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Douzième de thaler valant 2 groschen

Il y eut en outre quelques scheidemûm^en. Le système de Frédéric II établissait entre les deux métaux précieux un rapport de i à 1 3 23/29.

Voilà, dans ses grandes lignes, l'histoire de la législation monétaire de l'Allemagne depuis le commencement du xvi*^ siècle jusqu'à la fin du xvni«. Nous la compléterons par des détails qui prendront place dans la suite de ce chapitre.

c). — Forme des monnaies. Les types, les monogrammes, les légendes, les différents d'atelier.

Au début de l'époque moderne, les monnaies de l'Allemagne continuèrent à être frappées au marteau et ne se distinguèrent pas des monnaies des pays plus occidentaux. On doit faire cependant une réserve pour les plus petites des monnaies d'appoint qui continuèrent en quelque sorte le système des bractéates et se composèrent d'un flan concave empreint d'un seul côté. Ces pièces sont appelées communément schûsselpfennings ou schûsselheller, pfennings et hellers en forme de coupes. Lorsque l'outillage mécanique se fut généralisé au xvii« siècle, un grand nombre d'ateliers employèrent, de préférence au moulin, le rouleau ou laminoir. Les monnaies ainsi fabriquées sont légèrement cambrées : on les dirait découpées dans un cylindre.

Les types monétaires de l'Allemagne moderne se composent de portraits de souverains, d'images de saints, de vues de villes, de représentations d'édifices, de sujets allégoriques, d'armoiries ou d'emblèmes héraldiques, d'initiales et de monogrammes, de croix plus ou moins ornées, de chiffres indiquant la valeur ou la taille des pièces, d'inscriptions transversalement disposées dans le champ. A côté des pièces à types monétaires habituels, on frappa fréquemment des monnaies ayant la portée de médailles commémoratives; c'est ce que les numismates allemands appellent schaumûn^en ou denkmûn^en, littéralement : monnaies destinées à être regardées ou à consacrer un souvenir. On trouve ainsi, surtout dans la série des thalers qui par la largeur de leur flan se prêtaient le mieux à recevoir des empreintes à représentations compliquées, des geburstagsthaler frappés à l'occasion de l'anniversaire de la naissance d'un souverain, des kronungsthaler frappés à roccasion du couronnement, des huldigungsthaler destinés à rappeler une inauguration, des vermàhlungsthaler qui fixent le souvenir d'un mariage, des sterbethaler émis à l'occasion de la mort du prince, des schiessthaler servant de prix de tir, des jubelthaler émis lors d'un anniversaire, les rathsherrenthaler que se distribuaient les membres du conseil de certaines villes et qui faisaient l'office de jetons de présence.

Les monogrammes et les initiales devinrent surtout de mode au xvii« siècle; souvent, sur les monnaies divisionnaires, ils ne sont accompagnés d'aucune légende explicative, de sorte qu'il est parfois diflicile de les comprendre. M. Schlickeysen a donné la plupart de ces monogrammes dans son livre sur les abréviations monétaires ; nous les réunissons en un tableau où il sera plus facile de les retrouver que si nous les dispersions dans le cours de ce chapitre.

Flg. ii; et ii6

Albert-Ernest, prince d'Oettingen 16S9-1683

Fig. 117 à 119

AdolDhe-Frédéric III et IV, ducs de Mecklenbourg-Stréliu 1708-52-94

Fig. lao Fig. m Fig. 122 Fig. 123 Fig. 124

Alexis- Frédéric-Christian, Bernard, Christian- Albert, Clément- Auguste, Charles- Edzard*

duc d'Anhalt-Bembourg duc de Saxe-Meiningen duc de Holstein-Gottorp éleaeur de Cologne, prince dT 1796-Z834 1680-1706 i6$9-94 évêque de Munster <734-

'Ostfrij •44

,\Fig. 125 Fig. 126 Fig. 127 Fig. 128 et 129

Charles-Frédéric, Charles, Charles- Joachim, Christian-Louis I et II,

duc de Holstein-Gottorp prince de Loewenstein-Wertheim prince de Furstenberg ducs de Mecklcnbourg-Schwérin

1702-39 »73>-89 1796-1804 16)8-92 et 1747-56

Fig. 130 i 13$

Charles-Louis,

landgrave de Hesse-Cassel

Fig. 136

Charles Philippe de

VoUraths,

évèque de Warzbonrg

Fig. 137 et 138

Clément-Wenceslas, éleaeur de Trêves 1768- 1802

Fig. 139

Frédéric-Alexandre, comte de Wied

Fig. 140 et 141

François- Georges, électeur de Trêves

Fig. 142

François-Josias,

duc de Saxe-Cobourg

Fig. I4Î à 145

Frédéric 1 et II,

landgraves de Hesse-Cassel

1750-J1 et 1760-85

Fig. 146

Frédéric-Ulric.

duc de Brunswick-Luneboarg 1613-34

Fig. 147 * '49

FrèdéricGuilUame I, II, III,

rots de Pmsse

Fig. 150 et iji

Frèdéric-Gaillanme,

dac de Mecklenboorg-Schwérin

Fig. 152

Comté de Wied (Grafschaft Wied)

Fig. X55

Henri,

ivèqoe de Fnlda

Fig. 154

Jean-Ernest,

dnc de Saxe'Weimar

Fig. i$$

Josse-Edmond,

évèque d'Hildesheim

Fig. 156

Jetn-Frédéric-Chartes,

électeur de Mayence

Fig. 157 et 158

leaui'Georges,

dac de Saxe-Weissenfels

Jean-Georges IV,

électeur de Saxe

Fig. 160

Jean-Loais-Adolphe,

comte de Wied

Fig. 161

Jean-Philippe,

électeur de Trêves

Fig. 162

Jean-GuilIaumc, dac de Saxe-Eisenach 1690- 1729

Fig. 165

Louis-Gunther, prince

de Schwarzboui^-Rudolsudt

Fig. 164

Louis X, landgrave

de Hesse-Darmstadt

Fig. 16s

Louis-Rodolphe, duc de Bmnswick-Lun.-Wolfenbut.

Fig. 166

M axi mil ien- Frédéric ,

éleaeur de Cologne

Fig. 167

Maximilien-Joseph ,

électeur de Bavière,

duc de Juliers et de Berg

Fig. 168

Marie, landgravine

de Hesse-Cassel

(à Hanau, 176})

Fig. 169

Maurice-Guillaume,

duc de Saxe-Zeitz

Fig. 170 Nassau-Orange

Fig. 171I

Simon- Auguste,

duc de Lippe-Detmold

Fig. 17a

Guillaume,

duc de Saxe-Weimar-Eisenach

Fig. 173 à 179

GailUnme VIII et IX, landg^raves de Hesse 1751-1760 et 178S-1802

Des légendes monétaires allemandes sont écrites soit en latin, soit en allemand et généralement rendues peu intelligibles par Tabus des abréviations. Les souverains monnayant se parent volontiers de tous leurs titres et comme ceux-ci sont nombreux, il a fallu les indiquer par de simples initiales. Les ouvrages de M. Rentzmann et de M. Schlickeysen ont précisément pour but de développer ces abréviations; Tun ou l'autre de ces livres est indispensable à qui veut aborder une étude quelque peu approfondie de la numismatique allemande. Nous nous bornerons à citer, à titre d'exemple, quelques-unes de ces légendes formées de sigles, véritables énigmes dont les savants d'Outre-Rhin hésitent parfois à présenter une solution définitive :

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