TERRES SOUVERAINES ENCLAVÉES DANS LE ROYAUME DE FRANCE
Sources: Poey d'Avant, Monnaies féodaks de France. Paris, 1858-62, 5 vol. in-4. — Les autres sources sont citées dans le cours du chapitre.
Pendant la période moderne, il n'y eut pas, en France, de véritables monnaies féodales. Quelques terres de l'ancien royaume d'Arles ou quelques francs-aleux conservent leur indépendance vis-à-vis de la couronne et continuent à monnayer au grand déplaisir du roi de France. Quelques pays, nouvellement annexés, comme Metz, Verdun, Strasbourg, sont laissés en possession de leurs privilèges, que la centralisation royale fait graduellement disparaître.
Nous ne nous occuperons pas dans ce chapitre de ce second groupe de monnayages; il importe de ne pas scinder leur histoire en deux parties dont l'une ne se comprendrait pas sans qu'on eût connaissance de l'autre. Le premier groupe comprend les quatre terres souveraines suivantes : Boisbelle, les Dombes, Orange et le Comtat Venaissin.