seule héritière des domaines autrichiens par la Pragmatique Sanction de Charles VI. Appuyé par la France, l'électeur de Bavière soutint contre l'héritière de Charles VI une guerre qui donna lieu à l'émission de plusieurs monnaies obsidionales. En 1743, Louis-Frédéric de Saxe- V Hildburghausen,commandantde laciladellede Braunau « assiégée par les Autrichiens, lit frapper des pièces de il nécessité en or et en étain, émises pour jo, ij, j et 1 ' kreui^er. Ces pièces, de forme octogone et unifaces, Fig. iji portent les armes de Saxe et la légende \udu>ig friedrich
Her^ogZ" Sacksen BRAVNAV MAY "74? (voy. fig. iji). D'autres obsidionales furent frappées, la même année, à Eger, par le général français assiégé par les Autrichiens; ces pièces en étain, émises pour 1 et î kreuiier, portent les armes de la ville et, au revers, son nom et le millésime.
g). — PrincipauUs de Naihoarg et Sulibach 1 .
Lorsque le duc Georges de Bavière-Landshut mourut en r 505 sans héritiers mâles, il laissa, par testament, tous ses biens à son gendre Robert, troisième fils de Philippe, électeur palatin. La validité de ce testament fut contestée par Albert IV, duc de Bavière, et on recourut aux armes. Elles furent contraires à Robert, qui mourut en 1 (04, Ses fils, Otton-Henri et Philippe, durent se contenter des principautés de Neu bourg et de Sulzbach.
Otton-Henri et Philippe gouvernèrent et monnayèrent en com- '*■ "'^ mun. Ils s'intitulent sur
leurs pièces: OTTO HEIN PHILIPCOM. PALAT. RENI — ININ-
1. F. Friedcnsburg, &> trsien Mùnieii der Pfal^afen Ollo-Heinrich und Philiff, à3.T\s\3 Zeitschrifl fur Numism., \. XI, i88;, p. no,
FERIZSVPERBAVADVCEZFRAT'. (Voyez fig. 252). Philippe mourut en 1 548. Otton-Henri devint électeur palatin en 1 556, et réunit ses principautés au Palatinat.
En 1558, Otton-Henri donna Neubourg à Wolfgang, duc de Deux- Ponts. Celui-ci le transmit en 1 560 à son fils Philippe-Louis, qui suit :
Philippe-Louis, 1 560-1 614. * Philippe-Guillaume, 1653.
* Wolfgang-Guillaume, 1614-1653.
Ce dernier devint électeur palatin en 1685, et Neubourg fut joint au Palatinat.
h). — Landgravicct de Lttichtenherg .
Le landgraviat de Leuchtenberg s'étendait au nord de Tévêché de Ratisbonne. Ses armes sont: d'argent à la fasce da\ur . Voici la liste des princes qui se succédèrent dans la possession de ce fief:
•Jean VI, 1487-15 31. Guillaume, 161 5-18.
•Georges III, 1531-55. Rodolphe-Philippe, 1618-33.
Louis-Henri, 1555-67. Maximilien-Adam, 1633-46.
Georges-Louis, 1 567-161 3.
Le seul landgrave dont on possède des thalers est Georges III ; la première émission eut lieu en 1541; la dernière, en 1549. Ces pièces portent Timage en pied de saint Georges foulant le dragon et tenant un écu aux armes de Leuchtenberg.
Le monnayage landgravial paraît s'être arrêté en 1552. dernier millésime relevé sur les espèces. La maison de Leuchtenberg s éteignit avec Maximilien-Adam, et ses possessions passèrent à Albert VI, duc de Bavière.
i). — Comté de Haag,
Le comté de Haag s'étendait sur la rive gauche de Tlnn, près de la frontière de la Haute et de la Basse-Bavière. Ses armes étaient: de gueules au cheval d'argent. Les droits monétaires furent confirmés en 1541 à Ladislas de Fraunberg, qui fit frapper des thalers en 1549. A la mort de ce comte, survenue en 1 566, le comté de Haag fut annexé à la Bavière.
1 . Suivant M. Friedensburg, le type de l'avers de la pièce que nous reproduisons représente les deux jeunes princes debout sous la protection du lion palatin qui symbolise rélecteur palatin Philippe.
j). — Comté de Siernstein.
La seigneurie de Sternstein s'étendait, en trois tronçons, non loin de la frontière de Bohême; elle fut élevée au rang de comté en 1641. Les armes de Sternstein étaient : d'azur au tertre à trois coupeaux d^or, surmonté de trois étoiles du même.
On possède des ducats d'or de Ferdinand-Auguste-Léopold, prince de Lobkowitz (1677-1715), puis des ducats, des thalers et des j(wan^iger frappés en 1794 par François-Joseph-Maximilien, le dernier comte régnant de Sternstein.
k). — Ville impériale de Ratisbonne.
La ville impériale de Ratisbonne fut, depuis 166?, le siège ordinaire de la diète de l'Empire. Ses armes sont : dor aux deux clefs antiques d'argent, posées en sautoir et liées d'or.
La série des monnaies municipales de Ratisbonne se termine en 1802. Les premiers ^or/n5 d'or sont de 1512, les premiers ducats de 1 542, les premiers thalers de 153$. En même temps que les ducats, la ville émit des multiples jusqu'à douze ducats et des divisions jusqu'au seizième ducat.
§ IX. — Cercle de Souabe.
Le cercle de Souabe touchait au nord aux cercles du Haut-Rhin, de Franconie et au cercle électoral ; à Test, au cercle de Bavière ; au sud, à l'Autriche et à la Suisse; à l'ouest, au cercle du Haut-Rhin. Le directeur du cercle était le duc de Wurtemberg; les diètes se tenaient à Ulm. La chancellerie et les archives du cercle se trouvaient à Stuttgart.
a). — ÈvêcJjé de Constance,
Le domaine temporel de l'évêché de Constance comprenait un petit territoire dans le sud du cercle de Souabe et quelques possessions en Suisse. L'évêque résidait à Meersbourg. Les armes de l'évêché étaient : de gueules à la croix d'argent. Saint Etienne était le patron du diocèse. Voici la chronologie des évêques qui se succédèrent sur le siège de Constance ;
l'empire d'allemagne ^35
* Hugues I de Hohen-Landenberg, 1496- Jean IV de Waldbourg, 1628-1654.
1529. Jean-François de Prassberg, 1654-1689.
Balthasar Merklin, 1 5 30 1 5 3 1 . Marquard-Rodolphe de Rodt, 1 689-1 704 .
* Hugues I, rétabli, 1 531-1532. * Jean-François Schenk de Stauffenberg, Jean II de Lupfen ,1532-1537. 1 704- 1 740.
Jean III de Wéza, 1537-1548. Damien-Hugues de Schoenborn-Puck-
Christophe Metzler d'Andelberg, 1548- heim, 1 740-1 743.
1561. Casimir-Antoine de Sickingen, 1743-
* Marc-Sittich de Hohenems, 1561-1589. 1750.
André d'Autriche, 1589-1600. * François-Conrad de Rodt, 1750-1775.
Jean-Georges d* Hall wyl, 1601 -1604. Maximilien-Christophe de Rodt, 1775- Jacques Fugger, 1604-1626. 1800.
Sixte-Werner de Prassberg, 1626- 1627. Charles de Dalberg, 1 800-1802.
Sous le règne de Hugues I,en i ^\6,Vémissïon de quarts de thaler au type de la Vierge et au nom de l'empereur Maximilien marque, dans révêché de Constance, la transition du moyen âge monétaire à l'époque moderne. Les rta/er5 ne se montrent qu'en 1575, sous Marc Sittich de Hohenems.
Le monnayage épiscopal prit fin en 1772, sous François-Conrad de Rodt, et en 1803 le territoire de Constance fut annexé au duché de Bade.
b). — Évêché d^Aiigshourg,
L'évêché d'Augsbourg, episcopatus augustanus, dont le patron était saint Ulric, sanctus Udalricus, s'étendait à Test de la Souabe, sur la rive gauche du Lech. Depuis 1480, Tévêque résidait à Dillingen. Les armes épiscopales étaient : parti de gueules et d'argent. Les évêques suivants se succédèrent sur le siège de Constance depuis le commencement du xvi<^ siècle :
•Frédéric III d'Hohenzollern, i486- Sigismond-François d'Autriche, 1646- 1505. 1665.
*Henri IV de Lichtenau, 1505-17. •Jean-Christophe de Freiberg, 1665-90.
•Christophe de Stadion, 1517-43. * Alexandre-Sigismond de Neubourg,
Otton de Waldbourg, 1543-73. 1 690-1 737.
Jean III Egholf de Knoerringen, 1573- Jean-François Schenk de Stauffenberg,
Marquard II de Berg, 1575-91. * Joseph de Hesse-Darmstadt, 1740-68.
Jean-Otton de Gemmingen, 1591-98. * Clément-Wenceslas de Saxe, 1768-
• Henri V de Knoerringen, 1 598-1646. 1802.
Les thalers commencent à Augsbourg sous Henri V de Knoerringen, en 1622. Le type se compose de la Vierge, dans une gloire, avec la légende: SVBTVVM • PR/ESIDIVM CONFVGIMVS, et l'aigle d'empire
Sur les thalers de Jean-Christophe, l'image de la Madone reparaît
entourée de l'inscription : PVLCHRA VT LVNA ELECTA VT SOL.
Les Ma/er^d'Alexandre-Sigismond et ceux de Joseph de H esse portent leurs effigies. Le monnayage d'Augsbourg, réduit à des pièces divisionnaires, prit fin en 1775.
c). — Prévôté princière d*EUivaiJgen.
L'abbaye d'Ellwangen, au nord de la Souabe, fut transformée en 1460 en prévôté, élevée au rang princier vers le milieu du xvi^^ siècle. Le duc de Wurtemberg en était avoué et protecteur. Les armes de la prévôté étaient : d'argent à la mitre d'or.
Le monnayage d'Ellwangen, suspendu vers la fin du xv« siècle, recommença vers le kippen^eit. On possède des thalers et quelques pièces divisionnaires des prévôts suivants : Jean-Jacques Blarer de Wartensee (1621-54), Henri-Christophe de Wolfersdorf (1687-89) et Antoine-Ignace Fugger (1756-77).
d). — Abbaye princier e de Ketnplefi.
L'abbaye bénédictine de Kempten, située au sud du cercle de Souabe, sur riller, avait pour armes : coupé de gueules et d*a^ur, au buste de sainte Hildegarde brochant sur le tout, le buste au naturel, habillé de sable et couronné d'or. Le monnayage reprend à la fin du xvi« siècle et se termine en 1748. Voici la succession des abbés à cette époque:
*Eberhard de Stein, 1571-84. 1631-39.
Albert de Hoheneck, 1584-87. * Roman Giel deGiesberg. 1639-72.
Jean-Erhard Blarer de Wartensee, 1587- •Bernard-Gustave de Bade, 1672-77 1594. (Fulda).
Jean-Adam Renner d'Almandingen, * Robert de Bodmann, 1678- 17 28. 1 594-1 607. * Anselme de Reichlin-Meldegg, 1 728-47.
•Jean-Euchaire de Wolffurth, 1616-31. •Engelbert de Sirgenstein, 1747-60. *Jean-\Villibald Schenk von Castell,
La série monétaire de Kempten comprend des doubles ducats et des ducats d'or, des thalers et leurs subdivisions en argent. Les premiers thalers ïuïitnx, frappés sous Eberhard; ils portent à Tavers l'image de saint Magnus debout, coiffé de la mitre, tenant une épée et une crosse; le revers porte un aigle à deux tètes. Sous Jean-Euchaire, les thalers portent l'image de sainte Hildegarde: ^eata HILDEGARDIS FVNDû/m MO^^^^^^'VCAMPIDONEN^^'^- Les premiers rfwca/5 d'or furent î«jçés en i6ji, à Augsbourg, sous Jean-Willibald. ''^
l'empire d' ALLEMAGNE 337
e). — Duché de Wurtemberg ',
Le comté de Wurtemberg fut élevé au rang de duché par Maximilien I, en 1495, en faveur d'Eberhard VI le Barbu, qui avait acquis, par son mariage, le comté de Montbéliard, et, par achat, le duché de Teck. En 1504, ces terres s'accrurent encore de la seigneurie de Heidenheim. Les ducs de Wurtemberg portaient: écartelé: au /«^ d*or à trois demiramures de cerf de sable posées en/asce, l'une sur l'autre, les bouts à senestre pour Wurtemberg, au 2^ fuselé en bande de sable et d'or pour Teck, au 3^ d'azur à la bannière d'or chargée d'une aigle de sable posée en bande pour la charge de porte-étendard de TEmpire, au 4^ de gueules à deux bars d'or adossés et posés en pal pour Montbéliard.
En 1 5 19, le duc Ulric se fit chasser par ses sujets et le Wurtemberg fut soumis à l'Autriche. En 1 5 54, Ulric put rentrer en possession de ses états grâce à l'appui de la ligue de Schmalkalde, mais il dut se reconnaître feudataire de l'Autriche. Ce lien féodal ne fut rompu qu'en 1 599. Voici la liste des ducs de Wurtemberg jusqu'en 1806, date de l'érection du duché en royaume au profit de Frédéric II :
* Ulric, rétabli, 1534-50. * Eberhard-Louis, 1677, majeur 1693-
* Christophe, 1550-68. 1733«
* Louis le Débonnaire, 1 568-93 . * Charles-Alexandre, 1733-37.
* Frédéric I, 1 593-1 608. * Charles-Rodolphe, administrator et
* Jean-Frédéric, 1608-28. tutor, 1737-38.
* Louis-Frédéric de Montbéliard, curator * Charles-Frédéric, administrator et tutor, et administrator, 1 628-3 1 . 1738-43.
•Jules-Frédéric de Weiltingen, cttra/or ^/ * Charles-Eugène, 1737, majeur depuis administrator, 1631-33. 1743-93-
•Eberhard III, mineur, 1628, majeur, * Louis-Eugène, 1793-95. 1633-74. * Frédéric-Eugène, 1795-97.
•Guillaume-Louis, 1674-77. * Frédéric II, 1797, électeur en 1803,
* Frédéric-Charles, aJwm/5/ra/or, 1677-93. roi, 1806-16.
La première partie du règne d'Ulric (1498-15 19) marque le commencement de l'époque moderne. A côté des florins d'or et des dicken ou testons d'argent, nous voyons apparaître en 1507 de superbes thalers, qui montrent à l'avers le duc à cheval et au revers l'écu écartelé avec
la légende : DA • GLORIAM • DEO • ETEIVS • GENITRICI • MARIE.
Les monnaies wurtembergeoises de l'occupation autrichienne portent d'abord le nom de l'empereur Charles-Quint : CARL-RO-IMP- AR- DVX-AVS-DVX-WIRTEM. puis, de 1522 à 1534, celui de l'archiduc
I. C. Binder, Wûrtlembergiscln Mûn^und MedaiUetiJiuttàe. Stuttgart, 1846, in-8. ^ 22
Ferdinand I, auquel Tempereur avait abandonné le pays. Après sa restauration, Ulric reprit ses émissions; ses thalers portent son buste et ses armes, mais la légende du revers, omettant l'invocation à la Vierge, devient: DA- GLORIAM • DEO ■ OMNIPOTENTI. Le duc avait embrassé le protestantisme.
Sous Chistophe, le monnayage fut peu considérable. Louis le Débonnaire, qui veilla au développement des exploitations minières de ses états, nous a laissé, à côté de ses monnaies ordinaires, des ausbeutethaler et des gulden forgés à partir de 157} avec le métal des mines de Sanct-Christophsthal .
L'atelier monétaire de Wurtemberg était placé dans la capitale, à Stuttgart, comme l'indiquent à plusieurs reprises les inscriptions mêmes des pièces. Pendant la kipper^^eit, des officines existèrent à Tubingen et à Sanct-Christophsthal. Un ausbeutethaler de 1625 porte au revers l'image de saint Christophe et l'inscription : STRENA EX ARGYROCO- PEO VALUS S. CHRISTOPH. D'autres monnaies furent frappées jusque dans le cours du xviii^ siècle avec l'argent de cette même mine. En 1728, sous Eberhard-Louis, un ausbeutethaler mentionne la mine de l'Étoile des Trois-Rois {Grube ^um heiligen drei kônigstern)^ située près d'Alpirsbach.
Les monnaies d'Eberhard III ont généralement au revers sa devise personnelle: OMNIA CVM DEO. Cet exemple fut suivi par ses successeurs; on trouve ainsi : |N DEO SPES MEA, sous Guillaume-Louis, CUM DEO ET DIE. sous Eberhard-Louis, PER ARDUA VIRTUS. sous Charles-Alexandre, PROVIDE ET CONSTANTER. sous Charles-Eugène, FIDELITER ET CONSTANTER. sous Frédéric- Eugène, CUM DEO ET lURE, sous Frédéric II.
Ligne de Wurternberg-Weiltingen. — Frédéric I, duc de Wurtemberg, eut trois fils qui se partagèrent ses états. L'aîné, Jean-Frédéric, eut le Wurtemberg; le second, Louis-Frédéric, eut le comté de Montbéliard; nous le retrouverons avec sa descendance quand nous nous occuperons de cette principauté; le cadet, Jules- Frédéric, eut la seigneurie de \Veiltingen.
Aucun droit monétaire n'était attaché à la possession de la terre de Weiltingen, mais Jules-Frédéric (1608-35) profita des désordres de la kippen^^eit pour ouvrir un atelier à Brenz, où il frappa en 1622 et 1625 des doubles gulden, des gulden et des demi-gulden. Le type du revers de ces pièces, composé de deux cerfs tenant un cartouche, leur a'^lu la dénomination de hirschgulden. Le fils aîné de Jules-Frédéric, a^^^éi i Jules-Nemrod, devint par son mariage prince d'Oels en Silésie. ^4
l'empire d'allemagne 339
f). — Margraviat de BadeK
Le margraviat de Bade était situé sur la rive droite du Rhin, depuis Bâle jusqu'aux environs de Germersheim, en deux grands et plusieurs petits tronçons. Les armes de la maison de Bade étaient : d*orà la bande d'azur.
En 150J, à la mort de Philippe de Bade-Hochberg, le margrave Christophe réunit les divers pays badois. On possède de Christophe des florins d'or, des dicken ou testons et une série de monnaies divisionnaires. En 1 5 27, Christophe mourut. Ses trois fils se partagèrent ses états; l'un d'eux, Philippe, mourut en 1 533; les deux autres firent souche des lignes de Bade-Bade et de Bade-Durlach. La ligne de Bade-Bade s'éteignit en 1 77 1 , de sorte que celle de Bade-Durlach réunit de nouveau entre ses mains tous les pays badois, après une séparation de plus d'un siècle et demi.
Les margraves des deux lignes prenaient les titres suivants : Dei gratta marchio badensis et hochbergensis, landgravius in Sausenberg, cornes in Sponheim et Eberstein, dominus in Roeteln, Badenweiler, Lahr et Mahlberg, Ils écartelaient leurs armes de celles de la plupart de ces seigneuries.
Ligne de Bade-Bade. — Cette ligne possédait le margraviat supérieur. Les possessions touchaient au nord à celles de Bade-Durlach; elles étaient bornées à l'est par le Wurtemberg et le comté d'Éberstein, à l'ouest par le Rhin. Voici la liste des margraves de Bade-Bade :
Bernard, 1515-56. 1604-21].
• Philibert, 1 5 36-69. [* Frédéric V de Bade-Durlach, 1621-22].
•Philippe, 1569-88. * Guillaume. 1622-77.
•Edouard-Fortuné, 1588-96. * Louis-Guillaume, 1677-1707.
[•Ernest-Frédéric de Bade-Durlach, Louis-Georges, 1707-61. 1596-1604]. Auguste-Georges, 1761-71.
[• Georges-Frédéric de Bade-Durlach,
En 1596, Edouard-Fortuné fut chassé de ses états à la suite de ses exactions, qui lui valurent le surnom de faux monnayeur, et réduit au comté de Sponheim. Son fils, Guillaume, ne rentra en possession qu'en 1622, après la bataille de Wimpfen.
Les premiers thalers de la ligne de Bade-Bade furent frappés par
^p.. I. A. von Berstett, Mûn:i^eschichte des :(àhringtsch-hadischen Fûrstenhauses und der 'mtfr seinem Scepter vereinigien Siàdte und Landschaften, Fribourg en Brisgau, 1846, in-4.
Edouard-Fortuné; les derniers gulden furent émis en 1704 par Louis- Guillaume. L'atelier monétaire était situé à Bade.
Ligne de Bade-Durlach. — Les possessions de la ligne de Durlach comprenaient le margraviat inférieur, avec les villes de Durlach, de Carlsruhe, et le margraviat de Hochberg, dont dépendaient les seigneuries de Roeteln et de Badenweiler et le landgraviat de Sausenberg.
Ernest, 1515-53. * Frédéric-Magnus, 1677- 1709.
•Charles II, 1553-77. * Charles(-Guillaume), 1709-38.
•Ernest-Frédéric, 1 577-1604. [* Madeleine-Guillelmine de Wurtcm-
* Georges-Frédéric, 1604-21. berg, tutrice, 1738-46J.
•Frédéric V, 1621-59. •Charles-Frédéric, 1738, électeur depuis
Frédéric VI, 1659-77. 1803, grand-duc, 1805-11.
Charles II de Bade-Durlach créa en 1572, à Durlach, un atelier monétaire dans lequel, dès cette année, il frappa des thalers. Sous le règne de Charles-Guillaume, la Monnaie fut transférée à Carlsruhe, que ce margrave avait fait rebâtir, mais elle fut reportée bientôt après à Durlach, où elle resta.
Sous Frédéric V et Frédéric-Magnus, un atelier créé à Emmendingen, dans le margraviat de Hochberg, frappa des monnaies particulières à ce pays, qui portent la légende: Fûrstlich fAAROgrà/Iich HACH- BEROische LANDSWEHRVNG.
g). — Comté, puis principauté de HoJjen;;oîUrn,
Le comté de HohenzoUern, au sud du duché de Wurtemberg, avait une étendue d'environ cinq lieues carrées; il comprenait la capitale, Hechingen, et le château de HohenzoUern. En 1534, Charles I acquit les comtés de Sigmaringen et de Voeringen. Ses deux fils, Eitel-Frédéric IV et Charles 11, firent souche de deux lignes: Hohen^ollern-Hechingen et Hohen^oUernSigmaringen, Ces maisons obtinrent le rang princier, Tune en 1623, l'autre en 1696.
Les deux branches de HohenzoUern portaient : écartelé, aux i^^ et 4^ d'or au lion de sable couronné de gueules, à la bordure componée d'argent et de gueules , qui est burgraviat de Nuremberg, au 2^ contre-écartélé de sable et d'argent, qui est HohenzoUern, au 3^ dai^ur au cerf au naturel arrêté sur une terrasse de sinople, qui est Sigmaringen. En 1504, Eitel-Frédéric II devint chambellan héréditaire de TEmpire, charge à laquelle étaient attachées les armes suivantes : de gueules aux deux sceptres d'or passés en sautoir.
Le monnayage des comtes de HohenzoUern commença vers le milieu
du XVI* siècle. Josse-Nicolas (1556-58) frappa en 1544 des Ma/er5 à ses armes et au nom de Charles-Quint. Au xvii* et au xviii* siècles, les émissions subirent une éclipse; elles ne reprirent, dans la ligne de Hechingen, que sous Joseph-Guillaume (1750-98) et sous Hernnann-Frédéric-Otton (1798-1810), qui firent frapper des conventionsthaler à leur buste et à leurs armes, dans Tatelier de Stuttgart.
h). — Comté, puis principauté de Furstenberg.
Au xvi*^ siècle, la maison de Furstenberg se divisa en deux lignes, celle de Kin^igtkal etcdled'Heiligenberg, dont Christophe I et Joachim, fils du comte Frédéric III, furent les premiers représentants. Ces lignes se subdivisèrent à leur tour, comme le montre le tableau suivant:
Frédéric III, mort en 1559.
Heiligenherg, Joachim, f 1598.
Frédéric, f 1617.
Kiniigthal.
♦ Égon VIII, 1617-35.
Hermann-Egon,
1635-74, prince depuis
Antoîne-Égon, 1674-1716.
Donatieschingen.
Ligne éteinte
en 1698.
Moejkirch,
Ligne éteinte
en 1744.
StuehUngen.
Fréd éri c-Rodolphe ,
François-Maximilien,
Prosper-Ferdinand ,
• Joseph-Guillaume- Ernest, 1704-62,
prince depuis 17 16.
* Joseph -Wenceslas,
* Joseph-Marie-Benoît, * Charles-Joachim, 1783-96. 1796-1804.
Les armes des princes de Furstenberg étaient: d'or à Faigle de gueules, becquée et fnembrée d'azur, pour Furstenberg, à la bordure ondée d'azur et d'argent, pour Blumeneck, Vaigle chargée en cœur d'un écu écartelé aux i^^ et 4^ de gueules à la bannière à trois fanons d'argent, pour Werdenberg, aux 2^ et 3^ d'argent à la bande engrêlée de sable, pour Heiligenberg.
En 1 500, Tempereur Maximilien I accorda à la maison de Furstenberg
le droit de battre monnaie. Ce droit fut étendu au monnayage de Tor, en 1627, par Ferdinand II, et en 1642 par Ferdinand III. Il semble toutefois que les comtes ne firent pas tout d'abord usage de leur prérogative. Les plus anciennes monnaies connues sont d'Ego n VIII (16 17- 35). Les émissions continuèrent sous son fils, Hermann-Égon, premier prince de Furstenberg, dont il existe des thalers à son buste et à ses armes.
Dans le cours du xviii* siècle, la série monétaire comprit quelques ducats d'or et de curieux ausbeutethaler dont voici les légendes caractéristiques :
1729 AUSBEUTETHALER VON S. lOSEPHS COBOLD. UND SILBER ZECHE.
1762 AUSBEUTETHALER VON S. SOPHIA KOBOLD UND SILBER ZECHE BEY WmCHEN.
1767 DIE GRUB S. WENCESLAUS BEY WOLFFACH KAME IN AUSBEUTH IM QUARTAL
REMINISCERE, I767.
1790 DIE GRUBE FRIED CHRIST. GABS ZUR AUSBEUT IM Q.UARTAL CRUCIS, I79O.
Les dernières monnaies de Furstenberg sont les conventionsthaler frappés en 1804 par Charles-Joachim. Les princes ne possédaient pas d'atelier; leurs espèces furent forgées soit à Stuttgart, soit à Gunzbourg, soit à Munich. En 1806, la principauté de Furstenberg fut partagée entre Bade, Wurtemberg et Hohenzollern-Sigmaringen.
i). — Comté de Heîfenstein,
Les comtes de Heîfenstein, qui avaient vendu en 1 596 à la ville d'Ulm la terre dont ils conservaient le titre, mais qui possédaient plusieurs seigneuries en Souabe, se divisèrent au xvi« siècle en deux lignes : celle de Gundelfingen et celle de Wiesensteig.
Ulric XVI, mort en 1548.
Gundelfingen, Wiesensteig.
•Georges II, 1548-73. Ulric XVII, 1548-70.
*Frobenius, 1573-1606, Rodolphe V, 1570-1601. hérite Wildenstein. j
[ • Rodolphe VI,
Georges -Guillaume, 1601-27.
On ignore l'origine du droit monétaire des comtes de Heîfenstein, qui ne furent du reste que trois à l'exercer. Georges 1 1 frappa de 1 ^6^ à 1 569 des Jlorins d'or, des thalers, des demi-thalers, des ^ehner et des pfennings. Frobenius ne nous a laissé (\\ïun florin d orde i6u. Enfin Rodolphe VI émit, pendant la kipper^eit, des pièces de 24 kreu^er de très mauvais aloi. En 1627, les deux branches de la maison de Hel-
fenstein s'éteignirent. Les armes des Helfenstein étaient: de gueules à réléphant d'argent passant sur un tertre d'or. La seigneurie de Gundelfingen portait : d'or à la bande vivrée de gueules.
j). — Comté, puis principauté d'OettingetiK
Le comté d'Oettingen se trouvait à Test du duché de Wurtemberg sur une étendue d'environ seize lieues. Ses armes étaient: v aire de gueules et d'or de quatre tires ; en cœur un écusson d'azur; sur le tout un sautoir d'argent, La maison d'Oettingen se divisa au xv^ siècle en plusieurs branches, dont il nous faut mettre le tableau sous les yeux du lecteur :
Frédéric IV.
Flocl)berg.
Ulric, 1429-77.
*Joachim,
W aller stein.
Jean, 1429-49-
Louis XIII,
•Charles. * Louis XIV, Albert. Wallerstein.
1520-48. * Martin,
Oettingen.
Guillaume,
* Wolfgang,
♦Charles ♦Louis XV, Wolfgang, 1522-49.
Oettingen.
Louis XVI,
* Gode froid, 1569-1622.
♦ Louis-Eberhard,
Joachim-Ernest, 1634-59.
Wallerstein,
♦ Frédéric, 1549-79.
Guillaume, 1579-1602.
•Albert-Ernest I,
prince depuis
♦Albert-Ernest II,
Spielherg.
Guillaume, f en 1660.
Jean-Albert,
Jean-François, 1632-65.
Oettingen, Franc. -Albert,
1665-1737; prince depuis
Wallerstein.
Wolfgang,
f en 1598.
Ernest, 1602-70.
♦ Wolfgang, 1670-1708.
♦ Ignace,
Philippe, 1670-80.
♦Jean-Aloys I, Antoine-
Guillaume- Joseph- Ignace, 1708-28.
Ernest,
♦ Charles- Antoine, 1680- 1738
Philippe -
Charles, 1738-66.
I. Leitzmann, Mûni^en der Grafen tind Fûrsten von Oettingen, dans la Numismatischc Zeitungf 1851, p. 9 et suiv.
En 1495, les comtes d'Oettingen, auxquels l'empereur Maximilien I accorda en 1 5 10 le droit de frapper des monnaies d'or, firent entre eux une convention suivant laquelle leur monnayage aurait toujours lieu en commun, l'aîné exerçant la direction. Ce pacte de famille fut renouvelé en 1522, approuvé en i66j par l'empereur Léopold, et suivi jusqu'en 1759, date de la fermeture définitive de l'atelier.
Les combinaisons suivantes de noms propres se rencontrent sur les monnaies d'Oettingen :
Wolfgang d'Oettingen et Joachim de Frédéric de Wallerstein et Godefroid Flochberg, 1495-1520. d'Oettingen, 1572-7$.
Wolfgang d'Oettingen, seul, 1519-20. Godefroid d'Oettingen, seul, 1622-23
Joachim de Flochberg, seul. (millésime posthume).
Wolfgang d'Oettingen, Martin de Wal- Louis-Eberhard d'Oettingen. seul, 1623lerstein et Louis XIV d'Oettingen, 1520- 1625. 1522. Albert-Ernest I d'Oettingen, seul, 1675-
Charles et Louis XIV de Flochberg, 1680. Martin de Wallerstein et Louis XV d'Oet- Albert-Ernest II d'Oettingen, seul, 1690. tingen, 1522-47. Wolfgang, Ignace et Charles- Antoine
Charles-Wolfgang et Louis XV d'Oet- de Wallerstein, 1694. tingen, et Martin de Wallerstein, 1522-46. Wolfgang de Wallerstein, seul, 1694.
Charles-Wolfgang et Louis XV d'Oet- Ignace de Wallerstein, seul, 1694. tingen, 1522-41. Jean- Aloys I d'Oettingen, seul, 1759.
Les premiers thalers furent frappés en 1541 par Charles-Wolfgang, Louis XV et Martin. Après la kipperj^ett, pendant laquelle les comtes firent des émissions nombreuses, leur atelier paraît avoir chômé jusqu'en 1673. De 1673 à 1680, sous Albert-Ernest I, on frappa sans interruption des pièces dont le mauvais aloi souleva de fréquentes critiques, et qui furent même interdites par le cercle de Souabe.
Le type des monnaies divisionnaires d'Oettingen se compose généralement de l'image de saint Sébastien martyr.
k). — Landgraviat de Clettgau.
Le landgraviat de Clettgau, aujourd'hui dans le grand-duché de Bade, passa en 1408 dans la famille de Sulz, dont la race s'éteignit en 1687. La maison de Schwarzemberg le posséda ensuite, et, en 1694, l'empereur Léopold donna aux landgraves de Clettgau le rang de princes. Voici la liste des landgraves :
Rodolphe V de Sulz, 1493-15 3 5.
Jean-Louis I de Sulz, 1535-66.
Alwig VI de Sulz, 1566-72.
Charles-Louis de Sulz, 1572-90.
* Alwig VII de Sulz, 1590-163 2.
* Charles-Louis-Emest de Sulz, 1590-
Ulric, fils d' Alwig VII, 1632-50.
* Jean-Louis II de Sulz, 1650-87. * Joseph, 1732-82.
Ferdinand-Guillaume de Schwarzem- *Jean, 1782-89. berg, 1687-98. Joseph, 1 789-1806.
•Adam-François, 1698-1732.
Les landgraves de la maison de Sulz avaient pour armes : écartelé, aux /«*■ et 4^ coupé-émanché d'argent sur gueules, qui est Sulz, aux 2^ et 3^ d'argent au brandon de sable allumé de gueules, posé en bande, qui est Brandis, sur le tout, d'azur à trois gerbes d'or, qui est Clettgau.
Pendant la kipper^eit, Alwig VII et son frère Charles-Louis-Ernest profitèrent des désordres monétaires de l'Empire pour monnayer, en invoquant les droits de l'abbaye de Rheinau, dont la famille de Sulz avait jadis possédé Tavouerie. Les thalers d'Alwig VII portent les armes de cette abbaye et l'image de son patron : SANCTVS FIN DAN VS. A la suite des protestations de l'abbé de Rheinau, les comtes de Sulz lui abandonnèrent l'atelier qu'ils avaient créé à Thûngen, mais l'abbé n'y fit pas monnayer.
Jean-Louis II fit frapper des gulden, en 167$, l'année qui suivit le mariage de sa fille et unique héritière avec le prince de Schwarzemberg'.
1). — Seigneuries de Tettnang et Argen.
Ces seigneuries, situées au nord du lac de Constance, comprenaient les petites villes de Tettnang et de Langenargen. Elles appartenaient aux comtes de Montfort, originaires du Vorarlberg, mais dont le patrimoine primitif, Montfort et Feldkirch, avait été vendu en 1 358 à l'Autriche. Les armes des comtes de Montfort étaient: d'argent au gonfanon de gueules, les annelets d'or,
La maison comtale était divisée en plusieurs branches. Celle de Tettnang s'éteignit en 1 574 et son héritage, avec le droit de battre monnaie, fut recueilli par la ligne de Brégenz.
Le monnayage des comtes de Montfort reprit vers 1 520, dans l'atelier qu'ils érigèrent à Langenargen, et fut extrêmement actif. Le mauvais aloi des pièces et les quantités énormes de monnaies divisionnaires que les comtes firent frapper leur valurent à plusieurs reprises les remontrances du cercle de Souabe et de TEmpire.
Les premiers thalers appartiennent à Wolfgang; ils sont parfois datés de 1 529, 1 5 36, 1 5 37 ou i s 39, parfois sans date, et portent à l'avers le buste du comte, au revers l'aigle d'Empire et le nom de Charles-Quint. Sous Ul rie IV, qui joint à son titre de comte de Montfort celui de comte
I. Voyez p. 320 les monnaies frappées par les princes de cette maison.
de Rothenfels, les monnaies portent parfois l'image en pied de saint Jean de Montfort : S((^nctus) patronus 0\pus lOHA^^^^ CO^^^ D^ MONTfortOPri, En 1565, Ulric IV vendit Rothenfels à son beau-frère Jean- Jacques, seigneur de Kônigsegg-Aulendorf, mais en en retenant le titre et le droit monétaire. Avec lui s'éteignit la première ligne de Tettnang; ses possessions passèrent à. Jean VI de Brégenz. Le tableau suivant montre ces successions :
Guillaume I, mort en 13 5î.
Tettnang I.
Brégenz.
Hugues III, mort en 1519-
Hermann II, mort en 1482.
Hugues IV, * Wclfgang,
mort en 1564. mort en 1540.
♦ Ulric IV,
mort en 1574,
sans héritier mâle.
•Jean, mort en 1547.
Hugues III, mort en 1 5 50.
Georges, mort en 1 544.
Jacques, mort en 157J
Tettnang II, Wolfgang,
Jean VI, mort en 16 17.
♦Jean VII, ♦Hugues IV, 1619-25. 1619-62.
♦Jean VIII, 1662-86.
♦ Antoine, 1686- 1730.
♦ Antoine,
administrateur,
♦ Ernest, 1730-59-
♦ François-Xavier, Antoine,
1759-80. mort en 1787,
En 162O5 les comtes Hugues IV et Jean VII donnèrent à ferme à Jean, seigneur de Bemmelberg-Eroltzheim, l'exploitation de leur atelier de Langenargen, pour un terme de trois ans. Les monnaies émises à cette époque portent les noms réunis des deux comtes : HVGO ET lOAN COMITES IN MONTFORT.
l'empire d'allemagne 347
En 1728, Antoine de Montfort afferma son atelier à un français, qui y émit des monnaies d'or de bas titre aux types de celles de France, puis en 1732 la Monnaie fut louée à Frédéric-Louis, prince héritier de Hohenzollern, moyennant un loyer annuel de 4,500 florins, pour servir à la fabrication de carolins d'or.
La Monnaie de Langenargen avait été élevée en 1 570 au rang d'atelier officiel du cercle de Souabe. En 1755, ^^^^ f^^ transférée à Tettnang. En 1781, Antoine, dernier comte de Montfort, céda ses seigneuries de Tettnang et d'Argen à TAutriche, en échange d'une rente viagère. En 1785, l'empereur Joseph II supprima l'atelier de Tettnang et en réunit le matériel à celui de l'atelier autrichien de Gûnzbourg.
m). — Principauté de Liechtenstein K
La principauté de Liechtenstein s'étendait sur un espace d'environ trois lieues carrées sur la rive droite du Rhin, au nord-est des Grisons. Ses armes étaient : coupé cTor et de gueules, mais les princes les écartelaient de celles d'autres possessions, telles que Troppau, Khuenring, Jiigerndorf, Rittberg, etc.
*Charles, i$85, prince en 1618-27. Jean-Charles, 1732-48.
Charles-Eusèbe, 1627-84. * Joseph- Wenceslas, 1748-72.
Jean-Adam-André, 1684-1712. * François-Joseph, 1772-81.
André-Florian, 171 2-21. Aloys-Joseph I, 1 781 -1805.
•Joseph-Jean -Adam, 1721-32.
Le monnayage des princes de Liechtenstein embrasse une période qui commence en 1614 et prend fin en 1778; il comprend des monnaies d'or et d'argent. Les princes prennent sur leurs espèces les titres de leurs diverses possessions et celui de gubernator domus de Liechtenstein.
n). — Comté de Waîdbourg.
Les seigneurs de Waîdbourg furent élevés au rang de comtes en 1628; ils possédaient le titre d'écuyers-tranchants héréditaires de l'Empire, ou ReichS'Erbtruchsess, Leurs armes étaient : d'or à trois lions léopardés de sable, armés et lampassés de gueules, l'un sur Vautre, pour Waîdbourg, et d'a^^ur à un tertre de sable surmonté d*un soleil d'or, pour Sonnenberg.
Les comtes de Waîdbourg paraissent avoir monnayé pendant la kip-
I. Cf. la NumismatiscJje Zeitimg de Leitzniann, 1866, p. 67 et suiv.
per^eit. On possède également des dreier de 16 J7 portant un soleil entre deux palmes, qui semblent leur appartenir.
o). — Comté de Kônigsegg,
Les possessions des comtes de Kônigsegg se composaient du comté de Rothenfels et de la seigneurie de Staufen, du comté de Kônigsegg et de la seigneurie d'Aulendorf. Ces territoires sont aujourd'hui partagés entre la Bavière et le Wurtemberg. Les armes des Kônigsegg étaient : fuselé d'or et de gueules. Au xyh^ siècle, la maison comtale se divisa en deux lignes: Rothenfels et Aulendorf.
Le droit monétaire fut accordé aux comtes de Kônigsegg en 167c, mais ils n'en firent usage que d'une manière insignifiante. En 1716, Hugues-François frappa un quart de thaler. En 1756, François- Hugues fit battre un ducat d'or. En 1759, les quatre fils d'Albert- Eusèbe émirent un thaler commun, sur lequel figurent leurs bustes et leurs armes; la légende rappelle leurs sentiments d'union et la date du privilège impérial en vertu duquel ils monnayaient : VIGORE C/ES. PRIVIL. DE XV OCT. MDCLXXV.
p). — Comte d'Éberstein.
Le comté d'Eberstein se trouvait à l'est du margraviat de Bade. Ses armes étaient : écartelé, aux /" et 4^ d'argent à la quiniefeuille de gueules boutonnée d'azur, aux 2^ et 3^ d'or au sanglier de sable passant sur un tertre de sinople,
Berstett signale un groschen frappé en 1637 par Jean-Jacques, comte d'Eberstein (1622-37), et qui paraît être un essai non suivi démission effective.
q). — Possessions de la famille Fugger >.
La famille Fugger, qui avait acquis une énorme fortune dans le commerce et qui fut anoblie par Maximilien I, possédait en Souabe les terres de Kirchberg, de Weissenhorn, de Nordendorf, de Kirchheim, de Mickhausen, de Babenhausen et de Wôllenbourg. En 1530, Charles- Quint éleva au rang de comtes les fils de Georges Fugger. Deux d'entre eux furent les souches des deux grandes branches de la maison : la branche aînée ou de Raymond, la branche cadette ou d'Antoine.
Au point de vue numismatique, nous avons à nous occuper surtout de
I. Cf. la Numismatische Zeitung de Leitzmann, 1850, p. 36 et suiv., et 1855, p. 7.
la branche cadette, à laquelle Charles-Quint donna en 1534 des droits monétaires extrêmement étendus. Voici la généalogie de cette branche :
•Antoine Fugger, f en 1 560.
Marc III,
f en 1597.
Georges III, Philippe,
-}• en 1611. ■}• en 1601.
* Nicolas, * Marquard,
f en 1676. t en 1655.
Jean, f en I 598.
Christophe, -J-en 1615.
Jacques,
f en 1598.
* Georges IV,
f en 1643.
Jean-Ernest, Otton-Henri,
f en 1628. -fcn 1644.
Christophe- * Sébastien,
Rodolphe, f en 1677.
f en 1666.
* François- Ernest, f en 1711.
[branche encore existante].
Marquard-
Eustache,
f en 1710.
* Jean-Charles
Alexandre,
f en 1784.
*Maximi- •Jean III, lien II, f en 1633.
f en 1629. I
Jean- François, f en 1685.
* Sigismond- Jean- Joseph, Rodolphe, f en 1696. f en 1693.
[branche encore existante].
A la fin du xvii« siècle, les Fugger eurent un atelier monétaire à Babenhausen sur la Gûnz. Les deux fils de Jean-François commencèrent à régner sous la tutelle de Sébastien. En 1781, Jean-Charles-Alexandre fit frapper dans Tatelier de Munich un thaler en commun avec Cajetan Fugger, de la branche aînée; les légendes de cette pièce sont: GAI • &• CARCOMDE FVGGER IN l\menberg & WORWdorf S^Wiores & ADtAinistratores FAM^V/ae.
Les armes de la famille Fugger étaient : écartelé, aux /«** et 4^ parti d* or et d*af{ur à deux fleurs de lis de l'un à Vautre, qui est Fugger, a w 2<^ d'argçnt à une femme de profil issant par les genoux, couronnée d*or, habillée de sable, les cheveux épars, supportant de ses deux mains une mitre épiscopale de gueules bordée d'argent, qui est Kirchberg, au 3^ de gueules à trois cors de chasse contournés d'argent, liés et viroles d'or fun sur l'autre.
r). — Possessions de la familU de Tour et Taxis,
En 1686, Anselme-François comte de Tour et Taxis fut élevé au rang de prince et, par suite de l'acquisition des seigneuries de Friedberg,
Scheer, Dûrmentingen et Bussen, il obtint droit de séance au cercle de Souabe. On possède de lui des ducats d or de 1734 ^ ^^n buste et à ses armes: écartelé, aux i^^ et 4^ d* argent à deux sceptres fleurdelisés d*aj^ur, passés en sautoir, et une tour de gueules brochant sur les sceptres, qui est Tour, aux 2* et 3^ d'or au lion de gueules couronné d'or, la queue fourchée, celui du 3^ contourné, qui est Valsassina, sur le tout d'azur au blaireau passant d'argent. Les comtes et princes de Tour et Taxis étaient maîtres généraux héréditaires des postes de l'Empire. La devise de la maison est: VIRTVS TVRRI FORTIOR.
s). — ViîU impérial: d'Augsbourg.
Les armes de cette ville sont: parti de gueules et d'argent au chapiteau de colonne d'or issantde la pointe de Vécu et soutenant une pomme de pin de sinople.
Les plus anciens^or/n^ d'or d'Augsbourg, Augusta Vindelicorum, portent le nom de Charles-Quint et sont datés à partir de 1520. En 1556 apparaissent les premiers ducats d'or. La première émission des thalers et demi-thalers eut lieu en 1623. Le monnayage prit fin en 1782.
Les armes de la ville, la vue d'Augsbourg-, l'aigle d'empire, le buste de Tempereur, sont les types principaux. Depuis 1805, Augsbourg fut réuni à la Bavière.
t). — Villes d'Ulm, Ueberlingen et Ravensbourg.
En 1499, Ulm, Ueberlingen et Ravensbourg s'entendirent pour la frappe d'un numéraire commun. Ce monnayage, qui eut lieu dans l'atelier d'Ulm, comprit diverses espèces d'argent, dont la plus forte fut le dicken ou tiers de guldenthaler ; le type de cette pièce se composait à l'avers de l'image équestre de saint Georges, avec la légende : moneta NOVA TRIVM CIVITATwm SWEVIE ; le revers avait les armes et les noms des trois villes: VLM • VBERLING' • RAVENSPVRG. Les caractères des inscriptions sont encore gothiques.
L'alliance dura jusqu'en 1 502. A cette époque, Ravensbourg cessa de participera l'accord, qui persista jusqu'en i J17 entre Ulm et Ueberlingen.
u). — Ville impériale d'Ulm,
Ulm sur le Danube obtint en 1 5 52, de l'empereur Charles-Quint, une charte monétaire complète, autorisant l'émission de l'or et de l'argent.
l'empire D ALLEMAGNE 3 51
mais depuis longtemps la ville frappait monnaie. Le plus ancien thaler est de I $46; le monnayage paraît s'être arrêté en 1773, millésime le plus récent que l'on ait relevé sur les kreu^er de cuivre.
Les armes municipales, qui se retrouvent sur la plupart des pièces, sont : coupé de sable et d'argent. Depuis 1810, Ulm appartient au Wurtemberg.
v). — Ville impériale d' Ueberlingen .
Cette ville, située sur le lac de Constance, fait partie du grand duché de Bade depuis i8oj. Ses armes sont: d*or à l'aigle de sable chargée en cœur d'un petit écu de gueules au lion d'argent, tenant un glaive du même.
Nous venons de parler des pièces frappées par Ueberlingen en commun avec Ulm et Ravensbourg. Dans les dernières années du xvii^ siècle, la ville monnaya pour son compte seul, mais ses émissions ne consistèrent qu'en monnaies divisionnaires et en heller de cuivre.
w). — Ville impériale de Ravensbourg.
Ravensbourg, bâtie au pied du Voitsberg, sur le Schuffen, avait pour armes: d'argent à la porte à deux tourelles d'aj(ur, à la herse levée de sable.
Cette ville participa en 1499 à l'alliance monétaire que conclurent avec elle Ulm et Ueberlingen, mais elle reprit sa liberté en 1502. Son monnayage, sans grande importance, comprit quelques thalers, mais il se composa surtout de pièces divisionnaires dont l'émission cessa dans les premières années du xviii*^ siècle.
x). — Ville impériale de Hall-sur-h-Kocher.
La ville de Hall-sur-le-Kocher, appelée aussi Hall-en-Souabe, Schwàbisch Hall, Hala suevica, eut un monnayage actif qui embrasse toute la période moderne, pour s'arrêter en 1798. Les premières monnaies datées sont de 1 5 1 5 ; en 1517 apparaissent les demi-thalers et quarts de thalers. Les thaler s les plus anciens sont de 1545; ils portent à l'avers deux écus accolés, chargés l'un d'une croix, l'autre d'une main avec la légende : MONE NOVA REIPVB • HALE • SVEVICE ; le revers a l'aigle à deux têtes et le nom de Charles-Quint. Les thalers les plus récents sont de 1777, année avec laquelle cesse l'émission des fortes espèces d'argents
y). — Viîîe impériale de Rottweiî.
Cette ville, située sur le Neckar supérieur, avait pour armes : rfor à r aigle de sable. En 15 12, Maximilien I lui accorda le droit de frapper des florins d'or et diverses espèces d'argent. Le type des florins dor, déterminé par la concession, se composait de l'aigle municipale et du globe d'empire.
La ville de Rottweiî eut un monnayage peu actif, sauf de 162 1 à 1623, pendant la kippen^eit,
z). — Ville impériale de Lindau 1 .
Cette ville s'élève sur deux petites îles dans la partie nord-est du lac de Constance ; elle porte des armes parlantes : d*or au tilleul arraché de sinople.
Le monnayage de cette ville, très peu important, ne se composa que de pièces divisionnaires de billon et de cuivre, frappées dans la seconde moitié du xvn^ siècle.
aa). — Ville impériale de fVimpfen,
Wimpfen, situé sur le Neckar, fait aujourd'hui partie du grand duché de Hesse-Darmstadt. Ses armes sont : d'or à Vaigle de sable tenant dans le bec une clef d'argent.
Cette ville paraît avoir frappé quelques menues espèces pendant la kipperj(eit.
ab). — Ville impériale de BtichJjorn.
Buchhorn, aujourd'hui appelée Friedrichshafen, est bâtie sur la rive septentrionale du lac de Constance. Ses armes étaient parlantes: />jr/i\ au i^^ d^or au frêne (buch) arraché de sinople, au 2^ de gueules au cor de chasse (horn) de sable attaché d'or.
En 170}, la ville de Buchhorn ouvrit, sans en avoir le droit, un atelier monétaire dans lequel elle frappa jusqu'en 1 704 des monnaies divisionnaires. Cette officine illégale fut détruite par les troupes du duc de Wurtemberg.
I. Trachsel, Monnaies et médailles de V ancienne ville impériale de Lindau, dans VAn-^ nuaire de la Soc. franc, de numism., 1888.
l'empire d'allemagne 553
ac). — Ville impériale de Kaufbeuren ' .
Kaufbeuren, qui fait partie de la Bavière depuis jSoj, obtint en 1 530, de l'empereur Charles-Quint, le droit de battre monnaie. Ses émissions furent considérables; elles s'étendent sur une période qui commence en 1 540 pour finir en 1623.
Voici, pour les principales monnaies de Kaufbeuren, les dates extrêmes de leur fabrication : ^orr/z^ d'or 1541-47; ducats d'or 1542-4^; thaler 1540-48; demi'thaler 1542-47; quart de thaler 1542-43. Les émissions postérieures à 1 548 ne comprennent que des pièces divisionnaires.
Le type habituel des monnaies de Kaufbeuren se compose de ses armes : parti, au i^^ d*or à la demi-aigle de sable, au 2^ d'azur à la bande de gueules accompagnée de deux étoiles d*argent.
ae). — Ville impériale de Kempten,
Kempten, l'antique Campodunum, sur l'Iller, comprenait, comme cité impériale, la moitié de la ville de ce nom, l'autre moitié dépendant de l'abbaye, Ses armes étaient : d'or à l'aigle biceps de sable, chargée en cœur d'un petit écu d'azur au K d'argent.
La ville reçut en 1 510 de l'empereur Maximilien I le droit de frapper monnaie d'or et d'argent. Elle s'empressa d'en faire usage, car dès 1 5 1 1 parurent les florins d'or. La série monétaire, très nombreuse et variée, comprend, outre ces pièces d'or, des thalers, demi-thalers et quarts de thaler, j^wam^iger, ^ehner, sechsbàt^ner, ^wôlfer^ batJ^en, demi-bat^en, groschen, kreu^er^ pfennigs et heller, qui s'arrêtent en 1625.
af). — Ville impériale de Bïberach,
En 1551, Charles-Quint donna à cette ville le droit de frapper des monnaies divisionnaires. Aucune monnaie de Biberach n'a été retrouvée, bien qu'on sache par un texte qu'en 1623 il fut battu des pièces de 3 bat^en. Les armes parlantes de Biberach sont : d'azur au castor (biber) contourné au naturel, couronné d* or. Depuis 1806, cette ville appartient au Wurtemberg.
ag). — Ville impériale d'Aalen,
Aalen-sur-le-Kocher, annexée depuis 1803 au Wurtemberg, avait pour
I. A. Rehle, Die Mûn:^m der Stadt Kaufbeuren. Ein Beitrag ^ur Mûn:^eschichte Schu'ahetts. Kaufbeuren, 1880, in-8.
armes : de gueules à ranguille (aal) d'argent, posée en paL On ne possède de cette ville que des monnaies de cuivre unifaces de la première moitié du xvii<^ siècle, reproduisant le type des armoiries municipales.
§ X. — Cercle de Bourgogne.
En 1512, Maximilien I, à la diète de Cologne, fît déclarer cercle d'empire sous le nom de cercle de Bourgogne, les états qu'il avait acquis en 1477 par son mariage avec Marie, fille de Charles le Téméraire. Cet arrangement fut confirmé par Charles-Quint, en 1 548, à la diète d'Augsbourg.
La numismatique des Pays-Bas espagnols et des pays formés par leur démembrement, à la suite des troubles du règne de Philippe II, constitue un tout complet et d'une importance telle que nous avons cru devoir l'étudier dans un chapitre spécial'. 11 ne nous reste donc à examiner que les séries monétaires de la Franche-Comté et des régions circonvoisines. Quelques-unes des terres que nous groupons dans ce paragraphe n'ont cependant jamais été inscrites dans aucun cercle: nous les rangeons ici, conformément à leur situation géographique, pour ne pas multiplier les subdivisions.
a). — Franche-Comié de Bourgogne 2.
La Fvd^ncYit-Comxk^francuscomitatuson comitatus Burgundie, suivit les destinées des provinces bourguignonnes des Pays-Bas. Elle fut successivement gouvernée par les princes suivants, jusqu'à la conquête de Louis XIV, qui la réunit définitivement à la France en 1678.
•Philippe le Beau, 1493-1506. * Albert et Isabelle, 1 598-1621.
* Charles-Quint, 1506-56. •Philippe IV d'Espagne, 1621-65.
•Philippe II d'Espagne, 1556-98. Charles II d'Espagne, 1665-78.
Philippe le Beau, dont les pièces clôturent la série du moyen âge, frappa dans l'atelier de Dole desjlorins d or et diverses pièces d'argent et de billon. Charles-Quint rouvrit l'atelier en 1550 et y émit jus-